Élection du soixantième doge de Venise

Andrea Contarini est le fils de Nicolò, il appartient à une riche famille qui petit à petit commence à dominer la vie publique vénitienne, objectif qui sera atteint au XVIIème siècle.

Pendant sa jeunesse, il voyage faisant du commerce et, selon les chroniques, alors qu’il est en Orient, un mendiant arabe lui aurait prédit qu’il deviendrait doge mais d’il connaîtrait de grands malheurs. Que la légende soit vraie ou fausse, Contarini, durant sa jeunesse, ne fait pas preuve d’une grande moralité comme on aurait pu l’attendre d’un futur homme d’État, avec ses amis, ils fréquentent souvent des bordels ainsi que des couvents où il a de nombreuses maitresses.

Selon un autre légende (l’histoire des Contarini en est constellée) il change d’attitude lorsque, sur le point de faire l’amour à une nonne, il voit l’alliance à son doigt : la femme, lui expliquant que c’était le signe de sa foi étant mariée au Christ, cela le troubla au point de s’enfuir du couvent. À partir de ce moment, il serait devenu un bon père de famille, épousant une certaine Costanza dont il eut quatre enfants. La légende se termine en omettant de dire, probablement, que cette foi retrouvée ne dura pas, on lui connaît un fils illégitime.

Contarini est un bon administrateur même s’il reçoit une amende pour être rentré plus tôt que prévu d’une mission en Crête sans donner une explication sérieuse hormis pour l’habituelle « raisons personnelles ».

Après une jeunesse délurée, à l’âge mur, il redevient sérieux et, contre toute attente alors que lui-même n’est pas favorable à sa nomination, il est quasiment contraint à accepter son élection comme doge de Venise le 20 janvier 1368 avec 25 voix.

Par deux fois déjà, il avait rejeté sa nomination, se souvenant de la prédiction du mendiant oriental. Pour le forcer à accepter sa charge, il est menacé de confiscation de ses biens et de bannissement.

Le dogat de Contarini est l’un des plus importants : si le dogat de Pietro II Orseolo est celui qui développa Venise et celui de Enrico Dandolo celui du passage capital d’un petit État à un empire, celui de Contarini voit la ville engagée dans la guerre de Chioggia (1378–1381) et consacrée définitivement comme dominatrice incontestée des mers pour les siècles suivants.

La guerre, qui affaiblit Gênes, permet aux Vénitiens d’avoir le contrôle de toutes les routes commerciales et de connaître un second essor économique après celui de la première moitié du XIVème siècle.

Le doge Contarini revient victorieux de Chioggia

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