27 juin 1849

  Chiesa San Geremia

L’incendie de la Scuola dei Morti, à San Geremia, provoqué par une bombe autrichienne, peint par Luigi Querena, illustre le martyr subi par Venise pendant les longs mois de l’année 1849.

Entre le 4 et le 26 mai, le seul Forte Marghera, qui défendait l’accès à Venise par le pont ferroviaire à été la cible de 70.000 bombes faisant 500 tués ou blessés côté italien. Les 24.000 hommes du général Haynau et leurs 200 canons ne laissèrent aucun répit aux défenseurs de Venise.

Ippolito Calfi a immortalisé ce bombardement nocturne de Marghera, le 25 mai 1849. Le tableau est aujourd’hui conservé dans la Ca’ Pesaro.

Bombardement de Marghera

Les soldats italiens furent obligés de se replier sur Venise, après avoir détruit tout ce qui, dans le fort, pourrait être utile aux autrichiens.

Pour mestre ce furent alors des jours terribles car, en lus de devoir supporter l’occupation de milliers de soldats ennemis, la cité fut sous le feu des italiens qui défendaient Venise. Il y eût beaucoup de morts dans la population, et des destructions massives, obligeant les habitants à fuir dans les campagnes voisines.

le coup de grâce fut portée par l’épidémie de choléra, ce qui fit écrire au poète Arnaldo Fusinato :

« Il morbo infuria, il pan ci manca, sul ponte sventola bandiera bianca« .

Épuisés, les vénitiens hissèrent le drapeau blanc de la reddition le 22 août 1849.

La répression des autrichiens fut féroce : exécutions, déportation, prison pour les protagonistes de cette période héroïque.

Les impôts furent encore plus lourds que lors de la première occupation, réduisant la population de Venise à un état de misère qu’elle n’avait jamais connu.

 

27 giugno 1849

Les combattants du 27 juin 1849

par Vittorio Emanuelle Bressanim

1 commentaire (+ vous participez ?)

  1. Claudio
    Juin 27, 2014 @ 08:52:02

    hé ouais, les autrichiens sont autant aimés que Napoléon à Venise…
    Souvent j’ai entendu ces vers prononcés dans ma famille à l’époque où l’info n’était pas encore télévisée ou à peine radiophonée, mais orale, de génération à génération :
    Venezia, l’ultima ora è venuta:
    illustre martire, tu sei perduta…
    Il morbo infuria, il pan ti manca
    sul ponte sventola bandiera bianca!

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