Venise « Puttanaio » de l’Europe

Au début de la Grande Guerre, un important contingent de troupes afflua dans la cité lagunaire, et, dans le même temps, de nombreux réfugiés arrivèrent.

Bordel militaire à Venise pendant la Grande Guerre

Le 13 juillet 1915, l’inspecteur Puccinelli chargé de la vigilance sanitaire des prostituées, assurait que « Ce ne sont pas des prostituées sous surveillance qui contribuent le plus aux maladies vénériennes. » Il ajoute, à deux mois de la déclaration de guerre, qu’il existe à Venise « 15 maisons de prostitution avec 49 filles. Le prof. Minassian, médecin visiteur, m’a assuré qu’il a très rarement trouvé des filles malades lors des visites de contrôle. Il en est bien autrement pour les prostituées clandestines qu’il faudrait également placer sous l’autorité militaire. » .

En effet, de tous temps et dans tous les pays, en temps de guerre, les bordels et les prostitués passent sous l’autorité militaire (ce sont les BMC).

Calle del carro, calle Bognolo ou delle Pietre Vive, près de la Frezzeria, dix nouvelles maisons de tolérance ouvrirent dès le début de la guerre, transformant le secteur en quartier chaud. Certains étaient réservés aux officiers, voir même à l’État Major. Les bordels populaires étant destinés au repos de la troupe revenant du front pour une courte permission.

Maison close à Venise

Alors qu’en 1920, l’état de guerre finissait officiellement, les maisons de tolérance, conformément au décret du 22 août 1916, auraient dû fermer de manière automatique. Mais les tenanciers étaient assis sur un pactole et le commerce de la chair humaine continua. Les prostituées transformèrent tout le secteur de le Frezzeria en une vaste Yoshiwara ou les filles, se tenaient à la porte des maisons, à demi nues.

Le 18 novembre 1922, un lecteur de la Gazzetta di Venezia faisait écrire, indigné, que « … dans ces rues tout est permis. Au milieu des ordures, à toute heure du jour et de la nuit elles viennent guetter dans la rue, les murs et les angles servant d’urinoir ou pire… » à deux pas de la piazza San Marco, le quartier du vice, malgré les contrôles, ouvrait la voie au trafic de cocaïne et autres substances stupéfiantes.

Article librement inspiré de Venezia sconta. 7 secoli di piaceri, intrighi e scandali erotici par Claudio Dell’Orso avec la permission de l’auteur.

Maison close à Venise

Impure di strada

Au début du XXème siècle, avant la Première Guerre Mondiale, à Venise le comte Filippo Grimani conseiller municipal (Venise, 4 juin 1850 – Rome, 5 décembre 1921), s’oppose violemment à l‘avocat Gino Bertoloni, nationaliste, conservateur qui manifeste, dans un accès antisémite, que les hébreux sont responsables de la fin de la Sérénissime.

Filippo Grimani

Mais il a surtout commencé une croisade contre la prostitution, et insinue que ce sont les juifs de Venise qui ont conduit l’aristocratie au libertinage abandonnant dans les bras de femmes « la Vertu et la Patrie ».

Gino Bertolini, plus connu pour avoir été l’avocat et le conseiller de Lady Layard, dira ce plaidoyer resté célèbre : « Aujourd’hui, les putes sont une sorte de nécessités : ont doit demander aux employés de l’État de cesser de les obliger à se rétracter ou de les maltraiter, car tout ceci n’est rien que de l’hypocrisie et de la brutalité. » L’étude sociologique qu’il publiera vers Noël 1912 est une véritable et singulière tranche de vie vénitienne à l’aube de ce siècle.

La bella moscardina !

Dans la partie intitulée La farandole delle meretrici il explique et décrit l’offre sexuelle tarifiée importante de l’époque. Il y montre une inhabituelle compréhension pour ces filles du peuple et leurs misérables conditions de vie. Il dénonce également cette jeunesse riche qui use de leurs corps et veut partir sans payer, condamnant aussi cette société bien pensante prompte à dénigrer la « gent des égouts » mais qui ne bouge pas pour tenter d’améliorer les conditions de cette misère dont ils puisent en fait leur richesse.

Ces « impure di strada » sont des filles de Venise et de sa région. Brunes ou blondes, elles battent le pavé des calis, deux par deux, accostant le client devant les commerces, se mélant de façon désinvolte aux spectateurs qui attendent à l’entrée des théâtres ou dans les lieux publics.

Fille et son soutenur et un client, devant le Gran Teatro La fenice

La rue est leur lieu de travail ou cette population, aux confins de la loi, est constamment offensée, arrêtée, molestée et bastonée par les zélés défenseurs de la moralité publique.

Comme le Code Pénal leur interdit d’amener leurs clients dans un pied à terre, les passes se font dans la rue, sous un porche, appuyés contre une colonne, ou la balustre d’une fondamente où la fille soulève une jambe. Le tarif moyen des prestations, varie de 5 à 15 Lires, surtout en fonction de l’âge de la fille.

A la tombée de la nuit, l’éclairage public étant si faible, avec ses rares lanternes, que l’ambiance créée devenait plus « intime », spécialement dans les lieux moins passagers. Le puits du campo Santa Sofia, par exemple, était abondamment utilisé pour des libations si bruyantes que, parfois, les voisins jetaient de l’eau sur les couples en pleine action

Le printemps des filles des rues

Article librement inspiré de Venezia sconta. 7 secoli di piaceri, intrighi e scandali erotici par Claudio Dell’Orso avec la permission de l’auteur.

Images tirées de Italia. II. L’ambiente fisico e psichico. Storia sociale del secolo ventesimo de Gino Bertolini (1912)

La nasa

Rien à voir avec l’agence aéronautique spatiale américaine !

Nous allons vous entretenir aujourd’hui d’une petite spécialité vénitienne, qui, malgré les lois sur le harcèlement sexuel, n’a pas encore spécialement disparue aujourd’hui.

On désignait par ce terme une sournoise « mano morta ». Contrairement au visqueux effleurement des rondeurs, la nasa était une traitre et énergique palpation exécutée avec la paume de la main ouverte et le doigt médium pointé à l’extérieur toujours visant le postérieur féminin.

Le grossier et embarrassant, mais parfois plaisant, hommage au ferme fondement par des hommes excités serait aujourd’hui jugé comme harcèlement sexuel. Très connu après guerre, un petit vieux au regard de poisson cuit, en chapeau, en veste grise et en cravate rouge bordeaux, même par grandes chaleurs se promenait avec une canne de manière à « effleurer » les culs des passantes du pont du Rialto.

Mais le plus acharné palpeur, dans la seconde moitié des années 60 était un certain Signore G. qui travaillait dans une entreprise de Murano. Il avait environ 35 ans, quand il entreprit cette activité de tripoteur de culs. Bel homme, distingué, marié, avec de enfants, la gauloise entre les dents il suivait avec appétit les derrières qui passaient, spécialement dans les Mercerie. Il avait une prédilection pour les françaises. Il les reconnaissait à distance, affirmait-il, à la façon dont elles bougeaient dans la foule.

Si après avoir touché le postérieur, il y avait un vif signe d’indignation de la part de l’intéressée ou de celui qui l’accompagnait, il tombait des nues, niant toute implication. « Vous êtes folle ! » répondait-il sur un ton assuré avec sa voix de baryton. Cela ne lui permit cependant pas d’éviter quelques gifles. Cela ne le décourageait pas.

L’auteur Claudio Dell’Orso fût témoin du fait qu’il osa même s’attaquer à une jeune religieuse italienne. Contrite, pendant qu’elle marchait à côté de ses compagnes sœurs. Faisant semblant d’avoir trébuché, il réussit à tripoter le point juste sous la soutane, ayant l’obligeance de se répandre en excuses pendant qu’observant qu’on l’avait vu, il lançait un clin d’œil au témoin de la scène.

Traduit de l’italien, source : Dizionarietto erotico veneziano de Claudio Dell’Orso

Sur les traces de Giacomo… Casanova et ses 116 proies

Durant sa vie, Giacomo Casanova (Venise 1725 – Dux, Bohême 1798) fut abbé, joueur, diplomate, espion, gestionnaire de loterie, éditeur, financier, nécromancien, bibliothécaire.
Lui qui ambitionnait d’être reconnu comme homme de lettres, a un nom qui aujourd’hui est synonyme de séducteur. Pourtant, à l’époque du marquis de Sade et de la favorite du roi Soleil, Mme de Pompadour, Casanova considérait comme de vrais criminels les Don Juan de profession. Il hésitait à laisser tomber ses conquêtes, pour ne pas les faire souffrir et voulant conserver avec elles de bons rapports.

Son biographe John Masters (Casanova, 1969) le décrit comme « grand amateur de femmes, plus que collectionneur de poils pubiens, ou encore homosexuel, dévoué catholique, philosophe sceptique, astrologue, superstitieux, vaurien de mauvaise vie et snob peureux, en même temps rebelle envers les institutions et adorateur de ces institutions, aventurier sans scrupule et excellent écrivain« .

Cependant, ses œuvres littéraires parmi lesquelles le roman utopistico-fantastique Isocameron ou histoire d’Edouard et d’Elizabeth (Prague, 1788), l’auraient laissé dans l’oubli s’il n’avait pas écrit dans le château du comte de Walstein à Dux, où il travaillait comme bibliothécaire, l’Histoire de ma vie (l’édition critique basée sur le manuscrit original a été publiée à Paris en 1993), fresque sensible de toute une époque, amère et nostalgique exhibition d’approches amoureuses, revécues pour exorciser la vieillesse. Il y eut 116 et même quelques plus conquêtes de cet extraordinaire amant, y compris les rencontres avec les prostituées, artistes en recherche de protecteur, femmes de chambre voulant arrondir leur fin de mois et quelques femmes sur le retour en chaleur.

L’initiation amoureuse où il cueillit « quelques feuilles, mais non la fleur » eut lieu à 11 ans, quand il étudiait à Padoue auprès du jeune abbé docteur Antonio Maria Gozzi. L’enseignant a une sœur de 13 ans, Bettina et Giacomo semble en attirer l’attention (ou bien seraient-ce plutôt des rapports gay inavoués entre le disciple et le précepteur, vus que tous deux dormaient dans le même lit).

L’adolescent éveillé, alors promis à la carrière ecclésiastique, débuta à San Samuele avecTeresa Imer, 17 ans, dont était aussi amoureux le vieux noble Alvise Malipiero. La jeune fille devant l’octogénaire sadique souleva ses jupes tandis que Giacomo assistait à l’exhibition. Casanova profita d’un chaud après-midi d’été, avec l’alibi d’une lecture tirée d’une histoire naturelle concernant l’anatomie sexuelle, pour lui donner leçon, croyant Malipiero endormi sur le fauteuil. Mais le noble qui finalement n’était pas si gâteux que ça, se leva d’un bond pour donner des coups de bâton à l’aspirant novice et à la pupille, surpris en intimes explorations didactiques.

Il aurait voulu se marier chaque fois qu’il tombait amoureux éperdument.  » L’amour solide, note-t-il dans ses Mémoires, et celui qui peut naître après le plaisir. S’il naît, il est immortel.
L’autre est au contraire destiné à s’évanouir, puisqu’il a seulement pour siège la fantaisie ». A 29 ans, il fréquente C.C. (ainsi désignée dans ses Mémoires), la demande en mariage de son père qui refuse sa main au prétendant car il n’a aucune profession. Mise enceinte, le père l’envoie dans un couvent à Murano. Casanova va la trouver là et est remarqué par la soeur M.M., déjà amante du cardinal de Bernis, ambassadeur de France, qui lui donne un rendezvous.
L’aventure avec la religieuse conclut la première partie de la vie de Casanova.
Il finit par être arrêté sur l’ordre de l’Inquisition le 26 juillet 1755, et enfermé dans les plombs sous les toits du palais des Doges pour divers délits et mépris de la religion. Évadé puis réfugié en France, il écrit Histoire de ma fuite des prisons de la république qu’on appelle les plombs, l’unique de ses livres destiné à devenir un best-seller.
Pardonné, il revient à Venise à presque 50 ans comme espion improvisé et indulgent au service des Inquisiteurs d’État pour 15 ducats par mois.

Texte traduit de l’italien, source : Dizionarietto erotico veneziano de Claudio Dell’Orso

Sant’Angelo di Concordia, le monastère de la luxure

Pendant la Renaissance, trente-trois couvents, dans la lagune, furent le théâtre de scandales sexuels. La communauté religieuse la plus transgressive fut celle de l’île de Sant’Angelo della Concordia.

Sant’Angelo di Concordia se nomme désormais Sant’Angelo della Polvere (auparavant modifié en Sant’Angelo di Contorta, Sant’Angelo di Caotorta) est une île de la lagune de Venise située dans la canal de Contorta, à petite distance de Giudecca et de l’île de San Giorgio in Alga. Sa superficie est d’environs un demi hectare, et après que les sœurs en furent chassées, elle devint militaire. Elle tire son nom de 1555 lorsque le Sénateur de la Sérénissime décida de quitter l’île à cause de l’insalubrité de son air et décide d’y faire construire une poudrerie. Le 20 août 1689, un éclair s’abattit sur l’île, faisant ainsi exploser les munitions présentes sur l’île. Depuis lors et jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, l’île fut uniquement utilisée à des fins militaires. Elle est actuellement abandonnée mais un débat est en cours pour récupérer l’île et en restaurer le fonctionnement.

Mais, revenons au début de notre histoire, quand, dès 1060 le doge Domenico Contarini y fit ériger une église et un monastère de bénédictins qui abrita les Bénédictins mais aussi des Carmélites de la congrégation de Mantoue, Brescia et les moines de San Michele Arcangelo. Ces sœurs bénédictines et carmélites étaient issues des meilleures familles vénitiennes. Les Avogadori (inspecteurs aux mœurs) dénombrèrent entre 1401 et 1487, cinquante-deux affaires de mœurs, les religieuses du couvent s’adonnant aux plaisirs de toute sorte.

La première affaire éclata au début du XVème siècle. La conduite déchaînée de deux sœurs Filipa et Clara Sanudo, entrées au couvent dans les premières années du siècle, éveilla les soupçons de l’amant de Filipa, le notaire Marco Bono. Après avoir passé une nuit de Carnaval avec elle, torturé par la jalousie, il ordonna au gondolier qui le ramenait à Venise de faire demi-tour. Arrivé au couvent, il surprit dans sa cellule Filipa en intime compagnie avec le noble Andrea Venier. Furieux, Marco Bono dégaina son épée pour le menacer, déclenchant une bagarre générale qui impliqua Clara, venue prêtée main forte à sa sœur après avoir congédié son amant et de nombreuses religieuses elles aussi occupées à des exercices qui n’avaient rien de spirituel. Cette retentissante affaire attire l’attention des Avogadri et l’enquête qui suivit, mit à jour les coutumes immorales en pratique dans le monastère, de nombreux nobles venant rejoindre les sœurs pour forniquer et pratiquer d’autres actes malhonnêtes (fornicazione e altri atti disonesti).

Un véritable « casino » ce monastère !

Ces « épouses du Christ » aux mœurs dissolues entraient et sortaient comme elles voulaient du monastère, organisaient des petites excursions dans les îles voisines où, elles se conduisaient avec les hommes exactement comme le faisaient les prostituées publiques.

Les tribunaux ecclésiastiques furent chargés de juger ces actes et ils infligèrent des peines ridicules, deux mois après les premiers faits : Filipa dut subir au couvent une volée de coups.

Pendant ce temps, Clara Sanuto poursuivait sa carrière devenait mère supérieure du couvent. Vingt ans plus tard, nouveau fait fâcheux quand sœur Valeria Valier se retrouve mère d’un nouveau né de père incertain puisqu’elle fait alors régulièrement l’amour avec trois hommes, ayant déjà oublié la première fille qu’elle avait eu six ans auparavant.

En 1439, le couvent de Sant’Angelo fait à nouveau parler de lui : sœur Liseta de Buora, profitant du manque d’attention, se rend dans une petite île voisine avec la déchaînée Valier, un jeune parent, Marco dont elle partageait souvent la couche et Margarita, jeune mineure confiée à la communauté religieuse par sa famille.

Selon les Avogadri, Liseta se comporta comme la pire des entremetteuses, puisque sous son regard, Marco eut des rapports avec Margarita dont il prit la virginité. La nuit suivante, elle resta au couvent pour avoir elle même des rapports avec Margarita, et elle prit l’habitude de satisfaire ses désirs.

Marco Buora fut condamné à un an de prison pour avoir eu des rapports avec une mineure et dut lui verser 200 livres de dot et payer 100 livres d’amende. Huit ans plus tard, Liseta, encore elle, se fit surprendre à nouveau avec Marco dans sa cellule.

Marco, un vrai briseur des cœurs, devait vraiment faire perdre tous leurs sens aux religieuses : s’étant prendre avec une autre sœur, Camila Morosini, de San Biaso Catoldo, il s’en tira en disant ne pas savoir qu’elle était religieuse.

Toujours à Sant’Angelo, Liseta recevait tour à tour cinq hommes dans sa cellule, manière de ne pas perdre ses bonnes habitudes. « Pour avoir causé des désordres internes », elle fut finalement expulsée du couvent sur ordre des Avogadri.

Recueillie par la courtisane Thadea, elle reconnut s’être fourvoyée en choisissant la vocation religieuse. Elle commença alors une autre carrière, celle de courtisane, en racolant de riches clients.

Après d’autres aventures semblables, le pape fit fermer en 1474 le couvent de Sant’Angelo, en ordonnant sa réunion avec le monastère tout proche de la Sainte Croix, sur l’île de la Giudecca. Il permit à quelques sœurs qui le souhaitaient de rester sur l’île de Sant’Angelo, mais sans plus accepter de novices.

Source et illustrations : Claudio Dell’Orso

Claudio Dell’Orso

Claudio Dell’Orso est né au 1485/a dans la calle Cavalli, entre le Rialto et San Polo, au cœur de Venise.

Après une carrière de comédien au théâtre, en France et en Italie, il se tourne vers la bande dessinée et l’étude du costume érotique dans ses collaboration avec des périodiques comme Glamour International, Diva, Fascination, Fumetto, Mumo di China, Comic Art, Fumetti d’Italie, Selen, Blue, etc…

Il a organisé des expositions : Masques, gondoles et poignards. Mussolini dans la bande dessinée (avec G.C. Cuccolini), 2002 et 2003 Expocartoon, etc…

En 1986, il a reçu le Premier Neptune de bronze de l’Association Nationale des Amateurs de BD.

Dans les prochains mois, et avec l’aimable autorisation de l’auteur, nous vous ferons partager quelques extraits choisis de ses livres…

Bibliographie de Claudio Dell’Orso

Dizionarietto erotico veneziano que nous vous avions déjà présenté

  • Broché: 200 pages
  • Editeur: Studio LT2 (14 novembre 2011)
  • ISBN-10: 8888028811
  • ISBN-13: 978-8888028811

Venezia sconta. 7 secoli di piaceri, intrighi e scandali erotici

  • Broché: 210 pages
  • Éditeur: Studio LT2 (2010)
  • ISBN-10: 8888028293
  • ISBN-13: 978-8888028293

Nero veneziano. Crimini ed efferatezze in 21 casi degni di nota

  • Broché: 206 pages
  • Éditeur: Elzeviro (janvier 2005)
  • ISBN-10: 888752811X
  • ISBN-13: 978-8887528114

I segreti dei conventi

  • Broché: 48 pages
  • Éditeur: Trentini (2000)

Femmes Hugo Pratt 1944-1995 de Claudio Dell’Orso et Hugo Pratt

  • Broché: 96 pages
  • Éditeur : EDIZIONI REM

Venezia libertina (Scaffale veneziano)

  • Broché: 160 pages
  • Éditeur: Arsenale (1995, puis réédité le 22 août 2011)
  • ISBN-10: 8877432047
  • ISBN-13: 978-8877432049

Venezia erotica. Illustrated guide. Edit. trilingue

  • Broché: 160 pages
  • Éditeur: Glittering Images (1995, réédité le 22 juillet 2010)
  • ISBN-10: 8882750191
  • ISBN-13: 978-8882750190

The art of Leone Frollo. Edit. trilingue (Esthetique. Fetish & bizarre)

  • Auteurs : Stefano Piselli, Riccardo Morrocchi, Claudio Dell’Orso
  • Éditeur: Glittering Images (1990)
  • ISBN: 8882750248
  • ISBN-13: 9788882750244

Boccaccia di leone. Eros, corna, scandali nella cronaca veneziana (Venezia/Varia)

  • Broché: 64 pages
  • Éditeur: Supernova
  • ISBN-10: 8886870957
  • ISBN-13: 978-8886870955

Storia veneta : 7 (collaboration à la revue)

  • Broché: 60 pages
  • Éditeur: Elzeviro Editrice
  • ISBN-10: 888893930X
  • ISBN-13: 978-8888939308

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Merci à Claudio et Raffaele dell’Orso pour leur aide précieuse.

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