Le jardin de l’Arsenale de Venise

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Chacun-e peut visiter librement ce jardin, tous les deux ans, à l’occasion de la Biennale d’Art contemporain de Venise. Le Jardin de l’Arsenale est un des plus grands qui soit dans Venise.

Giardino Arsenale

L’arsenal de Venise, aussi appelé arsenal de la République Sérénissime, est construit en 1104 sur l’initiative du doge Ordelafo Faliero. Ce chantier naval joue un rôle déterminant dans la construction de l’empire vénitien, par le quadruplement de la puissance navale. Il est ceint par 3 km de murailles crènelées de brique rouge, derrière lesquels, outre les bâtiments industriels, se cache un magnifique et grand jardin.

Visite en images :

Giardino Arsenale

Giardino Arsenale

Giardino Arsenale

Giardino Arsenale

Giardino Arsenale

Giardino Arsenale

Giardino Arsenale

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Giardino Arsenale

Giardino Arsenale

Giardino Arsenale

Giardino Arsenale

Giardino Arsenale

Giardino Arsenale

Giardino Arsenale

Giardino Arsenale

Giardino Arsenale

Giardino Arsenale

Giardino Arsenale

Giardino Arsenale

Giardino Arsenale

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Giardino Arsenale

Le jardin de la comtessa Elsie

Hier, nous vous avons raconté l’histoire du jardin de l’usine Fortuny, à la Giudecca.

Place, aujourd’hui, à la visite toute en images de cet endroit merveilleux que vous attendiez toutes et tous avec impatience.

Le jardin de l’usine Fortuny, à la Giudecca

Le jardin de l'usine Fortuny, à la Giudecca

Le jardin de l’usine Fortuny, à la Giudecca

Le jardin de l’usine Fortuny, à la Giudecca

Le jardin de l’usine Fortuny, à la Giudecca

Le jardin de l’usine Fortuny, à la Giudecca

Le jardin de l’usine Fortuny, à la Giudecca

Le jardin de l’usine Fortuny, à la Giudecca

Le jardin de l’usine Fortuny, à la Giudecca

Le jardin de l’usine Fortuny, à la Giudecca

Le jardin de l’usine Fortuny, à la Giudecca

L’arbre remarquable du parc, unique exemplaire à Venise, est ce Sophora japonica ‘Pendula’ ou Arbre des Pagodes. Cet arbre, greffé sur une tige haute, fleurit, rarement cependant, en été, une floraison blanche et odorante.

Le jardin de l’usine Fortuny, à la GiudeccaDIGITAL CAMERA

Le jardin de l’usine Fortuny, à la Giudecca

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Nous avons évoqué hier, la partie la plus originale de ce jardin. La belle piscine voulue par la décoratrice américaine Elsie Lee McNeill, et qui fut, pendant très longtemps, la seule piscine privée de toute la lagune de Venise.

Le jardin de l’usine Fortuny, à la Giudecca

Le jardin de l’usine Fortuny, à la Giudecca

Le jardin de l’usine Fortuny, à la Giudecca

Le jardin de l’usine Fortuny, à la GiudeccaDIGITAL CAMERA

Un lieu magique qui est l’héritage d’un patrimoine constitué d’histoire, de culture, d’art et de design, temple des amoureux du raffinement exclusif des tissus de Fortuny, parmi les plus précieux du Made in Italy.

Le jardin de l’usine Fortuny, à la Giudecca

L’usine créée par Mariano Fortuny à la Giudecca ne se visite jamais pour préserver les secrets de fabrication des précieux tissus. Trois générations d’ouvriers, une dizaine de salariés, y travaillent toujours sur les machines imaginées par le créateur de la fabrique. Toutefois, vous pouvez visiter le show room librement, il vous suffit de sonner pour que l’on vous ouvre la porte. Le fabuleux jardin, quand à lui, se visite sur réservation.

Suivez-nous pour une visite guidée…

Le jardin de l’usine Fortuny, à la Giudecca

Pour tout promeneur, il est possible d’apercevoir les arbres du jardin de Fortuny, à la Giudecca, depuis les quais des fondamenta et ponte de le Convertite. Pour celui qui se rend à un rendez-vous pour la visite du jardin, c’est déjà l’occasion d’un avant goût d’un petit bonheur vénitien.

Le jardin de l’usine Fortuny, à la Giudecca

Le jardin de l’usine Fortuny, à la Giudecca

Le jardin de l’usine Fortuny, à la Giudecca

C’est en 1919 que Mariano Fortuny transfère son activité industrielle de production de tissus, jusqu’alors dans son palais, le palazzo Orfei, sur l’île de La Giudecca, où il acquiert à Giovanni Stucky un ancien monastère désaffecté depuis l’édit de Bonaparte.  Il fait construire le long bâtiment qui abrite encore aujourd’hui les machines qu’il a imaginées pour la production des tissus. Mais il ne s’intéresse nullement a l’espace autour, qui demeure une sorte de terrain vague.

Le jardin au début des années 1920 Photo Ets Fortuny

Le jardin au début des années 1920
Photo Ets Fortuny

C’est son amie, la décoratrice américaine Elsie Lee McNeill, qui devint plus tard la comtesse Gozzi, qui va créer ce parc, tout atour de l’usine.

Raimundo de Madrazo y Garreta (1841–1920) - Jardí de la casa de Fortuny

Raimundo de Madrazo y Garreta (1841–1920) – Jardí de la casa de Fortuny

Elsie McNeill, qui était la fille du chef de Coca-Cola pour l’Europe, a épousé Arthur Lee et ils ont ouvert une salle d’exposition de tissu sur Madison Avenue. Ils étaient les distributeurs exclusifs de tissus Fortuny, qui étaient à la mode dans la belle société depuis que Fortuny avait créé sa première robe imprimée plissée. Lorsque Lee est mort, Elsie a épousé un comte vénitien Alvise Gozzi, et a repris la Societa Anonima Fortuny après la mort de Mariano Fortuny en 1949.

Comtesse Elsie Lee Gozzi

Le jardin à été dessiné comme un parc d’agrément, avec, dans le fond, une piscine qui a longtemps été l’unique bassin privé de la lagune. Tous les étés, nouveaux designers viennent travailler, au fond du parc, près de la piscine, lors d’un séminaire destiné à imaginer les nouveaux arrangements des couleurs.

La visite est guidée par une employée préposée à l’accueil des visiteurs et clients de la fabrique.

Le jardin de l’usine Fortuny, à la Giudecca

La visite commence dans un cortille qui mène à l’ancien palazzino de Elsie McNeil, toujours occupé par les propriétaires actuels, derrière une grille en fer forgé. La margelle de puits est un  des vestiges de l’ancien couvent, dont on remarque également la trace sur le mur, puisque Mariano Fortuny a réutilisé un bâtiment existant qu’il a surélevé, comme on le voit bien encore.

Nous suivons ensuite un chemin qui longe des fenêtres de la fabrique obturées par des rideaux.

Le jardin de l’usine Fortuny, à la Giudecca

Le jardin de l’usine Fortuny, à la Giudecca

Henriette Negrin, la jolie jeune femme divorcée française qui avait rejoint la vie de Mariano Fortuny, en 1897, contre l’avis de sa mère, si elle fut une habile couturière, ne intéressa que très peu au jardin. Nous sommes donc bien dans un espace créé par une décoratrice…

Le jardin de l’usine Fortuny, à la Giudecca

En 1994, « la Contessa » disparaît… alors que tout le monde, à Venise, pense que la fabrique Fortuny est vouée à disparaitre, Maged Riad, son confident, relève le défi. Aujourd’hui, ses deux fils, Mickey et Maury ont repris, avec succès, la gestion de la fabrique… et habitent la maison blanche (le palazzino di terracotta) derrière la grille en fer forgé.

Le jardin de l'usine Fortuny, à la Giudecca

… à suivre dès demain !

Maisons & Jardins étonnants de quelques Anarchistes Vénitiens

La Casa delle Girandole

Dans quelques jours, nous vous entraînerons dans l’univers fantastique de Donato Guido Zangrossi, avec la Casa delle Girandolle. Mais, un vieux chat au repos, endormi dans ces quelques semaines de paix qui précèdent le Carnaval de Venise, nous a raconté qu’il existe, dans la cité lagunaire, d’autre lieux magiques comme la maison de Guido… c’est donc sur les traces d’un vieux matou que nous sommes partis à la découverte de maisons et des jardin de celles et ceux qu’il nous a décrit comme « les vieux anarchistes de Venise ».

Et nous sommes partis, à sa suite, à la découverte de lieux que les touristes dédaigneront, et c’est tant mieux. Dans un univers fait de gnomes, de chats, de boules colorées et de moulins à vent, dans des sestieres populaires, Cannaregio, Dorsoduro, La Giudecca…

Maisons & Jardins étonnants vénitiens

Derrière les hauts murs, nous avons retrouvé le plus grand des jardins de Venise, devenu, par la volonté de son dernier maître, un véritable Dédale, fait d’un gigantesque roncier, creusés d’innombrables tunnels d’où émergent de-ci, de-là, un bras ou une tête d’une statue recouverte de mousse. Un lieu inextricable dont, même Ariane et son fil, ne saurait s’échapper…

Derrière les murs, quand veulent bien s’ouvrir les portes, Venise montre un autre visage, un visage secret qu’il n’est pas donné à tout le monde de voir.

Dans les courettes où somnolent des chats, là où avaient vécu des notaires depuis cinq générations, les nombreuses plantes survivent dans des pots cassés. Au centre trois ou quatre arbres minces poussent comme des cheveux, à force de se désespérer de vivre, et rêvent de voir un jour le soleil.

Ici, la richesse d’autrefois côtoie la pauvreté apparente d’aujourd’hui… pauvreté relative, car pour vivre à Venise de nos jours…

Maisons & Jardins étonnants  vénitiens

Dans un labyrinthe de couloir sombres et encombré, nous avons suivis un écrivain. La maison ressemble presque à la librairie Aqua Alta, de Luigi, mais ici, on croirait que les livres sont aussi anciens que la maison, et qu’en fait, c’est la maison qui a été construite autour des livres. Partout, des coupures de journaux qui doivent avoir une importance capitale pour qui saurait les déchiffrer.

Giovanni, lui, nous attendait dans le vaste salon d’un piano nobile, à ceci près que la pièce ressemble à s’y méprendre à un souk, ou un bazar de l’ancienne Russie, à la fin de l’époque soviétique. Dans un joyeux désordre, elle est pleine de canapés anciens et modernes, de coffres, de chaises, de tableaux qui n’ont jamais été terminés, de peintures entassées les unes contre les autres, de tables basses, coussins marocains, meubles modernes, souvenirs de toutes les parties du monde, de tapis, de magazines et encore des étagères pleines de livres et cette table, de peut-être cinq ou six mètres de long, qui traverse la pièce. Prévert serait très heureux dans cet environnement… où le chat n’est, évidemment pas absent, à nous guetter derrière ses yeux mi-clos.

Les maisons de Corrado Bricchi au Lido di Jesolo, d’Attilio Penzo à Chioggia, de Giuseppe Toselli, dit Bepi Suà à Burano, ne laissent pas indiférents, plus loin à Véronne, d’autres artistes anarchistes de Vénétie ont aussi laissé leur marque, Silvano Zandegiacomo, Antonio Paggi, Luigi Lineri, Angelo Cerpelloni

Maisons & Jardins étonnants vénitiens

Venise en ses parcs et jardins

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Le touriste qui n’est jamais venu à Venise imagine une ville très minérale, où toute végétation serait absente. Même celles et ceux qui sont souvent venus et revenus dans la cité lagunaire imaginent avec difficulté l’étendue des jardins dans toute la cité.

Giardino Arsenale

Pourtant, Venise est une ville de jardins, publics ou privés, grands parcs ou minuscule lopin entre les murs.

Jardin du Patriarcat de Venise

Parfois, certains jardins se réduisent à quelques plantes accrochées à un mur, une fenêtre, que leurs propriétaires continuent à cultiver avec amour malgré les pressions d’une commune dirigée par un maire qui se dit écologiste (la culture de fleurs sur le domaine public est désormais interdite dans le centre historique).

Parcs et jardins de Venise

Venise côté jardin se mérite, car elle se cache des regards peu discrets.

Les parcs publics sont à la portée de tous, encore faut-il savoir où ils se trouvent. Presque tous sont des havres de paix, ou, à certaines heures le refuge des enfants de Venise qui les animent alors de leurs jeux et de leurs cris.

Les jardins privés sont presque toujours cachés derrière de hauts murs.

Giardino S. Elena

Certains sont libres d’accès à des heures d’ouverture, d’autres peuvent être visités sur rendez-vous, d’autres par le biais de visites guidées à thème, ou grâce à des associations.

Enfin, certains jardins restent et resteront du domaine privé, réservés uniquement aux amis, et aux amis de leurs amis, des portes qui s’ouvrent rarement.

Le moi de mai est traditionnellement le moi des fleurs et des jardins.

Pendant tout ce mois, donc, nous vous emmènerons derrière les murs à la découverte des parcs et des jardins de Venise.

S. Francesco della Vigna

Nous vous indiquerons comment profiter vous aussi de ces endroits plein de charme et si paisibles, même quand la foule des touristes envahit la ville.

Et puis, exceptionnellement, nous vous emmènerons derrière quelques portes, à la découverte de jardin secrets que leurs propriétaires nous ont dévoilés, spécialement pour vous.

Un jardin bien caché dans Dorsoduro

Mariagrazia Dammicco

Pendant tout le moi de mai, nous allons vous entraîner dans une partie méconnue de Venise, car cachée derrière les murs : La Venise verte des parcs et des jardins. Pour cela, nous irons suivre la meilleur des guides que nous pouvions trouver à Venise : Mariagrazia Dammicco.

Mariagrazia Dammicco

Le nom de Mariagrazia est indissociable du Wigwam Club Giardini Storici Venezia, l’association qui permet aux vénitiens de partir à la découverte des jardins du monde… et de Venise. En effet, elle est l’active présidente fondatrice de cette association vénitienne.

Elle est incollable sur les jardins de Venise dont elle connaît la moindre parcelle, le moindre bosquet ou parterre de fleurs. Et tous les jardiniers de Venise la connaissent et l’apprécient.

Diplômée en philosophie, cette journaliste a écrit tous les livres qui servent de bible aux amateurs de jardins, de Venise, et de jardins vénitiens.

Pour l’anecdote, nous lui connaissons également une passion secrète pour les confitures, dont elle a élaboré des recettes inédites. Ses ingrédients : radis, carottes, oignons, potirons, combinés avec des épices et d’autres arômes avec parfois de petits morceaux de fruits. Peut-être un jour écrira t’elle un livre de recette sur ces étonnantes (et délicieuses) confitures. Aimeriez vous connaître le secret de la confiture de radis à l’Amaretto, la marmelade d’oignons rouges à la vanille ?

Nous n’avons réussi à lui arracher seulement sa recette de confiture de tomates vertes, qui se difère de la notre, car nous la faisons avec des tomates qui sont de couleur vert chartreuse à maturité (comme les variétés Absinthe, Green Zebra, Evergreen, Gold and Green…)
Lavez bien un kilo de tomates entièrement vertes, les émincer et placer dans une casserole profonde avec le zeste et le jus d’un citron, un sac de pectine et porter à ébullition, en remuant souvent pendant environ 10 minutes.
Placez-les dans des pots à stériliser, tournés à l’envers pendant un quart d’heure.

Glycines004

Mais revenons à nos jardins…

Venise recèle plus de cinq cents jardins secrets, émeraudes serties dans un labyrinthe de ruelles, de canaux et de vieilles pierres, dont seules les mouettes, dans le ciel azuré, peuvent contempler l’éclat.

Jardins de palais, cloîtres d’anciens monastères, silencieux potagers, vergers, tous ces espaces verts racontent l’histoire secrète de la Sérénissime.

Ces jardins sont difficiles à débusquer. Ils resteront d’ailleurs à jamais méconnus de ceux qui, parcourant les rues d’un pas pressé, ne prennent pas la peine de lever les yeux pour repérer un lierre ou une glycine dégringolant d’un mur d’enceinte, ou de ceux qui, apercevant un portail entrouvert, ne pénètrent pas un bref instant dans la cour. Certains auront peut-être la chance de les admirer d’un balcon, ou de les observer d’un bateau à travers la grille de fer forgé d’une porte d’eau donnant sur le canal.

En fait, les jardins s’offrent aux jardiniers, et aux amateurs qui savent prendre le temps.

Sinon, vous pouvez toujours découvrir les Jardins Secrets de Venise dans les livres de Mariagrazia Dammicco :

Jardins secrets de Venise ; photographies de Marianne MajerusISBN:  2-08-201397-9

Guida ai giardini di Venezia – ISBN-13: 978-8897928126

Wigwam Club “Giardini Storici Venezia”
Via Ca’ Rossa, 2/b
30173 Mestre Venezia
Tel. 041 610791
giardinistorici.ve@wigwam.it

JSV

Le jardin de Titien

Vous en avez rêvé, nous l’avons fait, venez visiter le jardin du Tiziano à Cannaregio !

La porte qui mène au jardin est située calle larga dei Boteri. Sur le mur, une plaque commémore que Le Titien a vécu ici quatre-vingt dix ans. Pietro Aretino, ami du peintre, a fait une description très précise de la maison et de son jardin.

Cette porte est rarement ouverte… suivez-nous !

Derrière ces hauts murs se cache un petit trésor, un jardin harmonieux, vert, frais et très fleuri.

Entre les jardins de la lagune

« Fra Orti e Giardini della Laguna », le Festival des Jardins Vénitiens va commencer après demain, vendredi 14 octobre pour se prolonger jusqu’au dimanche 23 octobre 2011.

L’ouverture de ce nouveau festival se fera, bien évidemment, vendredi 14 octobre de 17:30 à 21:00 à la Serra des Giardini, 1254, Castello (Via Giuseppe Garibaldi), avec :

« La barena in vasca » (à 17:00 h), visite guidée de l’exposition par Diana Maria Zilioli, directrice de la Serra dei Giardini.

« Orti e giardini spontanei di Venezia: una laguna commestibile » (à 18:00 h), conversation avec
Antonio Barbieri, technicien des cultures agricoles et horticoles, passionné d’alimentation avec flerurs, fruits, légumes et herbes et,
Gothard Bonacini, architecte et co-auteur du livre « Le jardinier gourmand» (Ponte alle Grazie, Grinzane Hanbury 2008).

Sapori dalla laguna (19:30 h) Petite dégustation par le Wigwam Club Giardini Storici Venezia
Fromage avec du miel et du sel dans marais, confiture avec les dernières tomates vertes de la lagune, baicoli avec confiture de « suca baruca » et raisins secs, jujubes « del Cavalino », bussolai et « esse » de Burano, vin sincère et jus de grenade.

Samedi 15 octobre

Parmi les jardins fleuris et des perles de verre (de 10:30 à 13:00 heures), demi-journée de visites guidées dans les jardins de l’île de Murano.

Jardin en Italie (à 10:30 h) Visite guidée par Renata Ferrari, voulu par la Consorzio Promovetro di Murano sur un projet de l’architecte  Simona M. Favrin. à l’occasion du 150ème Anniversaire de l’Unità d’Italia.
Il giardino di pietra della Basilica dei SS. Maria e Donato (11:00 h) Visite guidée par Bruna Caruso, expert artistique.
Le perle fiorate di Renata Ferrari à 12:00

Dimanche 16 octobre

In bragozzo fra vigne, orti e barene della Laguna nord – Une journée de visites guidées, en tartane (le bateau de pèche le plus populaire dans le nord de l’Adriatique), entre vignes, vergers et marais des îles de la lagune nord, avec Chiara Baradello, biologiste et guide naturaliste. Visite de San Francesco dell Deserto avec les moines qui y vivent encore, sera une des partie de cette riche journée de visites qui s’étaleront de 9:00 à 19:00 heures.

Dimanche 23 octobre

Dans les jardins de l’Hôtel Cipriani (deux visites de 14:30 à 15:30 h et de 16:00 à 17:00 h). Dans l’île de la Giudecca, le fameux « Jardin des délices » fréquenté par Casanova, parmi les reflets de la lagune du sud et l’ombre de l’église … Visite guidée de Mariagrazia Dammicco et Chiara Baradello.

Le Festival des Jardins 2011 est organisé par Wigwam Club Giardini Storici Venezia, avec le soutien de la Région de Vénétie.

Informations et réservations (obligatoires)

(du lundi au samedi, de 13.00 à 18.00)

Wigwam Club Giardini Storici Venezia

+39 320.4678502 (secrétaire, Irene De Lorenzi )

+39 328.8416748 (présidente, Mariagrazia Dammicco)

www.giardini-venezia.itwww.wigwam.it

Roses d’Eden

S’il est bien un jardin à Venise que Klod rêve de visiter (en vain pour le moment), c’est bien celui de Frederic Eden, à la Giudecca. Pensez donc, il en a dévoré le livre plusieurs fois depuis plus de trente ans, et il a aussi parfois appliqué les théories de son successeur, Friedrich Stottwasser, le chantre de l’ortie…


Nous n’allons pas vous narrer l’histoire du jardin… le livre de Frederic Eden « Un jardin à Venise » vous attends, c’est une merveille du XIXème. Et puis, Lorenzo du blog Tramezzinimag l’a déjà si fort bien fait dans son « Un merveilleux jardin à Venise« , que nous ne pourrions que commettre un plagiat !

Non, pour Klod, à la lecture du livre, c’est tout un imaginaire, et le fruit de son expérience (5ème génération de jardiniers, il a exercé ce métier pendant plus de vingt ans) qui se met en route. En ce mois de juin, c’est un jardin embaumé par les roses qui vient combler ce qu’il imagine avoir été ce lieu… « Durant les quinze premiers jours de mai, le grand spectacle des roses se met en place. Nous en comptons un grand nombre de variétés, mais nous aimons surtout celles qui nous aiment« …

Les variétés que cite Frederic Eden sont pratiquement oubliées, à peine si quelques unes se trouvent encore chez quelques pépiniéristes passionnés, en France ou outre-Manche. Des roses qui composaient de « gros massif à l’ombre » pour Papa Gontier (1882 — Nabonnand, France) ou Comte de Paris (1886 — Leveque, France), il ne nous reste que de jolies gravures du XIXème.

« Nous laissons au soleil où elles se délectent« … Beauté inconstante, Madame Jules Grilez, Maria immaculata… (trois roses totalement inconnues de nos jours) on se croirait feuilletant un catalogue de Victor Lemoine, le célèbre nancéen !

« Mais il y a une telle profusion de rose qui semblent nées pour ce climat » : Gustave Régis, Souvenir de Catherine Guillot, Madame Eugène Resal (1872 — Gonod, France) et sa grande sœur Madame Laurette Messimy (1888 — Guillot, France), Comtesse Risa du Parc (1876 — Schwartz, France), Caroline Testout, Madame Falcot (1858 — Guillot, France), l’ancienne Malmaison, et la plus délicieuse de toutes, La France.

« J’ai compté un jour un millier de fleurs sur un Maréchal Niel (1864 — H & G Pradel, France) qui, greffé sur un banksia, recouvrait une vielle étable« .

Après la transformation, volontaire, du beau jardin dans le plus pur style anglais de Frederic Eden, en jardin sauvage par Friedrich Stottwasser que reste-t’il de ces vielles variétés dont les noms résonnent à nos oreilles comme autant de parfums différents : Madame Alfred Carrière (1879 — Schwartz, France), Aimée Vibert (1828 — Vibert, France), Madame Bérard (1915 — Levet, France), Gloire de Dijon, Reine Olga de Wurttemberg (1881 — Nabonnand, France), Gloire lyonnaise, Céline Forestier (1842 — Trouillard, France), Rêve d’or, William Allen Richardson (1878 — Pernet-Ducher, France), Crimson Rambler, Reine Marie-Henriette.

Est-ce que des visiteurs avertis seraient encore capables de retrouver quelques traces, ne serait-ce que fugaces de ce merveilleux Jardin d’Eden à Venise ?

La nature reprends ses droits, et les orties et les ronces sont bien plus prolifiques que les délicates variétés plantées par Eden. Un Frédéric a aidé la nature à défaire le travail épuisant d’un autre Frédéric.  Pour le moment, les hauts murs du Jardin de Frederic Eden gardent (pour nous) intact le mystère et le secret…

Bibliographie :

  • « A Garden in Venice », London : George Newnes, 1903
  • « A Garden in Venice » postface by Marie-Thérèse Weal, London : Frances Lincoln, 2003
  • « Un Jardin à Venise » trad. et présenté par Marie-Thérèse Weal, Arles : Actes Sud, 2005

Pour les variétés anciennes de roses, voir sur Internet : Roses anciennes en FranceSur place, pour les voir : Association Grignan, Pierres et Roses anciennesPour en acheter, nos amis (Eleonore Cruze) de la Roseraie de Berty

San Francesco della Vigna secret

Les visiteurs qui découvrent an Francesco della Vigna ont accès à une infime partie de l’ensemble conventuel. Chacun peut librement accéder à :

  • L’église de San Francesco della Vigna (2)
  • Le grand cloitre, autrefois cimetière, pavé de monuments funéraires (3)
  • Le petit cloître, et son puits central qui a conservé sa ferronnerie (4)

Sous certaines conditions, il est également possible d’accéder à la bibliothèque (1)

Nous allons vous emmener à présent, dans des endroits qui ne se visitent pas, au sein de la vie monastique, en suivant les pas de notre guide, un aspirant orthodoxe qui nous a accompagné pour nous permettre de découvrir cette immense partie cachée de l’ensemble conventuel de San Francesco della Vigna.

Derrière une petite porte dont il faut connaître l’existence, nous avons rendez-vous, à 10 heures précise avec un moine. Cette visite, nous l’avions préparée de longue date, on ne pénètre point ici par hasard. Sitôt passé la porte, c’est l’émerveillement, ce grand cloître (5) est un jardin !

Nous avons fait profiter de l’aubaine deux de nos ami-e-s campiellistes, aussi dingues de Venise que nous, Svetlana nous accompagne également.

Le moine commence par poser les règles de notre incursion dans leur monde : ce que nous avons le droit de faire et ce qui nous est interdit, ce que nous pouvons photographier et ce que l’on nous demande respecter.  Voilà qui a le mérite d’être clair.

Nous venons de pénétrer dans un grand jardin où s’activent des hommes, bordé par un péristyle sur deux côtés.  Le jardin est entretenu avec attention.

Potager, herbes aromatiques, et bien entendu de la vigne…

Au centre, un hangar à bateaux qui donne directement sur la lagune (et qui sert d’hospice à quelques chats qui ont élu domicile dans ce havre de paix).

Comparé aux deux cloîtres désormais accessibles au public, celui ci est simple, aucune tombe, pas de statue ni de puits, pas d’ornementation.

Juste une plaque au dessus d’une porte …

… qui nous semble rappeler :

« PERISTYLIUM HOC PERVESTUM
PLUXU TEMPORIS ET RERUM CORRURTUM
FRATES AD VISEAM COMMORANTES
AUSU MAGNO MAIORI PIETATE
FELICI LABORUM EPUGTU
REDINTEGI AP ANT »

Une autre porte permet aux moines de se rendre directement à la bibliothèque sans passer par l’extérieur.

Puis nous suivons notre guide le long d’interminables couloirs sombres… et le temps d’apercevoir un « Christ en Croix » dans un escalier…

Nous parvenons à un campiello (6) à l’intérieur de l’ensemble conventuel qui est comme un village dans la ville, entièrement isolé du monde soit par des hauts murs, soit par des bâtisses.

Une petite chapelle rappelle le lieu où, selon la légende, l’évangéliste Marc trouva refuge lors d’une tempête et fut salué par un ange avec les paroles suivantes « Pax tibi Marce Evangelista meum », qui devinrent la devise de la Sérénissime.

Puis, lorsque son corps fut ramené à Venise, c’est dans cette chapelle qu’il fut entreposé avant d’être emmené en grande pompe dans la basilique San Marco.

L’intérieur de la chapelle est quasiment en ruine et n’est jamais accessible. Le lieu n’a d’intérêt que par rapport à la légende de Venise, mais c’est déjà, pour cela un grand intérêt pour nous, du moins.

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