Casino in Salizzada a San Moisè

Nel casino in Salizzada a San Moisè si tripudia di disordini, vi va di ogni sorta di condicion di persone, huomini e donne, in fino sacerdoti come il curato dell’ Angelo Raphael…
Si fa bottega da caffè e si gioca ad ogni sorta di carte, di notte vi va ogni sorta di vagabondi, in fino meretrici delle case pubbliche, e continuamente si offende Dio in ogni forma, bestemmie.

Note trouvée dans les archives des Inquisiteurs d’État en date du 16 mars 1747.

Ainsi donc, la salizada San Moise, où de nos jours se concentrent les boutiques de luxe et toutes les grandes marques de prestige, hébergeait au XVIIIème siècle un de ces nombreux casini où les vénitiens allaient s’encanailler.

On y trouvait même des religieux, comme le curé de l’Angelo Raphael, qui venaient jouer à toutes sortes de jeux de cartes (surtout au Pharaon), en compagnie de prostituées des maisons publiques et de vagabonds de toutes sortes.

On y buvait du café et les conversations étaient loin de se faire dans un langage châtié, puisqu’on y offensait Dieu de toutes manières.

L’origine du mot casino (piccola casa, petite maison), ou ridotto (vient de ridursi, c’est-à-dire se rendre) donne une idée de ce qu’étaient ces lieux : de petits locaux, accueillants, intimes, où rencontrer les amis après le théâtre.

Si l’on connaît assez bien l’ambiance feutrée, mais néanmoins dissolue des casini fréquentés par la noblesse de Venise, tous ces établissements n’étaient pas aussi prestigieux.

Sur les 200 casini que compatit le seul sestiere de San Marco, certains, comme on peut le voir ci-dessus étaient de véritables bouges mal famés.

Valentine Cameron Prinsep

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