Le dernier bal impérial – invités et costumes

Nous allons encore vous parler de ce bal, pour vous montrer un peu plus en détail cette fois les costumes des principaux invités (comme ils étaient 3.000 en tout, nous n’allons pas tous vous les présenter).

Nous ne parlerons que de ceux dont nous avons trouvé des photos qui valent la peine d’être publiées.

Le grand-duc Michel Alexandrovitch

Le grand-duc Michel Alexandrovitch, le frère de Nicolas II. Il est alors héritier du trône (il le restera jusqu’à la naissance du fils de Nicolas II l’année suivante). C’est surement pour cette raison qu’il porte un costume de tsarévitch du XVIIème siècle. Un malheureux incident fut considéré comme un signe prémonitoire : le grand-duc Michel perdit, sans doute pendant une danse, un bijou de très grande valeur qu’il avait emprunté à sa mère pour le porter en aigrette sur sa cape de fourrure. Ce bijou avait appartenu au tsar Paul Ier et l’impératrice le portait très rarement. Jamais on ne le retrouva …

La grande-duchesse Xénia Alexandrovna

La grande-duchesse Xénia Alexandrovna, la sœur de Nicolas II, portait quasiment ses cinq parures complètes sur son costume d’épouse de boyard (nom des anciens nobles).

Le Grand Duc Alexandre Mikhailovich

Son mari, le grand-duc Alexandre Mikhaïlovitch était en costume de fauconnier.

La grande-duchesse Marie Pavlovna

La grande-duchesse Marie Pavlovna, née princesse de Mecklembourg-Schwerin, la tante de Nicolas II. En épouse de boyard de la fin du XVIIème.

Andreï Vladimirovitch a épousé la ballerine Mathilde Kchessinskaïa

Son fils, le grand-duc Andreï Vladimirovitch, le cousin de Nicolas II, en habit de fauconnier. Andreï Vladimirovitch a épousé la ballerine Mathilde Kchessinskaïa.

Le grand-duc Serge Alexandrovitch

Le grand-duc Serge Alexandrovitch, l’oncle de Nicolas II, en habit princier du XVIIème.

la grande-duchesse Elisabeth Fédorovna,

L’épouse du précédent, sœur de l’impératrice : la grande-duchesse Elisabeth Fédorovna, née princesse de Hesse-Darmstadt en habit princier.

La grande-duchesse Marie Guéorguievna

La grande-duchesse Marie Guéorguievna, née princesse de Grèce, en paysanne de la ville de Torjok du temps d’Alexis Mikhaïlovitch: le traditionnel sarafan (robe longue sans manches), chemise et kokochnik. Ce costume est conservé à l’Ermitage.

Voici quelques autres costumes tirés de l’album souvenir.

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Vous pouvez retrouver de nombreuses photographies réalisées ce jour-là dans nos divers articles consacrés à ce bal.

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Outre la dimension invraisemblablement fastueuse de l’évènement, il s’agissait du dernier grand bal costumé des Romanov, les troubles commenceront dès 1905 et le tsar abdiquera en 1917.

Le dernier bal impérial

Le dernier bal impérial

Le dernier bal impérial

Le dernier bal impérial – Bal « vieux russes »

Le 13 février 1903, le Tsar Nicolas II et Alexandra Fiodorovna organisent un grand bal destiné à éblouir toute l’Europe par son faste.

Le grand bal à la Cour de Russie. Saint-Pétersbourg, 11-13 février 1903

Il a neigé sur Saint-Pétersbourg ce jour-là et il fait un froid intense. Le palais d’Hiver s’est voilé de blanc, comme une dentelle sur le marbre. Du jamais vu. Du grandiose. Sous les manteaux de fourrure, de sublimes vêtements restituent le faste de la cour de Russie au XVIIe siècle, car, en souvenir du temps des boyards, les invités sont tenus de porter des costumes de l’ancienne Russie.

Pourtant, cet événement grandiose marque la fin d’une époque. C’est le dernier grand bal costumé. Une Russie hostile commence à regarder à travers les fenêtres du palais, le couple impérial va bientôt vivre un drame avec la maladie de leur héritier… mais cela est une autre histoire.

Ce 13 février 1903, tous les participants portent des costumes inspirés de l’époque du deuxième tsar de la dynastie Romanov, Alexis Mikhaïlovitch (XVIIe siècle). Ces costumes ont été créés d’après les esquisses du peintres Sergei Solomko, et réalisés avec les meilleurs brocards, des soies de Venise, tous brodés d’or et garnis de pierres précieuses, diamants, rubis, saphirs que les élégantes ont fait dessertir de leurs parures pour les broder sur des sarafans de velours.

23 janvier 1883 chez le grand duc Vladimir Alexandrovitch

Tous les invités se bousculent, se poussent du coude, pour apercevoir la famille impériale, on reconnait l’empereur Nicolas II dans le costume du tsar Alexis Mikhaïlovitch, l’impératrice Alexandra Fédorovna portant un costume inspiré de celui de la tsarine Marie Ilinitchna Miloslavskaïa, le grand-duc Michel Alexandrovitch, la grande-duchesse Xénia Alexandrovna, la grande-duchesse Marie Pavlovna, le grand-duc Andreï Vladimirovitch, le grand-duc Serge Alexandrovitch.

A la demande du maître des cérémonies de la Cour, les invités furent priés de se faire photographier par les meilleurs photographes de l’époque, présents à Saint-Petersbourg, dans leur costume d’époque afin de laisser un souvenir de l’événement. L’imprimerie d’État édita ensuite, en 1904, un album dans un luxueux, tiré à quelques centaines d’exemplaires et vendus au profit d’œuvres de bienfaisance. Aujourd’hui, maigre trésor emmené en émigration, quelle est la famille russe qui n’a pas dans un tiroir des photos sur carton jauni de parents ou grands-parents en costume d’inspiration byzantine, souvenirs d’un temps à jamais révolu ?

Le bal de 1903 à la cour de Russie

Le dernier bal impérial – Chaliapine chante Boris Godounov

Le 11 février 1903 est donnée une grande soirée dans la grande salle du Palais d’Hiver.

Le concert donné au théâtre de l’Ermitage est un extrait de l’opéra Boris Godounov (Бори́с Годуно́в) de Modeste Moussorgski sur un livret russe du compositeur, basé sur le drame du même nom d’Alexandre Pouchkine et sur l’Histoire de l’État russe de Karamzine, avec dans le rôle titre Fiodor Ivanovitch Chaliapine (en russe : Фёдор Иванович Шаляпин) une vedette dans la Russie des Tsars !

Chaliapine dans le rôle de Boris Godounov dans l'opéra éponyme (Photo de Sergueï Prokoudine-Gorski 1915)

Chaliapine dans le rôle de Boris Godounov dans l’opéra éponyme (Photo de Sergueï Prokoudine-Gorski 1915)

Chaliapine était considéré comme la plus grande basse slave de son temps, et ses successeurs les plus illustres (Mark Reizen, Boris Christoff, Nicolaï Ghiaurov) ont tous été jugés — avec sévérité — à son aune. Ses interprétations de Boris Godounov et de Dossiféï (personnages de Modeste Moussorgski) et de Salieri (dans l’opéra Mozart et Salieri de Nikolaï Rimski-Korsakov) sont toujours considérées comme immortelles.

Puis, Riccardo Eugenio Drigo (né le 30 juin 1846 à Padoue, compositeur et chef d’orchestre italien qui travailla longtemps au Théâtre Mariinsky à Saint-Pétersbourg dirigea Le lac des cygnes de Thaikovsky avec la danseuse Anna Pavlova.

Anna Pavlova

Le spectacle fut suivi d’un diner de gala et d’un bal.

Alexandre Volkov-Mouromtsev (A.N. Russova)

Il y a quelques mois, une cérémonie émouvante s’est déroulée, en toute discrétion, dans la salle du Manège de Tsarskoïe Selo Musée-réserve national (TSSMR) à Saint-Petersbourg.

L'aquarelles d'Alexander Volkov-Mouromtsev est restituée

Les petits enfants d’un soldat allemand ont restitué deux aquarelles du peintre Alexandre Volkov-Mouromtsev, signées de son pseudonyme A.N. Russova, qui, autrefois, décoraient le salon mauve de l’impératrice Alexandra Feodorovna, dans ce palais, jusqu’en 1941, date de son pillage par l’armée allemande. Selon les héritiers de ces peintures, leur grand-père les aurait échangées contre de la nourriture pendant la Seconde Guerre mondiale, et maintenant ils voudraient les voir de retour à leur place.

Le salon mauve de l'impératrice Alexandra Feodorovna

Une de ces aquarelle représente une vue d’une calle de Venise.

Calle di Venezia

L’artiste a commencé à peindre à l’âge de 35 ans. Il a surtout peint à l’aquarelle, des scènes de genre, intérieurs de cathédrales, paysages et vues de villes, telles que Le Caire, Louxor, Constantinople, ainsi que des vues de l’Italie.

En 1880, Volkov-Mouromtsev envoyé plusieurs aquarelles signées « A.N. Rossova» à la Société des Beaux-Arts à Londres, où elles ont été vendues à des prix plus élevés que prévu. Par la suite, au cours des vingt années suivante, la Société a organisé des expositions annuelles de ses aquarelles. En Russie, l’artiste a gagné en popularité, ses œuvres furent achetés par Pavel Tretiakov. Beaucoup d’œuvres de l’artiste peuvent être admirées désormais, dans la galerie Tretiakov à Moscou.

Son portrait de la belle Eleonora Duse, célèbre actrice italienne du XIXème siècle, lui a valu le succès en Europe occidentale.

Les nouvelles de la révolution de 1917 et la dévastation de son domaine familial en Russie ont surpris Volkov-Mouromtsev pendant un voyage en Italie. Il a passé ses dernières années dans les environs de Venise et a été enterré dans la section orthodoxe du cimetière de San Michele à Venise, sa tombe est à gauche de celle de Serge de Diaghilev.

Tombe d'Alexandre Volkov-Mouromtsev

Tombe d'Alexandre Volkov-Mouromtsev

Quelques costumes de la collection de Natalia Chabelskaya

Le mois dernier, nous vous avons présentée cette incroyable collectionneuse russe du siècle dernier, qui avait été mise à l’honneur, et donc découverte par les français, lors de l’Exposition Universelle de 1900. Mais, nous n’en doutons pas, vous attendez toutes et tous de voir les trésors de sa collection.

Patience, nous ne pouvions absolument pas tout vous montrer en un seul jour.

Nous avons, depuis des mois, recherché les restes de cette collection qui sont à présent dispersés dans plusieurs musées, en Russie, mais également un peu partout dans le monde.

Voici donc, quelques unes des plus belles pièces qui vous permettront de réaliser, à votre tour, de magnifiques costumes d’inspiration russe pour le prochain Carnaval de Venise, et d’éviter de faire dans la caricature immonde comme nous l’avons vu l’an dernier.

La Fondation Pierre Bergé – Yves-Saint Laurent lui avait consacré une exposition du 18 mars au 23 août 2009, nous vous en reparlerons.

Collection Chabelskaya : Une Russie fin du siècle : portraits de femmes en costume traditionnel

Voici donc quelques pièces de la collection de Natalia Shabelskaya :

 	La collection de Natalia Shabelskaya

 	La collection de Natalia Shabelskaya

 	La collection de Natalia Shabelskaya

 	La collection de Natalia Shabelskaya

 	La collection de Natalia Shabelskaya

 	La collection de Natalia Shabelskaya

 	La collection de Natalia Shabelskaya

 	La collection de Natalia Shabelskaya

 	La collection de Natalia Shabelskaya

La collection de Natalia Shabelskaya

La collection de Natalia Shabelskaya

La collection de Natalia Shabelskaya

La collection de Natalia Shabelskaya

La collection de Natalia Shabelskaya

La collection de Natalia Shabelskaya

La collection de Natalia Shabelskaya

Le mois prochain, nous partagerons avec vous une série de photographies anciennes qui faisaient parties de sa collection…

La collection de Natalia Chabelskaya

Nos divers articles sur les bals en Russie à la fin de l’époque des Tsars vont sans aucun doute vous donner des idées de costumes ! Le prochain Carnaval de Venise sera sous le signe de la Russie d’antan.

Pour vous éviter de reproduire les choses infâmes que nous avons eu l’occasion de voir l’an dernier, ces grosses dondons en matriochka bleu sale et triste, de très mauvais gout, nous vous emmenons aujourd’hui découvrir une incroyable collectionneuse… que nous avons déjà évoquée le mois dernier.

Natalia Shabelskaya

Pour cela, nous avons choisi de partager une partie de impressionnante collection de Natalia L. Kroneberg, qui est née en 1841 à Taganrog, dans la famille de Léonide Alexandrovitch Kroneberg. En 1862, elle a épousé Pierre Nikolaevich Chabelski, propriétaire terrien dans la province de Kharkov. De ce mariage naquirent trois filles : Varvara (devenue par le mariage Sidamon-Eristavova), Natalia et une troisième fille dont le prénom n’est pas parvenu jusqu’à nous.

 illustrations du livre : Le costume de la Russie sur le graphique 18-20e siècles.

Dans les années 1870, Natalia crée un atelier de broderie dans la propriété de son mari, sur le domaine de « Chupahovka » dans la province de Kharkiv.

Dans le début des années 1880, la famille déménage à Moscou.

Dentelles

A l’occasion de beaucoup de voyages dans toute la Russie, Natalia achètes des antiquités et, petit à petit, constitue une collection. Elle accumule broderies folkloriques russe, dentelles, tissus, chapeaux, vêtements, décorations en os, en métal et en bois. Sa maison était devenue au fil des ans un musée d’antiquités des costumes russes à Moscou. Le catalogue de la collection, réalisé à sa mort, comprend plus de 4.000 articles. Cette collection est la plus grande collection de textiles de Russie de la seconde moitié du XIXème – début XXème siècles.

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En 1902, la famille émigre en France, où, le 17 janvier 1904 Natalia L. est morte.
Elle est enterrée dans le cimetière orthodoxe russe Saint-Nicolas à Nice.

Après sa mort une partie de la collection à été vendue à des collectionneurs privés et a été emmené à l’étranger, et l’autre partie a été transférée à Saint-Pétersbourg au Musée d’Ethnographie.

Une partie des pièces vendues à l’époque de sa mort sont revenues depuis en Russie et font désormais parties des collections des musées de Saint-Pétersbourg à l’Ermitage, au Musée Histoire d’État ainsi qu’au Musée Histoire et Art  de Yaroslavl et au Musée Russe et d’art populaire de Dkorativno.

Collection NS

Exposition Universelle de 1900 à Paris – dans le pavillon de la Russie

Le 14 avril 1900, le président Émile Loubet inaugurait l’Exposition Universelle. Le lendemain, les 216 hectares répartis sur deux sites ouvraient au grand public.

Plan commode de l'exposition universelle de 1900

Les français pouvaient alors découvrir, juste à côté du Trocadéro le pavillon de la Russie enfin digne du grande Empire. En effet, lors de l’Exposition précédente, en 1887 la situation politique entre la France et la Russie était complexe. Elle n’avait pas permis de présenter un Pavillon russe à la mesure de cette grande nation.

Le pavillon de 1900 fait 24 000 m² et a coûté au pays 5 226 895 roubles dont 2 226 895 roubles ont été accordé par le Gouvernement russe et 3 000 000 roubles par les exposants. 1 rouble sous Nicolas II correspond à 237 roubles d’aujourd’hui. Après calculs cela représente 31 368 952 d’Euros !

Le pavillon russe de l'Exposition de 1900

Les Palais Russes ont été construits d’après un projet dessiné par Robert Melzer (l’architecte de la Cour Impériale) dont l’idée était de présenter une ville russe traditionnelle le long du mur du Trocadéro.

Le pavillon s’inspirait d’un mariage architectural entre les Kremlins de Moscou et de Kazan dont les cloches d’une des tours sonnaient réellement.

Le prince Tenichev fut nommé Commissaire Général de la Section Russe par Nicolas II, Konstantin Korovin, un des premiers impressionnistes russes fut chargé de la décoration du pavillon des périphériques russe et du pavillon dédié à l’artisanat russe, Ilia Bondarenko, architecte, a été nommé responsable de la construction du village russe et du pavillon d’artisanat russe. Dmitriy Mendeleev, grand chimiste russe, était vice-président du jury international.

Affiche de l'exposition de la Russie en 1900

Le pavillon d’artisanat russe a été construit en Russie, puis démonté, envoyé à Saint-Petersbourg pour être chargé sur un bateau et envoyé à Paris par la mer.

Le but était de représenter les artisanats de tout l’Empire Russe y compris les régions éloignées du centre. Une commission spéciale fut donc chargée du choix des objets parmi la collection du musée d’artisanat de Saint-Petersbourg pour les exposer en France. 2000 objets ont été choisis dans les musées et 4000 ont été fournis directement par des maîtres- artisans.

L'interieur du pavillon de l'artisanat

Le  pavillon d’artisanat était divisé en plusieurs sections selon le matériaux utilisés ou par thèmes. Il y avait par exemple une section à thème religieux et une historique.

Cette section historique abritait une partie de la fameuse collection de costumes russes de Natalia Chabelskaya.

Une pièce de la collection de costumes russes de Natalia Chabelskaya

Une collections accumulée par une femme étonnante dont nous allons vous parler, au fil des prochains mois, et dont les œuvres, qu’elle avait su accumuler tout au long de sa vie vous offrirons, nous n’en doutons pas, des idée pour réaliser des costumes de grande qualité, inspirés par l’ancienne Russie pour le prochain Carnaval de Venise.

Plan Pratique de l'exposition Universelle de Paris - 1900

Bal à Saint-Petersbourg, 23 janvier 1883

En Janvier 1883, le grand-duc Vladimir Alexandrovitch et sa femme ont organisé un bal dans le «style russe». L’empereur Alexandre III était un ardent russophile très attaché à l’idée du nationalisme russe.

Grand-duc Vladimir Alexandrovitch et sa femme Maria Pavlovna.

23 janvier 1883 chez le grand duc Vladimir Alexandrovitch

Le grand-duc Vladimir Alexandrovitch était vêtu d’un costume de Boyar du XVIIème siècle, en velours vert foncé et garni de fourrure de martre, un chapeau de Boyar, chemise en soie, la ceinture et le col étaient parsemés de pierres précieuses

Grand-duc Vladimir Alexandrovitch

La grande-duchesse Maria Pavlovna avait revêtu un costume de la même époque. Sur sa tête elle avait posé un kokoshnik. Ce kokoshnik, et le manteau de brocart brodé d’or étaient parsemés de pierres précieuses et de perles de couleurs.

23 janvier 1883 chez le grand duc Vladimir Alexandrovitch

23 janvier 1883 chez le grand duc Vladimir Alexandrovitch

23 janvier 1883 chez le grand duc Vladimir Alexandrovitch

L’impératrice Maria Feodorovna était vêtue d’un coûteux brocart d’or orné d’émeraudes, de diamants, de rubis, de perles et d’autres bijoux. Le manteau de brocart à fleurs d’or et garni de manches de fourrure de martre. Elle portait sur la tête une couronne d’argent posée sur un coussin en fourrure de  zibeline parée et ornée de gros diamants, d’émeraudes et de perles de grande taille. L’impératrice Maria Feodorovna disait que sa belle robe était incroyablement étouffante et lourde.

23 janvier 1883 chez le grand duc Vladimir Alexandrovitch

Ce bal a réunis 250 invités de la noblesse qui étaient accueillis, dans le grand escalier, par des serviteurs, également costumés avec des costumes traditionnels des régions de toutes les Russies.

Le bal a commencé avec une polonaise, puis une mazurka.

Ensuite, il y eu le dîner, au cours duquel la musique et la chorale ont interprété uniquement de la musique russe.

Enfin la danse a repris par le fameux cotillon et la fête s’est terminée au delà de 4 heures. L’empereur quitta la soirée après le dîner, et sa femme, comme d’habitude, n’a pas pu résister à participer jusqu’à la fin de la soirée.

Le bal de 1883 à la cour de Russie

Zinaida Beauharnais, grand amour du grand-duc Alexeï Alexandrovitch, était également présente en femme fatale, et le luxe de sa tenue n’avait rien à envier à celui de ses hôtes.  Elle portait une robe de femme de boyard, bleu parsemé de diamants et de perles.

Zinaida Beauharnais

Le bal des Romanov

La cour de Russie était réputée pour sa magnificence. La fête bat son plein en ces 11 et 13 février 1903 dans la grande salle de bal du palais d’Hiver de Saint-Saint-Pétersbourg.

Photo de groupe au bal de 1903

Des milliers d’invités parmi les plus hauts dignitaires de la cour, dont le tsar Nicolas II et son épouse, Alexandra Feodorovna, dansent en costume traditionnel russe du XVIIème siècle. Ils commémorent le célèbre bal qui s’est tenu 20 ans plus tôt. Mais l’élite de l’aristocratie impériale ne sait pas qu’il s’agit du dernier bal costumé des Romanov.

Ces bals en costumes de la « Russie ancienne » ont été des évènements marquants de cette époque.

Tous les participants portaient des costumes inspirés de l’époque du deuxième tsar de la dynastie Romanov, Alexis Mikhaïlovitch (XVIIe siècle). Des costumes d’avant la réforme vestimentaire imposée par Pierre le Grand.

Pour ces bals, les ateliers spécialisés ont produit brocarts et velours vénitiens, tissus d’or et d’argent. Les joyaux, pierres, perles, dentelles, broderies anciennes ont été largement utilisé.

Nous avons retrouvé pour vous de nombreux documents d’époque, ainsi que des informations inédites pour les costumes. De quoi émoustiller votre imagination pour les prochains Carnavals de Venise pour l’année de la Russie en Italie…

Suivez donc attentivement notre blog pour tout apprendre sur les merveilleux costumes de la cour du dernier Tsar de toutes les Russies

ou

Daria au Carnaval de Venise

Daria Zarina

Nous avons déjà eu l’occasion de vous parler de la belle Daria Zarina lors des soirées de Carnaval au Danieli. Cette blogueuse russe, qui vit à Saint-Petersbourg, a bien voulu nous raconter son expérience vénitienne et sa participation, avec son fils, Platon, au Concorso della Maschera più bella del Carnevale di Venezia 2013.

Après avoir tenté, en vain de voir le Vol de l’ange, comme beaucoup, elle n’a jamais réussi à atteindre la piazza San Marco, encombrée par une marée humaine, Daria et son fils ont participé au concours du plus beau masque du carnaval 2013. Un instant de gloire sur le podium du Grand Théâtre de la piazza, devant une foule compacte.

Daria ne fait pas vraiment partie de ces touristes « déguisés » qui louent sur place et se pavanent. Elle a fait réaliser ses costumes (une robe de bal, pour la soirée au Danieli et un costume allégorique) et celui de son garçon par deux couturières de Saint Petersbourg : Olga Shabalin et Marina Kaurova. C’est elle qui a imaginé les costumes et en a réalisé les croquis.

Daria et Platon au Carnaval de Venise

Mais, avant de pouvoir monter sur le podium et devenir les vedettes sur la piazza, il faut patienter Daria et Platon jouent, lancent des confettis…

Daria et Platon au Carnaval de Venise

Daria et Platon au Carnaval de Venise

Daria et Platon au Carnaval de Venise

Daria et Platon au Carnaval de Venise

Daria et Platon au Carnaval de Venise

Le petit Platon est déjà bien « habité » par son personnage un peu burlesque, un personnage moderne du Carnaval, né de l’imagination de sa maman. Dès qu’il voit un appareil photo il pose volontiers, même quand il est tout seul.

Daria et Platon au Carnaval de Venise

Daria et Platon au Carnaval de Venise

Daria et Platon au Carnaval de Venise

Les personnages en costumes se succèdent sur la scène, certains sont aussitôt éliminés, d’autre sont sélectionnés pour un second passage.

Daria et Platon au Carnaval de Venise

« Juste avant nous, des personnages sur des échasses, ils n’ont pas séduit le public » nous dit Daria. Tous ces beaux costumes ont relégué nos amis russes tout à la fin, Daria est nerveuse, Platon carrément gelé.

Daria et Platon au Carnaval de Venise

Enfin, c’est le grand moment, et « on nous demande de nous élancer vers la scène » il faut traverser tout le public. C’est un Brighela qui propose à Daria de les accompagner tout en haut, elle tombe sous le charme du beau masque de la Comedia del Arte.

Daria et Platon au Carnaval de Venise

Daria et Platon au Carnaval de Venise

Daria et Platon au Carnaval de Venise

Sur la scène du grand théâtre, on annonce la venue de deux personnages venus de la Russie. Un Colombine les accueille, tous sont génialement costumés. C’est donc sous une salve d’applaudissements et les acclamations (il y a de nombreux russes, tous admiratifs, dans la foule), que notre belle jeune femme et son charmant bambin s’élancent vers le « tapis rouge ».

Daria et Platon au Carnaval de Venise

La présentatrice ne parle pas seulement en italien, mais aussi bien en russe, en anglais, en français et en allemand.

Daria et Platon au Carnaval de Venise

Daria et Platon au Carnaval de Venise

Daria et Platon au Carnaval de Venise

Daria et Platon au Carnaval de Venise

« Ce bel homme dans un manteau de fourrure dit à toute la population de San Marco, je suis un clown né.
J’ai ensuite été transférée en Xu, disait-il en italien.
Trois Natasha et deux Vova n’auraient pas pu faire plus pour ma motivation.
Dieu lui donne la santé et plus d’argent.

C’est le moment du vote, et nous sommes confiants.

Daria et Platon au Carnaval de Venise

Qualifiés pour la suite, pendant que les candidats se succèdent et sont éliminés.

Daria et Platon au Carnaval de Venise

Daria et Platon au Carnaval de Venise

Au second passage, les votes sont plus confus, il aura fallu revoter pour nous départager, et c’est un autre groupe, tout en or qui a eu la victoire. On nous libère, et nous traversons à nouveau la foule…

Daria et Platon au Carnaval de Venise

Ce bon Brighela est là pour me consoler, je le garderais bien avec moi, ce gentil garçon.

Daria et Platon au Carnaval de Venise

Et bien, nous n’avons pas été jusqu’à la finale et je n’ai pas eu à me geler plus longtemps. Но как нас утешали))) ».

Daria et Platon au Carnaval de Venise

Nos deux amis étaient très fatigués, et de suite après se promettaient de ne plus jamais recommencer cette expérience… quoique, pour Platon, ce fut un bon moment.

Daria et Platon au Carnaval de Venise

Daria et Platon au Carnaval de Venise

Traduction de l’article de Daria : Конкурс масок на открытии карнавала.

Ksenia Islamova

Les photos sont de par Ksusha (Ksenia Islamova _ Ксения Исламова), une russe qui vit désormais à Venise, et dont on peut voir également la vidéo qu’elle a réalisée, car est allée avec eux et a filmé du début à la fin :

Le premier chef-d’œuvre de Titien de retour à Venise

A 18 ans, Tiziano Vecellio, dit Titien (1488-1576), peint sa première grande commande. Une Fuite en Égypte imaginée comme un long travelling au coeur d’une forêt idyllique, où la Sainte Famille croise moutons, cerfs, vaches et même un renard. Naïveté du bestiaire, délicatesse de la végétation, douceur des figures encore un peu raides : cette oeuvre de jeunesse est tout simplement exquise.

Tiziano Vecellio, dit Le Titien (1477/90-1576)
La Fuite en Égypte, vers 1508
Huile sur toile – 206 x 336 cm
Saint-Petersbourg, Musée de l’Ermitage
Photo : Musée de l’Ermitage

Le 13 mars 2012 Michael Piotrowski a présenté au public le résultat d’une restauration qui a duré 12 ans. Michael Piotrowski a fièrement montré les résultats d’un long travail de son personnel et a dit que la peinture des débuts du Titien serait envoyée lors d’un voyage dans son pays natal Venise ainsi qu’à Londres, et à son retour aura lieu une exposition au Palais d’Hiver.

Titien a peint Fuite en Egypte en 1507, à l’époque où il travaillait dans l’atelier de Giorgione. L’importance de cette peinture est énorme, estime Irina Artemieva, spécialiste de l’art de l’Europe occidentale de l’Ermitage. C’est la première œuvre de Titien connue de nos jours, ainsi que le premier paysage dans l’histoire de la Renaissance. « La peinture a toujours trouvé ses admirateurs passionnés, notamment Giorgio Vasari qui a été le premier à en parler et le chronographe vénézuélien Carlo Ridolfi« , affirme la spécialiste.

A l’époque, Titien fût beaucoup passionné par la peinture « nordique ». Selon Vasari, il hébergea chez lui des peintres allemands pour leur apprendre les secrets des paysages.

La Fuite en Egypte fût créée pour le palais d’Andrea Loredan à Venise, mais changea ensuite de possesseur pour des raisons restées inconnues.

En 1768, l’impératrice Catherine II de Russie achète le tableau qui était auparavant dans la célèbre collection du comte Bruhl à Dresde…

En 1999, les restaurateurs du Musée de l’Ermitage, où il est exposé en temps normal, ont commencé un long et méticuleux travail de restauration.

Les études préliminaires ont permis de lever des doutes qui subsistaient sur son authenticité. Lors de la restauration, les experts ont examiné scrupuleusement la toile et toutes les questions sur la paternité ont été résolues. Fait intéressant : après avoir examiné la toile par rayonnement infrarouge, les experts ont conclu que Titien avait d’abord l’intention de peindre un autre sujet : Admiration de l’enfant.

Les restaurateurs, non seulement ont dégagé le tableau des vieilles peintures et des vernis noirci, mais retrouvé l’image originale créée par Titien (le tableau avait fait l’objet d’une restauration au XIXème siècle en utilisant une peinture de qualité inférieure, qui commençait à se décoller). En conséquence, le visage de la Vierge Marie a changé, il est apparu que Joseph, qui avait les cheveux longs, avait été peint presque chauve à l’origine et que l’arbre était différent.

***

A partir de demain, mercredi 29 août 2012, et jusqu’au 2 décembre, le tableau prêté par le Musée de l’Ermitage sera exposé à Venise à la Gallerie dell’Accademia.

Grâce au prêt inédit du tableau par le musée de l’Ermitage de Saint-Pétersbourg, à l’occasion de sa restauration, l’exposition vénitienne propose un dossier monté comme une enquête : les indices sont à dépister dans la vingtaine de tableaux et gravures réunis autour de la pièce principale, réalisés eux aussi à Venise au même moment. Se côtoient les œuvres du vieux maître de Titien, Giovanni Bellini, de ses camarades d’atelier Giorgione et Sebastiano del Piombo, et même de Dürer. Où l’on comprend comment le jeune artiste admire et analyse anciens et contemporains, leur emprunte des éléments ou rivalise avec eux pour finalement s’affranchir de leur influence. Naissance d’un maître, en l’an 1506, à Venise.

« Cité de la Musique » dans le parc Sokolniki

Nous vous invitons à Moscou dans le grand parc Sokolniki, le samedi 1er septembre, pour un festival, entièrement gratuit, organisé par le Département de la Culture de Moscou, qui va mêler musique classique, concerts de gala, et histoire, avec une initiation aux grands bals en costumes d’époques organisée par notre chère amie Elana Tasarova, directrice de Trianon Studio.

Sur la place face à l’entrée du parc, une installation avec des objets historiques pleine de surprises, dont un piano royal vieux de 100 ans qui sera présenté à 13 heures. En des concerts quasiment non stop pendant tout le festival, sur la place près de la fontaine, avec les quatre plus importants orchestres de Moscou :

Une soirée « Piano dans les fleurs », des performances, comme celle, extravagante, des solistes du Théâtre Bolchoï, les lauréats du concours TV « Casse Noisette », un concert de cloches…

Il y aura également des ateliers pour les enfants, autour du thème des instruments de musique, pour les amener à la découverte du monde de la musique classique.

A 17 heures, l’ensemble » Sforzando » (jazz et musique classique) se produira au Proceka de Mai.

… et surtout, des démonstrations de danses historiques, en costume en collaboration avec « Trianon » :

Les visiteurs pourront s’initier aux danses historiques avec les excellents maîtres de danse de l’école « Trianon ».

Des costumes seront mis gratuitement à la disposition des participant-e-s.

Департамент культуры Правительства города Москвы
Парк «Сокольники»
Продюсерская компания «Funday»
ПРЕДСТАВЛЯЮТ
Non-stop classic

Первый фестиваль камерных оркестров на открытом воздухе

Non-stop classic пройдет в Парке Сокольники в День города Москвы, 1 сентября 2012. На Главной сцене парка выступят известные камерные ор-кестры Москвы, а также певцы и инструменталисты, артисты Молодежной оперной программы Большого театра, солисты Московского музыкального театра «Геликон-Опера». Центральная фигура праздника — знаменитый пианист, заслуженный артист России Александр Гиндин.

В масштабном (более 4-х часов!) музыкальном марафоне участвуют 4 коллектива:
— Московский камерный оркестр «Времена года» (художественный руководитель и главный дирижер — заслуженный артист России Владислав Булахов);
— Московский молодежный камерный оркестр (художественный руководитель и главный дирижер — заслуженный деятель искусств РФ, профессор Валерий
Ворона);
— камерный оркестр «Московская инструментальная капелла» (художественный руководитель и дирижер — Геннадий Деркач);
— Ансамбль солистов «Эрмитаж».

Коллективы представят широкую панораму музыкальных стилей и жанров — от Барокко и Классицизма до музыки XX века.
Комментирует марафон музыкальный журналист, ведущий радио «Орфей»
Михаил Сегельман.

Фестиваль камерных оркестров станет кульминацией празднования Дня города в Парке Сокольники. Музыкально-театральные, обучающие, интерактивные программы, выставки и презентации пройдут на нескольких площадках парка.

Главные события:
— церемония открытия у Главного входа, выдержанная в стилистике международных кинофестивалей;
— музыкальные мастер-классы для детей и их родителей — увлекательное по-гружение в историю музыкальных инструментов;
— мастер-классы по рукоделию и бальным аксессуарам, завершающиеся костюмированным балом на эстраде «Березки»;
— детская программа на Центральной эстраде, включающая концерт юных та-лантов — стипендиатов музыкального магазина «Свет и Музыка», представление музыкального кукольного театра, интерактивную программу телеканала «Детский»;
— выставка цветочных композиций «Флора и музыка»;
— презентация на Фонтанной площади главного арт-объекта праздника — исторического рояля.

Начало праздника и презентации арт-объекта в 13-00.
Начало Фестиваля камерных оркестров в 16-00.
На все мероприятия ВХОД СВОБОДНЫЙ

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