Sur les traces de Giacomo… Henriette

En 1749, Giacomo Casanova ayant quitté Venise où ses frasques commençaient à attirer l’attention des autorités; rencontre à Cesena au mois de juillet la mystérieuse « Henriette ». Il la suit à Parme, puis Genève, où elle le quitte en février 1750. La liaison de Casanova avec « Henriette » fut, de son aveu, le plus grand amour de sa vie.

Si Casanova était un romantique, c’est parce qu’il a connu un grand amour, au moins une fois dans sa vie. « Les gens qui croient qu’une femme ne suffit pas pour faire un homme aussi heureux tous les vingt quatre heures de la journée n’ont jamais connu une Henriette ».
Même s’il savait que cet amour ne durerait qu’un temps, « Henriette » a changé la vie du séducteur. Ils étaient en tout point semblable, peut-être un eu espions tous les deux en même temps, la française pour son pays, le vénitien pour survivre. Elle était une romantique, et partageait avec Giacomo une grande culture et les coutumes françaises. Elle joue du violoncelle, chose peu fréquente pour les  femmes à cette époque, en raison de la position de l’instrument. Casanova découvrira plus tard qu’elle a fui un mariage forcé, déguisée en vêtements d’homme, en compagnie d’un officier hongrois. Cette jeune femme reste entourée de mystère dans les récits de Casanova, toutefois, les spéculation des casanovistes laissent à penser qu’elle serait Adélaïde de Gueidan.

Nicolas de Largillière - Adélaïde de Gueidan et sa jeune sœur au clavecin

Après quatre mois d’un grand amour partagé, elle le quitte. elle part pour Genève, puis rejoint sa famille à Aix. Elle a compris les limites de l’amour romantique et veut se marier avec un homme qui restera constant dans ses attentions sexuelles et ses finances. Comme si elle savait qu’avec Giacomo elle ne resterait pas plus constante que lui.
Elle trouvera ce mari en la personne de Jean Baptiste de Fonscolombe, l’un des plus grands collectionneurs d’art français du XVIIIème siècle. Cette famille de Fonsorbe constituera l’ascendance maternelle d’Antoine de Saint-Exupéry.

Portrait d'Adélaïde de Gueidan

Casanova, de son côté se rends à Lyon où il est reçu Franc-Maçon.
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Plus tard, en 1769, Casanova en rentrant d’Espagne fait halte à Aix où il tombe gravement malade et séjourne jusqu’à la fin de sa convalescence, de janvier à fin mai. Au cours de sa maladie, il est soigné par une infirmière dévouée, mais quand il récupère et demande son nom, elle a disparu et personne ne sait qui elle est. Plus tard, il apprendra, par un échange de lettres que l’infirmière était mandatée par Henriette qui l’a aimé vingt ans plus tôt. Elle est à présent une riche veuve mais ne souhaite pas son retour à Aix, cela provoquerait des ragots. Elle l’assure toutefois de son amour éternel et dit que, s’il avait besoin d’argent, sa bourse est ouverte.
Un jour, dans une auberge, il lit sur une vitre une inscription qu’elle a gravé à la pointe d’un diamant « Tu oublieras Henriette aussi ! ».
En fait, il croisera encore deux fois Henriette sans la reconnaitre.


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