La cloche Trottiera

Nous ne savons pas précisément quand les premières cloches ont été installées sur le campanile de San Marco.

On peut même supposer que les premières cloches étaient dans le Palazzo Ducale, servant surtout à organiser la vie des premiers organes politiques de la République, et annoncer les réunions.

Il est possible, cependant que les premières cloches du campanile aient été installées à l’époque des doges  Vitale Michiel II (Doge de 1156 à 1172), Nicolò Barattieri (mort probablement en 1181) et Bartolammeo Malfatto qui a fait terminer le campanile.

Le 8 juillet 1244, le Grand Conseil a ordonné que la cloche annonçant la réunion du conseil devait sonner dans la soirée, si la convocation était pour le matin suivant, et dans la matinée, si le conseil se réunissait le même jour.

En 1271 le capitulaire de la Scuola dei Favri (la société des forgerons) indique une campanam sancti Marci que pulsatur in sero pro magistris arcium.

Et, le 29 janvier 1286, il est imposé aux Consiglieri Ducali d’arriver au Palazzo Ducale avant qu’ait fini de sonner la cloche Trottiera.

Cette cloche sonne une demi-heure avant la Terza, la cloche de San Marco utilisée pour signaler le début des sessions des magistrats, et dont l’horaire variait en fonction des saisons : à 11 heures en janvier, mais à 12 heures en juin…

Le nom de cette cloche : Trottiera, venait du fait, qu’au Moyen-Age, les administrateurs arrivaient en chevauchant des ânes ou des chevaux. Le son de la cloche les poussait alors à pousser leur monture au trot pour arriver à temps.

Ensuite, leurs animaux paissaient dans l’herbage qui occupait l’actuelle piazzetta et les passants piétinaient allègrement leur crottin. A l’époque de nombreux animaux domestiques vagabondaient dans les calli et profitaient des campi herbeux. Des truies bien grasses cherchaient avidement leur pitance dans les ordures qui jonchaient le sol, et des chèvres broutaient tout ce qui se trouvait à leur portée.

Autres temps, de nous jours ne subsistent que quelques dizaines de milliers de rats, une minorité de chats, et des chiens que chacun-e peut suivre à la trace tout en piétinant leurs crottes…

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