Francesco Albotto

Francesco Albotto est né à Venise à une date incertaine (vers 1721). Il est inscrit à la confrérie des peintres vénitiens de 1750 à 1756. Il a été élève de Michele Marieschi et à la mort de ce dernier (1743) il en épousa la veuve, Angela Fontana.

C’est pourquoi cet article fait directement suite à celui, publié hier, consacré à Michele Marieschi.

Les particularités de son style pictural ont été répertoriées par Rodolfo Pallucchini qui en 1971 trouva à New York, auprès d’un antiquaire une Veduta di Palazzo Ducale signée par l’artiste Francesco Albotto F., in Cale de Ca’ Loredan a San Luca.

Contrairement à sa fantaisie prédominante et à son coup de pinceau désinvolte, la source d’inspiration principale de Francesco Albotto est liée aux modèles déjà réalisés par d’autres artistes, qu’il s’est appropriés en consultant les éditions Magnificentioris Selectioresque Venetiarum Prospectus, gravées par Marieschi, dont il assura la réimpression, ainsi que Urbis Venetiarum Prospectus celebriores […], gravées par Antonio Visentini ce qui a posé souvent des problèmes d’attribution.

Il est mort à Venise le 13 janvier 1757.

(c) Bristol Museum and Art Gallery; Supplied by The Public Catalogue Foundation

Albotto - Veduta del campo e delle porte dell Arsenale

Albotto - Veduta del palazzo ducale

Albotto - San Guiseppe de Castello

7 Commentaires (+ vous participez ?)

  1. RANLIAL
    Déc 02, 2014 @ 08:04:55

    L’Arsenal n’a pas changé ; On croirait y être . Belles vedutes.

  2. M. Vaudenay
    Déc 02, 2014 @ 08:16:04

    bonjour
    Dans la vue de l’Arsenal, qu’est-ce que la « statue » au milieu de la place, surmontée d’un poteau rouge très effilé ??

  3. Muriel
    Déc 02, 2014 @ 08:26:50

    Drôle de personnage qui copie les gravures et épouse la veuve de son maître. Pas moyen d’identifier non plus des peintures de maturité, puis qu’il est mort jeune lui aussi!

  4. oliaiklod
    Déc 02, 2014 @ 10:00:01

    Et pour terminer la réponse faite hier, on voit une certaine concordance dans la facture du San Giovanni e Paolo d’hier et le San Giuseppe de Castello d’aujourd’hui.
    Mais ce sont des œuvres sorties du même atelier attribuées à des peintres qui étaient intimes, et qui faisaient travailler les mêmes ouvriers et apprentis.

  5. oliaiklod
    Déc 02, 2014 @ 10:02:35

    C’est un mat comme les trois qui sont encore devant la basilique San Marco sur la piazza de nos jours.

  6. Muriel
    Déc 02, 2014 @ 11:01:51

    Oui, vraiment. Proportions et lignes de fuites, aïe, aïe!

  7. oliaiklod
    Déc 02, 2014 @ 11:29:40

    On retrouve une trame assez semblable dans l’histoire du Tintoret et Sebsatian Caser, son élève. Histoire assez justement relatée dans la bande dessinée dont nous avions parlé, le 30 décembre 2013 : L’or du Vénitien

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