L’après 1849

Venise au milieu du XIXème siècle a vécu une situation économique et sociale très critique : la limitation du port franc, entraînant l’effondrement du commerce, l’avilissement de l’Arsenal au profit de Trieste pour la marine, le transfert à Vérone de nombreuses administrations, l’exode de milliers d’habitants, combinés à l’héritage moral de la défaite de 1849 et ses destruction dans la ville, ont conduit de nombreux contemporains à une « civilisation de survie ».

Le pont ferroviaire

Le 10 Mars 1851 Luigi Luciano Gaspari, « Direttore d’Ufficio Superiore della Dogana Principale », affirme la nécessité vitale du rétablissement du statut de port franc pour Venise.

Gaspari ajoute une annexe succincte qui laisse également entendre que l’ouverture prévue du Canal de Suez, qui aura lieu en 1869, rendra nécessaire l’activité du port de Venise. (Luigi Luciano Gaspari, Il ripristinamento del porto franco di Venezia nell’anno MDCCCLI. Osservazioni, Rovigo, Minelli, 1859.)

Le 27 Mars 1851, le statut de port franc a de nouveau été accordé à la cité lagunaire, entraînant une reprise lente et progressive des activités, et après 1850 la situation se trouve facilitée grâce à des mesures économiques et administratives, prises par la puissance autrichienne en particulier en essayant de le rendre moins sensible l’hostilité de la population dans Venise comparée à la partie continentale.

Touristes au pont des soupirs, XIXème siècle

Avec la réactivation complète des liaisons ferroviaires, plusieurs tentatives ont été mis en place pour promouvoir et organiser une activité touristique visant à attirer des visiteurs de l’étranger en particulier. Les sociétés de production ont essayé d’inciter la participation d’entreprises et de capitaux étrangers, et ont été conçus d’importante interventions sur le tissu urbain et des services essentiels tels que, par exemple, l’approvisionnement en eau (voir nos articles à propose de l’eau potable à Venise).

La société lyonnaise De Frigière, Cottin et Montgolfier-Bodin remplacera progressivement, dès 1839, les lampes à huiles par des luminaires alimentés au gaz naturel, et cela malgré les protestations de la population qui se plaignait des mauvaises odeurs.

Les vénitiens sont restés actifs et entreprenants, au niveau régional pour financer et promouvoir la recherche, à la fin du siècle, sur les combustibles minéraux, ils ont aussi investi dans la construction d’une usine textile équipé des technologies de pointe dans Cannaregio, et, quelques années plus tard, la filature de coton « Cotonificio Veneziano di Santa Marta ».

C’est dans la même période que sont nées des industries du secteur alimentaire, qui ont été parmi les activités les plus en pointe, comme les Molino Stucky. Puis, après des moments d’incertitude, dans un autre contexte, les ateliers pour la fabrication du verre à Murano, seront re-développé avec vigueur.

La condition des classes laborieuses demeure en grande partie précaire, en raison des problèmes liés au chômage, à la pauvreté généralisée, le manque de soins de santé, l’alimentation et la structure de l’habitat qui a connu peu d’évolutions.

Porteuses d'eau

1 commentaire (+ vous participez ?)

  1. RANLIAL
    Jan 10, 2014 @ 23:39:57

    Les Vénitiens ont fait leur possible pour redresser la situation, avec courage, et ils ont réussi. Ils ont gardé confiance en eux. Un bel exemple…

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