Andrea Calmo

Andrea Calmo est né à Venise en 1510  et il est mort dans cette même ville en 1571. Dans certaines sources, on le dit fils de pêcheur, lui-même se qualifiait de fils de teinturier, comme son ami Tintoreto.

Venesia

Acteur et auteur de comédies, le vénitien Andrea Calmo fut très célèbre jusque vers 1560. La critique contemporaine cherche à mieux le situer. Il écrivit quatre églogues pastorales qui font penser aux comédies des Rozzi de Sienne, mais il est surtout connu pour ses comédies en prose, qui constituent une sorte de transition entre la comédie italienne de la première moitié du XVIème siècle et la commedia dell’arte.

Ses amis sont des écrivains et des peintres comme Anton Francesco Doni, Pietro Aretino et le Tintoret qui exécutera pour lui de nombreux décors, des constructions éphémères pour ses spectacles.

Il écrit aussi des vers en dialecte vénitien, sur le modèle de Pétrarque : le bizarre, la faconde et les rimes ingénieuses des pêcheurs, dans laquelle on trouve des sonnets, des stances, des chapitres, des madrigaux, des épitaphes et des chansons.

Il commente également de manière parodique deux sonnets composés à la manière de Pétrarque, dans sa langue d’origine (Venise, 1553).

Ses œuvres s’inspirent souvent de très près des comédies antérieures, qu’elles soient de Machiavel ou de Ruzante. La Rodiana fut jouée en 1540, Il Travaglia a été composé en 1545 et publié en 1601. Pour les autres pièces, on ne connaît que la date de publication : en 1549, il publie Las Spagnolas, pièce qui occupe une place importante dans la production littéraire anti-espagnole ; Il Saltuzza, peut-être sa première comédie, est publié en 1551 ; La Fiorina, qui imite la pièce homonyme de Ruzante, et La Pozione, en 1552, où est reprise la trame de La Mandragore de Nicolas Machiavel, le sont en 1552.

Andrea Calmo rassemble autour de lui des intellectuels vénitiens dans un courant de pensée qui voulait imposer un style moderne d’écriture, les Polygraphes (I poligrafi), où se rencontraient entre autres, Ludovico Dolce, Francesco Sansovino ou Girolamo Ruscelli.

Chi lèse qua, considera ben tutto
che muodo se muor miseramente,
co’ è stato costù che xé in st’arca presente,
Allegretto Aldin, tragando un rutto.

Delle lettere di M. Andrea Calmo

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