Horatio Brown

Né à Nice, qui faisait alors partie du royaume de Sardaigne, le 16 Février 1854, Horatio Brown était le fils de Hugh Horatio Brown, un avocat de New Hall House, et de Gulielmina Forbes, la sixième fille du colonel Ranaldson MacDonnell.

Hugh et Gulielmina Brown eurent deux fils, Horatio et Allan, qui ont été envoyés à Clifton College en 1864. Après la mort de leur père, Mme Brown déménagé à Bristol pour être près de ses fils.

Brown parlait bien l’italien, le français et l’allemand et était également fort en grec classique.

En 1879, Brown et sa mère ont décidé de partir vivre en Italie. Ils sont d’abord allés à Florence, où vivait leur tante Gulielmina Brown’s Forbes, piuis ils s’installent à Venise, louant un appartement dans le Palazzo Balbi Valier sur le Grand Canal.

A Venise, Brown a rencontré l’archéologue Giacomo Boni, qui est devenu son collègue dans une passion commune pour les antiquités de Venise et de l’Italie.

Brown est devenu une figure de proue dans la communauté anglophone : marguillier de l’église St George, au campo San Vio, président de l’Hôpital cosmopolite de la ville, et trésorier honoraire de l’Institut des marins.

Il s’est également lié d’amitié avec des gondoliers et des pêcheurs locaux, les aidant dans leurs batailles. Ce faisant, il a glané la matière pour un livre sur la vie dans les lagunes et les traditions locales, paru en 1884.

En 1885, les Brown ont acheté un immeuble sur les Zattere face au canal de la Giudecca et reconstruit un maison appelée Ca’ Torresella. Un ami proche de Brown, Antonio Salin, un gondolier, a également vécu dans la maison avec sa femme et sa famille.

Les réceptions qu’il donnait chez lui le lundi ont été décrites par l’aventurier britannique Frederick Rolfe, connu sous le nom Baron Corvo.

Il a publié des études de Venise (1887), un recueil historique, suivi par une histoire plus complète, Venise, une esquisse historique (1893), plus tard, un abrégé la République de Venise (1902), et son The Venetian Printing Press (1891) grâce à du matériel inédit qu’il a trouvé dans ses recherches aux Frari.

Il est mort d’une insuffisance cardiaque le 19 Août 1926, à Belluno, où il était allé pour échapper à la chaleur de l’été. Il a été incinéré au cimetière de San Michele, qui était devenu, plus tôt, le lieu du dernier repos de son ami Symonds. Sa succession à son décès était de 6117 £, une somme substantielle.

Bibliographie :

  • Venetian studies. Londres, Kegan Paul, Trench & co., 1887.
  • The Venetian printing press, 1469-1800: an historical study based upon documents for the most part hitherto unpublished. Londres, John Nimmo, 1891.
  • Venice: an historical sketch of the Republic. Londres, Rivington Percival, 1895.
  • Drift: verses. Londres, G. Richards, 1900.
  • The Venetian Republic. Londres, R. Clay & sons, 1902.
  • Bracciano, Viterbo, Toscanella. S.l., s.n., 1904.
  • Studies in the history of Venice. Londres, John Murray, 1907.
  • Life on the lagoons. Londres, Rivingtons, 1909.
  • Dalmatia. Londres, Black, 1924.

Life on the lagoons

1 commentaire (+ vous participez ?)

  1. M. Vaudenay
    Déc 29, 2014 @ 08:43:12

    Bonjour
    Que d’illustres inconnus se sont fait connaître à Venise !! Grâce à Venise ? Cette ville est tellement magique qu’elle transforme tout en métal précieux.

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