Cardinalis pervertunt – 8 – Les marches de l’Enfer

Cardinalis pervertunt

Par un matin de brouillard, intense, froid et humide, comme seule la lagune de Venise ait en générer, le cardinal pervers, la madre de tutte les stupidità qui dormait dans son lit à ce moment, et toute la bande des cornées du Diable furent arrêtés par les gens en arme du palais ducal.

Le soir même, les mercenaires germaniques furent amenés, dans des barques silencieuses dans le brume jusqu’au canale Orfano, tristement célèbre. Là, après leur avoir coupé la langue, crevé les yeux et fait de larges entailles sur tout le corps, on attacha une grosse pierre d’Itsrie autour de chacun de ces porcs avant de les basculer par dessus bord. De tout temps, les crabes et les crustacés de cette région de la lagune sont les pus gros, et ceux dont la chair et la plus ferme et son goût d’une exquise finesse.

La madre de tutti le stupidità fut, dans un premier temps écartelée, et ses membres accrochés à San Casiano, aux fameux crochets. Puis, elle fut pendue entre les deux colonnes, et selon la volonté du Doge et du Conseil des X, elle aurait dû y rester quarante jours. Mais, après trois journée seulement, l’odeur pestilentielle était si forte qu’elle envahissait tout le palazzio ducale. De plus, et ce malgré le fait que l’on était en hivers, la décomposition des chairs et des graisses était si rapide que la piazzetta grouillait de vermines de toutes sortes. Le quatrième jour, on détacha donc cette forme devenue immonde pour aller la brûler au loin, sur l’île du Lazzaretto. De son compagnon, on ne sût rein, mais certains disent qu’on peut encore le voir, dans l’obscurité d’une des plus basses cellules des prisone viechi, celle qui est emplie d’une la moitié du temps.

Quand au Cardinal, après un assez long séjour en cellule, au moment où sa tête commençait à s’égarer hors des les limbes de la raison, le bourreau vint dans sa cellule ; il le fit assoir et lui mis sur le visage le masque d’infamie, celui qui possède, à l’intérieur, deux piques acérées en face des yeux, et une lame tranchante qui laisse sur le front la marque indélébile du Lion de Venise, car elle se transforme avec le temps en une cicatrice qui informe bien qui vous a ainsi puni.

Puis, une barque l’amena sur la terre ferme, et une carriole dans les montagnes, au dessus de Grapa, où, dans une masure à l’entrée d’un village, il vécu encore quelques mois comme un gueux, dans la crasse et mourant de faim.

Un jour, on le retrouva mort dans l’obscurité de la cabane, et les villageois le jetèrent sur un tas de branches auquel ils mirent le feu avant de retrouver leurs occupations. Ce sont probablement les charognards qui finirent de nettoyer les restes du cardinal le plus immonde que notre Terre ait jamais portée.

Retrouvrez toutes les aventures du Pervertito Cardinale prochainement en album BD !

Ce récit est une fiction. Toute ressemblance avec des personnes vivantes ou ayant existé ne serait que coïncidence fortuite.

Cardinalis pervertunt – 7 – Dans la Bocca dei Leone

Les criminels ne restent jamais en paix, à Venise, où la délation fait partie de l’art de vivre.

Revenus dans la sérénissime, les membres de la petite bande ne connurent pas un bien grand répit. Rapidement, des dénonciations secrètes, des informations parvinrent au scribes des inquisiteurs vénitiens.

Le Conseil des X pris rapidement la décision de na pas les laisser agir dans la république de Venise.

Dans la boca de leone

Les inquisiteurs demandèrent donc à l’ensemble de leurs espions de concentrer leurs forces sur le cardinal et sa bande.

Il nous est resté, encore de nos jours, de nombreux rapports, écrits par les plus célèbres d’entre eux, sur ce personnage. Même le célèbre Casanova a écrit à son sujet. L’ensemble de ces rapports nous permet de mieux connaître ce terrible personnage. Nous n’avons retranscrit que ce qui était admissible de vous répéter, les espions de Venise ayant pour habitude de relater les faits, certains rapports sont vraiment trop choquants pour être repris ici.

G. B. Manuzzi : J’ai appris de la bouche de Don Gio Batta Pandini que le cardinal s’est rendu chez le curé Lorenzo Fontana, de l’église de San Martino, pour s’y entretenir avec Christoforo Pedrochi, de Castello, lequel est accusé de sodomie, non seulement pour les faits survenus, mais aussi parce que lui-même s’en vante.

Le même, dans un autre rapport nous apprends que : Le cardinal s’est rendu au pont de San Fatino, face aux Case Nove, où habite Cecilia Todeschi, véronaise et prostituée. Dans la nuit on a entendu la femme hurler comme si on la torturait. Elle n’est sortie de sa maison que trois jours plus tard, et avait des marques sur le visage. Une commère m’a dit qu’elle portait des marques affreuses de sévices sur tout le corps, et qu’elle avait affirmé ne pas comprendre pourquoi il ne l’avait point tuée.

Antonio Andrioli : Le cardinal se rend souvent chez une dame qui habite dans la calle de la Madona, près du cafè vis-à-vis de l’église des SS. Giovani e Paolo. J’ai entendu dire, par une voisine de cette maison, que cette dame, sans égard pour son caractère et sans aucune retenue, vit comme une fille publique, et que, passé une certaine heure, comme le font les courtisanes, elle se tiens sur le pas de sa porte, d’où elle invite ceux qui passent à entrer.

Giacomo Strapparava : Le cardinal s’est rendu dans une maison à côté du cafè vis-à-vis de l’église des SS. Giovani e Paolo, où il a ses habitudes chez une femme qui y vit comme une courtisane. Celle-ci avait amené dans sa maison une très jeune fille qu’elle avait été chercher sur l’île de Murano. Les voisins ont entendu la fillette hurler une grande partie de la nuit. Personne ne l’a revue et nul ne sait ce qu’il en est advenu.

Giacomo Casanova : J’ai appris d’une certaine Polonia, qui vit près de l’église San Luca avec ses deux filles jeunes et avenantes, que le cardinal lui a demandé des faveurs. Mais quand elle a vu qu’il était à demi mangé par le petite vérole, elle a cru bon de refuser. Le lendemain, les mercenaires du cardinal sont venu dans sa maison où ils ont tout cassé et les ont violées toutes les trois à maintes reprise.

Découvrez la suite des aventures du Pervertito Cardinale prochainement sur notre blog !

Ce récit est une fiction. Toute ressemblance avec des personnes vivantes ou ayant existé ne serait que coïncidence fortuite.

Cardinalis pervertunt – 6 – La politique du pire

Les meilleures choses ont une fin…

Le roi de France commença à prendre ombrage des mœurs de ce cardinal particulièrement immonde, surtout après une sombre histoire avec l’une des jeunes filles de la cour de la reine.

Profitant d’un passage dans la capitale, le religieux, toujours aussi démoniaque, avait plus ou moins séduit une demoiselle d’honneur qui était proche de l’épouse du monarque au Palais Royal.

Pervetito Cardinale

Mais, dans l’intimité, la belle demoiselle, issue de la plus grande noblesse, se sentie prise au piège et humiliée par ce déjà vieux pervers qui aurait pu être son père, pour le moins. Elle se défendit alors avec rage. Les mousquetaires du cardinal se ruèrent, à son appel, dans la chambre. Ces Cornées du Diable, fidèle à leur sinistre réputation ne firent pas les choses à moitié. En peu de temps, la belle était égorgée, puis violée et coupée en morceaux, avant que son corps ne soit jeté en Seine.

Bien entendu, l’esprit manipulateur du cardinal imagina une légende autour de la disparition de la belle, et fit courir les bruit qu’elle avait été victime des savoyards à la solde du Dauphin. Ce qui était impossible, puisqu’à cette époque, Savoy et Dauphiné étaient en conflit, et que le Duc de Lesdiguière réglait ces querelles du fil de son épée. Mais, dans sa folie mégalomane, le cardinal avait omis ce simple fait, le détail qui tue et qui vaudra sa perte.

Les espions du Roi lui portèrent, assez rapidement un rapport sur ces faits. Citoyen de Venise, protégé par une sorte de statut d’ambassadeur de la Sérénissime République, même la couronne de France ne pouvait lui infliger le sort qu’il méritait. C’est donc la rage au cœur que le roi imposa le départ immédiat du mécréant et de sa bande de soudard hors de ses frontières.

Le Cardinalis pervertunt pris donc la route de Venise, se pensant toujours au dessus de toute loi et de la justice des hommes.

Mais, le roi de France avait fait transmettre un rapport au Conseil des X par ses espions… et Venise attendait le cardinal sans aucune envie d’oublier combien il avait sali, à l’étranger, l’image de la République et, par conséquence, le crédit des marchands vénitiens dans ces contrées.

Pervetito Cardinale

Découvrez la suite des aventures du Pervertito Cardinale prochainement sur notre blog !

Ce récit est une fiction. Toute ressemblance avec des personnes vivantes ou ayant existé ne serait que coïncidence fortuite.

Cardinalis pervertunt – 5 – Les cuisses des nymphes émues

Pervers, félon et doté de tous les vices, notre Cardinalis Pervertunt ne pouvait laisser passer à sa portée le moindre jupon sans qu’il ne souhaitât qu’il devienne sa proie.

Beau parleur et séducteur infatigable, il obligeait celles qui lui résistaient, soit par la ruse soit, si la belle se refusait tout de même, par la force.

Nous l’avons déjà dit, le cardinal était un expert dans la manipulation des idées et des esprits. Il était un des précurseurs de ce que certains aujourd’hui considère comme une science : l’art de manipuler les foules et de leur faire faire son bon vouloir. Dans l’intimité, ce genre de pratique relevait pratiquement de l’illusionnisme, ses proies étaient comme sous hypnose.

Il arriva que certaines de ces proies ne demandaient qu’à tomber entre ses bras, séduites par ses belles paroles. Alors, pour quelques mois, elles devenaient courtisane privilégiée, du moins tant que persistait l’illusion. En effet, piètre amant, peu inventif et sans témérité, il se révélait, dans l’intimité de la couche, bien en deçà de ce qu’il avait pu laisser entendre dans ses propos. Fainéant, et peu habitué à faire des choses par lui même, ses maîtresses, très vite, devenaient nourrice, ou femme de chambre plus que courtisane adulée et couverte de bijoux. Sa légendaire cupidité et son avarice tenace, bien au contraire, faisaient qu’il s’arrangeait pour se faire entretenir royalement par celles qu’il avait ainsi séduites.

Cela durait un certain temps, jusqu’à ce que le lumière revienne dans la tête de ses pauvres victimes, et qu’elle voient enfin sous un jour véritable ce pitoyable amant.

Moins chanceuses étaient les pauvresses, de tous âges qui tombaient par la force entre ses griffes.

Traitées comme de véritables esclaves soumises à sa perversité, rien de plus ignoble ne leur était épargné, et nous ne saurions vous en décrire le moindre début, sans que cela ne vienne choquer votre sensibilité !

Une fois qu’elles ne lui plaisaient plus, il chargeait ses nervis de s’en débarrasser, bien souvent de manière aussi cruelle qu’expéditive.

Pervetito Cardinale

Découvrez la suite des aventures du Pervertito Cardinale prochainement sur notre blog !

Ce récit est une fiction. Toute ressemblance avec des personnes vivantes ou ayant existé ne serait que coïncidence fortuite.

Cardinalis pervertunt – 4 – La Madre di tutte le Stupidità

Cette mégère avait constitué une sorte de baronnie dans la région provençale du Pays d’Oc. Elle se prétendait comtesse, titre qu’elle n’eût jamais, ni ne naissance, ni par quelque acte de bravoure au service de son pays.

Cardinalis Pervertum

Tout en elle n’était que mensonge et perfidie. Cette grosse femme portait sur son visage l’infamie qui lui permettait de régner sur ses terres, c’est par la traitrise qu’elle en avait pris possession, et par le mensonge qu’elle pillait leurs richesses, sans vergogne. Elle vivait quasi maritalement avec un être quasi invisible, quelconque et pleutre. Son unique travail était de tenter sans cesse des ambassades pour étouffer les affaires les plus dangereuses, ou cacher la vérité par la calomnie.

Ce fut la première, dans cette société secrète qui réunissait, entre autres bandits, le Pervertito Cardinale, les Cornées du Diable, et quelques Barbares Germaniques. Ce fut également l’initiatrice des festivités vénitiennes, qui, organisée à travers tout les royaumes de France, de Savoie et de Venise leur permettait d’engranger une considérable fortune.

La Madre di tutte le Stupidità avait montré le chemin, ouvert la voie. Les autres pervers suivirent son exemple, améliorèrent le système pour qu’il rapporte encore plus. Ils s’organisèrent en société secrète, avec ses règles, sa charte et s’entraidèrent. A chaque fois qu’une de leur victime osait se plaindre, ils organisaient de concert la calomnie, pour ternir sa parole, décrédibiliser les accusations portées, humilier encore plus… Dans ce concert de mensonges, la plus grande partie n’y comprenait rien.

Ils s’étaient secrètement partagés le territoire et les fortunes qui allaient avec : La Savoie allait au Pervertito Cardinale, tandis que les Cornées du Diable se voyaient octroyée une zone couvrant les monts du Jura, des Vosges jusqu’à la Montagne Noire.

Plus au nord, on entrait sur les terres des Barbares Germaniques qui y faisaient régner leur loi.

Tout le reste, était considéré par la Madre di tutte le Stupidità comme son bien où elle souhaitait régner sans partage sur toute fête donnée en l’honneur de la Sérénissime République de Venise, et, surtout, s’en octroyer les seuls bénéfices.

Cardinalis Pervertum

Découvrez la suite des aventures du Pervertito Cardinale prochainement sur notre blog !

Ce récit est une fiction. Toute ressemblance avec des personnes vivantes ou ayant existé ne serait que coïncidence fortuite.

Cardinalis pervertunt – 3 – Les Cornées du Diable

Nous l’avons vu, notre Pervertito Cardinale possédait, a son service, sa propre petite armée formée de mousquetaires à sa solde. Des mercenaires sans aucune culture, ni scrupules, pour qui comptait seul l’appât du gain.

Cardinalis Pervertum

Ces tristes personnages s’étaient croisés, à une époque, uniquement pour avoir le plaisir d’égorger quelques infidèles et de leur faire subir les plus atroces souffrances. De nos jours, de tels personnages seraient poursuivis par les hautes cours internationales, mais à l’époque, de tel méfaits servaient les intérêts de leur maître. Le Cardinalis pervertunt ne manquait pas de les rappeler à ses interlocuteurs, lorsqu’il avait en tête de les soumettre ou de s’accaparer leurs biens.

Mais ces mercenaires prêts à toutes les infâmes besognes n’étaient que les jouets de leur maître, qui s’en servait, en abusait, et leur laissait porter la lourde charge de ses méfaits. Le peuple surnomma rapidement ces brutes infâmes du sobriquet de Cornées du Diable. Cela en disait long sur la manière dont ces soldats se faisaient manipuler par ce diabolique Cardinal.

Il faut dire que le cardinal était devenu expert dans la manipulation mentale, qu’il considérait comme un art à part entière. Il avait même écrit des livres qui font encore de nos jours la joie des banquiers, des assureurs et … des escrocs. Il était passé maître dans l’art de se faire passer pour une victime, et de brouiller les idées de ses proies afin de mieux les contrôler.

Le Pervertito Cardinale entretenait également une relation, quasi matrimoniale avec une certaine marquise Luciferia, extrêmement riche, mais qui protégeait son patrimoine des appétits du Pervertito Cardinale comme elle se protégeait de ses manigances. En réalité, elle était la seule personne en ce royaume à savoir sur le Cardinal, suffisamment de choses, qui étaient autant de menaces pour lui. Plutôt que de finir dans les geôles vénitiennes, ou la tête tranchée entre les deux colonnes de la piazzetta, il préférait ce pacte implicite conclu entre ces deux êtres.

Si nous ne savons rien, ou presque, de leur relations intimes, leurs contemporains étaient édifiés de voir comme la marquise fermait les yeux sur les innombrables maîtresses qui tombaient entre les griffes du Pervertito Cardinale, victimes de ces belles paroles et de ses odieux mensonges.

Un jour, l’autre Cardinal, celui qui, après les Sommets de la Discorde, avait réussi à organiser quelques festivités dans le nord de la Savoie, tenta d’organiser de grandes et belles festivités plus au nord, en terres germaniques. Il envoya quelques émissaires, choisis parmi les plus pervers et les plus ignobles de ses Cornées du Diable. Pendant toute la fête, ces mercenaires multiplièrent, menaces, intimidations et promesses que les participants à ces fêtes seraient victimes des pires tortures dans un proche avenir. C’était comme si certaines contrées étaient interdites pour ceux qui n’appartenaient pas à cette bande de gredins qui écumaient une grande partie des royaumes vénitiens.

Cardinalis Pervertum

Il faut dire en effet, que le Pervertito Cardinale n’était pas le seul à abuser du peuple lors de ces réjouissances populaires marquées du seau de Venise et de son célèbre Carnaval. Les festivités masquées généraient de juteux profits à toute une organisation secrète à laquelle appartenait le Pervertito Cardinale, les Cornées du Diable, la Madre di tutte le Stupidità et d’autres malfaisants qui profitaient ainsi de la crédulité et du bon cœur de leurs victimes.

Découvrez la suite des aventures du Pervertito Cardinale prochainement sur notre blog !

Ce récit est une fiction. Toute ressemblance avec des personnes vivantes ou ayant existé ne serait que coïncidence fortuite.

Cardinalis pervertunt – 2 – Les sommets de la discorde

En ces temps, se tenait une importante réunion entre les cardinaux de l’ensemble des régions alpines, appartenant aux différents royaumes, de Venise comme de Savoie et de France…

Cardinalis pervertunt

Des discussions devaient porter sur un bon partage des âmes entre tous ces prélats, et aussi et surtout, à propos des fêtes qui seraient données dans chaque contrée, avec, sous entendu, le partage des fortunes qu’elles engendreraient.

N’oublions pas que tous ces représentants de la Religion avaient une foi absolue dans l’argent et l’or, ainsi qu’une inépuisable soif de puissance. Les plus habiles manipulateurs de l’époque parvenaient même à devenir les conseillers des rois de l’Europe entière, et disposaient, à leur service d’une véritable armée de mousquetaires pour accomplir en leur nom les pires crimes, les plus basses besognes.

Une de ces réunions si tint dans un village de Savoie, situé à peu près entre Annecy et Chambéry, et dont l’Histoire, fort heureusement ne retint pas le nom. Le petit bourg désolé de Chanas vit donc s’installer ces richissimes en pourpre qui se mirent aussitôt en chasse de tout ce qui portait jupons à trousser. La « religion du cul » étant, vous le savez désormais la principale activité, la plus féconde, en tout cas, de notre Pervertito Cardinale il fut l’un des plus actifs, dans ce domaine, dès son arrivée en ces lieux.

Aucun accord ne fut possible pour se partager la Savoie. Deux cardinaux tentèrent donc de la soumettre à leur volonté. L’un par le partage et la bonté, l’autre par le ruse, la discorde et la médisance. Devinez quel choix fut celui de notre Cardinalis pervertunt ?

Le Cardinalis pervertunt commença donc à organiser des fêtes à sa seule gloire, où les manants qui l’idolâtraient étaient dans l’obligation de lui assurer faste et honneurs. Il devait être servi comme l’un des plus grands princes d’Europe, on devait lui procurer les plus belles proies parmi les jouvencelles d’alentours, et faire en sorte que les veuves les plus argentées viennent lui faire allégeance et lui offrir la plus grande partie de leurs biens.

Il réussi même à se faire payer tous les frais liés à sas déplacements et séjours, cela au dépends de ses simples sujets, se moquant éperdument de toute loi en vigueur dans le royaume.

Cardinalis pervertunt

Découvrez la suite des aventures du Pervertito Cardinale prochainement sur notre blog !

Ce récit est une fiction. Toute ressemblance avec des personnes vivantes ou ayant existé ne serait que coïncidence fortuite.

Cardinalis pervertunt – 1 – Dans l’antre de Moudevi

Cardinalis pervertunt

Dans l’Histoire de l’Église à Venise, la pourpre cardinale n’a pas toujours été portée avec honneur et dignité.

Il est des cardinaux dont les frasques sont restées célèbres. Elles nous ont inspirées l’histoire de ce Pervertito Cardinale le pire que l’imagination puisse enfanter, car le composé subtil de toutes les bassesses et de toutes les turpitudes de l’ensemble de ses pairs…

En ce temps-là, la cité lagunaire s’était opposé à Rome, et le pape avait excommunié Venise.

Dans la Sérénissime République, on ne s’était pas plus ému de cela que d’autre chose. Des cardinaux avaient été nommés, comme toujours issus des plus grandes, des plus riches familles, régnant sur l’ensemble des provinces.

Notre Pervertito Cardinale appartenait à une famille ayant fait fortune dans la finance, et dans ce que l’on désignait à l’époque, dans d’habile ambassade auprès de commerçants établis à l’étranger. Dit en termes moins diplomatiques, notre Pervertito Cardinale était issus d’une famille de richissimes escrocs, des capitalistes sans scrupules et sans vergogne, comme Venise en comptait de nombreux à cette époque.

N’étant pas l’aîné, et pour les traditionnelles questions de patrimoine, il avait été contraint d’embrasser la Religion, mais il revêtit la soutane comme une jeune marié endosse une robe de soie la plus fine, et un corset brodé d’or et de diamants.

Très vite, avant même qu’il ne fut nommé évêque, il était à la tête d’un patrimoine si important que même le pape s’en était offusqué. Le système était d’une simplicité enfantine, et d’une efficacité redoutable. Alors qu’il portait les sacrements aux mourants, il se faisait coucher sur le testament, préparé à l’avance par lui, au détriment de la famille du défunt.

De nombreuses satires sont remontées jusqu’à nous, dont certaines de l’Aretino.

En plus de dépouiller sans vergogne toutes les victimes qu’il croisait, notre Pervertito Cardinale menait aussi une vie dissolue, faite de jeu, de débauche et de crimes les plus infâmes.

On aurait pu imaginer que l’entière population de Venise n’existait que pour le servir ou pour assouvir le moindre de ses plaisirs. On ne pouvait que se plaindre de lui, car ses intrigues, célèbres, menèrent bien des innocentes victimes de sa folie, dans des situations confuses, où leur honneur et leur honnêteté furent, sans raison, mises en cause.

Cardinalis pervertunt

Nombreuses furent les femmes, jeunes filles ou épouses qui furent séduites par ses mensonges. Mais elles durent très vite déchanter tant l’homme était pingre, peu cultivé et tellement sans vergogne qu’il en paraissait n’avoir jamais reçu la moindre éducation des bonnes règles de vie en société.

Partout et en toutes choses il se comportait comme si tous les autres devaient le servir, tels des esclaves.

Découvrez la suite des aventures du Pervertito Cardinale prochainement sur notre blog !

Ce récit est une fiction. Toute ressemblance avec des personnes vivantes ou ayant existé ne serait que coïncidence fortuite.

Tous les articles des derniers mois…