Francesco Augusto Bòn

Le 7 juin 1788 naît à Pescheria, Francesco Augusto Bòn, fils du patricien vénitien Giovanni Antonio et de Laura Stamatella Cornaro, une descendante de Caterina Cornaro, la Reine de Chypre.

La chute de la République accroît la détresse économique de la famille, néanmoins, le jeune garçon parvient à faire des études auprès des moines de S. Sebastiano, avant d’entrer dans la marine.

A vingt-trois ans, il décide d’aller tenter sa chance à Milan, mais, ne trouvant aucun emploi, il est sur le point de s’enroôler dans l’armée de Bonaparte, pour partir pour la campagne de Russie.

C’est sa rencontre avec l’actrice Assunta Perotti Nazzari qui influença et modifia son destin : elle l’a incité à s’essayer au théâtre, et lui a donné le goût pour l’écriture. Une écriture d’amoureux en compagnie du mari de l’actrice, Gaetano Perotti, avec qui il resta jusqu’en 1820.

Ce sont ses années d’apprentissage, où il fait ses débuts en tant qu’auteur (en 1815 à Naples, avec La beneficienza) écrivant une douzaine de pièces parmi lesquelles La donnaei romanzi (1819), une satire orientée de sorte à mettre en caricature un drame exagéré et l’esclavage du romantisme.

En 1822 il rencontre et épouse l’actrice Luigia Ristori, jeune veuve vénitienne de l’acteur et auteur Luigi Bellotti. Ils auront de nombreux enfants, dont Laura, actrice qui fut la maîtresse de Vittorio Emanuele II.

Alors qu’il appartient à la compagnie dirigée par Gaetana Andolfati Goldoni et Luigi Riva, son mariage avec Louise tisse des liens familiaux entre les trois grandes familles de l’art que sont les Bellotti, les Ristori et les Tessero. C’est alors la grande époque de l’école goldonienne qui fleurit la vie artistique pendant de longues années.

Comédien et dramaturge désormais réputé, Francesco Augusto Bòn a écrit une quarantaine de pièces, dont la célèbre trilogie de Ludro :  » Ludro e la sua gran giornata« , « Il matrimonio di Ludro« , « La vecchiaia di Ludro » dont le protagoniste est un sorte d’imbécile heureux dérivé du « Momolo cortesan » de Goldoni. Il a beaucoup écrit en vénitien.

Trilogie

Dans ses mémoires, l’auteur, après avoir indiqué sa date de naissance, à laissé un blanc après la date de sa mort, avec cette annotation : « Prego gli amici di scrivere la data della mia morte perché io, probabilmente, non sarò in grado di farlo » (chers amis, veuillez noter la date de ma mort, car moi, je ne serai probablement pas en mesure de le faire).

En janvier 1858, peu de temps avant sa mort, il se remaria avec Emma Biagi, âgée de vingt-cinq ans.

Il est mort à Padoue le 16 décembre 1858.

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