Dix hivers à Venise

Hiver 1999. Première rencontre entre Camilla et Silvestro dans un vaporetto qui traverse la lagune Vénitienne.
Elle est réservée, il est effronté, mais l’alchimie opère. Il décide de la suivre dans les ruelles embrumées…
Ainsi débute une aventure de dix ans, qui les mènera de Venise à Moscou, durant laquelle Camilla et Silvestro vont s’aimer sans parvenir à se le dire.
Entre hésitation et rendez-vous manqués, leurs chemins se scelleront-ils enfin ?

10 Hivers à Venise offre une jolie aventure de 10 ans.

10 ans de jeu du chat et de la souris
10 ans de découvertes
10 ans pour laisser libre court aux émotions

L’histoire de Camilla et Silvestro ressemble à leur rencontre. Un soir d’hiver, ils sont les seuls passagers du dernier vaporetto  sur la lagune vénitienne. Chacun est encombré de bagages et d’un objet volumineux (un lampadaire pour elle, un étrange arbre sans feuilles mais auquel sont suspendues des boules rouges pour lui).

Elle l’observe à la dérobée. Il la taquine en imitant son air sérieux de lectrice concentrée. Elle sait où elle va. Lui non. Il descend au même arrêt qu’elle. Sous la pluie battante, dans ce quartier désert, il frappe à sa porte et demande à être hébergé pour la nuit. Un seul chauffage d’appoint, un seul lit. De mauvais gré, Camilla fait de la place à un Silvestro embarrassé. Présentations faites, on se serre la main et on s’endort chacun de son côté, pelotonné dans de gros pulls.

Pourquoi Venise ? Le réalisateur Valerio Mieli commente son choix de situer l’action de Dix hivers à Venise dans cette ville italienne : « Dix hivers à Venise est l’histoire de deux jeunes qui, n’arrivant pas à s’aimer tout de suite, doivent apprendre à le faire, tout en essayant de se frayer un chemin dans le monde des adultes. Pour raconter cette histoire d’amour, je voulais un romantisme qui soit à la fois vrai et féérique. C’est pour cela que j’ai décidé de situer mon film dans une ville poétique comme Venise, mais en montrant le visage plus quotidien des marchés, des bàcari et des vaporetti. Dans toutes les phases du projet, de l’écriture au travail avec les acteurs, jusqu’à la recherche des musiques, ma préoccupation principale a été de maintenir cet équilibre entre réalisme et légèreté. »

C’est donc une Venise loin des clichés que montre le film de Valerio Mieli, préférant à l’incontournable place Saint-Marc la ville qui vit au quotidien, ses marchés, ses petites tavernes d’étudiants fauchés, ses docks. L’hiver, son froid, ses brumes et son acqua alta  (les marées hautes exceptionnelles qui l’inondent) brouillent un peu plus les pistes. Demeure une atmosphère romantique, surannée et féerique. Les dialogues enlevés et les situations comiques contrastent avec bonheur avec la tendre mélancolie qui nimbe cette jolie romance.

Bref : Une Venise telle que nous l’aimons (avec en prime des images de Moscou telle qu’elle est)

10 Hivers à Venise

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