La Venezia de Francesco Guardi

A Venise, c’est le moment de Francesco Guardi du 28 Septembre 2012 au 6 Janvier 2013.

A l’occasion du troisième centenaire de la naissance de Francesco Guardi (1712 – 1793), le dernier grand peintre paysagiste du dix-huitième siècle, la Fondazione Musei Civici de Venise consacre une vaste rétrospective, avec une richesse de prêts jamais vu auparavant, qui montre dans certains cas des œuvres présentées ensemble pour la première fois. Cette exposition explique la longue carrière artistique complexe de l’un des derniers grands maîtres de la peinture vénitienne.

Imaginée par Alberto Craievich et Filippo Pedrocco, sous la direction scientifique de Gabriella Belli, l’exposition, qui est présentée dans les salles d’exposition du Musée Correr, du 28 Septembre 2012 au 6 Janvier 2013, est divisée en cinq sections qui retracent l’évolution de la carrière artistique de Francesco et en même temps documenter les visiteurs sur les différents genres que le grand artiste a expérimentés.

La première partie de l’exposition se concentre sur la production d’œuvres qui comprennent, en particulier, les scènes de la vie contemporaine inspirée par la peinture de mœurs dans lesquelles excellait alors Pietro Longhi. Vous pouvez voir ses deux chefs-d’œuvre: le Ridotto et le Parlatorio delle monache di San Zaccaria maintenant à Ca ‘Rezzonico, de véritables peintures symboliques du XVIIIème siècle à Venise.

Les premières vedutes, les caprices et les paysages de fantaisie, constituent la deuxième section de l’exposition. Ces travaux sont inspirés par les compositions de Canaletto et Marieschi, puis par la suite la peinture étincelante et scénographique, ce qui le rendra célèbre.

Un itinéraire chronologique et thématique propagation à travers les soixante-dix peintures et dessins, choisis pour leur qualité exceptionnelle et historique, dans un corpus très large et varié allant de premiers travaux moins connus, inspiré par la peinture sacrée aux premières vedutes, des paysages et des caprices.

Une exposition qui se distingue par son originalité aux autres maîtres vénitiens pour ses peintures. Francesco Guardi était aussi le dernier chroniqueur des fêtes et cérémonies de la Sérénissime, activité qui est consacrée une section spéciale de l’exposition. Exemplaire à cet égard : la toile avec Il Bucintoro a San Nicolò del Lido du Musée du Louvre, le chef-d’œuvre de la série, qui, tout en restant fidèle au modèle, crée une image de grand charme et son attrait.

Produite par la Fondazione Musei Civici de Venise, l’exposition à été rendue possible grâce au soutien généreux des musées les plus importants d’Italie et à l’étranger, y compris l’Accademia Carrara di Bergamo, la Gemäldegalerie de Berlin, le Museum of Fine Arts de Boston, la Fondazione Calouste Gulbenkian de Lisbone, la National Gallery de Londre, le Museo Thyssen-Bornemisza de Madrid, la Pinacoteca de Brera et le Museo Poldi Pezzoli die Milano, l’Alte Pinakothek de Monaco, le Metropolitan Museum of Art de New York, le Musée du Louvre de Paris, l’Ermitage de Saint Petersbourg, la Gallerie dell’Accademia de Venise et la National Gallery de Washington.

Une section spéciale est consacrée aux caprices et aux vedutes, même si elles peuvent être placées tout au long de la carrière professionnelle de Francesco Guardi, afin de souligner son originalité dans ce domaine par rapport à d’autres maîtres vénitiens. Voir par exemple les Grandi Paesaggi de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg, où l’élément naturel est transformé par des effets de lumière dynamiques et irréel.

Ne pas manquer de vous arrêter devant les véritables chefs-d’œuvre que sont les deux grands caprices : Paesaggi fantastici du Metropolitan Museum de New York.

Du point de vue philologique, c’est peut-être la partie la plus intéressante de l’exposition, qui vous permet de comparer un grand nombre d’œuvres jamais vues ensemble, puis tester la chronologie proposée des études qui ont été avancées.

L’exposition se termine avec les œuvres de la grande maturité, où le style personnel de Francesco devient plus libre. Les portraits sont de simples taches de couleur, un gribouillage rapide blanc ou un chemin noir avec un bref scintillement.

Les compositions pour illustrer cette période sont les Regata sul Canale della Giudecca de l’Alte Pinakothek des Moines de Bavière ou les deux Vedute du Musée Thyssen-Bornemisza de Madrid.

Francesco Lazzaro Guardi est le fils du peintre Domenico et de Maria Claudia Pichler, il est baptisé le 5 octobre 1712 dans l’Église Santa Maria Formosa.

Ses deux parents appartiennent à la noblesse. L’enfance de Francesco Guardi se déroule dans une petite boutique familiale, où tous sont peintres, au point qu’il est quelquefois difficile aujourd’hui d’attribuer à chacun ce qui lui revient.

Son père meurt le 16 octobre 1716 laissant sa femme et ses enfants Gianantonio, Maria Cecilia, Francesco et Nicolò.

Francesco Guardi est mort le 1 Janvier 1793 à son domicile de Cannaregio à Venise, campo de la Madonna delle Grazie, dopo un mese di continuo decubito al letto per vomito polmonare, con febbre continua e gonfiore agli arti inferiori e ventre.

Giacomo Guardi a poursuivi l’entreprise de son père : en 1829, il vendra l’ensemble de la collection des dessins de son père à Teodoro Correr, le fondateur du célèbre musée vénitien.

Après sa mort, le célèbre peintre vénitien est tombé dans l’oubli. Sa redécouverte a lieu en France dans le milieu du XIXème siècle, avec le retour en grâce su style rococo.

Le comité scientifique de l’exposition a réuni les plus grands spécialistes de la peinture vénitienne du XVIIIème siècle, le catalogue est édité par Skira.

Horaires : de 10,00 à 19,00. La billetterie ferme une heure plus tôt.
Entrée : Un billet unique valable pour Palazzo Ducale – Musée Correr – Musée National d’Archéologie – Biblioteca Nazionale Marciana
Adultes 12 €, réduit 10 €, enfants de 6 à 14 ans, les étudiants âgés de 15 à 29 ans;. Accompagnateurs (max. 2) pour les groupes d’enfants et d’étudiants; soixante-citoyens de l’UE, les détenteurs de la carte de Rolling Venice et Venice Card, détenteurs de l’accès aux musées civiques vénitiens et aux membres du Touring Club

1 commentaire (+ vous participez ?)

  1. Rétrolien: Michele Marieschi | Olia i Klod

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