Anzolo Maria Barbaro

Fils du sénateur patricien Bernardo Barbaro et une mère non noble, Angelo Maria Barbaro est né à Portogruaro le 9 février 1726.

Ne pouvant espérer une carrière politique, en raisons des lois strictes de la République et du rang de sa mère, le simple choix que lui imposa sa condition sociale fut de revêtir l’habit religieux.

Il devint donc abbé, mais surtout un des plus célèbres satiristes de son époque, craint par les plus puissants tellement sa plume pouvait être féroce.

D’un tempérament lunatique, bizarre et querelleur, le mordant de sa veine poétique était principalement dirigée contre le puissant procureur Andrea Tron, qu’il surnomma « le paron », et dont le mariage tardif avec Caterina Dolfin était le fruit d’une longue enquête qui avait mené son premier mari en prison. Le mariage avec Marcantonio Tiepolo annulé, la voie était libre pour le redoutable procureur pour épouser la belle poétesse.

Abbé causeur et brillant vulgarisateur, il fréquenta les salons, et par ses blagues incomparable et la propagations des ragots, alimenta les bruits qui parcouraient la ville. Son esprit brillant lui permit, dans sa jeunesse, d’atteindre l’intimité spirituelle de certaines de ses hôtes, et, probablement leurs faveurs.

Avec l’âge, il devient un aigri et un râleur constant.

Il écrivit le plus souvent en « dialecte », dans la langue vénitienne parlée par les gens du peuple et dans sa famille.

Il réussit, par ses textes, à s’attirer tant d’animosités, qu’il était forcé, quand il quittait sa maison, de se faire accompagner par un serviteur armé jusqu’aux dents.

Barbarigo est également considéré comme l’un des représentants les plus typiques de cette partie de l’aristocratie vénitienne, fataliste et ronchonne, qui, à la fin de la République, vivait désormais plongée dans un scepticisme politique et moral profond.

On retiendra parmi ses œuvres :

  • Anna Erizzo, ossia Mehemet in Negroponte, un opéra tragi-comique.
  • Proverbio venezian, sous couvert comique, une virulente attaque contre son ex-amie.
  • Matrona d’Efeso, en vers, sur les coutumes dépravées de Venise.

Anna Erizzo, ossia Mehemet in Negroponte

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