Les perles à l’époque Baroque

9769

A l’époque Baroque, les joailliers vont donner libre court à leur fantaisie, et laisser s’exprimer pleinement leur art, en utilisant les perles autrement que dans leur pureté originelle.

Le mot  » baroque  » vient de l’Espagnol Barrueco, qui veut dire pierre irrégulière ou perle irrégulière.

Il ne s’agit pas de faire n’importe quoi ! Si le baroque aime les créations complexes, elles doivent être cependant soigneusement calculées et montrer la capacité créative et l’habileté de leur auteur. Car la composition baroque est fondée sur des symétries, des images saisissantes.

L’une des grandes idées du baroque est que le monde est en train de se construire. Rien n’est définitif. L’univers n’est pas donné une fois pour toutes, mais est sans cesse en évolution. Le baroque refuse le figé. Il est convaincu que tout se modifie, que tout se transforme, que tout se change.

C’est aussi l’occasion d’utiliser et de valoriser des perles qui, jusqu’alors, étaient délaissées et sans valeur : les perles de formes imparfaites, non rondes ou en forme de gouttes.

Ce qui définis  la rondeur d’une perle parfaite, lisse et symétrique, c’est son contour, lequel est signifié  par le dessin qui vient ourler sa circonférence. Quand ce contour est irrégulier, qu’une bosse, ou imperfection apparaît à la surface de la perle, alors la ligne est brisée, le dessin s’ouvre, l’intérieur et l’extérieur communiquent, la surface du cercle n’est plus au service du dessin, et le trait, ainsi libéré devient spirale, la perle est maintenant asymétrique.

C’est depuis cette époque qu’une « perle baroque » est une perle qui n’est pas ronde, une perle que la nature sauvage nous jette au gré de sa fantaisie, ce sont souvent les perles préférées des plus grands stylistes qui trouvent leur inspiration dans leurs formes empiriques. Ces perles baroques existent dans les perles d’eau douce, les perles d’Akoya, les perles de Tahiti et les perles blanches ou dorées d’Australie.

Les joailliers de l’époque baroque nous ont laissé en héritage toutes sortes de dragons, de monstres marins, d’oiseaux, de broches complexes… autant de formes en mouvement, qui tentent de représenter l’univers dans son devenir continu, passant d’allusion historique lointaine à des visions miraculeuses, une description brutale d’un fait, à la vague promesse d’une béatitude futur, sans que le passage d’un élément à l’autre soit évident.

9770

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Tous les articles des derniers mois…

%d blogueurs aiment cette page :