San Francesco della Vigna secret

Les visiteurs qui découvrent an Francesco della Vigna ont accès à une infime partie de l’ensemble conventuel. Chacun peut librement accéder à :

  • L’église de San Francesco della Vigna (2)
  • Le grand cloitre, autrefois cimetière, pavé de monuments funéraires (3)
  • Le petit cloître, et son puits central qui a conservé sa ferronnerie (4)

Sous certaines conditions, il est également possible d’accéder à la bibliothèque (1)

Nous allons vous emmener à présent, dans des endroits qui ne se visitent pas, au sein de la vie monastique, en suivant les pas de notre guide, un aspirant orthodoxe qui nous a accompagné pour nous permettre de découvrir cette immense partie cachée de l’ensemble conventuel de San Francesco della Vigna.

Derrière une petite porte dont il faut connaître l’existence, nous avons rendez-vous, à 10 heures précise avec un moine. Cette visite, nous l’avions préparée de longue date, on ne pénètre point ici par hasard. Sitôt passé la porte, c’est l’émerveillement, ce grand cloître (5) est un jardin !

Nous avons fait profiter de l’aubaine deux de nos ami-e-s campiellistes, aussi dingues de Venise que nous, Svetlana nous accompagne également.

Le moine commence par poser les règles de notre incursion dans leur monde : ce que nous avons le droit de faire et ce qui nous est interdit, ce que nous pouvons photographier et ce que l’on nous demande respecter.  Voilà qui a le mérite d’être clair.

Nous venons de pénétrer dans un grand jardin où s’activent des hommes, bordé par un péristyle sur deux côtés.  Le jardin est entretenu avec attention.

Potager, herbes aromatiques, et bien entendu de la vigne…

Au centre, un hangar à bateaux qui donne directement sur la lagune (et qui sert d’hospice à quelques chats qui ont élu domicile dans ce havre de paix).

Comparé aux deux cloîtres désormais accessibles au public, celui ci est simple, aucune tombe, pas de statue ni de puits, pas d’ornementation.

Juste une plaque au dessus d’une porte …

… qui nous semble rappeler :

« PERISTYLIUM HOC PERVESTUM
PLUXU TEMPORIS ET RERUM CORRURTUM
FRATES AD VISEAM COMMORANTES
AUSU MAGNO MAIORI PIETATE
FELICI LABORUM EPUGTU
REDINTEGI AP ANT »

Une autre porte permet aux moines de se rendre directement à la bibliothèque sans passer par l’extérieur.

Puis nous suivons notre guide le long d’interminables couloirs sombres… et le temps d’apercevoir un « Christ en Croix » dans un escalier…

Nous parvenons à un campiello (6) à l’intérieur de l’ensemble conventuel qui est comme un village dans la ville, entièrement isolé du monde soit par des hauts murs, soit par des bâtisses.

Une petite chapelle rappelle le lieu où, selon la légende, l’évangéliste Marc trouva refuge lors d’une tempête et fut salué par un ange avec les paroles suivantes « Pax tibi Marce Evangelista meum », qui devinrent la devise de la Sérénissime.

Puis, lorsque son corps fut ramené à Venise, c’est dans cette chapelle qu’il fut entreposé avant d’être emmené en grande pompe dans la basilique San Marco.

L’intérieur de la chapelle est quasiment en ruine et n’est jamais accessible. Le lieu n’a d’intérêt que par rapport à la légende de Venise, mais c’est déjà, pour cela un grand intérêt pour nous, du moins.

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