Auguste-Frédéric-Louis Viesse de Marmont

Le 20 juillet 1774, naissait à Châtillon-sur-Seine, Auguste-Frédéric-Louis Viesse de Marmont fils d’officier de petite noblesse.

Il poursuit des études à Châtillon, Dijon puis Chalons et entre au service de l’armée.

Auguste-Frédéric-Louis Viesse de Marmont

Il débute sa carrière militaire comme simple lieutenant lors des guerres de la Révolution. En 1793, lors du siège de Toulon, il s’attache au général Bonaparte et dans son sillage connait une ascension fulgurante. Fait colonel en 1796 lors de la campagne d’Italie, général de brigade en 1798 au commencement de la campagne d’Égypte, général de division lors de la seconde campagne d’Italie en 1800, général en chef de l’armée de Hollande en 1804, Marmont est également un intime du général Bonaparte.

Il devient le plus jeune maréchal d’Empire à 35 ans, le 12 juillet 1809 et Bonaparte le crée duc de Raguse.

Les deux années suivantes, Marmont s’éloigne des champs de batailles pour devenir gouverneur des provinces Illyriennes.

Pendant la campagne de France, il combat à Brienne et à Champaubert (10 février), à Montmirail (17 février 1814) mais il est battu à Laon (9-10 mars 1814), ce qui lui vaut des reproches de l’Empereur. Il se replie vers Paris avec ses divisions. Il prend part à la défense de Paris mais capitule le 30 mars. Marmont reçoit dans la nuit du 3 au 4 avril un envoyé des Alliés et signe la reddition de ses troupes, qui défendent la route de Fontainebleau où se trouve l’Empereur. Caulaincourt vient le trouver. Ensemble, ils rendent visite au tsar avec la première abdication de l’Empereur. Souham reçoit en son absence un pli de l’Empereur qui les convoque à Fontainebleau. Affolé, il choisit de faire passer tout le corps, qui défendait la route du palais, à l’ennemi plutôt que d’affronter la colère de Napoléon, qu’il suppose au fait de la reddition. Cela décide le tsar à exiger l’abdication sans conditions de l’Empereur.

Napoléon ne pardonnera pas cette défection à son maréchal. Quand il l’apprend, il murmure : «Marmont me porte le dernier coup». Louis XVIII le fait pair de France. Exilé en 1830 avec Charles X, Marmont parcourt l’Europe, avec un passage à Vienne où il devient tuteur du duc de Reichstadt, fils de Napoléon.

Il emploiera les loisirs de vingt années d’exil à polir des Mémoires où, du haut de ses innombrables et éclatantes victoires personnelles, il donne de péremptoires leçons de haute stratégie à Napoléon Bonaparte.

À l’hiver 1838, lors d’un voyage à Venise, il décide de s’y installer et de quitter définitivement Vienne. En 1841 et 1842, Marmont tente de rentrer en France et de récupérer son château de Chatillon. Ce dernier a été vendu à ses créanciers en 1829 et Marmont tente de le racheter. Mais un accord financier ne peut être trouvé car n’a plus de fortune. Il décide alors de rester à Venise. Il y meurt à 78 ans, le 3 mars 1852.

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