Le nez attente à la vie du doge

Le 11 mars 1430, un noble de la maison Contarini, Andrea Contarini dit dal Naso, commet une tentative d’assassinat contre de doge Francesco Foscari, à la sortie de la Basilique San Marco, avec un poignard, fait, dit-on, dans du bois de cyprès.

Grâce à l’intervention de l’ambassadeur de Sienne, qui dévie le coup porté, le doge n’est pas blessé.

Les chroniqueurs de l’époque minimisent le fait, car Andrea Foscarini n’aurait été qu’un pauvre dérangé, affecté d’un sorte de manie de la persécution. Selon l’enquête, Contarini aurait agit ainsi car on lui avait refusé la nomination de Capitano del Golfo.

Arrêté aussitôt après son geste criminel, le Conseil des Dix le condamne à être pendu (ou décapité) immédiatement entre les deux colonnes de la Piazzetta, ce qui fut fait le 21 mars.

Entre les deux colonnes

Les historiens modernes, avec le recul et l’expérience de l’Histoire vénitienne, ont tendance à voir, sous le geste du pauvre fou, les reflets d’un profond malaise dans la société vénitienne du XVème siècle. Les dissidences de la noblesse vénitienne contre le parti dominant, et une certaine lassitude causée par un état de guerre permanent qui les empêche d’entreprendre et ruine leurs affaires, les fait réfléchir avec de plus en plus d’inquiétude sur l’économie et sur le devenir de la cité et de la république.

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