Prêtre, poète, sodomite et décapité

Certains lieux de Venise nous racontent son Histoire, et parfois, des facettes bien particulières de son histoire. Par exemple, le ponte delle tete est de nos jours, la mémoire persistante de la lutte que la Sérénissime République a toujours mené contre l’homosexualité.

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Le nom de ce pont envoie à l’obligation qu’avaient les prostituées de paraître les seins à l’air pour détourner les hommes des pratiques jugées contre nature, et les ramener dans le droit chemin : c’est à dire entre les bars et les cuisses des milliers de catins qui œuvraient dans la ville.

Mais en parallèle à cet encouragement de la prostitution des jeunes femmes, la République était impitoyable avec les homosexuels. De plus, avec la complaisance de l’Église, elle était d’autant plus dure avec les prêtres sodomites, encore plus s’ils étaient accusés de ce que l’on nomme de nos jours pédophilie.

Ainsi, en 1480, Francesco Cercato, accusé de sodomie, fut pendu entre les colonnes de la piazzetta.

L’ancien aumônier de la Confraternita de San Rocco, Francesco Fabrizio, poète à ses heures, avait connu une brillante carrière ecclésiastique, devenant même maître du sestiere de San Marco.

Un jour, l’un de ses étudiants l’accusa de sodomie.

Traduit devant la justice de la république, il avoua que, « depuis vingt ans il pratiquait ces habitudes obscènes, tant avec des adultes que des enfants ».

Le 8 mai 1545, il fut décapité, et, comme c’était alors la coutume dans ces cas, son corps à été brulé et réduit en cendres.

Exécution de sodomites

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