Maxi navires de croisières, la catastrophe tant redoutée

Nous avions pensé vous parler aujourd’hui de la manifestation, prévue hier samedi après-midi, à Venise, à l’occasion du départ d’un maxi navire de croisière de la société Costa Croisière.

C’est une dramatique actualité qui vient prouver que les craintes des vénitiens ne sont pas vaines, et qui nous a obligé à réécrire notre article.

Le navire de croisière Costa Concordia échoué, photographié le 14 janvier 2012 au petit matin au large de la Toscane. Photo : Stringer/AFP

Le Costa Concordia, un des fleurons de cette compagnie s’est échoué au large de la Toscane, provoquant la mort d’au moins quatre personnes, et quatorze blessés, dont certains dans un état grave et peut-être des disparus.

Le navire, avec 4.230 personnes à bord (environs 3.000 passagers, et autour de mille membres d’équipage) était parti pour une croisière en Méditerranée. Avec ses 58 suites avec balcon, ses quatre piscines, ses treize bars, ses cinq restaurants et autant de jacuzzis, Le Costa Concordia passait pour un temple flottant du divertissement. Parti de Savone pour une semaine de croisière, il devait faire escale à Civitavecchia, Palerme, Cagliari, Palma de Majorque, Barcelone et Marseille.

Ayant quitté le port de Civitavecchia, près de Rome, vers 18h, en direction de Savone. Il a rencontré des difficultés près de deux heures plus tard.

Nous avions trouvé sur Internet une vidéo (comme une vidéo de surveillance, on pensait) au moment de l’impact. Elle a été supprimée depuis… On y voyait un bar, et tout a coup les tables qui partent dans tous les sens… mais il s’agissait aussi peut-être d’un des nombreux documents bidons qui circulent depuis deux jours sur Internet.

Apparemment, vers 20h30, alors que les passagers dînaient, le paquebot long de 290 mètres aurait heurté un rocher, sans doute parce qu’il naviguait trop près du rivage, ou en tout cas de cet obstacle, a estimé Francesco Paolillo, un garde côte.

Selon Luciano Castro, un témoin, il était environ 21h30 «quand la lumière a été coupée». «On a entendu un grand coup, puis un grondement et les couverts sont tombés par terre. Le bateau a commencé à embarquer de l’eau et à pencher sur le côté», a-t-il précisé. Quand la lumière est revenue, le commandant a annoncé une panne du générateur électrique et promis une réparation rapide.

« Dans un premier temps, le commandant de bord a évoqué une panne électrique, puis l’équipage a invité les passagers à revêtir les gilets de sauvetage et à se diriger vers les chaloupes, ce qui a donné lieu à des scènes de panique dignes du naufrage du Titanic« , raconte la journaliste Mara Parmegiani qui était du voyage.

Selon au autre témoin : « L’équipage a ensuite invité tout le monde à endosser les gilets de sauvetage et à se regrouper sur le pont devant les chaloupes« . L’ordre a été donné de quitter le navire: sept brèves sonneries et une longue.

Dans l’affolement, des passagers ont sauté dans l’eau glacée. D’autres, pressés de monter dans les canots de sauvetage, sont tombés à la mer, selon plusieurs témoins. L’un d’eux, un septuagénaire tombé dans les eaux froides de la mer tyrrhénienne, est décédée d’hydrocution.

Selon un témoignage sur la chaîne Sky TG24, « Le personnel n’était pas du tout adapté, il y a eu des problèmes au moment où les chaloupes ont été descendues à la mer« , ainsi, a-t-elle raconté, le pilote de la chaloupe à bord de laquelle elle-même était embarquée a dû être remplacé à la dernière minute. En outre, elle a affirmé que tous les gilets de sauvetage n’étaient pas en état, et que les lumières de secours n’ont pas fonctionné.

Il y avait environs 1.000 passagers italiens, environ 500 touristes allemands, 150 Français, ainsi que des Espagnols, des Japonais ou encore des Indiens, a indiqué l’armateur sans donner le détail des nationalités représentées. Selon l’envoyé sur place de France 2, en fait 460 Français étaient à bord, dont trois ont été blessés. On ne connaît pas encore l’identité des trois victimes.

Les derniers chiffres sur le nombre de personnes à bord indiquent : 3216 passagers et 1013 personnels d’équipage. Parmi les touristes, figuraient en majorité des Italiens (989), mais aussi de nombreux Allemands (569), 462 Français, des Espagnols (177), des Américains (129) et des Croates (177). Il y avait aussi 111 Russes à bord, tous saints et saufs selon les médias de ce pays.

On compte deux français parmi les victimes décédées dans ce naufrage. Les corps des trois victimes de ce naufrage – deux touristes français et un membre d’équipage d’origine péruvienne – ont été rapatriés à la morgue d’Orbetello, la ville située en face de l’île du Giglio. Le parquet a demandé une autopsie. Selon des premiers examens médicaux, ils seraient morts par noyade. Le bilan de l’accident pourrait toutefois s’alourdir. On dénombre une quarantaine de blessés, dont deux graves, et il reste, ce dimanche à midi, encore 17 disparus. Mais ces derniers pourraient se trouver encore sur l’île, accueillies par la population. Les autorités continuent de croiser les listes des passagers et membres d’équipage avec celles des secours pour retrouver toutes les personnes répertoriées, pendant que les recherches se poursuivent à l’intérieur de l’épave du bateau naufragé.

Dans la nuit de samedi à dimanche, un couple de Sud-coréens en voyage de noces a ainsi été sauvé, après avoir passé 24 heures coincé dans sa cabine. Un troisième rescapé, un Italien membre de l’équipage, a été extrait de l’épave dimanche. Selon les médias italiens, il aurait un membre cassé.

La passagère sud-coréenne, qui était en voyage de noces avec son mari, apparaît après avoir été sauvée du naufrage dans la nuit de samedi à dimanche. Crédits photo : Gregorio Borgia/AP

La compagnie Costa Croisières dont le site Internet ne fonctionne plus, mis à part la homepage, qui s’est dit par la voix de son représentant, « très choqué par l’incident » a présenté ses condoléances aux familles des victimes. Donc, pour cette compagnie, un fleuron de technologie qui provoque la mort de 14 personnes (au moins) n’est qu’un incident. La formule à provoqué une vague d’indignation dans toute l’Italie, bien entendu.

A propos de Costa Concordia, de nombreux lecteurs nous demandent si nous avions les plans du navire qui ne sont plus consultables sur le site de l’armateur qui est, depuis la catastrophe fermé. Effectivement, nous avons les plans des navires qui sont venus ou qui viendront à Venise (au cas où).

Des unités des garde-côtes et d’autres bateaux, notamment des ferries assurant la liaison entre la côte toscane et l’île de Giglio, se sont aussitôt rendus dans la zone pour participer à l’évacuation des passagers et de l’équipage. De hélicoptères équipés de puissants projecteurs survolaient également les lieux. Les secours sont coordonnés par la capitainerie du port de Santo Stefano et les carabiniers. Des plongeurs ont rapidement été mobilisés pour contrôler la partie du bateau immergée afin de voir si d’autres passagers pouvaient s’y trouver.

Bon gré mal gré, toute la nuit, les gardes-côtes, des navires marchands et des ferries assurant la liaison entre le sud de la Toscane et Giglio ont participé à l’évacuation des passagers et de l’équipage vers l’île de Giglio, où ils ont été accueillis choqués dans les rares chambres d’hôtel disponibles, dans les écoles, les gymnases et même dans l’église. « En fait n’importe où muni d’un toit », a déclaré le maire de la commune Sergio Ortelli.  Samedi matin, ils étaient transférés par centaines par ferries vers le port de Santo Stefano, sur la terre ferme italienne.

Un numéro d’urgence a été mis en place pour répondre aux familles : 01.53.59.11.00

Selon Francesco Paolillo, un garde-côte, il y avait une brèche de 30 mètres dans la coque du paquebot. « Nous pensons que c’est parce que le navire a navigué trop près d’un obstacle comme un rocher« , a-t-il ajouté, tout en précisant qu’il était trop tôt pour en savoir plus sur les circonstances de l’accident.

Naufrage du Costa Concordia le 14 janvier 2012 - Photo des Vigiles du Feu

Naufrage du Costa Concordia le 14 janvier 2012 – Photo des Vigiles du Feu

Ce matin, le capitaine du Costa Concordia, fleuron de la flotte de la compagnie Costa Croisières errait en ville… aux dernières nouvelles, il y aurait 70 personnes portées disparues selon le préfet, qui a porté le nombre des blessés à 40.

Francesco Schettino, le commandant a abandonné son navire !

Selon le procureur, le commandant du Costa Concordia, dont l’échouement a fait trois morts, une quarantaine de blessés et 70 disparus, a quitté le navire avant l’évacuation des derniers passagers.

C’est une des bases de la marine. Même en pleine tempête, un commandant n’abandonne jamais son navire. Pourtant, celui du Costa Concordia, le bateau de croisière qui s’est échoué vendredi soir au large de la Toscane faisant trois morts – dont deux Français -, une quarantaine de blessés et 70 disparus, a renoncé. Selon le procureur de Grossetto en charge de l’enquête, le capitaine Francesco Schettino, arrêté samedi soir pour homicide multiple, naufrage et abandon de navire, a quitté le paquebot bien avant l’évacuation des derniers passagers. Il a été retrouvé sur le rivage vers 23h40, alors que les évacuations ont duré jusqu’à 6 heures du matin samedi, affirment certains médias italiens.

Des sauveteurs à la recherche de survivants au naufrage du Costa Concordia. Crédits photo : STRINGER/ITALY/REUTERS

Hasard du calendrier, le 14 janvier, les vénitiens avaient mobilisés pour une manifestation contre ces maxi navires de croisières qui traversent le centre ville, à l’occasion du départ d’un autre navire de la compagnie Costa Croisière qui utilise fréquemment Venise comme point de départ où d’arrivée pour ses voyages. Le Monde avait consacré un article à ce problème, il y a quelques jours seulement.

Depuis des années, nous dénonçons avec les vénitiens, ces pratiques, qui n’apportent que des problèmes à Venise : encombrement de la gare et de l’aéroport, surpopulation très importante (3 à 5.000 passagers, à chaque mouvement, qui ne font que transiter), pollution sonore, visuelle et atmosphérique, dégâts sur les habitations, les canaux et les quais de la ville à cause de la pression exercée par la masse de ces montres marins sur l’eau de la lagune.

Les croisiéristes n’apportent rien à Venise : ils arrivent en train ou en avion, gagnent le port au plus vite avec leurs bagages, embarquent sur les navires où tout est prévu pour les satisfaire à bord. Même les souvenirs sur Venise sont achetés à bord. Donc, ces touristes-là n’apportent que des désagréments à la ville, les taxes portuaires profitant à l’État.

On ne saurait imaginer les conséquences sur Venise et l’ensemble de la lagune si un tel drame survenait dans le bassin de San Marco !

Lundi, le Sénat Italien avait prévu de venir voir dans la lagune, d’étudier le problème de ce trafic des maxi navires de croisières, et d’en discuter prochainement en son sein. Espérons que le drame qui vient de survenir fera comprendre, qu’en terme de vie humaines, ce que nous racontent les croisiéristes à propos de la sécurité de leurs navires est faux.

Espérons que les politiques oublierons les revenus engendrés par le port pour l’État qui encaisse toutes les taxes, et que seuls seront privilégiés, la santé et la sécurité des personnes et l’avenir du joyau qu’est Venise pour le monde entier. Trésor qu’il faut protéger de la cupidité d’affairistes. Les vénitiens espèrent ne plus voir leurs maisons s’effondrer à cause de ces monstres des mers qui ne nous apportent absolument rien !

Voir, également, en italien : L’incidente impossible

Les photos de cet article ont été mise en ligne par La Republica di Firenze

Nous espérons ne jamais voir une telle image un jour :

39 Commentaires (+ vous participez ?)

  1. Beuchet
    Jan 15, 2012 @ 03:08:06

    ces engins flottant dans la lagune sont une horreur et tellement démesuré, si l’on veut rejoindre cette merveille de la lagune qu’est Venise pourquoi ne pas le faire en orient express, c’est autrement plus romantique et bien moins poluant, bien sûr je suis contre à 200% de ce trafic dans cette merveilleuse lagune!!Sauvons Venise quand il est encore temps!!!!

  2. oscar magalhaes
    Jan 15, 2012 @ 09:21:53

    Aujourd’hui comment il est possible une catastrophe de se type? Enfin TITANIC 2!!!! Ça fait peur!

  3. Jean-Michel
    Jan 15, 2012 @ 10:16:18

    A chacun de mes séjours à Venise, scandalisé par la présence de ces palaces flottants entre San Marco et San Giorgio, je me suis toujours interrogé : mais qu’attendent donc les autorités pour interdire le passage dans la lagune de ces monstres des mers ? Espérons que le drame qui veint d’intervenir serve de révélateur et conduise à leur interdiction pure et simple… Hélas, je suis sceptique !
    Pourtant il s’agit de protéger des vies humaines et l’un des joyaux de notre planète Terre.

  4. oliaiklod
    Jan 15, 2012 @ 12:40:34

    Le 12 mai 2004, un navire de croisière de 200 mètres de long s’était échoué à quelques mètres de la Piazza San Marco.
    Le maire de l’époque, Paolo Costa, avait déclaré :
    « C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase, il faut empêcher le passage de ces géants des mers dans la bande d’eau entre la piazza San Marco et l’île de San Giorgio Maggiore »
    Aujourd’hui, Paolo Costa est président du port, et aurait eu les moyen de réaliser ce qu’il avait dit alors. Pour les vénitiens, il serait surprenant, maintenant, de l’entendre dire, dans les prochains jours « Cela ne peut pas se produire à Venise »…

    http://archiviostorico.corriere.it/2004/maggio/13/Nave_crociera_incaglia_nel_bacino_co_9_040513049.shtml

  5. oliaiklod
    Jan 15, 2012 @ 12:42:34

    Photo transmise par Andrea Caovini :

    L’infelice impaginatore del « Gazzettino del NordEst »… Del resto c’era poco da aspettarsi.

  6. oliaiklod
    Jan 15, 2012 @ 12:50:38

    Photo transmise par Alvise Ferialdi :

    A quand notre tour ?

  7. oliaiklod
    Jan 15, 2012 @ 13:03:01

    Toutes les photos de la manifestation, hier à Venise :

    http://www.facebook.com/media/set/?set=oa.350466974979670&type=1

    Les photos ont été prises par Luciano Mazzolin, que nous remercions du partage.

  8. oliaiklod
    Jan 15, 2012 @ 14:40:18

    Les rochers n’étaient pas sur la carte, dit le commandant
    Le procureur en charge de l’enquête, Francesco Verusio, a expliqué dimanche que «la route suivie par le navire n’était pas la bonne». Le commandant «s’est approché de manière très maladroite de l’île du Giglio, a heurté un rocher qui s’est encastré dans son flanc gauche, faisant s’incliner (le navire) et embarquer énormément d’eau en l’espace de deux, trois minutes», a-t-il précisé. La veille, Francesco Paolillo, un garde-côte, avait affirmé qu’il y avait une brèche de 30 mètres dans la coque du paquebot. Interrogé par la presse italienne, le commandant s’était pour sa part défendu, en affirmant que ce rocher n’était pas sur les cartes nautiques, et qu’il pensait naviguer à 300 mètres de ces obstacles.
    En outre, selon le procureur, le «commandant était sur la passerelle» de pilotage et «donc responsable des opérations». Le parquet enquête également sur «la responsabilité éventuelle d’autres personnes». A propos d’un présumé manque de préparation de l’équipage, Francesco Verusio a indiqué que «c’était plutôt le système de commandement qui ne fonctionnait pas comme il aurait dû».
    La capitainerie du port de Livourne, le plus important de Toscane, a ouvert une enquête sur les causes de l’accident et sur la façon dont les passagers ont été secourus. Les «boîtes noires» du navire ont été récupérées et saisies par la justice.

    Un dispositif psychologique mis en place
    Les passagers choqués ont été hébergés dans les rares chambres d’hôtel de la petite île, dans des centres sportifs et l’église. Ils ont été transférés par ferries vers le port de Santo Stefano. La protection civile a aussi mis en place une grande tente sous laquelle les naufragés sont identifiés avant d’être emmenés vers des autocars en direction d’hôtels de la région. Certains ont déjà été acheminés vers Savone, le lieu de départ de la croisière, ou vers l’aéroport de Rome-Fiumicino pour regagner leurs pays.

    Trois cent quatre-vingt-cinq passagers français ont ainsi été rapatriés à Marseille dans la soirée et la nuit de samedi à dimanche. Neuf autocars ont ramené ces passagers à leur point de départ où un dispositif sanitaire, psychologique et administratif avait été mis en place. Cent cinquante-cinq d’entre-eux ont demandé à bénéficier «du soutien psychologique de la cellule de crise» et 289 personnes ont été hébergées pour la nuit dans des hôtels de Marseille, a indiqué la préfecture des Bouches-du-Rhône. Un dixième autocar est attendu dimanche en début d’après-midi dans la cité phocéenne, sans qu’il soit précisé combien de passagers sont à bord.

  9. oliaiklod
    Jan 15, 2012 @ 14:56:51

    Voir, en italien, les articles de ce jour dans la presse italienne, et surtout, vénitienne qui est évidemment très concernée par ce drame, qui nous fait cauchemarder sur ce qui pourrait être, ici, si une telle chose arrivait :
    La Nuova :

    Au secours ! Le navire coule je ne trouve pas mes enfants, un témoignage poignant de Claudia dei Rossi
    La famille vénitienne est saine et sauve

    Il Gazettino

    Ils étaient 300, après le drame de Giglio, à dire non au Maxi Navires dans le bassin de San Marco

    El Corriere del Veneto
    Ils étaient 69 vénitiens à bord

    Pour suivre le drame en temps réel, nous conseillons à nos lecteurs qui lisent un peu l’italien de se contacter au site Internet du journal de Livorno, : Il Terreno

    Suivre minute par minute :

  10. oliaiklod
    Jan 15, 2012 @ 15:12:51

    Revue de Presse :

    The Times, « Passengers dies as cruise runs aground »

    The Sun « At least 6 die’ as cruise ship sinks »

    The Guardian « Tuscan trip ends in disaster. Three killed as Italian cruise ship runs aground »

    Mail Online « It was like scene from Titanic : three dead and 4,000 evecuated after luxury cruise liner carrying Britons sinks off the coast of Italy »

    The Telegraph « Six feared dead as Italian cruise ship hits rocks »

    The Indepandant « At least three dead as cruise ship runs aground »


    El Mundo
    « Mueren al menos tres personas al encacallar un crucero en Italia »

    ABC « Al menos tres muertos u escenas de panico al encacallar un crucero en aguas italianas »

    El Païs « Al menos tres muertos al encallar un crucero con 4.200 ocupantes in Italia »

    El Periodico « Tres personas mueren y 13 resultan heridas el encacallar un crucero en Italia »

    Le Figaro « Italie : trois morts dans l’échouage d’un paquebot »

    Le Monde « naufrage d’un paquebot en Italie »

    Bild « Schiffsunglück vor Italiens Küste – mehrere Tote »

    Zeit Online « Tote bei Schiffsunglück cor Italien »

    Spiegel online « Schiffsunglücke – Kreuzfahrt-Drama vor der Toskana-Küste

  11. liliforcole
    Jan 15, 2012 @ 15:40:33

    « La vie nocturne à bord est vraiment incroyable », disait la pub !…
    Un de moins à venir polluer Venise.

  12. oliaiklod
    Jan 15, 2012 @ 15:47:10

    Dans les spots TV, il me semble bien que le slogan est « On ne revient pas indemne d’un croisière avec Costa croisières »
    … il vont probablement être obligés d’en changer…

  13. oliaiklod
    Jan 15, 2012 @ 16:00:07

    VeneZia Today lance un sondage en ligne.
    « Navi da crociera fuori dalla laguna » (Les navires de croisière hors de la lagune)
    Le ministre de l’Environnement Corrado Clini pense à un port off-shore au large de Venise, dans l’Adriatique pou rles navires de croisière et les pétroliers qui vont dans dans la zone de Marghera et Fusina. Que pensez-vous?
    Trois réponses possibles :

    Je suis d’accord. C’est la meilleure façon de lutter contre l’éternel problème des dégâts causés par l’onde
    Je suis en désaccord. Les touristes loin de la ville signifie moins d’argent à des négociants et des commerçants
    Je ne sais pas. Les problèmes de la ville sont autres.

  14. Jean-Michel
    Jan 15, 2012 @ 16:08:32

    J’avais donc malheureusement bien raison d’écrire ce matin « Hélas, je suis sceptique » J’ai pris des photos de l’un de ces géants des mers depuis le Punta de Dogana; je te les transmettrai volontiers pour illustrer cet article, mais je ne sais pas comment techniquement procéder …

  15. oliaiklod
    Jan 15, 2012 @ 16:12:06

    Ce ne sont pas ce genre de photos qui nous font défaut, Michel. Nous en avons toute une collection dans nos archives… Merci pour la proposition.

  16. Jean-Michel
    Jan 15, 2012 @ 16:12:58

    Je suis d’accord. C’est la meilleure façon de lutter contre l’éternel problème des dégâts causés par l’onde

  17. oliaiklod
    Jan 15, 2012 @ 18:02:23

    Le naufrage du Costa Concordia

    Un français témoigne

    Gilles Petrequin, 50 ans, technicien de maintenance dans une usine de micro-électronique à Rousset (Bouches-du-Rhône), passager à bord du Costa Concordia qui s’est échoué samedi a accepté de témoigner pour TF1 News.

    Gilles Petrequin : Dès le début, lorsque le paquebot a commencé à s’approcher de la côte, je me suis dit : « Il est trop près. Ce n’est pas possible qu’un bateau aussi gros navigue aussi près de terre« . J’étais accoudé au bastingage, et la côte avait l’air à deux pas : c’était vraiment très bizarre. Mais à bord, tout avait l’air normal. Le soir, peu avant le naufrage, nous sommes descendus dîner. Nous étions au niveau du pont n°3, et nous avons eu plutôt de la chance, ma femme et moi : nous étions tout près de la sortie, et nous n’avons eu aucun mal à enfiler tout de suite des gilets de sauvetage.

    C’est vers 21h30, en plein dîner, que nous avons ressenti de fortes vibrations. Quelques secondes de calme, puis un énorme choc, comme si le bateau avait accroché quelque chose à l’arrière. A ce moment-là, il a commencé à gîter du côté gauche. Des assiettes se sont mises à tomber des tables. Les alarmes se sont déclenchées, pour appeler les passagers à rejoindre les issues de secours. Puis le navire a eu tendance à se redresser, et il y a eu tout de suite une annonce au micro, plus rassurante : on nous a dit qu’il ne s’agissait que d’un petit problème technique, qu’il ne fallait pas s’inquiéter, que la situation était maîtrisée. Mais au bout d’un moment, le navire a commencé à se pencher de l’autre côté, vers la droite ; et cette fois, ça n’avait pas l’air de s’arrêter, il gîtait de plus en plus. Il a fallu une heure pour que l’équipage se rende compte que le bateau était perdu et décide de mettre les canots de sauvetage à la mer. C’est à ce moment-là qu’il y a eu un moment de panique. L’évacuation s’est faite dans la désorganisation.

    Comment se sont comportés les membres de l’équipage ?

    G. B. : Ils étaient plus paniqués que nous. Pas vraiment professionnels. Ils ont eu le plus grand mal à décrocher les canots de sauvetage, à les mettre à l’eau ; les treuils étaient à moitié rouillés.

    Qui vous a pris en charge ?

    G. B. : Les carabiniers italiens. Ils ont été très présents. Les habitants de l’île nous ont aussi très bien accueillis, ils se sont occupés de nous, nous ont réchauffés, donné des habits. Par contre, nous avons été littéralement abandonnés par le croisiériste, Costa Croisières. Une chose nous a particulièrement choqués : quand nous sommes arrivés à terre, nous avons tout de suite remarqué des membres de Costa qui avaient été évacués avant nous. Ils avaient des couvertures et tout le nécessaire. Et nous, rien. Il y avait des passagers sans habits, sans chaussures, en pyjama… On nous a laissés comme ça en pleine nuit, en plein froid, sur une île perdue, sans même un chiffon pour nous couvrir, sans aucune information.

    Avez-vous reçu davantage d’informations depuis ?

    G. B. : Aucune. Après Giglio, nous avons été évacués très vite vers Savone, où nous avons tout juste eu le temps de remplir des formulaires pour déclarer la perte de nos affaires avant d’être expédiés, avec un certain nombre des passagers français, dans des bus qui ont pris la route pour Marseille. Pas le temps de prendre un peu de repos. Comme si on cherchait à nous faire partir le plus vite possible, à nous disperser. Et lorsqu’un passager essaie de s’informer auprès des gens qui sont venus nous récupérer pour nous conduire en France, ils ne savent rien. Ni ce que Costa Croisières compte faire pour nous, ni ce qu’il adviendra de ceux qui ont perdu toutes leurs affaires, leur argent, leur carte bleue… Nous sommes debout depuis plus d’une trentaine d’heures, tout le monde est épuisé, nous voudrions simplement qu’on nous dise enfin ce qui s’est vraiment passé… et entendre un peu les explications de Costa. Je ne sais pas encore si nous déposerons plainte, mais j’attends leur réaction quand je les aurai au téléphone.

    Le naufrage du Costa Concordia : des naufragés français rappatriés à Marseilles

  18. oliaiklod
    Jan 15, 2012 @ 18:10:50

    Naufrage : le bilan porté à cinq morts

    5 morts dans le naufrage du Costa Concordia

    Deux corps ont été trouvés à bord du navire de croisière Costa Concordia dimanche soir, portant le bilan du naufrage à cinq morts. 21 Français manquent à l’appel selon le Quai d’Orsay. Un rescapé bordelais va porter plainte contre Costa Croisières.

    Deux corps ont été trouvés dimanche à bord du navire de croisière Costa Concordia qui a fait naufrage vendredi soir devant l’île du Giglio, dans l’ouest de l’Italie, ont annoncé les garde-côtes. Les cadavres ont été localisés par des plongeurs à l’arrière de la partie immergée du navire qui gît sur un flanc, incliné à 90 degrés, ont précisé les garde-côtes. Selon ces sources, il s’agit de deux hommes âgés, retrouvés dans une cabine avec sur eux leur gilet de sauvetage.

    Paris sans nouvelles de 21 Français. Une certaine confusion régnait dimanche autour du nombre exact de personnes disparues. Selon le quai d’Orsay, 21 Français manquent toujours à l’appel. Le ministère n’exclut pas que ces personnes soient rentrées chez elles par leurs propres moyens. Mais selon les autorités italiennes, 15 personnes qui se trouvaient à bord du bateau sont seulement portées disparues.

    5 morts dans le naufrage du Costa Concordia

    Reste qu’avant même le début de l’enquête, de nombreux observateurs évoquent une grave erreur de navigation qui aurait amené le paquebot trop près des côtes. La réponse du croisiériste n’a pas tardé : un des dirigeants de l’armateur du Costa Concordia a ainsi nié samedi que le bateau ait dévié de sa trajectoire normale. « Il n’est pas correct de dire que le bateau était en dehors de sa route » habituelle, a déclaré aux journalistes Gianni Onorato, directeur général de Costa Crociere (Croisières Costa), interrogé dans le port de Santo Stefano pour savoir pourquoi le bateau se trouvait si près de l’île du Giglio. Le commandant du navire s’est également défendu : « Alors que nous naviguions en rythme de croisière, nous avons heurté un éperon rocheux. Selon la carte nautique, il y aurait dû avoir suffisamment d’eau en-dessous de nous« , s’est défendu le commandant Francesco Schettino, interviewé par la télévision Tgcom24, avant son incarcération.

    Un Bordelais rescapé porte plainte contre Costa Croisières. Dimanche Sud Ouest a recueilli le témoignage d’Olivier Carrasco et de Jessyca Quintale, deux Girondins de 35 et 29 ans présents sur le bateau. M. Carrasco a indiqué au journal qu’il allait déposer plainte car il « estime que la compagnie (Costa Croisières, propriétaire du Costa Concordia) a été défaillante« . « Ce qui s’est passé n’aurait jamais dû arriver. Nous n’avons vu personne de Costa avant notre arrivée en France. J’ai l’impression que la compagnie n’était pas préparée à ça. Nous avons été livrés à nous-mêmes, dans une désorganisation totale. Il y a eu une heure et demie avant qu’il y ait une véritable alerte« , a rapporté M. Carrasco au quotidien régional. « Personne ne nous a indiqué de monter dans les chaloupes, nous avons dû prendre toutes les initiatives nous-mêmes. Le voyant lumineux de mon gilet ne fonctionnait pas« , a-t-il relaté. « On nous avait dit qu’une cession d’information serait organisée pendant la croisière pour nous donner des consignes en cas de problème. Celle-ci n’a jamais eu lieu, je n’ai été convoqué à aucun exercice, sauf quelques minutes devant une télévision« , a-t-il dénoncé.

    Le naufrage du Costa Concordia

  19. Tatania
    Jan 15, 2012 @ 19:54:43

    Пропавшими без вести считаются 15 человек. С момента катастрофы прошло уже двое суток, но надежда на спасение еще есть. Ночью из заблокированного трюма высвободили молодоженов из Южной Кореи, а утром спасатели нашли человека, заблокированного на одной из палуб корабля — он долго кричал и стучал, пока его не услышали спасатели.

    Россияне с Costa Concordia смогут вернуться домой до среды — посол

    И только что стало известно, что все 111 россиян, которые отправились в путешествие, живы. Те, которые сегодня никак не выходили на связь, нашлись в отеле недалеко от Генуи, сообщает РИА Новости.

    Игорь Багдашев, сотрудник посольства РФ в Италии: «Буквально 10 минут назад мы получили сообщение, что считавшиеся пропавшими туристы находятся в гостинице в городе Савона недалеко от Генуи. С ними все в порядке. Сейчас будем выяснять, кто и как их туда доставил».

  20. liliforcole
    Jan 15, 2012 @ 19:57:08

    :))))

  21. Michèle Golinvaux
    Jan 15, 2012 @ 22:05:51

    N’y aurait-il pas moyen de signer une pétition contre la présence à Venise de ces “ monstres des mers ” ?

  22. oliaiklod
    Jan 15, 2012 @ 23:53:25

    En attendant la mise en ligne d’une pétition, vous avez déjà le sondage de VeneZia Today.
    “Navi da crociera fuori dalla laguna” (Les navires de croisière hors de la lagune)
    Le ministre de l’Environnement Corrado Clini pense à un port off-shore au large de Venise, dans l’Adriatique pou rles navires de croisière et les pétroliers qui vont dans dans la zone de Marghera et Fusina. Que pensez-vous?
    Trois réponses possibles :

    Je suis d’accord. C’est la meilleure façon de lutter contre l’éternel problème des dégâts causés par l’onde
    Je suis en désaccord. Les touristes loin de la ville signifie moins d’argent à des négociants et des commerçants
    Je ne sais pas. Les problèmes de la ville sont autres.

  23. oliaiklod
    Jan 16, 2012 @ 09:53:35

    Le naufrage du Costa Concordia
    Le navire de croisière Costa Concordia s’est échoué sur un rocher en face de l’île du Giglio, en Toscane (Italie), dans la nuit de vendredi à samedi. Il effectuait un circuit en Méditerranée lorsqu’il aurait heurté un rocher, au moment du dîner. REUTERS/Remo

    Le naufrage du Costa Concordia
    Un officier des carabiniers porte une enfant rescapée dans ses bras, samedi. Les passagers du bateau ont pour la plupart été hébergés dans les rares chambres d’hôtel de la petite île du Giglio, dans des centres sportifs et l’église. AP Photo/Gregorio Borgia

    Nicole Servel, 61 ans, originaire de Ramonville Saint-Agne près de Toulouse, a survécu au naufrage du Costa Concordia. Son mari, Francis, 71 ans, est mort noyé dans la tragédie. Il avait confié son gilet de sauvetage à sa femme, qui ne sait pas nager.
    Voir l’article du Figaro : «Il n’y avait personne pour sauver mon mari»

    Adossé au leader mondial, Costa avait su tirer pleinement profit de la forte croissance du marché européen de la croisière. Un navire d’une capacité de 5000 passagers devait entrer en service en 2014.

    Le naufrage du Costa Concordia, dans la nuit de vendredi à samedi au large des côtes toscanes, devrait porter un coup sérieux au développement de Costa Croisières.

    L’Italien avait encore annoncé il y a quelques mois la prochaine mise en service, à l’horizon 2014, d’un navire d’une capacité de 5000 vacanciers, plus grand encore que le Costa Concordia, le «fleuron de notre flotte», selon Georges Azouz, le président de Costa Croisières France, qui s’est exprimé ce dimanche dans Le Parisien. Le Costa Concordia pouvait accueillir jusqu’à 3800 passagers.

    Mais le naufrage du Costa Concordia pourrait freiner cette progression fulgurante, et mettre à mal l’image de divertissement familial ou glamour que le secteur tente de promouvoir.

  24. oliaiklod
    Jan 16, 2012 @ 10:03:45

    Un sixième corps découvert dans les entrailles du «Costa Concordia»

    Deux corps ont été retrouvés à bord du Costa Concordia dimanche, deux jours après le naufrage du navire de croisière devant l’île du Gioglio, au large de la Toscane. Ces deux hommes âgés se trouvaient coincés à un point de rassemblement, à l’arrière de la partie immergée du navire, couché et à demi-immergé à une trentaine de mètres de la rive. un Italien, Giovanni Masia, Sarde de 86 ans qui voyageait avec femme, enfants et petits enfants – tous sains et saufs – et un Espagnol, Guillermo Gual, 68 ans, de Majorque.

    Après une nuit de recherches sans relâche, les sauveteurs ont découvert lundi matin un sixième corps dans l’épage du Costa Concordia, portant le bilan du naufrage du bateau de croisière près de l’île italienne du Giglio à six morts.

    Il s’agit d’un passager, retrouvé muni de son gilet de sauvetage, sur le deuxième pont, dans la partie émergée du navire.
    Son identité n’a pas été divulguée.

    Dès à présent, la stratégie adoptée par la compagnie Costa Croisières pour tenter de se dédouaner entièrement de ce drame est de faire peser l’entière responsabilité du drame sur le seul commandant du navire.

    La société affirme toutefois que le commandant – entré en son sein en 2002 comme responsable de la sécurité et promu commandant en 2006 –, avait suivi toutes les formations continues adéquates, ainsi que les membres d’équipage et même les passagers, soumis à un exercice d’évacuation dans les 24 heures qui suivent l’embarquement.

    Or ce dernier point est formellement démenti par l’ensemble des vistimes du naufrage : il n’y a eu aucun exercice de sécurité proposé à l’ensemble des passagers entre le moment du départ et le naufrage.

    Dimanche, la compagnie propriétaire du navire a accusé le capitaine d’avoir commis des «erreurs», tant dans la route du navire que la gestion de l’urgence. «De très graves accusations pèsent» sur le commandant Francesco Schettino, a rappelé le leader européen des croisières, dans un long communiqué diffusé dans la soirée. Accusé notamment d’homicides multiples et d’abandon du navire (il risque douze ans de prison pour ce seul délit), il a été placé en détention à Grosseto (centre). «Il semble que le commandant ait commis des erreurs de jugement qui ont eu de graves conséquences» et que «ses décisions dans la gestion de l’urgence n’aient pas suivi les procédures de Costa Crociere qui sont en ligne avec les standards internationaux».

    «La route suivie par le navire n’était pas la bonne», a indiqué le procureur de Grosseto, Francesco Verusio, chargé de l’enquête. Le commandant «s’est approché de manière très maladroite de l’île du Giglio, a heurté un rocher qui s’est encastré dans le flanc gauche, faisant s’incliner (le navire) et embarquer énormément d’eau en l’espace de deux, trois minutes», a-t-il ajouté. D’après les premiers éléments tirés de la boîte noire, le navire était à «seulement 150 mètres du rivage, une distance incroyablement proche», a dit le procureur.

    D’un autre côté, c’est cette incroyable proximité qui a permis aux passager de s’en sortir sains et saufs pour la plupart. Si le navire s’était trouvé à 100 mètres plus au large, il aurait rapidement coulé par plus de 100 mètres de fonds, et les victimes se seraient alors comptées par milliers.

    Le manque de formation des membres de l’équipage, qui, selon tous les témoignages à été flagrant. le manque d’entretiens des installations de sauvetage qui a empêché la bonne mise à l’eau des canots, le manque évident de gilets de sauvetages pour les passagers, et leur mauvais état, sont à mettre à la charge de la compagnie qui ne pourra pas se dédouaner de ces économies substantielles au détriment de la sécurité.
    A l’évidence, la compagnie Costa croisière, pour une meilleure rentabilité de ses navires, et plus de profits à mis en danger la vie de ses clients. Le commandant du navire ne doit pas être le seul considéré comme responsable et coupable de ce drame.

  25. oliaiklod
    Jan 16, 2012 @ 10:30:24

    Selon certains, il effectuait une sorte de parade surnommé l’inchino (la révérence), toutes lumières allumées et à grand renfort de sirènes pour saluer les 800 habitants du Giglio, ce que tente de confirmer la justice.

    Bien entendu, la compagnie Costa Croisière dément ce genre de pratiques, or, de nombreuses photos peuvent attester du contraire, ainsi que peuvent le prouver ces cliches publiés par « La Republica »

    Les photos des lecteurs de La republica, qui montrent les navires de la compagnie Costa Croisières partiquant l'Inchino

    Un Français passionné de voile et passager du navire de croisière Costa Concordia, qui a fait naufrage la nuit de vendredi à samedi près d’une île de Toscane (ouest), estime que le paquebot naviguait « trop près de la côte ». Les yeux rouges et sans bagage, ce touriste qui souhaite garder l’anonymat et ne donne que son âge, 70 ans, a confié samedi avoir « compris tout de suite que c’était grave ». « Le premier choc, c’était à l’arrière gauche du navire vers 21 h 45 (20 h 45 GMT), et peu de temps après, il y a eu un deuxième frottement.

    Le touriste s’est plaint d’une certaine désorganisation au moment de l’abandon du navire. « La critique qu’on peut faire, c’est qu’il n’y a pas eu beaucoup d’informations. On a compris de nous-mêmes qu’il fallait descendre alors qu’on était dans nos cabines », a-t-il expliqué. Une fois sur le pont, l’équipage a eu des difficultés à descendre les chaloupes de sauvetage à la mer. « Ils ont eu du mal à les détacher. Ils l’ont fait avec une hache », a-t-il indiqué, soulignant qu' »en attendant, les passagers sont restés une heure dans la chaloupe ». « Pendant qu’on descendait, la chaloupe basculait vers la droite, puis la gauche, on était à neuf mètres de l’eau, des gamins criaient », a-t-il ajouté, précisant que « quand on a touché l’eau, tout le monde a applaudi ».

    Un passager espagnol, Carlos carballa a pris des photos au moment de l’évacuation :

    Naufrage du Costa Concordia

    L'intérieur du Costa Concordia après le naufrage

    L'attente des passagers pour atteindre les chaloupes

  26. oliaiklod
    Jan 16, 2012 @ 10:55:56

    Navire Costa Croisières dans le bassin de San Marco

    A Venise, la commission du Sénat qui est venue évaluer les risques que constituent la navigation des maxi navires de croisières pour la cité lagunaire, patrimoine mondial de l’UNESCO a accepté de rencontrer le Comité NON aux maxi navires (Comitato «No grandi navi»)

    null

    Cette rencontre avait été initialement refusée, mais les évènements récents, et le rôle croissant du comité dans la ville et au niveau international, ont convaincus les politiques italiens à accepter finalement cette rencontre.

    Une requête sur la table: une loi spéciale qui exclue le trafic des navires de croisière dans la lagune de Venise

    Le comité est représenté par Silvio Testa et Roberto Vianello, conseiller de la Municipalità de Venezia, Burano et Murano

  27. golden teacher
    Jan 16, 2012 @ 13:23:59

    Pour avoir bossé au service litiges de Costa Croisières, je peux en tout légitimité confirmer l’information selon laquelle le service à bord est de pire en pire, au même titre que les mesures de sécurité ultra laxistes. Je recevais une bonne trentaine de plaintes par jour, dont la moitié déplorais la dégradation évidente du sérieux de l’équipage. Je pense que tout le monde se doutait un peu qu’un jour quelque chose comme la tragédie du Costa Concordia arriverait…

  28. DomBourdoux
    Jan 17, 2012 @ 10:22:15

    A réecouter, le Billet d’Audrey Pulvard, ce matin sur France Inter,
    enfin, une analyse de journaliste sans détours, percutant !!

    « Folie des grandeurs »
    du mardi 17 janvier

    « Toujours plus grand, plus gros, plus fort. Des tours de plus en plus hautes, des centres commerciaux gigantesques, des parcs d’attraction immenses, des hangars agricoles démesurés, des usines dont les ateliers s’étendent à perte de vue… »

    http://www.franceinter.fr/emission-le-billet-d-audrey-pulvar

  29. oliaiklod
    Jan 17, 2012 @ 10:44:23

    Les nombreux témoignages des passagers permettent de reconstituer le déroulé de la nuit du naufrage de vendredi.

    Vendredi
    Le Costa Concordia, transportant 4229 personnes dont plus de 3000 touristes, quitte en fin de journée le port de Citavecchia, près de Rome, afin de se rendre à Savone, à proximité de la frontière française. La plupart des passagers sont en train de dîner, ou ont regagné leur cabine pour se reposer.

    • Aux alentours de 21h30
    : Selon le journal italien Corriere della Sera, le commandant de bord, Francesco Schettino, appelle sur le pont supérieur le responsable des serveurs du bateau, Antonello Tievoli. Ce dernier était censé être en congés, mais n’a pas pu prendre ses vacances faute de remplaçant. «Antonello, viens voir, nous sommes tout près de ton Giglio». Selon le témoignage du chef des serveurs auprès des gardes-côtes, le commandant du Costa Concordia veut lui faire plaisir en passant à proximité de l’île de Giglio, dont il est originaire. «Attention, nous sommes extrêmement près de la côte», aurait répondu Antonello Tievoli en se penchant sur le bastingage.

    Route du Costa Concordia avant le naufrage

    Au même moment, deux passagers français originaires de Mérignac fument une cigarette sur un des ponts du navire. «Nous sommes passés très près de l’île. On avait l’impression qu’elle était sur le pont», expliquent-ils au quotidien Sud Ouest. En se penchant, ils aperçoivent un rocher. «Il arrivait à la hauteur du quatrième étage» sur les 17 ponts du navire, affirment-ils.

    «Je voyais les récifs s’approcher de plus en plus près du bateau. On allait droit dessus. J’ai vraiment eu peur quand j’ai aperçu le rocher tout proche du bateau», explique un Marseillais en voyage de noces à La Provence. «J’étais à deux doigts d’en parler à un membre d’équipage. Et puis avec ma femme, on s’est dit qu’il n’y avait pas de risque. Que ceux qui pilotaient le navire savaient ce qu’ils faisaient.»

    Quelques secondes plus tard, le bateau heurte la masse rocheuse.

    Le Concordia s'est engouffré dans un passage étroit et peu profond entre l'îlot «le Scole» et la terre. C'est là que son flanc bâbord a touché les cailloux. (Capture écran du logiciel de cartographie Maxsea).

    • 21h30. «On a senti un choc très violent, tout ce qu’il y avait sur les tablettes a sauté en l’air et la lumière s’est éteinte», raconte un couple de retraités lyonnais. Les pannes d’électricité se succèdent sur le navire, qui commence à pencher sur la gauche. Dans les hauts-parleurs, des messages rassurants se succèdent. «Au micro, on nous a d’abord informés d’une panne du générateur, puis qu’il ne fallait pas s’inquiéter et rester dans nos cabines. Mais on n’a pas tout compris tout de suite. On a demandé à des Français de nous traduire. Et puis on a déduit qu’il fallait sortir. Beaucoup de gens étaient perdus.»

    Certains passagers décident d’eux-mêmes d’aller chercher leur gilet de sauvetage. Le bateau se met soudainement à pencher du côté droit.
    Selon l’Ansa, l’enquête de la capitainerie de Livourne, coordinatrice des secours, montre par ailleurs qu’il y a eu une sorte de «mutinerie» de l’équipage qui a décidé l’évacuation avant un ordre formel du capitaine. En outre, contrairement aux premiers éléments recueillis, ce n’est pas une manœuvre volontaire qui a fait échouer le navire tout près de la rive, sauvant la vie d’un bon nombre des plus de 4000 occupants du bateau, car les moteurs étaient complètement inondés et en avarie.

    Naufrage du Costa Concordia

    • Entre 21h30 et 23h. Les témoignages divergent quant à l’heure exacte de l’alerte générale, certains parlant d’une heure après le choc, d’autres d’une heure trente. De nombreux passagers expliquent l’incompréhension générale durant ce moment de flou. «On se regardait en se demandant ce qui se passait. De mémoire, il y a eu un deuxième message nous disant que la situation était sous contrôle. Je me suis dit que ce n’était quand même pas normal», raconte un passager lillois à La Voix du Nord. «J’ai vu des gens remonter très paniqués. C’était difficile de communiquer, il y avait beaucoup de nationalités différentes.» «Des gens étaient coincés dans l’ascenseur. Il n’y avait aucune information. L’équipage semblait perdu», expliquent les deux passagers originaires de Mérignac.

    Au même moment, un couple sud-coréen en voyage de noces se réveille. Les époux tentent de sortir de leur chambre, mais le bateau penche tellement qu’ils n’y parviennent pas. «Nous avons fini par glisser au fond du couloir et nous nous sommes faits mal». Les deux jeunes gens, âgés de 29 ans, décident de rester dans leur cabine, plongée dans le noir, et d’attendre d’éventuels secours.

    • De 23h à 6h. L’alerte générale sonne. Les passagers sont appelés à rejoindre les chaloupes. Une longue attente commence, et la panique s’empare de la foule à mesure que les canots de sauvetage se font de plus en plus rares. Certains tombent en voulant monter sur un bateau, d’autres sautent volontairement dans une eau à 8°C. «Ceux qui nous ont aidés, ce sont les cuisiniers, les femmes de ménage, tous philippins. Ils se sont encordés pour nous aider à descendre dans les chaloupes. Nous avons pu monter au dernier moment, avant que le bateau ne se couche», confie le couple de Mérignac. Le témoin de La Voix du Nord affirme également que sa chaloupe a été mise à l’eau par du personnel de cuisine.

    Plusieurs témoignages relatent la difficulté du personnel à mettre à l’eau les chaloupes. «Les goupilles étaient grippées. Impossible de les décrocher. Et les gens continuaient à affluer en masse. Sont arrivées deux personnes handicapées et une personne âgée. J’ai cru qu’elles allaient passer par-dessus bord. Rétrospectivement, je me dis que certains n’ont pas su être dignes d’être appelés des hommes», confie un passager originaire de Saint Crépin (Hautes-Alpes) au Dauphiné Libéré. Enfants et personnes âgées bousculés par des hommes valides afin d’accéder aux canots reviennent dans de nombreux récits.

    Les chaloupes, pas assez nombreuses, auraient selon plusieurs témoins fait des allers-retours entre la côte et le navire pour récupérer de nouveaux passagers. D’autres n’ont pas eu la chance de pouvoir grimper sur une embarcation. Un couple originaire de Saint- Étienne a dû sauter à l’eau pour rejoindre à la nage la rive, raconte La Provence. Auparavant, il a dû briser une porte vitrée pour se dégager des couloirs intérieurs du navire.

    Naufrage du Costa Concordia

    L’enregistrement d’un échange entre la capitainerie du port et le commandant du Costa Concordia montre que ce dernier a refusé de remonter à bord pour évacuer les passagers.

    L’enregistrement d’une conversation téléphonique captée entre une capitainerie du port et le commandant du navire Costa Concordia risque d’accentuer les critiques faites à l’égard de ce dernier.Selon la retranscription de cette conversation, diffusée par l’agence de presse italienne Ansa, le capitaine a refusé de remonter à bord pour évacuer les passagers.

    À 1h46 du matin, alors que des centaines de personnes doivent encore être évacuées, un officier de la capitainerie ordonne au commandant Francesco Schettino, joint sur son portable, de retourner sur le navire. «Maintenant vous allez à la proue, vous remontez par l’échelle de secours et vous coordonnez l’évacuation. Vous devez nous dire combien il y a encore de gens, enfants, femmes, passagers, le nombre exact dans chacune des catégories», indique la voix de l’officier dans l’enregistrement contenu dans l’une des boîtes noires, saisies par les enquêteurs.

    «Que faites-vous? vous abandonnez les secours?», interroge l’officier. Schettino répond: «Non non je suis là, je coordonne les secours». L’officier reprend: «Commandant, c’est un ordre, c’est moi qui commande maintenant, vous avez déclaré l’abandon du navire, vous devez aller à la proue, remonter à bord et coordonner les secours». L’homme indique alors au commandant qu’«il y a déjà des cadavres». «Combien?» répond Schettino, qui se voit rétorquer: «C’est à vous de me le dire, que faites-vous? Vous voulez rentrer chez vous?», s’énerve l’officier. «Maintenant vous retournez là haut et vous nous dites ce que l’on peut faire, combien il y a de gens, quels sont leurs besoins», poursuit l’officier auquel le commandant assure qu’il va remonter à bord. Mais selon la capitainerie et de nombreux témoignages, il était déjà réfugié sur la rive avant minuit, peut-être dès 23h40.

    En effet, dans un appel précédent, dès 00h42, le commandant lâche une phrase compromettante en parlant par téléphone avec la salle opérationnelle de la capitainerie: «Nous ne pouvons plus monter à bord car le navire est en train de se cabrer côté poupe (arrière)». «Commandant, vous avez abandonné le bateau?», demande alors d’un ton très surpris l’officier, auquel le commandant répond: «Non non, évidemment que non!»

    Source : Journal le Figaro du 17 janvier 2012, AFP 17/01/2012 – photos AFP Andreas Solaro

  30. Jean-Michel
    Jan 18, 2012 @ 09:53:29

    Il me semberait tout à fait normal, et même urgentissime, de prendre une telle loi interdisant le traffic de navires de croisière dans la lagune. Il est en effet scandaleux de voir de tels mastodontes remonter ou descendre le canal de la Giudecca puis traveerser le Bacino, entre le Palais des Doges et l’Ile de San Giorgio au milieu du ballet des vaporetti et des gondoles… Je ne suis pas spécialiste d’arcitecture mais il me semble évident que le sillage de tels monstres des mers doit nécessairement attaquer les fondations des quais et des bâtiments (Eglises du Redentore, de Zaterre, La Salute, la Dogana de Mar et même le Palais des Doges et tous les bâtiments de la Riva del Schiavoni) Arrêtons ce scandale avant une catastrophe majeure !

  31. oliaiklod
    Jan 18, 2012 @ 12:18:47

    Nous avons prévu un article de fond sur le sujet, qui paraîtra le 20 janvier…

  32. oliaiklod
    Jan 20, 2012 @ 09:56:08

    Un nouveau personnage enrichit la galerie de portraits des acteurs du naufrage du Costa Concordia.

    La moldave Domnica Cemortan

    Blonde, 25 ans, de nationalité moldave, employée de la compagnie Costa depuis cinq ans, mais pas en service sur cette croisière, ballerine de formation, Domnica Cemortan était aux côtés de Francesco Schettino le soir de la tragédie. La jeune femme était l’invitée personnelle du commandant. « J’étais en vacances« , a-t-elle sagement déclaré.

    La mystérieuse passagère

    La presse italienne affirme qu’elle n’était pas enregistrée sur la liste des passagers, ce que la compagnie Costa nie.

    Domnica Cemortan, à gauche, était sur la passerelle du Costa Concordia au moment du naufrage

    La jeune femme ne veux pas parler de sa vie privée : «Si j’ai une relation avec Schettino? Pas de commentaire. » Puis elle se corrige: «Avez-vous vu la photo? J’étais à la table avec peut-être une dizaine de personnes et tous pouvaient voir le capitaine? Il n’y avait pas une histoire romantique entre nous à ce moment. »

    Domnica Cemortan
    Il est en revanche établi qu’elle était en train de dîner en tête-à-tête avec Francesco Schettino dans le petit salon réservé au commandant, à côté de la salle des commandes, au moment de l’impact sur les rochers de l’îlot des Scole, au large du port du Giglio. Le commandant l’aurait alors fait pénétrer dans la salle des commandes, normalement interdite aux passagers et aux membres de l’équipage non habilités, pour traduire en russe certaines instructions destinées aux passagers.

    Domnica Cemortan

    Le témoignage de la ballerine, qui est entre-temps rentrée à Bucarest où elle a donné une interview à la télévision roumaine, est donc fondamental pour les enquêteurs qui attendent de l’interroger. Sauf que la version qu’elle donne des événements paraît bien éloignée de la réalité.

    Domnica Cemortan, à gauche sur la photo

    « Non seulement Francesco Schettino n’a pas abandonné le navire, mais il a été extraordinaire, héroïque, il a sauvé la vie de 3 000 personnes grâce à son sang-froid. Tout l’équipage est de cet avis. Je ne comprends pas pourquoi la presse l’attaque. »

    Domnica Cemortan, au centre

    Un film différent de celui raconté jusque-là par les témoins de la catastrophe. Un film dans lequel Domnica Cemortan s’est taillé un rôle de premier plan.

    Dans son pays, elle est désormais surnommée, pour des mérites encore confus, « l’héroïne du Concordia ».

    Employées de la compagnie Costa Croisères

    Les héros du Costa Concordia

    L’Italie a honte de l’attitude scandaleuse du capitaine du navire, mais se console grâce aux figures héroïques qui se sont révélées dans la tragédie.

    La décision de permettre au commandant du Concordia, Francesco Schettino, de rentrer chez lui en ne lui imposant qu’une simple assignation à résidence provoque de vives polémiques en Italie. Car au cours de son interrogatoire, Schettino s’est enferré dans des explications qui n’ont pas convaincu grand monde. Ainsi, s’il a reconnu sa responsabilité pour avoir conduit le paquebot sur les rochers, le commandant a maintenu qu’en jetant les ancres, il avait volontairement fait virer le navire pour le diriger vers la rive, sauvant ainsi de nombreuses vies humaines. Or un film réalisé par un hélicoptère des gardes-côtes démontre que les ancres n’ont été jetées qu’après l’échouement du Concordia. En outre, le même film démontre qu’à 22 h 35, le paquebot était déjà échoué mais pas encore incliné. Si l’ordre d’évacuer avait été donné à ce moment-là, toutes les chaloupes auraient été utilisables par les passagers. « Tout le monde serait descendu dans le calme sans se mouiller un seul orteil« , a déclaré un enquêteur.

    Mais c’est en s’expliquant sur son abandon du Concordia alors que des centaines de croisiéristes étaient encore à bord que Francesco Schettino a donné le meilleur de lui-même. « J’aidais des passagers à monter sur une chaloupe et, comme le bateau était incliné, je suis tombé dedans. Le système de mise à l’eau, qui était bloqué, s’est alors déclenché tout seul et je me suis trouvé à la mer. » C’est ballot, pourrait-on dire !

    Vada a bordo, cazzo !

    Francesco Schettino est devenu au regard de l’opinion publique italienne le symbole des pires défauts imputés a priori aux Italiens : inconscience, incompétence, lâcheté et vantardise. Même les Nations unies ont demandé une enquête sur le naufrage. Bref, le sentiment prévaut que la tragédie du Concordia a davantage abîmé l’image de la péninsule dans le monde que la double dégradation de la note italienne par l’agence Moody’s !

    Heureusement, pour réparer l’ego blessé des Italiens, le piètre capitaine a trouvé dans le commandant Gregorio de Falco son double positif. Son autorité, son indignation devant l’abandon de poste de Schettino, ce juron (« cazzo ! ») qui tranche avec son langage dépouillé de militaire et sa lucidité au cœur de la catastrophe : tout dans son attitude renvoie aux valeurs et aux compétences qu’on attend d’un officier de marine. La conversation entre les deux hommes a été entendue plusieurs millions de fois sur le Web. Dès hier était en vente pour 12 euros un tee-shirt où s’étalait « Vada a bordo, cazzo ! » (Remonte à bord, bordel !), ce cri du cœur de De Falco tentant de laver la honte de l’abandon du navire par son commandant.

    Gregorio de Falco © Giacomo Aprili / AP / Sipa / AFP

    Dans le sillage de Gregorio de Falco, d’autres héros se sont révélés dans la tragédie. Celui du commissaire de bord, Manrico Giampedroni, qui a prêté main forte aux passagers sans relâche, jusqu’à ce qu’il se casse une jambe. Entraîné dans un salon inondé par les flots qui envahissaient le navire, il fut le dernier survivant retrouvé par les secouristes 36 heures après le naufrage. Mais il y a également les anonymes, comme ces hommes qui sont descendus depuis un hélicoptère en pleine nuit à bord du Concordia, ou les plongeurs-spéléologues qui ont cherché des survivants en sachant qu’à tout moment le navire pouvait couler à pic et les entraîner dans les abysses : autant de lueurs sur l’une des pages les plus sombres de la marine italienne.

  33. oliaiklod
    Jan 22, 2012 @ 13:23:29

    Italian police seek to probe ship’s mystery blonde (tout a commencé quand on a appris que le police recherchait une mystérieuse blonde qui aurait diné avec le capitaine Francesco Schettino, prétendu ivre ce soir-là…)

    Une partie des interviews données par Domnica Cemortan, la moldave mystérieuse

    Les paparazzi italiens, que rien n’effraie l’ont déjà surnommée la « Belen Rodriguez du Concordia ».

    Le version de la jeune femme, mère d’une petite fille est qu’elle n’est pas la maîtresse de Schettino, et que la croisière lui a été offerte pour son anniversaire par des amies et collègues (elle ne voyageait donc pas sans billet, comme l’a prouvé la société Costa Croisières). Elle dinait avec ses amis quand l’accident a eu lieu, et c’est un officier qui est venu lui demander de traduire en russe les directives de sécurité.

  34. Rétrolien: Signez la pétition pour sauver Venise des monstres des mers ! « Olia i Klod
  35. Rétrolien: Basta ! « Olia i Klod
  36. Rétrolien: Liberate Venezia ! « Olia i Klod
  37. Rétrolien: Capodanno – Bonne année 2013 ! « Olia i Klod
  38. Rétrolien: Retour sur le blocage du port de Venise | Olia i Klod
  39. Rétrolien: Grand Navires de Croisière : l’accord du 5 novembre 2013 | Olia i Klod

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