Donna Leon

La plus américaine des Vénitiennes vit depuis plus de quarante ans à Venise. Elle y écrit les aventures du commissaire Brunetti, et montre les faces cachées d’une ville qu’elle adore.

Donna Leon, née le 28 septembre 1942 dans le New Jersey, a exercé plusieurs métiers comme guide de voyage à Rome, rédactrice publicitaire à Londres et enseignante de littérature, notamment en Suisse, en Iran, en Arabie saoudite et, de 1981 à 1999, dans une base de l’armée américaine située près de la Cité des Doges. C’est là qu’elle a commencé à écrire des romans policiers.

Son premier roman, Mort à la Fenice, a été couronné par le prestigieux prix japonais Suntory, qui récompense les meilleurs suspenses.

Alors que ses romans sont traduits dans une vingtaine de langues, elle refuse, selon un article reproduit sur le site géré par son éditeur français, qu’ils soient traduits en italien, par souci de protection der son anonymat à Venise où elle vit toujours, plus de trente ans après son installation.

Il faut essayer de ne pas perdre sa trace alors qu’elle se faufile dans les ruelles sinueuses de Venise ! Donna Leon vous entraîne au pas de charge jusqu’à chez elle. Dans la cour intérieure de l’ancien immeuble, Gaston (prononcez Gastonné), vous accueille. Ce solide chat tigré, qui a la réputation d’être un terrible tueur de rats, vous précède dans le petit escalier grimpant à l’appartement – bas de plafond – que la native du New Jersey occupe depuis douze ans. A l’entendre, le nonchalant greffier serait l’animal de ses voisins. Ce que l’on a du mal à croire tant Gaston semble parfaitement à son aise chez miss Leon, où il prend possession du lit sitôt entré dans la place.

Venise, Donna Leon y est venue pour la première fois en 1969. Mais, depuis quarante ans qu’elle y vit, elle se débrouille pour ne jamais y être au moment du carnaval, à cause de l’agitation. Préférant rester dans l’anonymat, elle a toujours refusé que ses romans soient traduits en italien. A Venise, en cherchant bien, on peut pourtant en dénicher des éditions françaises ou américaines dans l’une des dix librairies locales.

Nous avons imité la maîtresse des lieux et ôté nos chaussures avant de découvrir un superbe salon dont les murs sont ornés de tableaux du XVIème siècle. Un coup d’oeil à la bibliothèque de la chambre à coucher dévoile les lectures de la romancière : des biographies de Mao, Hitler, Churchill ou l’amiral Nelson, ainsi que les romans maritimes de Patrick O’Brian et les récits de voyage de Ryszard Kapuscinski.

Au fond, à droite, le bureau de la créatrice du commissaire Brunetti regorge de CD de musique classique, sa grande passion. Des rayons entiers sont garnis d’enregistrements de Haendel et de Mozart. Assise devant une solide table en bois où elle a installé son ordinateur portable, Donna Leon explique avoir besoin d’un an pour écrire une nouvelle enquête de Brunetti. Toutes comportent à peu près trois cent soixante pages, « c’est inconscient et automatique ! » lâche-t-elle, indiquant qu’elle commence en ne sachant rien de l’intrigue hormis une vague idée de départ !

Dans le bureau, difficile de ne pas être intrigué par la présence d’animaux en verre. « J’aime beaucoup les animaux« , reconnaît volontiers notre hôte qui arbore au poignet une montre avec un chat, offerte par son éditeur allemand Dioge-nes.

Donna Leon affirme qu’elle arrêtera les aventures de Brunetti lorsque les inventer l’ennuiera. Quand elle n’aura plus envie de montrer l’envers du décor d’une ville « où tout a l’air si beau à première vue« .

Il est déjà l’heure de nous quitter, mais l’auteur nous propose de faire comme notre commissaire préféré : se servir un petit verre de la divine Grappa di Moscato que Donna Leon nous propose avant de nous raccompagner vers le dédale de Venise.

Voir le site en français de Donna Leon (et le site en anglais si vous ne voulez pas attendre la version française de ses livres)

8 Commentaires (+ vous participez ?)

  1. duplantier
    Juin 23, 2012 @ 07:28:52

    J’ai découvert par hasard, la série télévisée de ce commissaire, plus attirée au départ par le mot « Venise » et ce qu’il impliquait de découverte de la sérénissime. Puis, je me suis prise au jeu et j’ai acheté les livres qui se lisent sans difficulté, avec beaucoup de plaisir. Merci de nous avoir dévoilé un peu de la vie privé de son auteur.

  2. Bellot
    Juin 23, 2012 @ 12:36:21

    J’ai lu tous ses livres ( alors que peu amatrice de polars ).

  3. boudhar Mireille
    Juin 24, 2012 @ 08:10:48

    j’adore!!!!

  4. Walter Marie-Delphine
    Juil 01, 2012 @ 17:07:06

    On a regardé tous les épisodes du feuilleton TV Commissaire Brunetti avec le plus grand plaisir ! On regrette qu’il n’y ait pas de suite… mais tout peut arriver !

  5. Argon 57
    Nov 22, 2012 @ 01:32:11

    Quelle chance de l’avoir rencontrée. Je n’avais pas vu la série à la TV française, mais je regarde les épisodes à la télé allemande (comme nous sommes bilingues si près de la frontière) cela ne pose pas de problème…
    Plaisir de l’intrigue policière et en même temps découverte de la ville ***

  6. Rétrolien: Brunetti nous a tout avoué ! | Olia i Klod
  7. Rétrolien: Christel Peters | Olia i Klod
  8. Rétrolien: Deux veuves pour un testament | Olia i Klod

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