I libri d’acqua d’Antonio Nocera

I libri d’acqua d'Antonio Nocera au monastère de San Nicolò, au Lido

Dans le cadre de l’Exposition Internationale d’Art  – 55ème Biennale di Venezia, le cloître historique du monastère de San Nicolò, au Lido, offre un cadre naturel et une ambiance idéale pour apprécier Les livres d’eau par Antonio Nocera.

I libri d’acqua d'Antonio Nocera au monastère de San Nicolò, au Lido

Inaugurée le vendredi 31 mai l’exposition « I libri d’acqua » d’Antonio Nocera, un événement collatéral de la 55 Biennale, sera ouverte jusqu’au 24 Novembre. C’est une occasion rare de pénétrer au cœur du monastère de San Nicolò et d’admirer son cloître.

Le vernissage a eu lieu en présence de représentants des trois organisations qui parrainent cet évènement :

Professeur Fabrizio Marrella, doyen du EIUC Human Rights Village (Centre inter universitaire européen pour les droits humains et la démocratisation)
M. Bruno Filippini, conseiller de la Ville de Venise
M. Nicola Pellicani, secrétaire de la Fondation Gianni Pellicani

Le chef de l’Etat Giorgio Napolitano a envoyé ses félicitations, par écrit dans une lettre du fond du cœur, au maître « Je suis certain que vos travaux vont susciter l’intérêt du public, non seulement pour leur qualité imaginative et réalisation artistique, mais aussi pour l’inspiration qui les guide dans le traitement avec les phénomènes de notre époque et les échanges féconds entre les différentes traditions et les réalités culturelles ».

I libri d’acqua d'Antonio Nocera au monastère de San Nicolò, au Lido

L’exposition est composée d’une grande sculpture / installation située dans la zone en plein air centrale du Cloître du Monastère et une vingtaine de livres d’artistes, de différentes tailles et formes, dans les cases transparentss qui semblent flotter dans les airs dans le cloître. L’installation centrale, intitulé « Il libro dell’acqua », est composée de 22 panneaux d’aluminium peints, chacun relié à l’autre, et reposant sur ​​une plate-forme de fer de 400×400 cm, plein de verre de différentes nuances de bleu. C’est un grand livre ouvert qui semble s’élever au dessus des eaux de la mer et se détacher sur ​​le ciel. Le verre, le fer et le papier sont les matériaux dominants de l’exposition avec la couleur bleue.

Le sujet central du monde d’Antonio Nocera est la migration, un phénomène ancestral qui a touché des millions de personnes partout dans le monde, en commençant par les colonisations grecques et romaines à la conquête du Nouveau Monde jusqu’à présent.

Pendant toute la durée de l’exposition, le public pourra visiter l’atelier de l’artiste, mis à sa disposition par le monastère, où un grand nombre de travaux ont été faits. Une immersion dans le processus créatif et peut-être la chance de rencontrer le Maître au travail.

I libri d’acqua d'Antonio Nocera au monastère de San Nicolò, au Lido

EXPOSITION COORDONNÉES
Monastère de Saint Nicolò – Riviera San Nicolò, 26 Lido de Venise
HEURES D’OUVERTURE tous les jours du lundi au vendredi de 9-13 et 14-17 heures
de 10-17 heures le samedi (fermé le dimanche)
fermé du 5 Août au 15 Août 2013
COMMENT S’Y RENDRE vaporetto « Lido », puis bus ligne « V » à 00 20 et 40 minutes
www.ilibridacqua.it
www.eiuc.org

I libri d’acqua d'Antonio Nocera au monastère de San Nicolò, au Lido

Les 5 solides platoniciens Lore Bert

Dans la salle monumentale de la prestigieuse Biblioteca Nazionale Marciana (Piazza San Marco) Lore Bert présente 5 sculptures en miroir dans un environnement papier avec 11 grands formats, dans une exposition intitulée Art and Knowledge – The spirit of the place in the Platonic Solids.

Art and Knowledge – The spirit of the place in the Platonic Solids

Les 5 solides platoniques représentent 5 éléments: terre, eau, feu, air et l’univers.

L’exposition est organisée par Alice Jaillet-Brébant, Cristiana Coletti et Petra Schaefer avec le soutien de la Fondation pour l’Art et la Science van der Koelen Stiftung.

Art and Knowledge – The spirit of the place in the Platonic Solids

Le cœur de l’exposition est la grande installation des 5 solides platoniciens installés dans le centre de la Libreria Sansoviniana (Sale Monumentali della Biblioteca Marciana). Une mer de papiers pliés qui entourent les solides platoniciens Lore Bert.

Sont de 5 sculptures miroir (ø 1,20 m) qui reflètent l’espace environnant en établissant une relation optique avec leur prestigieux environnement et, idéalement, avec tout Venise et son histoire. Ils révèlent l’implicite dialogue visuel entre l’œuvre et l’esprit du lieu – la bibliothèque, le symbole de la culture par excellence – et les Arts et Connaissances. Les solides de Platon sont des polyèdres réguliers qui représentent les 5 éléments, thème avec lequel l’artiste se confronte depuis 1988.

Tout autour, 11 autres œuvres (180 x 180 cm) qui mettent l’accent sur l’importance de l’exposition et l’allusion à la ville de Venise.

Art and Knowledge – The spirit of the place in the Platonic Solids

Lore Bert a étudié à l’Académie des Beaux-Arts de Berlin. Elle a organisé plus de 200 expositions et 125 environnements dans plus de 26 pays à travers le monde, dont 40 expositions personnelles dans des musées. Plusieurs publications, dont 38 monographies ont documenté son travail qui est exposé dans plusieurs collections internationales.

Chambres monumentales de la Bibliothèque Marciana
Entrée par le Musée Correr

Ouvert tous les jours de 10 heures à 18 heures
Du 29 mai 2013 au 24 novembre 2013

Informations www.marciana.venezia.sbn.it
www.zkw.vanderkoelen.de
www.platonicsolids.lore-bert.com

Art and Knowledge – The spirit of the place in the Platonic Solids

Le Vatican à la 55ème Biennale de Venise

Pour la première fois le Saint Siège participera à la Biennale internationale d’art de Venise avec une exposition dans la Salle d’armes Nord, du 3 juin au 18 novembre 2013.

Le Vatican à la 55ème Biennale de Venise

Le pavillon du Saint-Siège à la Biennale d’art de Venise est le fruit d’une longue réflexion, engagée dès 1965 par le pape Paul VI dans son message aux artistes, réunis dans la chapelle Sixtine, par lequel il invitait à « ne pas laisser se rompre une alliance longtemps féconde ».

En 1973, les Musées du Vatican se sont ouverts à l’art moderne. Puis, en 1999, Jean-Paul II a adressé à son tour une longue lettre aux artistes. En 2009, Benoît XVI a reçu de très nombreuses personnalités du monde de la culture dans la chapelle Sixtine.

À l’instigation du cardinal Gianfranco Ravasi, président du Conseil pontifical pour la culture, l’idée est née d’un pavillon du Saint-Siège à Venise, accueillie favorablement par les organisateurs de la Biennale, mais qui n’a pu aboutir dès 2011, faute de temps.

Antonio Paolucci, directeur des Musées du Vatican, a déclaré : «Le Saint-Siège veut choisir le meilleur de l’art contemporain et de ne pas s’exposer à la critique. L’État du pape a invité huit autres pays qui participent ainsi pour la première fois à la Biennale : les Bahamas, le Royaume de Bahreïn, la République du Kosovo, le Koweït, les Maldives, la Côte d’Ivoire, le Nigeria et le Paraguay.

Jamais avare de symboles, le Saint-Siège a choisi le thème sous-tendu par les 11 premiers chapitres du Livre de la Genèse pour sa première exposition à la 55e Biennale d’art contemporain de Venise. Le pavillon est petit, son emplacement discret, mais les premiers visiteurs ne parlaient que de lui lors de l’inauguration officielle.

Ces plasticiens montreront, donc, la Création, la Dé-création, la Ré-création…

Le Vatican à la 55ème Biennale de Venise

Le photographe tchèque Josef Koudelka par exemple présente ses photographies de sites archéologiques antiques. Des images puissantes posées à même le sol, qui créent un fort contraste avec leurs paysages noir et blanc, dévastés par l’exploitation industrielle des hommes ou les guerres.

Dans une autre pièce, le Studio Azzurro, collectif de vidéastes milanais, a conçu un manège d’images où les acteurs, comme emprisonnés derrière un écran, deviennent fous, hurlent, se débattent et laissent des traces de main. C’est une œuvre multimédia autour de la Création, activée par l’imposition des mains des visiteurs : des sourds-muets miment la création de différentes espèces animales et végétales, tandis que des détenus de la prison citent les noms de leurs ancêtres. Au centre, un dispositif permet au visiteur d’interagir sur  une vidéo circulaire projetée au sol. En plaçant sa main dans un halo de lumière, il peut reproduire une version floue et itérative de la création de l’homme par Dieu, peinte par Michel-Ange sur le plafond de la chapelle Sixtine, au Vatican.

Le Vatican à la 55ème Biennale de Venise

Enfin, les peintures de l’Américain Lawrence Carroll, mêlant de la cire ou de la glace à des matériaux pauvres comme des ampoules ou des fragments de toiles, suggèrent une possible re-création, fragile et humble.

Il a aussi fallu trouver des sponsors, tâche ardue en ces temps de crise. Le groupe énergétique ENI et la banque Intesa SanPaolo ont finalement apporté les 70 000 €uros nécessaires au financement du pavillon.

Le Vatican à la 55ème Biennale de Venise

Pluie d’or au pavillon russe

Le pavillon russe est l’un des quelques pavillons nationaux construits avant la Première Guerre mondiale.

Le pavillon a été construit à partir de 1914 par le grand architecte russe Alexey Shchusev. La construction a commencé  quand le tsar gouvernait encore la Russie, et s’est terminée plus de trente ans plus tard, lorsque le pays était déjà l’Union Soviétique. Voir notre article sur le centenaire du pavillon russe.

Vadim Zakharov

C’est le projet de Vadim Zakharov qui représente la Russie à la 55ème Biennale d’art de Venise, sur le thème du Mythe de Danae.

Une nouvelle  fois  cette  année c’est la Fondation Stella de Moscou, qui est responsable du pavillon, qui a choisi le projet de Vadim Zakharov. Avec ce projet, la Russie convoite le grand prix de la Biennale de Venise, le Lion d’Or, en exposant une impressionnante installation.

Les visiteuses doivent se rendre dans la caverne de l’or, au rez de chaussée, où il pleut des pièces d’or. Cependant, l’appui des femmes est nécessaire, et ce distinguo des sexes définit immédiatement l’exposition sonore et plonge le visiteur dans le mythe grec antique de Danae : « Son père, Acrisios, l’emprisonne dans une tour d’airain quand un oracle lui prédit qu’il sera tué par son petit-fils. Zeus parvient toutefois à se présenter à elle pour la séduire sous la forme d’une pluie d’or. De cette union naît un fils, Persée. Courroucé, Acrisios met sa fille et son petit-fils dans un coffre qu’il jette à la dérive. Ceux-ci parviennent à Sérifos, où le roi Polydecte, épris de Danaé, tente de la forcer à l’épouser. Pour parvenir à éloigner Persée, potentielle menace à son mariage, il l’envoie combattre la gorgone Méduse. Persée revient, après maintes aventures, vainqueur de Méduse. Avec la tête mortelle de la gorgone, il change le roi en pierre et réussit à ramener sa mère à Argos. »

C’est donc la prérogative des femmes de rentrer dans la caverne munies de parapluies pour se protéger de cette pluie de pièces d’or interrompue.

Les hommes sont  interdits d’accès dans la caverne d’or et sont obligés d’admirer le spectacle depuis le haut d’une galerie. Ils commencent la visite non par le rez de chaussée ou se trouve la caverne de l’or mais par les étages supérieurs, en montant ils verront au deuxième étage  sur une poutre près du plafond un homme en costume assis comme sur une selle, méthodiquement il décortique des cacahouètes et jette leurs coquilles sur le sol.

La deuxième pièce,  avec  un  plafond en miroir, d’où l’on entendra et l’on verra les pièces tomber. Au premier étage, un atrium clos  avec une balustrade en bois sculptée, des coussins moelleux permettent de se mettre à genoux et de jeter des pièces que l’on s’est procurées avant de rentrer dans le pavillon.

S’exposer à cette pluie d’or à l’abri des parapluies transparents préparés à l’avance, est donc la prérogative des femmes alors que les hommes sont interdits d’accès et sont obligés d’admirer le spectacle du haut d’une galerie courant le long des murs et de s’interroger sur sa signification. Mais Vadim Zakharov n’a pas l’intention de dévoiler le sens symbolique de son installation :

« Le message que je veux faire passer est que l’homme doit penser. J’ai érigé une structure et c’est maintenant aux spectateurs de réfléchir à ce que je voulais dire.« 

Золото на память раздают в павильоне России на Венецианской биеннале

Золото на память раздают в павильоне России на Венецианской биеннале

Золото на память раздают в павильоне России на Венецианской биеннале

Золото на память раздают в павильоне России на Венецианской биеннале

Золото на память раздают в павильоне России на Венецианской биеннале

L’interprétation moderne du mythe par Vadim Zakharov donne à penser que le monde est obsédé par l’argent et secoué par les crises financières, du moins, c’est ce qui compréhensible à tous les visiteurs de la Biennale.

Il faut également voir dans cette installation, une autre connotation, fortement érotique, puisque la pluie d’or (en russe золотым дождем) est un jeu sado-masochiste fort prisé en Russie, où les partenaires masculins urinent sur des fille qu’ils ont payés.

Pour réaliser cette exposition,Vadim Zakharov et le conservateur Udo Kittelmann ont utilisé : un escalier, une selle, 50 kg de cacahuètes, la balustrade sculptée d’une église orthodoxe, 200.000 pièces de monnaie, 2.000 parapluies, chaise pour la peine d »amour, une dame et deux messieurs…

L’exposition à été inaugurée par Vladimir Medynski ministre de la culture de la Fédération de Russie, qui est reparti avec une pièce en or « en souvenir ».

Voici son interprétation de Danaé : « C’est la vérité simple selon laquelle l’argent ne fait pas le bonheur et que l’âme humaine ne doit pas être uniquement tournée vers l’acquisition des biens matériels. Je crois que c’est intéressant et que cela attirera l’attention du public.« 

Золото на память раздают в павильоне России на Венецианской биеннале

La statue de Marc Quinn qui fait jaser

Biennale d'Art de Venise 2013

Vous l’avez déjà aperçue, au fil de nos récentes photos, et en réalité, que se soit sous la pluie ou sous un beau soleil, on peut difficilement échapper à Alison Lapper Pregnant en ce moment à Venise.

Sergio à Venise

Marc Quinn à la Fondation Giorgio Cini, à Venise, du 29 Mai au 29 Septembre 2013.

La Fondation Giorgio Cini présente une grande exposition des œuvres de Marc Quinn. L’exposition s’ouvre sur l’île de San Giorgio Maggiore et se déroule parallèlement à la 55ème Biennale de Venise.

Marc Quinn à la Fondation Giorgio Cini, à Venise, du 29 Mai au 29 Septembre 2013.

L’exposition présente une installation spécifique au site unique, de son travail Evolution (2005) qui a été spécialement adapté pour l’île de San Giorgio ainsi que sept coquillages de grande envergure de la série The Archaeology of Art (2013).

Organisée par Germano Celant, l’exposition comprend des sculptures, des peintures et autres objets d’art réalisés par Quinn. Composée de plus de 50 œuvres, dont la première apparition publique d’au moins 13 nouvelles œuvres, l’exposition sera l’un des plus complètes de l’artiste à ce jour.

Alison Lapper Pregnant (2005), déjà installé en Septembre 2005 à Trafalgar Square de Londres est donc également exposée, à l’extérieur de la Fondation, sur le parvis de l’église San Giorgio Maggiore.

Alison Lapper Pregnant  à Trafalgar Square

Certains vénitiens, récemment énervés par l’affaire du gabbiotto (dont nous vous avons beaucoup parlé), ont vu là une nouvelle provocation au respect de la Sérénissime, alors qu’il semble plus logique que ce sont des problèmes logistiques et techniques qui ont guidé la choix de l’emplacement de l’œuvre.

La statue originale, en marbre de Carrare, mesure 3,55 mètres de haut et pèse 12 tonnes. A moins de casser les murs de la fondation, il était donc difficile de la faire rentrer à l’intérieur. On a donc fait le choix d’exposer la copie : une structure gonflable de 12 mètres de haut. C’est celle qui avait été utilisée lors de la cérémonie d’ouverture des jeux paralympiques…

Alison Lapper Pregnant aux JO paralympiques

C’est moins prestigieux que le marbre déjà utilisé par Michel-Ange, mais c’est plus spectaculaire et plus visible… cela choque plus, mais c’est peut-être aussi là l’objectif : forcer à le spectateur à se remettre en question.

De plus, exposée ainsi, elle est un vibrant hommage au courage de l’artiste britannique, née sans bras ni jambes, et un appel sans équivoque au respect : respect de la différence, respect de l’art…

Une belle œuvre est celle qui fait parler, c’est celle qu’on aime ou que l’on déteste et donc que l’on critique ou que l’on encense.

En aucun cas, on ne tente de censurer l’art, comme certains vénitiens, auteurs d’une pétition on tenté de le faire : la censure de l’art est un exercice qui est réservé aux dictateurs et aux imbéciles.

Pour en savoir plus :

Marc Quinn Solo Exhibition sur le site de l’artiste

Marc Quinn’s « Alison Lapper Pregnant » on San Giorgio Maggiore dans Venezia blog

A New Apparition in a City of Magical Views sur Arts Beat

Marc Quinn sculpture controversy at the venice art biennale sur Designboom

Verso la Biennale: è Marc Quinn il re dell’Isola di San Giorgio. L’artista torna in Italia con le sue provocazioni poetiche, grazie a un’antologica alla Fondazione Cini. E a curarla è Germano Celant sur Art Tribune

Biennale Updates: tutti i freak di Marc Quinn all’Isola di San Giorgio. Regia di Germano Celant per la super mostra alla Fondazione Cini: ecco chiccera ad un vernissage dove spunta pure B.B… e non si tratta di Brigitte Bardot! Le reportage du vernissage de l’exposition sur Art Tribune qui, décidément, adore les titres courts !

Pour nos lectrices et lecteurs qui souhaitent en savoir plus sur le modèle :

Alison Lapper, une leçon de vie par Stéphane Bigeard

Alison Lapper, la « Venus » de Trafalgar square sur Histoires Ordinaires

Milla Jovovich : transformée en œuvre d’art pour la Biennale de Venise !

Presque nue pendant six heures dans une boîte en plexiglas dans le jardin du Palazzo Malipiero Barnabò, c’est la performance artistique de l’actrice américaine Milla Jovovich à la Biennale d’art 2013.

L’expérience, intitulée « Future/Perfect« , lui a été proposée par l’artiste américaine Tara Subkoff et consistait à vivre dans un cube/maison en plexiglas pendant plusieurs heures.

Milla Jovovich : transformée en œuvre d’art pour la Biennale de Venise !

L’actrice a été enfermée et exposée en permanence aux regards du public, en jouant le personnage : « the ultimate consumer« .

Milla pourrait interagir avec le monde extérieur uniquement avec des appareils électroniques, avec lesquels elle a commandé en ligne une quantité incontrôlée d’objets, y compris des œuvres d’art et des vêtements et accessoires de Marella.

La performance a duré cinq heures et était diffusée en streaming sur le site éphémère Fakemilla.com.

Pendant tout ce temps, l’actrice et mannequin s’est mise en scène dans différentes situations de la vie quotidienne : elle s’est plusieurs fois changée, s’est refait une beauté, s’est recoiffée, a déballé des cartons…

L’espace initialement occupé par un bureau et un lit, s’est rempli de colis et leur contenu jusqu’à totale saturation.

Une idée, certes originale, mais qui nous laisse dubitatifs quant au but de la démarche si ce n’est entretenir une forme de voyeurisme…

Milla Jovovich : transformée en œuvre d’art pour la Biennale de Venise !

Milla Jovovich : transformée en œuvre d’art pour la Biennale de Venise !

Milla Jovovich : transformée en œuvre d’art pour la Biennale de Venise !

Milla Jovovich : transformée en œuvre d’art pour la Biennale de Venise !

Milla Jovovich : transformée en œuvre d’art pour la Biennale de Venise !

Milla Jovovich : transformée en œuvre d’art pour la Biennale de Venise !

Milla Jovovich : transformée en œuvre d’art pour la Biennale de Venise !

Milla Jovovich : transformée en œuvre d’art pour la Biennale de Venise !

Li Wei s’envole sur la lagune

Le travail de Li Wei est né de la rencontre entre la photographie et la performance : les photos sont prises directement à l’endroit prévu pour la performance. Les performances de Li Wei sont réalisées avec l’utilisation de câbles, grues, échafaudages et cordes, l’artiste capte des spectacles surréalistes et colorés.

Biennale, il cinese Li Wei 'vola' su Venezia per il Padiglione Kenya

Le 28 mai, il s’est propulsé dans les airs, avec le modèle Li Mo, en face du campanile de San Marco sur l’île de San Giorgio, pour la 55ème édition de la Biennale de Venise d’art contemporain , qui a commencée le 1er Juin.

Les photographies prises lors de l’exécution seront exposées dans le pavillon du Kenya où des artistes Kenyans ont invité des artistes chinois. L’exposition dans ce pavillon montre  l’art de deux cultures par rapport à la nature.

Biennale, il cinese Li Wei 'vola' su Venezia per il Padiglione Kenya

En plus de Li Wei, seront présents les artistes Kivuthi Mbuno, Armando Tanzini, Chrispus Wangombe Wachira, Fan Bo, Luo Ling & Liu Ke, Lu Peng, He Weiming, Chen Wenling, Feng Zhengjie et César Meneghetti.

Biennale, il cinese Li Wei 'vola' su Venezia per il Padiglione Kenya

Biennale, il cinese Li Wei 'vola' su Venezia per il Padiglione Kenya

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