Le squazetto de Biasio

Lorsque les touristes arrivent à Venise, le premier arrêt de vaporetto après la gare Santa Lucia a pour nom Riva di Biasio.

Riva de Biasio

A propos du quai « Riva de Biasio », le Tassini nous transmet que, pendant les premières années du XVIème siècle, un certain Biagio Cargnio ou Cargnico, avait sur ce quai une charcuterie, réputée pour ses saucisses et son célèbre squazetto, sorte de ragoût de viande.

Mais il faut consulter le Registri dei Giustiziatti (Livre de Justice) pour connaître dans le détail l’horrible histoire que les vénitiens ont, des siècles durant, transformée en véritable légende.

Le sqazetto de Biasio atirait donc des amateurs de toutes la ville qui venaient le déguster sur place et s’en délecter.

Jusqu’au jour où un travailleur découvrit un petit doigt, presque entier, avec un ongle minuscule, qui était mélangé à la viande, dans son assiette.

Alertées, les autorités firent arrêter le fabriquant de saucisses.

Le luganegher avoua bien vite son crime, ses crimes, en réalité, car on venait d’arrêter un serial killer qui était le seul responsable de la disparition mystérieuse de nombreux enfants dans toute la moitié nord de la ville.

Dans les comptes rendus, on y explique que les préparations du salsicciajo étaient surtout appréciées du peuple, et qu’aucun patricien n’aurait pu jamais s’abaisser à manger des enfants de la Sérénissime… quand même !

Par contre, rien n’indique depuis combien de temps le charcutier Biasio a servi sa recette, ni combien d’enfants il a ainsi tué et dépecé de ses mains avant de vendre leur chair.

En cette année 1520, on ramena le charcutier dans sa boutique où le bourreau lui coupa les mains. Puis, il fut attaché à la queue d’une cheval et traîné jusqu’à la piazza San Marco.

C’est, selon la tradition, entre les deux colonnes de la piazzetta qu’il vit venir sa dernière heure : on le décapita, on lui ôta les viscères et on coupa ses quatre membres qui furent exposés. Sa maison et sa boutique furent rasées.

Tassini, toujours, nous renseigne encore, en latin, à propos d’un évènement qui aurait eu lieu en 1395 ripam Biasii

La dernière heure entre les colonnes de la piazzetta

2 Commentaires (+ vous participez ?)

  1. zelectron
    Août 01, 2013 @ 11:30:36

    Pourquoi tous les bateaux, vaporettos et autres ne sont-ils pas électriques (avec même du bruit enregistré pour faire couleur locale ?) les hélices devant obligatoirement être carénées et avec grillages de protections à maille relative fine avant et arrière.

  2. Blaise
    Août 01, 2013 @ 17:34:20

    A cette époque les Serial killer , c’étaient les inquisiteurs catholiques qui sur simple dénonciation vous faisaient avouer tout et n’importe quoi avec les « machines de mort – L’ Inquisition- youtube « …

    D’ailleurs Venise qui trainait les pieds pour faire massacrer son peuple innocent a été excommuniée en 1606…

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