Jour des morts à Venise

Photo Carlo Naya

Le 2 novembre 1911, Carlo Naya prends cette photographie du pont de barques qui relie les fondamente Nuove à l’entrée principale de l’île cimetière de San Michele.

Cette pratique, de monter un pont de barque, semblable à celui que l’on peut encore voir de nos jours pour la fête du Redentore, débuta peu après l’installation du cimetière sur l’île de San Christoforo, et perdura jusque dans les années 1950. A l’époque, le conseil municipal dirigé soit par Roberto Tognazzi, soit, plus tard par Armando Gavagin décida de le supprimer vers 1958.

Le pont avait une longueur de 420 mètres, et, même par temps calme, la traversée n’était pas vraiment une promenade. Nous vous laissons immaginer ce qu’elle devait être, lorsque soufflait la bora glaciale, et qu’il fallait passer avec un vase de fleurs sous le bras tout en tenant son chapeau pour qu’il ne s’envole dans la lagune.

En hommage à Italico Brass, Erza Pround à écrit, le 7 août 1908, ce poème :

For Italo Brass

From boat to boat the bridge makes long its strand
And from death’s isle they on returning way
As shadows blotted out against far cloud
Hasten for folly or with sloth delay.
When thou knowst all that these my hues strive say
Then shalt thou know the pain that eats my heart.
Some see but color and commanding sway
Of shore line, bridge line, or how are composed
The white of sheep clouds ere the wolf of storm
That lurks behind the hills
shall snap wind’s leash
And hurl tumultuous on the peace before.
But I see more.

Some as I say
See but the hues that gainst more hues laugh gay
And weave bright lyric of such interplay
As Monet claims is all the soul of art.
But I see more

If this isle to North
shall I not know
How death’s own isle doth in
some wise partake
Of all the reek and mystery of braggart death?
And if the hoard returns
Tis as one saith,
«That boasted door not every
way concluyes.»
What—if? This out of death we come
And not thereto as every old wive’s saw
Worn toothless saith.
This thither thither wafts the
life-wind’s breath.

And to the West that pregnacy
that bodes the storm
Unsensed of foregrounds
«oil upon the sea»
If here the water and the
tranquil folk.
See not the lowered West, his threatening,
Can these things be
But play of shade and web of line to me?

When tou knowst all that these my hues strive say,
Then shalt thou know some whit the pain
That gnaws, then shalt tou
know some whit the strain
That spite the palate
eats the heart away.

Aug. 7 S. Trovaso

Le pont de barque du jour des défunts à Venise

1 commentaire (+ vous participez ?)

  1. RANLIAL
    Nov 01, 2013 @ 08:35:51

    C’était une bonne idée. Belles photos . Merci .

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