Sur les traces de Giacomo… au fort de San’Andrea

La grand mère de Giacomo mourut en 1743 et Giacomo alla vivre dans une chambre au rez de chaussée d’un petit palais à San Giovanni Crisostomo propriété d’un noble Grimaldi. Antonio Lucio Razzetta, homme de confiance des Grimani, l’accompagna. Dans la même maison, habitait une danseuse du théâtre Malibran, Margherita Giavanna Grisellini, dite la Tintoretta, parce que son père était un teinturier en tissus.

Marietta Robusti (La Tintoretta) Autoportrait - 1580

Casanova avait 17 ans et il tomba amoureux de Margherita. Cependant la mère de Giacomo fit obstacle à leur rapport car elle trouvait extrêmement honteux sa liaison avec une ballerine. Ce fut ainsi que Griamni et le curé de la paroisse de San Samuele décidèrent d’envoyer Casanova au séminaire San Cipriano de Murano où il vécut pendant une brève période. Accusé de sodomie, il fut chassé et pour la première fois arrêté et enfermé au fort de San’Andrea, où il fut porté par l’homme de confiance de son protecteur, Razzetta. Mais Casanova se vengea bien vite : une nuit, en cachette, il réussit à monter dans une barque et à s’éloigner du fort pour rejoindre le campo San Polo. Dans une rue voisine, il attendit Razzetta et à peine le vit-il qu’il lui infligea une ruée de coups, le faisant tomber dans le canal voisin… Ensuite, il retourna tranquillement à la prison, où il resta encore deux mois, durant lesquels il divertit les soldats et les officiers en leur racontant des histoires, en écrivant des lettres pour la troupe et en ayant des rapports avec toutes les femmes du fort, épouses, amantes, servantes…et d’une belle grecque, il attrapa sa première maladie vénérienne, dont il guérit en 6 semaines.

« Un vieux sénateur me dit un jour qu on savait que la jeune comtesse Bonafede était devenue folle par l’effet des drogues que je lui vais données pour la rendre amoureuse Elle était encore à l’hôpital et dans ses accès de folie elle prononçait sans cesse mon nom en me chargeant de malédictions…« 

Parmi ses diverses amantes du fort, il se rappelle ainsi de la comtesse Bonafede qui venait rendre visite à son père Pietro Giuseppe. « Elle avait les cheveux blonds clairs, deux grands yeux bleus, un nez fin, une belle bouche et un teint qui semblait blanc comme ses dents, mais légèrement coloré de rose. Sa taille était particulièrement fine. La poitrine était haute et ferme et laissait imaginer des seins tout aussi fermes, desquels pointaient deux petits boutons roses légèrement cachés. » Mais ce qui frappait le plus Casanova, c’est qu’elle ne portait pas de culotte, chose pourtant fréquente à l’époque.

La comtesse Bonafede, après sa rencontre avec Casanova qui réussit à lui soustraire douze sequins, s’empressa avec la complicité se son père de tendre un piège à Casanova. Elle aurait du se faire prendre entre ses bras pour le faire chanter, mais le piège ne réussit pas. La comtesse devint folle. Un jour, on la trouve en train de courir nue à San Pietro di Castello, demandant à voir Casanova. Elle fut alors enfermée dans un asile dont elle ne sortit que 5 ans plus tard, réduite à demander la charité à travers la ville.

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  1. Rétrolien: Isole in rete 2013 | Olia i Klod

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