Gianluigi Aponte

Gianluigi Aponte (Sorrente, 1940) est un entrepreneur italien fondateur et propriétaire de la société MSC – Mediterranean Shipping Company, basée à Genève, en Suisse, le 2e plus grand armateur de porte-conteneurs du monde.

Gianluigi Aponté, président de MSC Croisières et Jacques Saadé directeur de la CMA-CGM, ont assisté au lancement du dernier fleuron de la MSC Croisières, le MSC Divina, le 26 mai 2012, devant 2 000 invités.

C’est silencieusement, pratiquement sur la pointe des pieds, que la Suisse s’est transformée en un centre névralgique du commerce international des matières premières en ce début de XXIème siècle.

L’explication se trouve à Genève. Cette ville « a été capable d’offrir un réseau qui intègre à la fois des sociétés de trading, des banques, des compagnies d’assurance, des sociétés de shipping et de contrôle de qualité« , explique Bernard Morard, doyen de la Faculté des sciences économiques et sociales de l’Université de Genève.

Surtout, Genève et la Suisse offrent aux armateurs, de moins en moins scrupuleux, une législation peu regardante en matière d’affaires maritimes, un paradis fiscal notoire, et une zone de non droit du travail en plein cœur de l’Europe.

Gianluigi & Rafaela Aponte dont la fortune dépasse les 2,8 milliards de dollars se sont fait résidents en Suisse pour échapper à toute pression fiscale. Leur société est également déclaré à Genève, ce qui évite ainsi la majorité des impôts dans la Communauté Européenne, bien que les activités du groupe y soient amplement développées.

Leur adresse en suisse est donc :

Gianluigi & Rafaela Aponte
avenue Eugène-Pittard 40,
Geneva
CH-660-0459006-3 Switzerland

Aponte a donc commencé par transporter des containers, puis, riche de cette expérience, à transporté des croisiéristes, un peu dans les mêmes conditions d’ailleurs : entassés les uns sur les autres à bord de monstrueux HLM flottant pilotés par des marins « suisses » et avec un personnel de bord international (mais essentiellement venant de pays pauvres) sous-payé et exploité.

D’autre part, Gianluigi Aponte a su se faire des amis de tous ceux qui, sur notre planète, étaient puissants et pouvaient lui éviter tout ennui. De Silvio Berlusconi à Vladimir Poutine, en passant par d’anciens présidents français, tout ceux qui pouvaient lui être utiles ont été « cordialement invités à devenir ses amis »…

Officiellement aucune enquête pour corruption n’a jamais pu aboutir à propos des dirigeants de MSC, pourtant… la presse en parle avec insistance, et, du Finantial Times à Cruise International, les informations filtrent, les doutes subsistent, les présomptions semble de plus en plus des évidences.

Des supputations de lien avec des organisations criminelles n’ont jamais pu être vérifiées, tant la culture du secret est forte dans cette nébuleuse de sociétés, dont même les services fiscaux de divers pays d’Europe ne parviennent à percer les mystères.

Bref retour en arrière…

Quand il fonde sa compagnie en 1969 sous le nom de Aponte Shipping Company il achète son premier navire. L’armateur de Sorrento a ainsi commencé à commercer avec l’Afrique différents types de produits (dont l’acheminement de déchets toxiques pour être abandonnés sur le continent africain). Aujourd’hui, le MSC a plus de 400 porte-conteneurs et est la deuxième plus grande entreprise de marchandises dans le monde après le danois Maersk-Sealand.

En 1987, suite à l’acquisition du croisiériste Starlauro, il crée une filiale la MSC Croisières Cruise Line. En 1995, l’entrepreneur acquiert la compagnie maritime SNAV, une société formée pour la gestion des hydroptères et des ferries utilisés dans les liaisons avec les principales îles italiennes.

En 2008, Forbes lui a accordé une richesse de 2,8 milliards de dollars faisant de lui la 412ème fortune du monde.

En 2009, il devient l’un des actionnaires de Alitalia – Compagnia Aerea Italiana S.p.A lors de la privatisation souhaité par le gouvernement italien du Premier ministre Silvio Berlusconi (qui l’honorera, la même année de plusieurs distinctions).

En Octobre 2010, acquiert 51% des actions de la compagnie maritime Grandi Navi Veloci.

En Novembre 2011, a acquis 51% des  compagnies Bluvacanze et Cisalpine Tour.

Gianluigi Aponte, amis des puissants et des hommes politiques influents, et sous le feu de l’actualité : le MSC Flaminia, un porte-conteneurs de 299 mètres de long, victime le 14 juillet d’un incendie puis d’une explosion – suivie d’une seconde quatre jours plus tard – qui ont ravagé une bonne partie de la cargaison entreposée au milieu du pont du navire.

Le bâtiment, qui bat pavillon allemand, était parti du port américain de Charleston (Caroline du Sud) et faisait route, au sud-ouest de la Manche, vers Anvers, lorsque des flammes sont apparues sur le panneau de chargement numéro 4. Deux marins ont péri, trois autres ont été blessés et l’équipage a dû être évacué. Que contient exactement la cargaison ? C’est là où le bât blesse. Comment savoir ce que contiennent précisément les 2 876 boîtes transportées, soit l’équivalent de 1 400 semi-remorques ? Interrogé par Le Monde, l’armateur Reederei NSB explique être « dans l’incapacité de donner une telle information » et renvoie vers l’affréteur du navire – la compagnie MSC -, qui n’en dit guère davantage. Selon plusieurs sources, des conteneurs abriteraient notamment des phytosanitaires, des produits chimiques inflammables, des produits chimiques explosifs et du gaz qui sert à gonfler les airbags, très irritant pour les yeux. Sans oublier le reliquat de carburant, évalué entre 250 et 1 000 tonnes, car il est difficile de savoir ce qui a brûlé.

Comment faire confiance, dans le transport de personnes à une compagnie qui, dans une situation d’une extrême dangerosité, refuse de coopérer ? La seule façon de la MCS Corporation à été de dépêcher des remorqueurs très puissant pour ramener le bateau dans un port complaisant où il sera à l’abri de regards trop inquisiteurs.

Gianluigi Aponte est l’un des quatre milliardaires responsable de la destruction de Venise et sa lagune à cause du passage de ses monstrueux navires dans la lagune de Venise, et, trop près des monuments, dans le canal de la Giudecca et le bassino de San Marco, navires qui à chaque passage accentuent de désastre écologique qui fera de Venise et sa lagune un espace hostile à toute vie d’ici une dizaine d’année seulement. 

Liberate Venezia !

Vedo che vige la censura in questo Canale Grande… bel modo di esprimere la libertà… si quella vostra !

Un Popolo censurato, oppresso, cancellato dall’occupazione italica.

Un Popolo con millenni di storia… tutto il resto è ignoranza pura !
Un peuple avec une histoire millénaire … tout le reste est pure ignorance !

De nos jours, s’il faut libérer Venise, c’est du poids imposé par le tourisme de masse (mais comment faire autrement ?), de la pollution industrielle d’une des régions les plus riche d’Italie, de la destruction de Venise par les maxi navires de croisière (il suffirait pour cela de savoir convaincre les quatre personnes, dans le monde, coupables de ce crime : Micky Arison, Johannes Zurnieden, Gianluigi Aponte et Nicholas J. Pritzker) des mafias chinoises qui phagocytent tous les commerces lucratifs de la ville, de la Camora, enfin qui a fait main basse sur les installations hyper polluées de Marghera…

Oui, aujourd’hui, il faudrait libérer Venise du tourisme industriel qui menace sa ruine.

Revoir nos articles sur les maxi navires de croisières :

Basta !

Plus de 11.800 personnes du monde entier on déjà signé la pétition contre la présence des monstres des mers dans le fragile bassino di San Marco :

et vous ?

Dimanche 2 septembre, à peine si la Régata Storica était terminée, que la compagnie MSC a fait passer son monstre au milieu des frêles embarcations des derniers retardataire, risquant le drame à chaque seconde.

Ces compagnies et leurs équipages ne respectent rien, jusqu’au jour où un drame adviendra, qui ne sera de la responsabilité de personne, comme pour le naufrage du Costia Concordia de sinistre mémoire.

Il 28 agosto, mentre a Marghera sponsorizza la luccicante torre da due miliardi di euro di Pierre Cardin, il ministro (dell’Ambiente, ricordiamolo) Corrado Clini dichiara che è “impossibile” togliere le grandi navi dalla Città antica e dalla sua Laguna.

Ma “impossibile” per chi? Impossibile, forse, per i profitti miliardari delle multinazionali finanziarie che fanno da armatrici o per gli interessi dei loro agenti in loco, VTP ed Autorità Portuale, che ammettono candidamente di essere “al servizio delle compagnie da crociera”. Forse impedire ai giganti del mare di attraversare la città più fragile del mondo è impossibile per gli appetiti di quel Consorzio Venezia Nuova che, non pago di aver prosciugato le risorse cittadine per la costruzione del Mo.S.E., vorrebbe ora aggiudicarsi anche lo scavo del canale Contorta-Sant’Angelo, regalando alla città nuove masse d’acqua provenienti direttamente dal Canale dei Petroli.

Sembra che l’unica cosa impossibile per il Ministro dell’Ambiente sia quella di risparmiare ai suoi cittadini di respirare veleno, come a Taranto. “Impossibile” come impedire all’ILVA di uccidere i suoi abitanti e massacrare il suo territorio.

Le 16 septembre, à partir de 15:00 heures, les vénitiens vous invitent à les rejoindre à la Pointe de la Douane, côté Canal de la Giudecca. Au même moment, un cortège sur l’eau viendra également à la rencontre des trois monstres maritimes annoncés au départ ce jour-là : le MSC Musica, MSC Opera (appartenant au milliardaire exilé fiscal en suisse : Gianluigi Aponte) et le Costa Favolosa (appartenant à la famille du milliardaire irsraélo-américain, fiscalement domicilié aux îles Caïman : Micky Arison).

Communiqué du Comité No Grandi Navi :

Grandi navi e grandi opere che continuano a distruggere beni comuni quali la Laguna e il territorio calpestando le più elementari regole della democrazia, attraverso commissari, sedicenti tecnocrati non eletti da nessuno, competenze affidate a competenze lontane e poteri opachi, scavalcando il punto di vista espresso dai cittadini, dalle comunità territoriali e spesso dalle stesse amministrazioni locali. Noi crediamo invece che sia arrivato il momento per tutti i cittadini di riprendersi il diritto di decidere sul proprio presente e il proprio futuro, di essere i protagonisti assoluti delle scelte che riguardano l’ambiente e la salute.
Per queste ragioni proponiamo a tutte/i le/i cittadine/i veneziani, alle associazioni, ai comitati e ai movimenti che difendono l’ambiente, il territorio e i beni comuni in tutto il Veneto di fare del prossimo 16 settembre – giorno in cui ripartono dalla Laguna le più grandi delle grandi navi, le MSC Musica, Opera e la Costa Favolosa – una grande giornata di mobilitazione e di festa, di convergere tutte e tutti, con ogni mezzo necessario dalla bicicletta al treno, prima a San Basilio e poi insieme verso le Zattere e Punta della Dogana, per fermare lo scempio della nostra Laguna e di tutti i nostri territori.
Ore15.00 Punta della Dogana – Incontro con il corteo acqueo.
Comitato No Grandi Navi – Laguna Bene Comune

La mobilisation des vénitiens et des amoureux de Venise à été relayée par un nombre croissant de médias, dans toutes les langues, dans le monde entier. Même sur les forums mis en place par les croisiéristes, la polémique enfle et fait des vagues et des remous. Il reste désormais à rappeler, chaque fois que chacun le peut, que cette situation est uniquement due à la rapacité de quatre milliardaires dans le monde, et qu’il est donc logique d’exiger qu’il soient responsables de réparer les dégâts causés par leurs HLM flottant au patrimoine de Venise.

Les gogo-touristes commencent même à craindre le départ de Venise, non par sympathie pour la ville, mais simplement par peur de se faire agresser « par des irréductibles et dangereux activistes  » !

Où va se nicher la bêtise humaine et la poltronnerie !

En même temps, si cela fait baisser la fréquentation des croisières au départ de Venise, cela sera une amorce de solution, l’argent étant la seule chose que comprennent les propriétaires de ces compagnies (, , , ).

Pourtant, le gouvernement italien, unique propriétaire du Port de Venise refuse toujours de rechercher une autre solution durable et reste complice des milliardaires (, , , ) qui imposent la destruction de la cité lagunaire pour satisfaire leur inépuisable soif lucrative.

Pire que cela, même !

Les Bien Culturels Italiens proposent des concours dont le premier prix est justement une croisière au départ de Venise :

3- Il 1°classificato vince una Crociera MSC nel Mediterraneo per due persone tutto incluso* partenza 22/3/2013 da Venezia (Spalato) e rientro a Venezia il 24/3/2013.

Surtout que nous avons appris que les agissements des ces compagnies, qui ne sont là que pour faire gagner le plus d’argent possible à leurs propriétaires, dont la majorité, exilés dans des paradis fiscaux ne paient aucun impôt, outre de se moquer éperdument du droit du travail européen, de favoriser, au sein de leurs équipages des pratiques dangereuses, pour se faire de la publicité à bon prix, bafouent également sans vergogne les lois de la mer, et notamment celles du sauvetage en cas de personnes tombées à la mer.

En 2000, ce sont 182 passagers des maxi navires de croisières qui sont tombés à la mer, dans des conditions diverses. 46 d’entre elles voyageaient avec la compagnie Costa Crociere, propriété de Micky Arison. Systématiquement, la disparition des passagers à été signalée, mais aucun des navires ne s’est stoppé pour mettre des moyens de recherche et de sauvetage immédiatement en action. La consigne de la compagnie est : « continuer sa route et demander aux port le plus proche de faire les recherches ».

Voir l’article, en italien, du 31 août 2012 que relate ce genre d’incident au large de Dubrovnik.

La mobilisation ne doit pas baisser.

Les vénitiens continuent, par tous les moyens, chaque jour, de faire entendre raison aux élus et à l’État italien.

Dans le monde entier, chacun doit se sentir responsable de l’avenir de Venise menacé par les maxi navires de croisière.

Signez la pétition et faites-là signer à vos parents et amis (suivez les instructions de notre article).

Chaque fois que vous rencontrez quelqu’un qui souhaite participer à une croisière sur un de ces HLM flottant, expliquez de quoi il retourne exactement, et que, si la croisière et au départ ou à l’arrivée de Venise, les conséquences de son geste pour le Patrimoine Mondial de l’Humanité qu’est la sérénissime cité lagunaire. Surtout, expliquez-lui que les conditions de vie à bord ne sont pas aussi féériques que le dit la publicité, à moins d’être dans les classes supérieures, sinon, une croisière sur ces monstres, c’est : des heures de queue et d’attente, des repas de cantine ou hors de prix, des escales réduites au minimum (car se sont les plus riches qui sortent les premiers et reviennent les derniers), et une sécurité au rabais.

Voir aussi l’article de Claudio Boaretto

Partagez et faites découvrir nos précédents articles sur le sujet :

La destruction de Venise causée par les mouvements de gros bateaux

Maxi navires de croisières, la catastrophe tant redoutée

Non, la navigation des navires de croisières dans la lagune n’est pas sans risques !

Photo sessions sur les Zattere et maxi navires

Le bal des monstres autour du fantôme du Titanic

Signez la pétition pour sauver Venise des monstres des mers !

Le Comité NON aux maxi navires de croisière dans la Lagune de Venise a (enfin) mis en ligne une pétition qui peut être signée par toutes et tous les citoyens du monde attentif au devenir la la Sérénissime ville Patrimoine de l’Humanité.

Nous vous rappelons que ce désastre pour le monde entier est le fruits de la cupidité d’un nombre réduit de milliardaires : Micky Arison, Gianluigi Aponte, Nicholas J. Pritzker et Johannes Zurnieden, responsables directement de la pollution dans la lagune et des dégâts causés à la ville patrimoine de l’humanité.

Pour signer la pétition en ligne, rendez-vous à une seule adresse :

Petizione Popolare

FUORI DALLA LAGUNA LE NAVI INCOMPATIBILI

Nous avons tenté de traduire pour vous le texte de la pétition : Une version française de la pétition est désormais en ligne

Les Gros Navires de Croisière qui polluent chacun comme 14 mille automobiles, compromettent la santé des citoyens, ceux d’aujourd’hui et encore plus ceux de demain.

Les Gros Navires de Croisière par leur taille monstrueuse compromettent la sécurité de la ville et la survie de la lagune.

Les Gros Navires de Croisière n’apportent aucune richesse à la ville et n’enrichissent que ceux qui spéculent sur un tourisme non durable, et l’aggravation des services publics dans la cité et sa transformation en un Disneyland.

Le décret du Ministre des Transports et de l’Environnement du 2 mars 2012 interdit le transit par le Canal de San Marco et le Canal de la Giudecca des navires de jauge brute de plus de 40.000 tonnes, mais la mise en œuvre de cette interdiction est reportée à une date indéterminée, dans un futur où seraient « trouvées des alternatives viables à ces voies interdites ».

NOUS VOULONS

Qu’il soit remédié immédiatement par des solutions alternatives, sans des hypothétiques, couteuses et dévastatrices solutions provisoires. Pour des raisons de sécurité, de santé publique et de défense de l’écosystème de la lagune, que soit interdit immédiatement l’accès à la lagune pour les navires de plus de 40.000 tonnes de jauge brute.

Que soient simultanément engagées des procédures appropriées pour l’exclusion définitive de ces navires que des études fiables et indépendantes ont déclarées incompatibles avec le bien-être de la ville et avec la régénération de la lagune, compromise par la dimension excessive des bouches d’accès et la trop grande profondeur et largeur des canaux.

Que soit installé un réseau de stations ARPAV pour mesurer la qualité de l’air dans le centre historique de Venise et les îles.

De mettre en place des mesures urgentes de précaution de la santé publique, comme l’exigence pour tous les navires en mouvement dans la lagune d’utiliser des carburants dont la teneur en souffre sera inférieure à 0,1 §, l’obligation d’utiliser les meilleures technologies pour réduire au minimum l production et l’émission de polluants, la possibilité d’utiliser les équipements rarar en cas de brouillard uniquement, pour les navires en mouvement, l’électrification de tous les quais d’amarrage dans la lagune de Venise.

Que le maire (responsable de la législation sur la santé) fasse la promotion, avec l’Ulss 12 d’une enquête sur l’impact des croisières sur la santé des vénitiens.

Que soit établi un seuil de tolérance au tourisme journalier, et que les croisiéristes se voient attribuer des autorisation en fonction de ce seuil.

English version : You can sign here

P E T I T I O N Against incompatible ships in Venice Lagoon

Each LARGE CRUISE SHIP causes atmospheric pollution equivalent to 14,000 cars and threatens the health of the inhabitants of Venice, both now and above all in the future;

Due to their abnormal size, LARGE CRUISE SHIPS put the safety of Venice and the survival of its lagoon at risk;

LARGE CRUISE SHIPS do not benefit either Venice or its inhabitants: they enrich only those who speculate in a tourism which is unsustainable, which contributes to the decline in population and the impoverishment of services and which is turning this beautiful city into a Disneyland.

A Decree issued by the Italian Ministries of Transport and the Environment on 2nd March 2012 banned ships displacing more than 40,000 tons from the Canale di San Marco and the Canale della Giudecca but the application of this ban has been postponed indefinitely, until such a time “when alternative routes to those forbidden are practicable”.

W E D E M A N D

That alternative solutions be implemented immediately without hypothesising costly and devastating temporary remedies;
An immediate ban of ships of more than 40,000 gross tonnage from Venice Lagoon for reasons of safety, public health and defence of the lagoon eco-system;
At the same time, that procedures be adopted for the definitive exclusion of ships which authoritative and independent studies show to be incompatible with the well-being of the city; with the recovery of a lagoon already compromised by excessive channels between the lagoon and the sea, and by dredging wide and deep canals within the lagoon;
The installation of a network of ARPAV sampling stations to check air quality in the historic centre and the islands;
That precautionary measures be taken urgently to protect public health. All ships in the Venice lagoon must be required to use fuel with a sulphur content of less than 0.1%; to exploit advanced technologies to reduce the production and emission of pollutants to a minimum, and to use radar only in fog for ships in movement. Electrical power must be provided on the wharves where cruise ships dock or anchor in Venice Lagoon;
That the Mayor of Venice (responsible in law for public health) and the Venetian health service establish an inquiry into the effects of cruise ships on the health of the population of Venice;
That an overall ceiling be established for a daily quota of visitors, sustainable for Venice, and also a maximum number be assigned for cruise ships.

La pétition version papier (cliquez pour agrandir puis enregistrez l’image pour l’imprimer) :

Pour signer la pétition en ligne :

Saisissez les informations obligatoires (richiesto) en rouge sur la photo et éventuellement, la ville et le pays, pour montrer l’internationalité du soutiens à nos amis vénitiens.

Cliquez sur le bouton « FIRMA »

Vous recevrez ensuite un courriel avec un lien pour confirmer votre pétition.

Retrouvez tous nos articles sur ce sujet :

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Le bal des monstres autour du fantôme du Titanic

Le bal des monstres autour du fantôme du Titanic

La catastrophe du Costa Concordia et le souvenir, cent ans après, de celle du Titanic n’ont en rien rabaissé la soif de faire de l’argent au mépris de tout des compagnies de croisières. Ces derniers jours, au lieu de marquer le pas, les monstrueux maxi navires de croisière se sont succédé à un rythme effréné dans la lagune de Venise.

Voici les témoignages de l’horreur que nous ont fait parvenir nos amis vénitiens…

Le 10 avril au petit matin, c’est le Grand Celebration, monstre de la compagnie de croisières Ibero Cruceros qui pointe le bout de son nez au dessus des vénitiens.

Ibero Cruceros est une compagnie de croisière fondée en 2007 comme filiale de Carnival corporation & plc et Orizonia Corporation.
Ce navire est donc, même si c’est de manière indirecte, une propriété de la famille Arison (Ted Arison Family Foundation USA Inc.) qui possède la  plus grosse société de croisière au monde. Elle emploie près de 70 000 personnes, dont 60 000 navigants.

Micky Arison, homme d’affaires américain né en 1949, est le directeur de Carnival corporation & plc et propriétaire du Miami Heat. Son père Ted Arison est le fondateur de Carnival Cruise Lines.

Le magazine Forbes classe Micky Arison comme 55ème fortune du monde avec un capital estimé à 5,8 milliards de dollars. Le Costa Concordia, c’est également lui
Il a donc les moyens financiers de participer aux dégâts causés à Venise par le passage de ses nombreux navires.

Nous devons donc considérer Micky Arison et sa famille comme directement responsables des dégâts causés à Venise par le passage des bateaux dont ils sont propriétaires. 
Il faut donc demander à Giorgio Orsoni, maire de Venise, d’envoyer désormais, les factures des travaux liés au passage de ces monstres à Micky Arison, selon le principe pollueur – payeur !

Visiblement, cela ne trouble guère le président de l’autorité portuaire de Venise, surpris en pleine concentration dans son somptueux bureau :

Les vénitiens ont encore une fois décidé de réagir…

Les 14 et 15 avril, pas moins de 9 (neuf) grand navires de croisières étaient annoncés au départ de Venise. Les vénitiens ont donc décidé de reprendre possession de leurs eaux, en navigant avec tout ce qui pouvait flotter : canots à moteurs, à rames, voiliers, pédalos… baignoires ? Ceux qui n’ont pas de bateaux seront embarqués par le Comité No Maxi Navi.

Cette « passegiata » avait été décidée pour le 14 avril, au départ de San Marcuola à 15:30 heures. Mais, que de simples citoyens qui demandent la protection de Venise, qui refusent la pollution dans la lagune, qui dénoncent les dégâts sur les les quais et les fondation des maisons, mettent en danger les colossaux bénéfices que l’État italien encaisse grâce à ces monstres des mers. Les vénitiens sont donc devenus un danger pour les politiciens (plus ou moins corrompus) qui ont mis en place ce système pendant la règne de Silvio Berlusconi.

C’est donc, l’homme de main de l’État italien à Venise, le préfet Cuttaia, qui a interdit la manifestation, moins de 24 heures avant qu’elle soit prévue. Pour justifier sa décision, l’homme de main de l’État italien a ressorti une vieille directive de 2009 du Ministère de l’Intérieur. A l’heure prévue de la manifestation, les forces de police ont reçu l’ordre de contrôler toutes les embarcations de particuliers.

Faisant fi de l’interdiction, et conformément au droit de libre circulation au sein de l’Europe, les vénitiens, ont tout de même navigué sur leur lagune que les nervi d’un pouvoir despotique tentaient de leur priver. Ainsi, ils ont salué à leur façon le départ du « Queen Victoria » un monstre de 294 mètres, affrété par la « Cunard Cruise »… qui appartient, devinez…

Ce monstre de 90.000 tonnes, qui peut emporter 2.014 passagers et 900 membres d’équipage appartient lui-aussi à la Caribean Corporation, de Micky Arison qui une fois encore détruit Venise pour s’enrichir toujours plus.

Une centaine de personnes sur une trentaine d’embarcation ont envahies le bassin de San Marco au passage du navire. Photos Venezia Today, dont on peut lire l’article en italien (et photos de nos amis à Venise).

Trois dangereux terroristes qui bravent l’interdiction de circuler librement dans Venise ?

Le conseiller municipal Beppe Caccia a dénoncé l’absurdité de l’interdiction par le préfet, qui a utilisé un vieux décret du ministre Maroni. Mais les forces spéciales de police, envoyées par l’État, ont reçu l’ordre d’identifier tous les manifestants qui pourraient être poursuivis pour acte de piraterie. La manifestation ayant, prétendument, causé des retards dans la navigation des vaporetti, le préfet a demandé à ACTV d’engager des poursuites.

Il est clair, par ces actes, que l’État italien se range clairement contre les vénitiens et leur déclare ouvertement la guerre. Pour faire plaisir à un milliardaire israélien, émigré aux USA, l’État Italien se permet de ne pas respecter la Constitution Européenne qui a définitivement écrit dans le marbre, comme un droit inaliénable,  la libre circulation des personnes au sein de la communauté.

En manifestant ainsi, les vénitiens hurlent leur désespoir de voir leurs maisons détruites par des monstres qui déplacent des masses énormes d’eau, exercent une pression formidable sur les fonds et les fondations de la ville, polluent le fragile et unique écosystème de la lagune. Chaque navire qui part ainsi du port crache dans l’atmosphère la fumée de 900 tonnes de diesel, respirée par les touristes dans la sérénissime. Venise est une petite ville balnéaire créée par des hommes rudes qui ont détourné des rivières, construit des digues, créé un équilibre propice à la vie. Cela ne peut être détruit par la volonté d’un seul homme, pour sa seule cupidité.

Rappel des départs ces derniers jours :

10 avril, départ à 17:00 heures du Grand Celebration affrété par IberoCruceros, propriété de la famille de Micky Arison. Long de 223,37 mètres pour une largeur de 28,20 mètres et un Tirant d’eau de 7,75 mètres. Son tonnage : 47 262 Tonnes. Capacité 1 896 passagers et 670 membres d’équipage.

13 (vendredi) avril 2012 départ à18:00 h de l’Artania affrété par Phoenix Reisen GmbH, créé en 1973 par Johannes Zurnieden. Long de 230.6 mètres pour une largeur de 29.6 mètres, l’Artania affiche une jauge de 44.588 tonneaux et compte 594 cabines, soit une capacité maximale de 1260 passagers.

14 avril 2012 départ à 17:00 h du Queen Victoria affrété par la Cunard Line, propriété de la famille de Micky Arison. Long de 294 mètres pour une largeur de 41 mètres et un Tirant d’eau de  8 mètres Son tonnage :  90 000 tonneaux de jauge brute. Capacité 2 014 passagers et 900 membres d’équipage.

14 avril 2012 à 17:00 heures, départ du MSC Magnifica affrété par la MSC Crociere. Mediterranean Shipping Company (MSC) appartient à Gianluigi Aponte. 93 300 tonnes, pour 293,8 mètres de long, ce navire emporte 1 027 membres d’équipage pour 3 605 passagers.

15 avril 2012 à 17:30 heures, départ du MSC Musica affrété par la MSC Crociere. Mediterranean Shipping Company (MSC) appartient à Gianluigi Aponte. 89 600 tonnes, pour 293,8 mètres de long, il emporte 987 membres d’équipage pour 3.013 passagers.

15 avril 2012 départ à 17:00 heures du Seabourn Spirit affrété par Seabourn Cruise Line, aujourd’hui The Yachts of Seabourn appartient à Carnival corporation & plc, propriété de la famille de Micky Arison. Longueur du navire : 133,81 mètres pour une largeur de 19 mètres, Tirant d’eau 5,2 mètres, Tonnage 9 975 tonnes. 208 passagres à bord et 164 membres d’équipage.

15 avril 2012 à 18:00 heures, départ du Costa Magica de la désormais célèbre compagnie Costa Crociere que l’on ne présente plus ! Elle est la propriété de la famille de Micky Arison. Longueur 272 mètres pour une largeur de 37,79 mètres et un tonnage de 105 000 tonnes. Il emporte 2 672 passagers et 1 023 membres d’équipage.

15 avril 2012 à 21:30 heures, départ de l’Aida Aura affrété par Aida Cruises société allemande qui appartient à Carnival corporation & plc, propriété de la famille de Micky Arison. Longueur 202,78  mètres pour une largeur de 28,10 mètres, Tirant d’eau 6,19 mètres, Tonnage 42 289 tonnes. Il emporte 1 300 et 418 membres d’équipage.

15 avril 2012 départ à  24:00 heures du MV Zenith, affrêté par Pullmantur Cruises, filiale espagnole de la Royal Caribbean International. La compagnie est inscrite sous le nom de Royal Caribbean Cruises Ltd. dans le registre de commerce à Monrovia, au Libéria. De cette façon elle évite de payer des impôts à l’exception des taxes d’enregistrement. Elle est actuellement le propriété de la famille Pritzker une des plus riches familles américaines qui figure toujours en bonne place du magazine Forbes « America’s Richest Families ». Le Zenith a une Longueur de 208  mètres pour une largeur de 29 mètres et un Tirant d’eau de  7,20 mètres. Son tonnage : 47 255 tonneaux de jauge brute, ce navire emporte  1 774 passagers et 640 membres d’équipage.

Aujourd’hui 16 avril à 17:00 heures, ce sera le départ du Costa Fortuna affrété par la désormais tristement célèbre compagnie Costa Croisières. Avec 2340 personnes à son bord, ce navire appartient encore et toujours à Micky Arison.

On constate donc que le nombre des coupables de la destruction de Venise par les monstres des mers est retreint :  Micky Arison, Gianluigi Aponte, Nicholas J. Pritzker et Johannes Zurnieden sont les milliardaires responsables directement de la pollution dans la lagune et des dégâts causés à la ville patrimoine de l’humanité.
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This shows that the number of guilty of the destruction of Venice by sea monsters necking is: Micky Arison, Gianluigi Aponte, Nicholas J. Pritzker and Johannes Zurnieden billionaires are directly responsible for pollution in the lagoon and the damage to the city heritage of the humanity.
… Sur le même sujet, voir le TraMeZziniMag de Lorenzo !
The ball of the monsters around the ghost of the Titanic
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The disaster of the Costa Concordia and the memory, one hundred years after the Titanic did nothing lowered the thirst for making money in defiance of all cruise lines. These days, instead of marking time, the maximum monstrous cruise ships have been held at a frantic pace in the Venice lagoon.
Here are the stories of the horror we have sent our Venetian friends …
April 10 early morning, the Grand Celebration, monster cruise Ibero Cruceros pointing the tip of his nose above the Venetian.Ibero Cruceros is a cruise company founded in 2007 as a subsidiary of Carnival Corporation & plc and Orizonia Corporation.
This ship is so, even if it is indirectly owned by a family Arison (Ted Arison Family Foundation USA Inc.) Which has the largest cruise company in the world. It employs nearly 70,000 people, including 60,000 sailors.Micky Arison, american businessman born in 1949, is the director of Carnival Corporation & plc and the owner of the Miami Heat. His father is the founder Ted Arison of Carnival Cruise Lines.

Forbes magazine as the 55th class Micky Arison fortune in the world with a capital estimated at $ 5.8 billion. Costa Concordia, it was also he …
It has the financial means to participate in damage to Venice by the passage of numerous ships.

We must therefore consider Micky Arison and his family as directly responsible for damage to Venice by the passage of boats they own.
We must therefore ask Giorgio Orsoni, Mayor of Venice, now to send the invoices of the work associated with the passage of these monsters to Micky Arison, according to the polluter – pays!
Obviously, this does little trouble the president of the Port Authority of Venice, surprised in full concentration in his lavish office:

The Venetians have once again decided to take action …

14 and 15 April, no less than 9 (nine) large cruise ships were originally announced in Venice. The Venetians have decided to repossess their waters, navigating with everything that could float: motor boats, rowing, sailing, pedal boats … bathtub? Those who have no boats will be shipped by Maxi Committee No Navi.
This « passegiata » had been agreed for April 14, from San Marcuola at 15:30. But, as ordinary citizens seeking protection of Venice, who refuse pollution in the lagoon, who report damage to docks and foundations of houses, endangering the huge profits that the Italian state cash through these sea monsters.
This is the henchman of the Italian State in Venice, the prefect Cuttaia, which banned the event, less than 24 hours before it is scheduled. To justify its decision, the henchman of the Italian State has emerged an old 2009 directive from the Ministry of Interior. At the scheduled time of the event, police were instructed to monitor all private boats.

Ignoring the ban, and under the law of free movement within Europe, the Venetians were still sailed on their lagoon that nervi a despotic power trying to deprive them. Thus, they welcomed their way to the departure of the « Queen Victoria » a monster of 294 meters, chartered by the « Cunard Cruise » … which is, guess …
This monster of 90,000 tons, which can carry 2,014 passengers and 900 crew as he belongs to the Caribean Corporation, Micky Arison, which once again destroyed Venice to accumulate wealth.

One hundred thirty people have invaded the boat basin of San Marco to the passage of the ship. Today Photos Venezia, which can read the article in Italian.

Councilman Beppe Caccia denounced the absurdity of the ban by the prefect, who used an old decree of Minister Maroni. But the special police forces, sent by the State, were ordered to identify all the protesters could be prosecuted for piracy. The event has, allegedly, caused delays in the navigation of ferries, the prefect asked ACTV to prosecute.
Clearly, by these acts, the Italian State ranks clearly against the Venetians and openly declares war. To please an Israeli billionaire, emigrated to the U.S., the Italian government allows itself to disregard the European Constitution which was finally written in stone, as an inalienable right of free movement of persons within the community.

Thus manifesting the Venetian scream their despair at seeing their homes destroyed by monsters that move huge masses of water, exerts tremendous pressure on funds and foundations of the city, pollute the fragile and unique ecosystem of the lagoon. Every ship that leaves port and spews smoke into the atmosphere 900 tons of diesel, breathed by tourists in the Serene. Venice is a small seaside town created by the rough men who diverted rivers, built dykes, created a balance suitable for life. This can only be destroyed by the will of one man, for his only greed.


Nous remercions, pour le partage des photos :

Les croisiéristes fêtent les 100 ans du Titanic

Au cours du prochain week-end est prévue l’arrivée d’une quinzaine de maxi navires de croisières, pour encore plus polluer, encombrer et dévaster notre belle Venise. Le Comitato « No Grandi Navi » proteste ouvertement contre cette provocation de l’industrie du tourisme de masse qui a volontairement choisi de s’engouffrer dans l’espace laissé vacant par la dernière loi sur la navigation des monstres des mers. 

« Cela se produit à quelques jours du centenaire du naufrage du Titanic« , sourit le porte-parole de l’association Silvio Testa, « un navire que tout le monde avait appelé insubmersible. Le Costa Concordia est une tragédie toute fraîche, qui date à peine de trois mois. Mais la navigation de ces monstres dans le lagon continue comme avant, mais en pire.« 

Parmi les arrivées, tous les fleurons de la société Costa Croisières (société qui collectionne les accidents en ce début d’année) et MSC.

On va donc subir le passage de tous ces monstres : le Musica et le Magnifica, le Magica et le Fortuna, mais également le  Queen Victoria, le Zenith, le Seabrun et l’Aida Aura… De nouveaux records qui sont conformes aux prévisions faites par les opérateurs d’une augmentation massive du trafic et des passagers, et cela dans le plus grand déni de la crise économique qui frappe le monde, et au mépris des conditions environnementales et sécuritaires pour Venise et son lagon.

Mais le comité n’a pas déposé les armes. La contestation s’est organisée avec un défilé de l’eau samedi après-midi (à partir de San Marcuola), même les grands événements de dimanche après-midi dans la zone des Zattere. Bannières, la musique, des tracts et des slogans contre le risque de trafic de paquebots, les risques pour la santé découlant de leur fumée et les ondes radar, en plus de la dégradation de l’environnement dans la lagune par le passage de ces monstres de 120 mille tonnes.

Voir, sur le même sujet,  l’article extrêmement documenté d’Albert Gauvin (d’où sont extraites les photos) : Venise en guerre contre les croisières ?

Maxi Navires : le décret « bluff » de l’État Italien

Rien ne changera vraiment devant les fenêtres avec « vue sur le canal » de certaines maisons de Venise. Le décret présenté par les ministres Corrado Clini (Environnement) et Corrado Passera (Transports) pour interdire aux monstres des mers de s’approcher des côtes ne concernera pas Venise. L’État italien, propriétaire du port n’allait tout de même pas se priver de l’énorme manne financière que représentent taxes et droits d’embarquements au départ de la ville mythique qu’est Venise.

Pour la même raison, le projet de port off-shore est rejeté, le gouvernement avance comme seule solution, le cache misère qu’est le creusement et l’utilisation du canal de Marghera. Cette solution ne règle rien, pollution atmosphérique (un maxi navire pollue autant de 60.000 voitures) et mise en danger de l’équilibre de l’éco-système lagunaire sont toujours là, avec cette « solution ».

Pendant ce temps, chez les croisiéristes et les armateurs, c’est toujours la course « au plus », plus gros, plus grand, comme nous l’a parfaitement bien montré cette étude parue dans Le Monde du mercredi 7 mars.

Cette décision de l’État italien a remis le feu au poudre et la fureur des vénitiens est à son comble. Les scandales ajoutés des Naxi Navires de croisières et de la lamentable évolution du « Carnaval des touristes » fait donner de la voix au militants de « Italia Nostra » qui demande, ni plus ni moins que la fermeture totale de Venise.

Solution extrémiste, certes, mais qui remporte de plus en plus de suffrages parmi les habitants de la lagune, exaspérés de devoir subir les conséquence d’un tourisme de masse qui ne tient plus compte des réalités de la vie dans la cité lagunaire. Les récents débats de français sur un groupe de parole, initialement destiné à réfléchir à un retour à un Carnaval plus humain et respectueux, ont fini de les énerver. Il ont en effet compris que, même ces touristes-là n’en ont rien à faire des vénitiens, et qu’aucun partage ne sera jamais possible entre les « touristes costumés » et les « habitants de la lagune ».

Alors, pour ce qui est des touristes qui atterrissent à Trevise, pour rejoindre le port en autocars affrétés par les croisiéristes, montent à bord, et ne voient de Venise que les toits depuis leur HLM flottant, ceux-ci sont carrément honnis et détestés. Ils n’apportent que du mal dans la lagune, ils sont subis à cause d’un gouvernement qui s’en met « plein les poches », laissant à l’UNESCO la charge de « réparer les dégâts ».

Heureusement, il n’est pas que des extrémistes à Venise, et certains cherchent encore des solutions, notamment pour continuer à exploiter les installations de la Station Maritime, sans avoir à recreuser le canal de Marghera, qui accentuerait les courant dans tout le nord de la lagune et détruirait encore plus un éco-système encore un peu préservé.

La dernière idée en date étant l’utilisation pour ces géants des mers du canal Vittorio Emmanuele, qui éviterait d’avoir à creuser la portion en question dans la lagune (itinéraire en noir de préférence à celui en rouge proposé par le gouvernement italien). Le tout est de savoir si ces monstres pourront manœuvrer à Porto Marghera ? (voir dans la Nuova, l’article de Gianni Favarato)

Non, la navigation des navires de croisières dans la lagune n’est pas sans risques !

Par un épais brouillard qui enveloppait la lagune, le navire de croisière « Mona Lisa » quittait sa route et s’échouait à quelques mètres de la place San Marco. Nous étions le 13 mai 2004.

Débuts malchanceux pour les débuts du commandant Allemand Thomas Röder sur le pont du Mona Lisa, un navire de la compagnie Kreuzfahrten. Le bateau avait été remis à flot avec l’aide de deux remorqueurs. L’accident n’avait causé aucun blessé.

Plus près de nous, le 23 mai 2010, le Costa Serena, de la désormais célèbre compagnie Costa Croisières, s’engageait à 10:40 heures dans le bassin de San Marco, au moment même où se déroulait la Vogalonga, dont il coupait la ligne d’arrivée qu beau milieu d’un charivari de petites embarcations dans tous les sens. Peut-on imaginer une seul seconde que les responsables de la compagnie, le capitaine du navire et la capitainerie du port de Venise ignoraient tous que c’était à ce même moment la fête dans la cité lagunaire, et que le bassin de San Marco pullulerait de petites embarcations ?

Ce jour-là encore, il n’est rien arrivé…

Photos : Jean-Michel Baboneix

Le 10 septembre 2011, à 7:00 heures, le navire norvégien Jade, d’engage dans le canal de la Giudecca en crachant un énorme panache de fumée noire malodorante. La pollution va persister jusqu’en milieu de journée.

Photos Manfredi Manera

Le commentaire de Manfredi : « Alle ore 7 di questa mattina vedo davanti al Redentore la grande nave Norvegian Jade emettere un inquinamento di fumo nero mostruoso, diesel o altro combustibile evidentemente non filtrato , non depurato. Effetto equivalente al passaggio di centinai di Tir extraeuropei.
Una nave così in Norvegia non può nemmeno entrare nei fiordi figurarsi nei centri cittadini. »

Et ce genre d’incident n’est pas rare, comme en témoignent ces quelques photos :

Le même Jade s’était déjà fait remarquer le 27 août 2011 à 18:30 heures

Pour les compagnies de croisières, Venise n’est pas une escale mais le point de départ ou d’arrivée des croisières. Donc, les touristes qui utilisent ces monstres ne visitent même pas la cité lagunaire, ne profitent pas au tourisme, ni aux hôteliers.

Une compagnie comme Costa Croisières, organise en moyenne trois départs par mois depuis Venise.

Les bateaux sont le Costa Allegra, le Costa Serena, le Costa Victoria et le Costa Favolosa (au moins). Un bâtiment comme le Costa Favolosa représente 5.000 personnes à l’embarquement.

Le départ du Costa Favola, le 20 novembre 2011, qui coïncidait avec d’autres départs à provoqué des embouteillages montres dans la partie de Venise entre la gare, l’aéroport, la piazzale Roma et le port.

Les croisiéristes provoquent dons des encombrements qui nuisent aux touristes venus visiter Venise, aux vénitiens, et à la ville en général. Ils ne font que transiter, rares sont ceux qui passent une nuit seulement en ville. Une fois à bord, les compagnies déploient des trésors d’ingéniosité pour qu’ils dépensent leur argent de poche dans les boutiques de la compagnie.

De leur côté, les sociétés organisatrices de croisières ont vite compris le danger que représente la mise au grand jour de tout le manque de sérieux avec lequel les armateurs et les sociétés ont considéré la sécurité à leurs bords. Ces pratiques, désormais connues du grand public, vont forcément avoir des retombées. Qui serait encore assez fou pour aller risquer sa vie sur un bâtiment où le personnel n’est pas formé en cas d’avarie, où le commandant de bord quitte le navire avant ses passagers, où il est impossible de mettre les canots de sauvetage à l’eau, à cause du manque d’entretiens… ?

Alors, c’est le grand retour de la propagande pour ces compagnies discréditées par leur pratiques pour toujours gagner plus d’argent :

Après la tragédie du Giglio, il semble que les politiques prennent enfin la véritable mesure du danger pour Venise.

Ennio Fortuna, ex Procurateur Général du Veneto propose que soit voté un décret pour interdire la navigation des navires de croisière dans la lagune (mais il ne parle pas des pétroliers…). Ce qui est arrivé au Costa Concordia lui a fait réaliser le réel danger, si quelque chose de semblable arrivait à Venise, se serait la fin du monde. « Nous sommes au bord de l’abîme » a-t’il précisé.

Lundi 16 janvier, les membres de la Commission Environnement du Sénat étaient à Venise (visite prévue avant la catastrophe, mais qui a pris une importance autre).  Ils ont constaté les atteintes à l’environnement lagunaire, si fragile, et ont réaffirmé la nécessité de protéger cet écosystème unique.

Le Comité estime que les grands vaisseaux (2.000 en 2011) causent des dommages aux rives de la ville car ils déplacent de grandes masses d’eau, sont une source de pollution par les gaz d »échappement et les  particules (la pollution d’un seul navire est équivalente aux rejets de 14 000 voitures) et on doit y ajouter l’impact visuel, la lumière et le bruit.

Le maire de Venise, Giorgio Orsoni a rappelé le projet de port off-shore dont ne voulait pas entendre parler les ministres du précédent gouvernement. Il s’exprimait en marge de la réunion avec la Commission. Il a rappelé que « l’exigence première est la protection de la ville« .  « Le thème du passage des grands navires de croisière dans le lagon – à précisé Orsoni – a longtemps été un marché ouvert et d’une grande actualité: nous avons commencé à nous concerter depuis plusieurs mois, même avec l’autorité portuaire, nous donnant un délai de trois mois pour trouver une solution. « 

Mais les écologistes italiens sont opposés à ce projet, qui selon eux provoquerait le chaos. En effet, il faudrait bien permettre aux milliers de croisiéristes de transiter entre l’avant port en mer, en face des plages, et les infrastructures : gare et aéroport. Cela reviendrait donc à remplacer chaque passage de maxi navire de croisière par une noria de bateaux plus ou moins grands obligés de traverser la lagune de part en part.

Pour eux, il faut changer de modèle économique, et trouver un autre point de départ et/ou d’arrivée pour les monstres des océans. Or, les sociétés organisatrices de croisières et les croisiéristes, dépensent des fortunes pour avoir le privilège de la vue imprenable sur la Sérénissime…

En décembre 2011 l’associazione Ambiente Venezia a édité un document très complet qui apporte les preuves de tous les impacts environnementaux et les dégradations causées à la lagune, ses construction et l’équilibre de son écosystème par la seule présence de ces monstres des mers. Vous pouvez consulter ce document(en italien) sur le site du journal L’Espresso

Lire également cet article de Jean Delavaud, dans le journal Ouest France

Maxi navires de croisières, la catastrophe tant redoutée

Nous avions pensé vous parler aujourd’hui de la manifestation, prévue hier samedi après-midi, à Venise, à l’occasion du départ d’un maxi navire de croisière de la société Costa Croisière.

C’est une dramatique actualité qui vient prouver que les craintes des vénitiens ne sont pas vaines, et qui nous a obligé à réécrire notre article.

Le navire de croisière Costa Concordia échoué, photographié le 14 janvier 2012 au petit matin au large de la Toscane. Photo : Stringer/AFP

Le Costa Concordia, un des fleurons de cette compagnie s’est échoué au large de la Toscane, provoquant la mort d’au moins quatre personnes, et quatorze blessés, dont certains dans un état grave et peut-être des disparus.

Le navire, avec 4.230 personnes à bord (environs 3.000 passagers, et autour de mille membres d’équipage) était parti pour une croisière en Méditerranée. Avec ses 58 suites avec balcon, ses quatre piscines, ses treize bars, ses cinq restaurants et autant de jacuzzis, Le Costa Concordia passait pour un temple flottant du divertissement. Parti de Savone pour une semaine de croisière, il devait faire escale à Civitavecchia, Palerme, Cagliari, Palma de Majorque, Barcelone et Marseille.

Ayant quitté le port de Civitavecchia, près de Rome, vers 18h, en direction de Savone. Il a rencontré des difficultés près de deux heures plus tard.

Nous avions trouvé sur Internet une vidéo (comme une vidéo de surveillance, on pensait) au moment de l’impact. Elle a été supprimée depuis… On y voyait un bar, et tout a coup les tables qui partent dans tous les sens… mais il s’agissait aussi peut-être d’un des nombreux documents bidons qui circulent depuis deux jours sur Internet.

Apparemment, vers 20h30, alors que les passagers dînaient, le paquebot long de 290 mètres aurait heurté un rocher, sans doute parce qu’il naviguait trop près du rivage, ou en tout cas de cet obstacle, a estimé Francesco Paolillo, un garde côte.

Selon Luciano Castro, un témoin, il était environ 21h30 «quand la lumière a été coupée». «On a entendu un grand coup, puis un grondement et les couverts sont tombés par terre. Le bateau a commencé à embarquer de l’eau et à pencher sur le côté», a-t-il précisé. Quand la lumière est revenue, le commandant a annoncé une panne du générateur électrique et promis une réparation rapide.

« Dans un premier temps, le commandant de bord a évoqué une panne électrique, puis l’équipage a invité les passagers à revêtir les gilets de sauvetage et à se diriger vers les chaloupes, ce qui a donné lieu à des scènes de panique dignes du naufrage du Titanic« , raconte la journaliste Mara Parmegiani qui était du voyage.

Selon au autre témoin : « L’équipage a ensuite invité tout le monde à endosser les gilets de sauvetage et à se regrouper sur le pont devant les chaloupes« . L’ordre a été donné de quitter le navire: sept brèves sonneries et une longue.

Dans l’affolement, des passagers ont sauté dans l’eau glacée. D’autres, pressés de monter dans les canots de sauvetage, sont tombés à la mer, selon plusieurs témoins. L’un d’eux, un septuagénaire tombé dans les eaux froides de la mer tyrrhénienne, est décédée d’hydrocution.

Selon un témoignage sur la chaîne Sky TG24, « Le personnel n’était pas du tout adapté, il y a eu des problèmes au moment où les chaloupes ont été descendues à la mer« , ainsi, a-t-elle raconté, le pilote de la chaloupe à bord de laquelle elle-même était embarquée a dû être remplacé à la dernière minute. En outre, elle a affirmé que tous les gilets de sauvetage n’étaient pas en état, et que les lumières de secours n’ont pas fonctionné.

Il y avait environs 1.000 passagers italiens, environ 500 touristes allemands, 150 Français, ainsi que des Espagnols, des Japonais ou encore des Indiens, a indiqué l’armateur sans donner le détail des nationalités représentées. Selon l’envoyé sur place de France 2, en fait 460 Français étaient à bord, dont trois ont été blessés. On ne connaît pas encore l’identité des trois victimes.

Les derniers chiffres sur le nombre de personnes à bord indiquent : 3216 passagers et 1013 personnels d’équipage. Parmi les touristes, figuraient en majorité des Italiens (989), mais aussi de nombreux Allemands (569), 462 Français, des Espagnols (177), des Américains (129) et des Croates (177). Il y avait aussi 111 Russes à bord, tous saints et saufs selon les médias de ce pays.

On compte deux français parmi les victimes décédées dans ce naufrage. Les corps des trois victimes de ce naufrage – deux touristes français et un membre d’équipage d’origine péruvienne – ont été rapatriés à la morgue d’Orbetello, la ville située en face de l’île du Giglio. Le parquet a demandé une autopsie. Selon des premiers examens médicaux, ils seraient morts par noyade. Le bilan de l’accident pourrait toutefois s’alourdir. On dénombre une quarantaine de blessés, dont deux graves, et il reste, ce dimanche à midi, encore 17 disparus. Mais ces derniers pourraient se trouver encore sur l’île, accueillies par la population. Les autorités continuent de croiser les listes des passagers et membres d’équipage avec celles des secours pour retrouver toutes les personnes répertoriées, pendant que les recherches se poursuivent à l’intérieur de l’épave du bateau naufragé.

Dans la nuit de samedi à dimanche, un couple de Sud-coréens en voyage de noces a ainsi été sauvé, après avoir passé 24 heures coincé dans sa cabine. Un troisième rescapé, un Italien membre de l’équipage, a été extrait de l’épave dimanche. Selon les médias italiens, il aurait un membre cassé.

La passagère sud-coréenne, qui était en voyage de noces avec son mari, apparaît après avoir été sauvée du naufrage dans la nuit de samedi à dimanche. Crédits photo : Gregorio Borgia/AP

La compagnie Costa Croisières dont le site Internet ne fonctionne plus, mis à part la homepage, qui s’est dit par la voix de son représentant, « très choqué par l’incident » a présenté ses condoléances aux familles des victimes. Donc, pour cette compagnie, un fleuron de technologie qui provoque la mort de 14 personnes (au moins) n’est qu’un incident. La formule à provoqué une vague d’indignation dans toute l’Italie, bien entendu.

A propos de Costa Concordia, de nombreux lecteurs nous demandent si nous avions les plans du navire qui ne sont plus consultables sur le site de l’armateur qui est, depuis la catastrophe fermé. Effectivement, nous avons les plans des navires qui sont venus ou qui viendront à Venise (au cas où).

Des unités des garde-côtes et d’autres bateaux, notamment des ferries assurant la liaison entre la côte toscane et l’île de Giglio, se sont aussitôt rendus dans la zone pour participer à l’évacuation des passagers et de l’équipage. De hélicoptères équipés de puissants projecteurs survolaient également les lieux. Les secours sont coordonnés par la capitainerie du port de Santo Stefano et les carabiniers. Des plongeurs ont rapidement été mobilisés pour contrôler la partie du bateau immergée afin de voir si d’autres passagers pouvaient s’y trouver.

Bon gré mal gré, toute la nuit, les gardes-côtes, des navires marchands et des ferries assurant la liaison entre le sud de la Toscane et Giglio ont participé à l’évacuation des passagers et de l’équipage vers l’île de Giglio, où ils ont été accueillis choqués dans les rares chambres d’hôtel disponibles, dans les écoles, les gymnases et même dans l’église. « En fait n’importe où muni d’un toit », a déclaré le maire de la commune Sergio Ortelli.  Samedi matin, ils étaient transférés par centaines par ferries vers le port de Santo Stefano, sur la terre ferme italienne.

Un numéro d’urgence a été mis en place pour répondre aux familles : 01.53.59.11.00

Selon Francesco Paolillo, un garde-côte, il y avait une brèche de 30 mètres dans la coque du paquebot. « Nous pensons que c’est parce que le navire a navigué trop près d’un obstacle comme un rocher« , a-t-il ajouté, tout en précisant qu’il était trop tôt pour en savoir plus sur les circonstances de l’accident.

Naufrage du Costa Concordia le 14 janvier 2012 - Photo des Vigiles du Feu

Naufrage du Costa Concordia le 14 janvier 2012 – Photo des Vigiles du Feu

Ce matin, le capitaine du Costa Concordia, fleuron de la flotte de la compagnie Costa Croisières errait en ville… aux dernières nouvelles, il y aurait 70 personnes portées disparues selon le préfet, qui a porté le nombre des blessés à 40.

Francesco Schettino, le commandant a abandonné son navire !

Selon le procureur, le commandant du Costa Concordia, dont l’échouement a fait trois morts, une quarantaine de blessés et 70 disparus, a quitté le navire avant l’évacuation des derniers passagers.

C’est une des bases de la marine. Même en pleine tempête, un commandant n’abandonne jamais son navire. Pourtant, celui du Costa Concordia, le bateau de croisière qui s’est échoué vendredi soir au large de la Toscane faisant trois morts – dont deux Français -, une quarantaine de blessés et 70 disparus, a renoncé. Selon le procureur de Grossetto en charge de l’enquête, le capitaine Francesco Schettino, arrêté samedi soir pour homicide multiple, naufrage et abandon de navire, a quitté le paquebot bien avant l’évacuation des derniers passagers. Il a été retrouvé sur le rivage vers 23h40, alors que les évacuations ont duré jusqu’à 6 heures du matin samedi, affirment certains médias italiens.

Des sauveteurs à la recherche de survivants au naufrage du Costa Concordia. Crédits photo : STRINGER/ITALY/REUTERS

Hasard du calendrier, le 14 janvier, les vénitiens avaient mobilisés pour une manifestation contre ces maxi navires de croisières qui traversent le centre ville, à l’occasion du départ d’un autre navire de la compagnie Costa Croisière qui utilise fréquemment Venise comme point de départ où d’arrivée pour ses voyages. Le Monde avait consacré un article à ce problème, il y a quelques jours seulement.

Depuis des années, nous dénonçons avec les vénitiens, ces pratiques, qui n’apportent que des problèmes à Venise : encombrement de la gare et de l’aéroport, surpopulation très importante (3 à 5.000 passagers, à chaque mouvement, qui ne font que transiter), pollution sonore, visuelle et atmosphérique, dégâts sur les habitations, les canaux et les quais de la ville à cause de la pression exercée par la masse de ces montres marins sur l’eau de la lagune.

Les croisiéristes n’apportent rien à Venise : ils arrivent en train ou en avion, gagnent le port au plus vite avec leurs bagages, embarquent sur les navires où tout est prévu pour les satisfaire à bord. Même les souvenirs sur Venise sont achetés à bord. Donc, ces touristes-là n’apportent que des désagréments à la ville, les taxes portuaires profitant à l’État.

On ne saurait imaginer les conséquences sur Venise et l’ensemble de la lagune si un tel drame survenait dans le bassin de San Marco !

Lundi, le Sénat Italien avait prévu de venir voir dans la lagune, d’étudier le problème de ce trafic des maxi navires de croisières, et d’en discuter prochainement en son sein. Espérons que le drame qui vient de survenir fera comprendre, qu’en terme de vie humaines, ce que nous racontent les croisiéristes à propos de la sécurité de leurs navires est faux.

Espérons que les politiques oublierons les revenus engendrés par le port pour l’État qui encaisse toutes les taxes, et que seuls seront privilégiés, la santé et la sécurité des personnes et l’avenir du joyau qu’est Venise pour le monde entier. Trésor qu’il faut protéger de la cupidité d’affairistes. Les vénitiens espèrent ne plus voir leurs maisons s’effondrer à cause de ces monstres des mers qui ne nous apportent absolument rien !

Voir, également, en italien : L’incidente impossible

Les photos de cet article ont été mise en ligne par La Republica di Firenze

Nous espérons ne jamais voir une telle image un jour :

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