Où l’on évoque le salaire des calafati dell’Arsenale

Le calfatage est l’action qui consiste à remplir à force les espaces entre les planches constituant le revêtement extérieur de la coque (bordage) et du pont d’un bateau dans le cas d’une construction à franc bord. Sa première fonction est de bloquer les bordés entre eux de façon à permettre à la coque de résister aux efforts de cisaillement.

Ceci se faisait traditionnellement à l’aide de filasse (ou étoupe) appliqué en force, par boucles successives, par le calfat, en frappant avec un maillet sur des outils spécifiques (ciseau, fer à calfat, etc.), filasse en général protégée ensuite par un enduit fait de brai bitumineux ou de goudron, parfois de mastic de vitrier, lui-même protégé par un entoilage sous un doublage de cuivre. Ce travail était long et pénible mais l’étanchéité de la coque en dépendait. Le bordé, malmené par les mouvements de la mer et les contraintes du gréement, avait en effet tendance à « jouer » et à laisser passer de l’eau.

Comme tous les ouvrier de l’Arsenale de Venise, les Calafati, les ouvrier qui assuraient le calfatage des navires de la Sérénissime République bénéficiaient de droits et d’avantages.

Ainsi, le 6 mars 1460 est promulguée une loi qui, entre autres choses, déclare que le salaire minimum d’un calfat de l’Arsenal est de cinquante Ducats d’or pour une demi-année.

Albotto - Veduta del campo e delle porte dell Arsenale

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