Francesco Dalessi

Francesco Dalessi était un médecin, réformateur des conditions de vie carcérale à Venise à la fin du XVIIIème siècle.

La seconde moitié du XVIIIème siècle marque la naissance d’un vaste mouvement de réforme de la politique punitive qui va concerner à peu près le même temps de nombreux pays européens et aux Amériques.

L’insuffisance des rares prisons existantes et les atrocités de châtiments corporels toujours appliquées aux personnes condamnées au cours du XVIIIème siècle a généré un peu partout des protestations et des émeutes qui ont donné lieu à un changement radical dans la stratégie de punition.

Des érudis ont expliqué la nécessité d’une sanction plus humaine, une peine qui ressemble moins à de la torture et qui soit capable de transformer et de remédier à la pfaute humaine.

Après de premières expériences limitées, dans les maisons de correction, au cours des dernières années, il s’est propagé une nouvelle forme de discipline de la prison consacré à l’esprit des reclus et destinés, à terme, à remplacer définitivement les châtiments corporels.

La nouvelle technique punitive a renforcé et perfectionné la fonction disciplinaire attribuée à la religion dans les maisons d’internement du XVIème et XVIIème siècles.

Le sentiment religieux est alors considéré comme un élément essentiel de l’éducation dans la prison.

C’est la garantie maximale pour la restauration de la morale et des liens sociaux, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des prisons.

La religion doit toucher, purifier, persuader, et sanctifier le cœur de l’homme et contribuer à l’amélioration morale de l’humanité.

La prison a cette époque, devient donc, non seulement à des fins punitives et de défense sociale, mais surtout, et d’une manière rationnelle et planifiée, elle vise la modification et l’amélioration spirituelle des prisonniers.

L’un des principaux objectifs que s’étaient fixés ces nouveaux penseurs de la réclusion était «l’éducation des passions», c’est à dire le pouvoir de s’auto-réguler.

Cela consistait à imposer aux détenus des habitudes d’ordre, de régularité, le travail et des normes morales et religieuses très strictes.

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Pistes de lectures et sources :

Un medico riformatore della condizione carceraria a Venezia, alla fine del settecento- Francesco Dalessi, par Giampaolo Lotter – Istituto veneto di scienze, lettere ed arti, Venise, 1981

Le origini del penitenziario. Sistema carcerario e rivoluzione industriale inglese, 1750-1850, par M. Ignatieff, Mondadori, Milano, 1982

Il carcere in Europa. Trattamento e risocializzazione, recupero e annientamento, modelli pedagogici e architettonici nella galera europea, par E. Gallo et V. Ruggiero – Bertani Editore, Verona, 1983

1 commentaire (+ vous participez ?)

  1. Muriel
    Juin 02, 2014 @ 08:21:02

    Savez-vous s’ils avaient pensé à contrôler l’efficacité de cette «’éducation des passions», et de son cortège de mesures, par une évaluation quelconque?

    Cela dit, même inefficace, tout valait mieux , humainement, que la condition passée des prisonniers!

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