Le dernier bal impérial – Chaliapine chante Boris Godounov

Le 11 février 1903 est donnée une grande soirée dans la grande salle du Palais d’Hiver.

Le concert donné au théâtre de l’Ermitage est un extrait de l’opéra Boris Godounov (Бори́с Годуно́в) de Modeste Moussorgski sur un livret russe du compositeur, basé sur le drame du même nom d’Alexandre Pouchkine et sur l’Histoire de l’État russe de Karamzine, avec dans le rôle titre Fiodor Ivanovitch Chaliapine (en russe : Фёдор Иванович Шаляпин) une vedette dans la Russie des Tsars !

Chaliapine dans le rôle de Boris Godounov dans l'opéra éponyme (Photo de Sergueï Prokoudine-Gorski 1915)

Chaliapine dans le rôle de Boris Godounov dans l’opéra éponyme (Photo de Sergueï Prokoudine-Gorski 1915)

Chaliapine était considéré comme la plus grande basse slave de son temps, et ses successeurs les plus illustres (Mark Reizen, Boris Christoff, Nicolaï Ghiaurov) ont tous été jugés — avec sévérité — à son aune. Ses interprétations de Boris Godounov et de Dossiféï (personnages de Modeste Moussorgski) et de Salieri (dans l’opéra Mozart et Salieri de Nikolaï Rimski-Korsakov) sont toujours considérées comme immortelles.

Puis, Riccardo Eugenio Drigo (né le 30 juin 1846 à Padoue, compositeur et chef d’orchestre italien qui travailla longtemps au Théâtre Mariinsky à Saint-Pétersbourg dirigea Le lac des cygnes de Thaikovsky avec la danseuse Anna Pavlova.

Anna Pavlova

Le spectacle fut suivi d’un diner de gala et d’un bal.

2 Commentaires (+ vous participez ?)

  1. alainguiducci
    Août 10, 2013 @ 08:13:25

    Bonjour à tous.

    Superbe article, merci. Peut-être en manque-t’il un dans la liste des successeurs de l’immense Chaliapine: Le non moins immense Cesare Siepi qui lui aussi a été, entre autres, un inoubliable Boris. Rendons à Cesare…

    Pour les amateurs d’enregistrement de l’époque où l’ingénieur du son n’était pas aussi voire plus important que les chanteurs, incontournable version du Mefistofele de Boïto, qui réunit, outre Siepi, un plateau d’anthologie: Del Monaco, Tebaldi, direction Tullio Sérafin. Ahhh, c’était l’bon temps, mon bon Monsieur…!

  2. Rétrolien: Le dernier bal impérial des 11 et 13 janvier 1904 | Olia i Klod

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