1961, Jean et Romain à Venezia

 Jean Seberg et Romain Gary (Photo par Keystone / Hulton Archive / Getty Images)

Jean Seberg et Romain Gary
(Photo par Keystone / Hulton Archive / Getty Images)

C’est à Venise, le 27 octobre 1961 que la liaison entre Jean Seberg et Romain Gary fur révélée au grand jour.

On les a vus sur le Grand Canal et l’Italie verra peut-être un mariage, rêve déjà le journal féminin ELLE.

Jean Seberg et Romain Gary

Roman Kacew est né à Vilnius en 1914, de parents juifs. La mère est actrice de théâtre et le père fourreur qui, très tôt, les quitte pour fonder une autre famille.

Arrivé à Nice, en 1928 avec sa mère, Roman devient Romain. Mina, la mère adorée, mise tout sur son fils. Il aura la gloire dont elle fut privée : « Tu seras Casanova, Guynemer, d’Annunzio« . C’est elle qui trouve son nom de plume, Gary, qui signifie « Brûle ! » en russe.

Jean Dorothy Seberg est née le 13 novembre 1938 à Marshalltown dans l’Iowa.

Ils se rencontrèrent en décembre 1959, à Los Angeles. Elle fut reçue à la table de Gary, consul de France, accompagnée de son jeune époux, François Moreuil, un avocat français qui raconte dans un livre cette rencontre : « L’année d’après (en 1960, après le tournage d’À Bout de souffle), elle part tourner à Los ­Angeles. John Derek et Ursula ­Andress nous hébergent à Beverly Hills. Comme me l’a conseillé mon parrain Jean de Lipowski, ambassadeur de France, j’ai, dès mon arrivée, déposé ma carte au consulat général. Romain Gary, récemment nommé au poste, nous convie à ­dîner. Jean est sublime dans une robe de soie bleu nuit signée ­Hubert de Givenchy. Devant elle, le consul fait le paon. Ses pavanes ne vont m’amuser qu’un moment. (…) A la fin de la soirée, je l’informe que je dois ­regagner Paris, et lui confie naïvement ma femme : « Prenez-en soin, Monsieur le Consul ! » Avec aisance (…), il met la main sur Jean et devient, je ne l’apprends que plus tard, son amant.« 

Lorsqu’elle rencontre Gary, Jean vient d’achever À bout de souffle, le film de Jean-Luc Godard qui va lui apporter la gloire.

Jean Seberg

D’un extrême puritanisme, elle a refusé de se déshabiller, même sous les draps. Elle a quitté son jeune mari pour vivre avec Gary dans une suite au Lutetia.

2 juillet 1960 : la télévision française réalise une interview de Jean Seberg. L’étudiante un brin trapue d’À bout de souffle a cédé la place à une belle jeune femme qui capte la lumière. Une journaliste la torture avec des questions cruelles, forçant l’intimité de la jeune femme.

Pour l’écrivain Romain Gary à l’âme tourmentée par une relation fusionnelle avec une mère adorante et le souvenir de la Shoah, qui a vécu jusque là un mariage de raison et des aventures sans lendemains, Jean Seberg alors âgée de 21 ans incarne l’idéal féminin de ses romans, la femme fantasmée que sa plume inventait. Il en tombe éperdument amoureux et s’installe avec elle dans une suite au Lutetia, puis au printemps 1960 dans un appartement de l’Île Saint-Louis et enfin plus tard, en 1963 dans un vaste appartement au second étage du 108 rue du Bac. Il l’épouse en 1963 après que son divorce ait été prononcé. La même année naît leur fils Alexandre Diego Gary.

Jean Seberg et Romain Gary

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