Préparatifs de la Conférence de Venise

Le 21 avril 1956, à Paris, une note confidentielle de la direction générale des Affaires économiques et financières sur les problèmes posés à la France par le projet de Marché commun prépare les diplomates au prochain Sommet de Venise, qui en mai, signera le début de l’Union Européenne.

21 avril 1956

Les 29 et 30 mai 1956, les ministres des Affaires étrangères des six pays membres de la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA) se réunissent à la Fondation Cini, sur l’île de San Giorgio Maggiore, à Venise afin d’examiner ensemble le rapport des chefs de délégation aux ministres des Affaires étrangères, pour examiner les enjeux du rapport Spaak et les projets de Marché commun et d’Euratom.

Daté du 21 avril 1956, le texte a été mis au point pendant les mois précédents par le Comité intergouvernemental créé par la conférence de Messine.

30 mai 1956

Placée sous la présidence de Christian Pineau, ministre français des Affaires étrangères, la conférence rassemble Walter Hallstein (RFA), Paul-Henri Spaak (Belgique), Maurice Faure, secrétaire d’État français aux Affaires étrangères, Gaetano Martino (Italie), Joseph Bech (Luxembourg) et Johan Willem Beyen (Pays-Bas).

A Venise, les ministres exposent l’avis de leur gouvernement respectif sur les propositions formulées par le rapport Spaak et constatent leur accord pour l’adopter comme base des discussions à venir pour élaborer un traité instituant un marché commun général et un traité créant une organisation européenne de l’énergie atomique (Euratom). Face à une délégation allemande réticente par rapport au projet d’Euratom, Christian Pineau rassure ses partenaires quant aux intentions françaises. Il demande cependant que le traité d’Euratom soit rédigé avant celui de Marché commun.

Les commentaires sont fermés.

Tous les articles des derniers mois…

%d blogueurs aiment cette page :