Sur la piste d’Ernest Hemingway à travers les lagunes

Nous vous emmenons aujourd’hui dans la Floride italienne d’après Ernest Hemingway… à l’est de Venise s’étendent d’autres lagunes sauvages peuplées d’oiseaux sauvages, un rêve pour ce chasseur.

Parcourons donc la lagune de Marano sur les traces d’Ernest Hemingway.

Ernest Hemingway a parcouru une première fois la région de la Vénétie en mai 1918 pendant la Grande Guerre, il a combattu à Schio, Pasubio et Fossalta di Piave, où il a été grièvement blessé.

Il est revenu en Vénétie en 1948 avec sa femme Mary pour revoir les endroits de sa guerre et pour y vivre, d’abord à Cortina d’Ampezzo, où il a rencontré pour la première fois Fernanda Pivano, la traductrice de ses romans en italien.

Puis il s’est installé à Venise, où il a rendu célèbre le Harry’s Bar et la locanda Cipriani à Torcello, où certains on cru avoir la merveilleuse idée d’écrire une des plus fameuses fables qui courent sur l’auteur, dans la lagune. En effet, on peu lire parfois que c’est à la locanda Cipriani, à Torcello, qu’Ernest Hemingway aurait écrit Across the River and Into the Trees. Certains donnent même le nom d’une chambre : la Concordia room qui n’existe évidemment pas. Tout ceci n’est que pure fantaisie, ou des inventions d’alcoolique et pour cause…

Et enfin, également passé du temps à Caorle où il avait l’habitude de chasser dans la vallée de San Gaetano.

Ce qui est moins connu des "fans de la Sérénissime", c’est que la plus grande partie de ses aventures de chasse, à cette époque, ne se sont pas déroulées dans la lagune de Venise, mais dans celles, bien plus giboyeuses de Marano et de Grado.

Et, c’est encore lui qui a rendu célèbre un lieu désolé, à l’époque : Lignano Pineta.

Ernest Hemingway a contribué au lancement d’une ville dans ce lieu sauvage qu’il a appelé la "Floride de l’Italie"
La société a été fondée dans les années 1950, alors que Lignano Pineta était alors encore un lieu désert ; qui faisait géographiquement partie de la ville de Latisana, bien que situé dans le centre de la péninsule qui permettait d’accéder au village de Lignano Sabbiadoro (devenu aujourd’hui une ville balnéaire importante).

Lignano Pineta est née de l’initiative d’un groupe d’entrepreneurs locaux dirigés par le comte Carlo Alberto Kechler, qui créent une urbanisation en spirale selon un design innovant, conçu par l’architecte Marcello D’Olivo.

Ce projet a été décrit dans de nombreux magazines, pour son originalité et sa fonctionnalité, et parce qu’il a marqué le paysage et la forêt de pins, par sa forme d’escargot, repris ensuite sur le drapeau de la ville de Lignano Sabbiadoro

Ernest Hemingway a vécu ici, contribuant à rendre la ville célèbre et courtisée par les notables. Alberto Sordi, qui avait une maison à Lignano Pineta, a été l’un des protagonistes de la vie sociale de Lignano dans les années 60.

Toutefois, loin de l’agitation balnéaire et mondaine, c’est dans les "casoni", ces maisons de transitionnelles de pêcheurs, faites de bois et au toit recouvert avec des cannes des marais alentours qu’il aimait à se retrouver. La coutume de vivre dans des huttes est ancienne et très répandue dans de nombreuses parties de la lagune. Au cours de la Seconde Guerre Mondiale les "casoni" de Caorle étaient devenus une cachette, loin des Allemands.

Ces maisons sont, encore de nos jours, utilisés par les pêcheurs, spécialement pour le loup de mer et l’anguille.

Enfin, après toute une expédition, c’est dans un autre petit village de pêcheurs, qui est encore resté authentique parce que secret, que l’on suivra la trace de l’écrivain pour un rendez-vous mythique.

C’est en effet dans ce petit village de cabanes perdu au bout du monde, à l’extrémité d’une des lagunes, un village encore secret, coupé du monde et loin des touristes, que l’écrivain à écrit, en 1950 son chef d’œuvre.

Ici, rien : quelques cabanes et bois alignées le long d’une allée, un petit port et quelques barques. Le silence et les oiseaux…

Une madone pour assurer la protection des chasseurs et des pêcheurs…

… c’est bel et bien ici qu’en 1950, Ernest Hemingway à écrit Au delà du fleuve sous les arbres. C’est en tout cas ce qu’il ressort de l’étude consciencieuse de sa correspondance à cette époque.

Le Caffè Michelangiolo

Le Caffè Michelangiolo est un des cafés historiques de la ville de Florence. Il se situait au 21 de la via Cavour, où une plaque sur la façade du palais rappelle son existence à la fin du XIXème siècle.

Dans la seconde moitié du XIXème siècle jusqu’à la fin des années 1920, ce fut le lieu des réunions d’artistes, tous toscans, qui animèrent autant au plan politique qu’artistique, après 1860, la vie florentine et qui ont contribué au renouvellement de l’esthétique picturale traditionnelle. En particulier on y retrouvait les jeunes artistes en révolte avec l’art académique de l’Académie du dessin de Florence. Leur manière de peindre avec des larges taches de couleurs pures les firent dénommer les Macchiaioli (les "tachistes").

S’y sont rencontrés Silvestro Lega, Giovanni Fattori, Telemaco Signorini, Odoardo Borrani, Adriano Cecioni, Angiolo Tricca, Eugenio Prati

Adriano Cecioni y a peint un tableau toujours à l’intérieur du café (site officiel).

Les Macchiaioli de Mario Taragoni

Mario Taragoni, financier, économiste, collectionneur d’art est un homme de culture. Il voue  une véritable passion passion la peinture toscane du XIXème siècle. Il vit à Gênes où il dirige la Banca d’America e d’Italia, et a constitué sa collection entre les années trente et les années soixante-dix, en ne sélectionnant que des peintures exécutées à la maturité des artistes.

Il possède un grande quantité d’œuvres des Macchiaioli, qui, comme les Impressionnistes, grâce à l’immédiateté et au charme de leurs peintures continuent de plaire à tous les types de public.

En 2008, une grande exposition des peintures de sa collection était présentée à l’Istituto di Scienze, Lettere e Arti de Venise (Palazzo Cavalli Franchetti)…

Les artistes de la collection Taragoni : Giuseppe Abbati, Giovanni Boldini, Odoardo Borrani, Giovanni Carnovali dit il Piccio, Adriano Cecioni, Serafino da Tivoli, Giovanni Fattori, Egisto Ferroni, Silvestro Lega, Mario Puccini, Antonio Mancini, Raffaello Sernesi, Telemaco Signorini, Armando Spadini.

Giovanni Fattori (Livorno, 1825 – Firenze, 1908)
Tre contadine sedute nel bosco all’ombra, vers 1875

Giovanni Fattori
Pattuglia, vers 1875

Giovanni Fattori
Sosta sotto la pioggia (o Tempo di pioggia), 1885 – 1890

Silvestro Lega (Modigliana, 1826 – Firenze, 1895)
Signora in giardino, 1883

Giovanni Fattori
Marcatura di torelli in Maremma, vers 1887

Giovanni Fattori
Marcatura di torelli in Maremma, vers 1887

Giovanni Fattori
Mandriana trascinata da un bove infuriato. 1895

Giovanni Fattori
Ritratto di Fanny Fattori (o Testa di popolana), 1880 – 1885

Giovanni Fattori,
La preghiera della sera (o L’Ave Maria), vers 1875

Silvestro Lega
Alla villa di Poggio Piano, vers 1889

Silvestro Lega
Donna con scialle rosa

Giovanni Fattori
Il buttero, vers 1900

Giovanni Fattori
La cerca, 1880 – 1881

Silvestro Lega
La signora Clementina Bandini con le figlie a Poggiopiano, 1887

Giovanni Fattori
Bambina in un bosco, vers 1890

Giovanni Fattori
La gramignaia, vers 1866

Le Carnaval de Muja

Non loin de Venise, dernier village avant la frontière slovène au bord de la côte, le village de Muggia, toujours fidèle à Venise depuis la nuit des temps (1420, plus exactement), possède, lui-aussi, un carnaval réputé.

La fête se reproduit également en plein saison touristique estivale, pour le plus grand plaisir des touristes de l’été, et pour maintenir les liens festifs entre les membres des différents comités qui animent le Carnaval.

Le calendrier de ce territoire vénitien propose des manifestations folkloriques et populaires liées à différentes traditions. Le Carnaval de Muggia avec ses défilés de chars allégoriques et de groupes costumés est un grand et vibrant exemple de liesse populaire qui trouve ses racines dans une histoire ancienne.

Le Carnaval absorbe une grande partie de la population de Muggia qui s’engagent, en différentes compagnies, dans la construction de chars allégoriques qui se déplacent dans le but de mieux se moquer de la victime choisie et dans la réalisation des costumes magnifiques. Au cours de ces sept jours, la ville devient un véritable théâtre en plein air offrant un divertissement continu qui culmine dans la grande parade finale, le dernier dimanche.

Il n’a cependant rien a voir avec l’élégant, raffiné et retenu carnaval de Venise :

Le tram d’Opicina

Un tramway historique, construit en 1902, relie Opicina à Trieste sur une ligne historique constituant le dernier exemple en Europe de traction mixte (électrique dans les parties normales et funiculaire à câble dans les fortes pentes).

En 1899 la ville de Trieste adopta le projet de tram d’Eugenio Geiringer pour la construction de la ligne Trieste-Opicina, qui impliquait du fait de la forte déclivité du terrain (une différence de 348 m et une pente moyenne de 8 % pouvant atteindre ponctuellement 26 %) une attention tout à fait particulière. C’est un système mixte combinant tram à traction électrique et funiculaire (système Strubb) qui fut choisi et qui n’a pas son équivalent ailleurs dans le monde.

A lui seul, le tram d’Opicina mérite le voyage à Trieste !

C’est en effet le dernier "tramway funiculaire" d’Europe. A partir du centre ville, il grimpe une côte impressionnante, tiré par un câble en acier qui se déroule au sol, et il monte sur la colline d’Opicina, d’où on a une vision grandiose de Trieste et son son golfe tout entier.

C’est par cet endroit – au lieu dit de l’Obelisco – qu’autrefois (avant la construction de la route côtière puis de l’autoroute) on arrivait à Trieste ; c’est d’ici que des voyageurs tels que Stendhal, Chateaubriand et Goethe eurent droit à la même vision exceptionnelle, une des plus belles qui soit.

Le tram, bien-sur, est postérieur à ces célèbres voyageurs, mais il date quand-même de 1902 et, depuis, il a très peu changé. C’est une curiosité mondialement connue par les amateurs du rail et tous les curieux des modes de transport en commun inusuels.

La ligne relie grâce à la traction électrique, avec des trams normaux deux parties de la ville de Trieste, construite au niveau de la mer avec son plateau calcaire qui s’élève 348 mètres d’altitude.

Eugenio Geiringer, l’ingénieur à l’origine de la ligne, est né le 25 février 1844 à Trieste et décédé le 18 novembre 1904. Cet architecte et ingénieur italien exerça son œuvre dans le contexte austro-hongrois de l’époque.

Il s’est illustré en diffusant à Trieste une architecture originale qui s’est éloignée du modèle néo-classique en vogue, tout en poursuivant une intense vie politique qui devait profondément façonner la vie triestine. Il a laissé un héritage riche et varié.

La pente maximale de la ligne atteint 26% !

La ligne est devenue, aujourd’hui, essentiellement une attraction touristique, meême si elle reste le meilleur moyen de se déplacer par temps de neige. En chemin, vous trouverez plusieurs belles vues panoramiques sur la baie et plusieurs départs de promenades et des sentiers de randonnée qui partent des arrêts le long de la ligne vous permettront de prolonger la magie de ce voyage. Il est d’ailleurs possible d’installer sa bicyclette à l’avant de la motrice, et vous verrez de nombreux randonneurs l’utiliser pour rejoindre leur point de départ.

La mise en œuvre et la gestion des travaux furent confiées à la Società Anonima delle Piccole Ferrovie di Trieste, établie en 1901 avec capital privé. Eugenio Geiringer en exerça les fonctions de directeur. La Société obtint une concession pour 50 ans qui sera prolongée jusqu’en 1961. Les travaux durèrent un an et l’ouvrage était achevé à la fin de l’été 1902. Le tram fut inauguré le 10 septembre 1902, exactement deux années avant la disparition d’Eugenio Geiringer, dans un grand élan de joie par la population triestine.

Le plus curieux, c’est que l’histoire prétend que le c’est le premier déraillement du tramway qui le rendit célèbre. Un mois après son inauguration, le 10 Octobre 1902 à environ 7 heures du matin, par un jour de fort vent (la Bora), l’une des motrices commença à descendre la colline à grande vitesse, suite à un défaut du système de freinage. Après une chevauchée sauvage d’environ 200 mètres , le tram a déraillé en bas de la descente abrupte de Scorcola (pente 7%) et a  terminé sa course folle dans la maison d’un certain Francesco Spehar.

Heureusement, il y avait seulement quatre passagers à bord. Trois d’entre eux ont sauté de la voiture en marche tandis que le quatrième, Antonio Sossich (le pauvres conducteur) a été piégé dans l’épave et, heureusement, s’en est tiré avec seulement une jambe cassée. Antonio Sossich n’est mort que de nombreuses années plus tard, à l’âge de 101 ans. Quand à Francesco Spehar, avec l’argent des assurances, il a reconstruit sa maison et y a créé l’Antica Hostaria Spehar.

Cet incident qui, heureusement, n’eût pas de conséquence tragique, inspira une célèbre chanson populaire triestine el tram di Opcina ou encore appelée la Bora (chanson en dialecte triestin de 1902) et qui est toujours très en vogue en Italie et à Trieste, sûrement un symbole de Trieste :

Les amateurs de technique ferroviaire apprécieront cette visite faite par des amateurs (en italien) : I Raduni di Funivie

On y voit en effet de nombreuses photos des installations techniques qui ne sont pas accessibles au public. C’est donc le moyen d’une visite d’exception (même si elle est virtuelle).

Depuis le terminus de la Piazza Oberdan centrale, après un court trajet, commence le funiculaire (unique au monde) Piazza Scorcola - Vetta Scorcola où la motrice et ses deux wagons est reliée à un bouclier attachée à la tête d’un câble de remorquage qui traverse la piste

Bien entendu, le système actuel à été fortement sécurisé, et les accidents sont très rares. Le tramway actuellement en service est un matériel construit par Officine Meccaniche de Stanga : 5 voitures datant de 1935 (401-405, la 403 a été démolie à la suite d’un accident en 1975) et 2 de 1942 (numéros 406-407) ; malgré son âge sont en excellent état ​​et ont la livrée classique bleu et blanc du tramway interurbain.

Il y a aussi deux wagons bouclier ou "pousseurs" pour la partie de la course en mode funiculaire.

L’aménagement intérieur des voitures est contemporain de leur construction, et serait un beau décors pour nos ami-e-s amateurs de costumes d’époque.

Vous trouverez des informations supplémentaires en italien et des photographies magnifiques sur les sites suivants : "www.tramdeopicina.it" et "www.funivia.org" et sur Wikipedia.

Il tram di Opicina
Piazza Guglielmo Oberdan
34133 Trieste
www.tramdeopcina.it

La petite perle de l’Adriatique

La formule est sans ambiguïté, liée à la cité lagunaire qui a assuré sa protection depuis 1420. Muggia affiche fièrement son appartenance à Venise pendant plus de trois siècles.

Muggia est une terre d’une rare beauté : ici vous avez l’impression d’embrasser dans un seul regard la mer et les hauteurs environnantes. Cette richesse des paysages est l’une des qualités qui ont marqué la région depuis la préhistoire. Dans des périodes historiques différentes, en fait, les groupes humains ont choisi de s’installer là où en fonction des besoins différents : sur les hauteurs dans des périodes plus précaire, tels que les temps préhistoriques et médiévaux, et le long de la côte pendant les périodes de stabilité, comme elle l’a fait à l’époque romaine.

Les influences vénitiennes sont évidentes dans le dialecte vénitien, employé ici, les traditions, la nourriture, les maisons construites dans les rues étroites de la ville appelées "calli", dans les anciens blasons sur les façades des bâtiments, mais aussi dans la belle Place Marconi, un véritable "campiello" de Venise. Ici, au cœur de la ville, se trouve la cathédrale, dédiée aux saints Jean et Paul (Duomo ai santi Giovanni e Paolo), avec sa façade dominée par la belle rosace avec, au centre, la Vierge et l’Enfant.

Parmi les bâtiments les plus importants, on peut admirer la chiese del Crocefisso, anciennement de la Visitation, construite par Raffaele di Ser Steno riche citoyen de Muggia entre 1372 et 1374 comme un lieu de culte à la Vierge, et comme tombeau de la famille.

La chiesa di San Francesco, presque entièrement reconstruite en 1411, est un exemple intéressant de constructions gothiques franciscaines avec des peintures importantes telles que la Madonna della cintura, du peintre vénitien Liberti, la Madonna allattante, du XIVème siècle ou Immagine del Vespro sculpture de la dévotion de la Vierge tenant le cadavre de son fils, thème très commun dans les régions Franco-Rhénanes à partir du XIVème siècle et qui s’est ensuite propagé vers le reste de l’Italie.

L’antique port, le Mandracchio, autrefois fortifié, à quelque pas de la place principale, abrite toujours les barques des pêcheurs, dominé par le château (propriété privée) édifié entre 1375 et 1399 par la volonté du Patriarca Marquado, qui souhaitait pouvoir contrôler les turbulents muggesani.

Muggia : une terre d’une rare beauté

Depuis 1420, Muggia (en vénitien : Muja, en slovène : Milje) s’est placé sous la protection de la Sérénissime République de Venise, et le destin des deux cités a, depuis lors, été commun.

Muggia était l’origine un village préhistorique fortifié (Castelliere), autour des VII-VIIIème siècles avant JC. Le territoire a été conquis en 178-177 avant JC par les Romains , qui a créé ici une colonie (Castrum Muglae). Après la chute de l’Empire romain d’Occident, Muggia est passée sous la domination des Ostrogoths , Lombards , Byzantins , Avars et Francs jusqu’à ce que, en 931, le roi Hugues d’Italie en a fait don au patriarche d’Aquilée.

Avant l’an 1000 une nouvelle colonie a été construite sur le bord de mer, initialement appelé le Village de  Laurus et Muglae -> Muglia -> Mulia -> Muia -> Muggia (Muglia semble être un ancien nom de lieu qui signifie "marais côtiers" ).

Après le XIIIème siècle, le nouveau village, devenu une petite ville, s’est proclamé comme municipalité et a défini son territoire et ses frontières avec ceux de Trieste et de Koper (en italien Capodistria). Mais la ville est encore restée liée politiquement au Patriarcat d’Aquileia . De cette période datent la cathédrale et l’hôtel de ville, ce dernier ayant été reconstruit au siècle dernier. Après avoir passé finalement sous la protection de la République de Venise, en 1420, Muggia, par la suite, a partagé le destin de la Sérénissime.

Après la chute de Venise dernier en 1797, la ville est devenu une partie de l’ Empire autrichien , qui y a développé une industrie de construction navale. Cet important chantier naval a prospéré jusqu’à la Seconde Guerre Mondiale .

Fête Impériale à Vienne

Suite à l’immense succès de la première Fête Impériale en 2010, l’École d’Équitation Espagnole de Vienne se métamorphosera cet été  aussi, la nuit du 29 juin 2012, en une majestueuse salle de bal.  La piste qui accueille d’ordinaire le féerique ballet équestre des  lipizzans se métamorphose en piste de danse, alors que les galeries du  manège d’hiver invitent à flâner et à savourer le spectacle. Le Manège  d’Été, pour sa part, permet de s’adonner en plein air aux plaisirs de cette élégante soirée estivale.

Au milieu du XVIIIème siècle, l’impératrice Marie-Thérèse célébrait déjà des fêtes échevelées  à l’École d’Équitation de Vienne. À travers la Fête Impériale, cette  vénérable institution se propose de renouer, sous une forme plus  moderne, avec la tradition des bals de la cour impériale. Le  bénéfice net de cette soirée de bal estivale sera exclusivement  consacré aux activités scientifiques de l’institution, et en particulier  à perpétuer la race et l’élevage traditionnel des lipizzans, tout comme  à assurer la tenue du fichier d’enregistrement des prestigieuses  montures.

The Fête Impériale at Vienna’s Spanish Riding School promises to be a Viennese ball to remember – in a truly memorable location.

Der Reinerlös der Fête Impériale kommt der Zucht der ältesten Kulturpferderasse Europas sowie dem Erhalt der Qualität der Spanischen Hofreitschule zugute. Tanzen Sie, damit die Lipizzaner weiter tanzen können!

Programme :

Admission à partir de 20:30 heures
Pour des billets d’entrée à la Josefsplatz.
Pour des cartons et cartes de loges : entrée à la Michaelerplatz, avec tapis rouge, pour la réception dans la coupole de Michael (Michaelerkuppel).

21:00 h. : Défile des comités dans l’école d’équitation
21:45 h. : ouverture de la Fête Impériale, en direct transmission à Stallburg

A partir de 22:15 heures : divers orchestres et Disk Jockey
Minuit : quadrille traditionnel
4:00 h. : fin de la Fête Impériale

billets de bal :
Adultes – 120,00 €uros
Etudiants – 40,00 €uros
Avec des loges ou carton, on est admis au cocktail sous la coupole de Michael avant l’ouverture et on reçoit une carte de spectateur pour l’ouverture dans l’école d’équitation.

Tenue
Dames : robe longue de soirée
Messieurs : frac avec décoration,  smoking, jaquette de diner, grande tenue

Pour le prix de 65,00 €uros le cocher vous fera faire un tour du centre ville d’une vingtaine de minutes avant de vous amener à l’entrée de la Hofburg.
A cette heure-là, les calèches touristiques ne fonctionnent plus mais il fait encore jour. Vous attirerez donc immanquablement les objectifs des caméras et des appareils photos des touristes et vous vous sentirez dans la peau du couple impérial Sissi et François Joseph! Frissons garantis!
Attention! seuls les cochers de la Cathédrale St Stephan proposent ce service (à réserver de préférence 1 à 2 jours avant le bal).

Le cocher vous déposera à la porte d’entrée de la Hofburg où vous serez accueillis avec une coupe de champagne. Vous pourrez alors déambuler tranquillement pour découvrir les lieux.

Le bal se répartit sur 2 salles et un jardin.
La salle principale est installée dans le superbe manège transformé pour l’occasion avec un parquet de danse.
La seconde est installée dans la cour où sont situées les stalles des chevaux. A cette époque de l’année ceux-ci sont en résidence à la campagne, et on ne sent pas la moindre odeur de cheval. Les 3 côtés de la cour sont tendus avec un tissus léger imprimé de fleurs.
Pour aller d’une salle à l’autre, vous devez traverser une rue couverte pas des arcades. C’est très romantique !
Dans chacune des 2 salles, il y a des tables que l’on peut réserver, mais là c’est hors de prix !
Dans le jardin vous trouverez des tables et des chaises en libre accès ainsi que les buffets où vous pourrez acheter à boire et à manger (les 120 euros de l’entrée ne comprennent pas la restauration). Cette année, il y avait également des tables de jeux (roulette.. ) où il était possible de jouer grâce aux jetons qui étaient distribués à l’entrée).

En ce qui concerne le déroulement de la soirée, tous les bals à Vienne suivent le même protocole:

- Arrivée des officiels
- Spectacle comprenant des ballets, des extraits d’opéra et les danses des débutants
- Bal mélangeant musique moderne et morceaux de la famille Strauss
- A minuit le quadrille qui peut durer jusqu’à une 1/2 heure. Les Viennois en sont très friands !
- Suite et fin du bal

Le spectacle se déroule dans le manège dont l’accès est réservé aux VIP. Il est retransmis sur grand écran dans la seconde salle.
Attention, il est très difficile d’y trouver une place assise et les rares bancs sont pris d’assaut! Heureusement, le spectacle ne dure qu’entre 30 et 45 minutes.


A l’issue du spectacle l’accès au manège est ouvert à tout le monde.

La Fête Impériale est le seul bal en période estivale, les autres bals de Vienne se déroulent entre Décembre et Mars.

Informations & réservations : http://www.fete-imperiale.at/

Les costumières du Bolchoï

Dans un quartier de Moscou, nous avançons dans une rue étroite (ce qui y est rare !). Olga est très excitée par ce rendez-vous que nous avons obtenus, ce vendredi-là : nous avons été autorisés à visiter les ateliers de fabrication des costumes du Théâtre Bolchoï à Moscou !

Depuis l’extérieur, le bâtiment pourrait ressembler à une école, un institut ou une usine… c’est là que travaillent de nombreuses petites mains pour la création des costumes que porteront danseuses et danseurs, chanteurs et chanteuses du Bolchoï.  Bien que grands, les ateliers sont encombrés. des ateliers relativement modernes, lumineux et spacieux.

On a fabriqué ici des armées de tutus. Le tout premier à été réalisé en 1839 pour la célèbre danseuse italienne Maria Taglioni, la préférée du prince Alexandre Troubetzkoy qui lui acheta la Ca’ d’Oro, sur le Grand Canal à Venise. Elle fut la première à utiliser les chaussons de ballet spéciaux, avec des pointes, une garniture dure en liège.

Jusqu’au siècle dernier, les tutus étaient réalisés en tartane de mousseline que l’on amidonnait avant chaque représentation. C’est en 1957 que la danseuse Maya Plissetskaïa à ramené d’une tournée en Grande-Bretagne un tutu dans lequel était cousu un petit fil métallique,  appelé "stalke" et qui est devenu, depuis la norme en Russie pour rigidifier la mousseline.

Chaque danseuses, chaque chanteuse, chaque artiste possède un mannequin à ses mesures, que l’on adapte au fil du temps, quand, avec l’âge le corps se transforme. Certains deviennent alors un peu étranges, comme ce mannequin, ci-dessus à droite, qui est celui d’une grande diva du théâtre.

Chaque mannequin est dûment répertorié et disponible uniquement pour l’artiste à qui il est destiné.

On a pu admirer le délicat travail de la couture des tutus.

Une grande partie de ce fabuleux travail est encore fait à la main, comme dans les maisons des grands couturiers. les costumes réalisés ici sont des œuvres uniques.

On ne travaille pas ici que pour les spectacles du Théâtre Bolchoï. Les couturières d’exception qui travaillent en ce lieu secret réalisent également de nombreux costumes pour le cinéma ou pour d’autres spectacles.

Ce jour-là, nous avons eu la chance de rencontrer Franca Squarciapino, créatrice italienne qui avait obtenu, en 1990, un Academy Award pour les costumes de "Cyrano de Bergerac" de Jean-Paul Rappeneau avec Gérard Depardieu. Elle a travaillé pour toutes les grandes salles, le Burgtheater de Vienne, Covent Garden, le Metropolitan Opera, l’Opéra National de Vienne, ou l’Opéra de Zurich. Avec son mari, le metteur en scène milanais Enzio Frigerio, ils ont créé à l’Opéra de Paris "Baïadera", où Rudolf Noureev fit sa dernière apparition sur scène.

En toute simplicité elle nous a montré ses cahiers avec les dessins de ses créations, les échantillons de tissus et les notes.

C’est un travail de titan, pour chaque spectacle, que de choisir un style en accord avec le metteur en scène, puis d’imaginer chaque costume, choisir les tissus, les éléments de décorations qui vont le garnir, et cela également pour chaque soliste et tout le corps de ballet.

La siniora Squarciapino connait tous les plus grands artistes, capables de confectionner ce qui sera le plus beau. Elle a même "ses dentelières qui travaillent encore à la main".

Dans un coin, sur une table, des croquis tout frais et une esquisse de chapeau en paille.

Olga ne tiens plus en place, nous sommes privilégiés, de nombreuses questions lui brûlent les lèvres et nous sommes surpris par la simplicité de notre interlocutrice.

Soudain, c’est dans l’atelier une grade effervescence : un danseur vient d’entrer pour un essayage, et tout à coup nous n’existons même plus. Tous se pressent autour de l’artiste (désolé, on a mangé son nom !).

Comme une partie de l’équipe avec madame Squarciapino parle italien, et l’autre partie parle russe, une interprète est présente à chaque instant.

Cet essayage nous a permis de voir comment ces artistes, italiens et russes travaillent ensemble. En réalité, lorsqu’il s’agit de costume et de tissus, ils parlent la même langue, c’est ce que nous avons ressentis également avec nous.

La particularité des vêtements pour les ballets, par rapport à un costume pour le cinéma, c’est que ce sont des vêtements dans lequel l’artiste doit pouvoir travailler. Ainsi, le costume même s’il doit avoir les caractéristiques du vêtement historique d’époque ne doit pas gêner le danseur ou le chanteur dans l’exercice de son art.

Nous remercions pour cette visite extraordinaire le service de presse de la Banque VTB qui est membre du conseil d’administration du "Фонд Большого театра" (Fondation pour le Théâtre Bolchoï) créée en 2002.

La restauration du théâtre "Bochoï" à Moscou

Après six ans de travaux titanesques, le plus beau et plus grand théâtre de Moscou, le "Bolchoï" (qui signifie "le Grand") vient de réouvrir au public, inauguré en grande pompe en présence du président Medvedev.

Un occasion de nous échapper de Venise et de vous montrer ce bijou de notre patrimoine qui a retrouvé son lustre d’antan, grâce au savoir faire des artisans russes, mais également d’artistes et de talentueux ingénieurs venus de toute l’Europe au chevet du monument en grand danger.

Nous devons remercier la société "Сумма-Капитал" qui a accepté de nous faire participer à des visites pour la presse, donc sévèrement encadrées et sérieusement limitées à ce que l’on voulait nous montrer. Si nos photos risquent ressembler à ce que vous pourrez voir dans certaines revues, ou sur des TV du monde entier, le cheminement étant le même pour tout le monde, nous sommes heureux et fiers de pouvoir vous donner notre vision de ce gigantesque chantier.

Pour comprendre la nécessité des travaux engagés, il faut remonter à la construction du théâtre, quand, en 1825 Ossip Bove a commencé la construction à l’emplacement de l’ancien Théâtre Petrovsky qui datait de 1780. Pour gagner du temps (déjà à l’époque il fallait faire vite), il a réutilisé les fondations de l’ancien théâtre. Mais sur un sol meuble, sédimenteux et gorgé d’eau, le fastueux monument n’a pas tardé, quelques années après sa construction à commencer à bouger, s’enfonçant inexorablement dans le sol.

Sont alors apparues des fissures (certaines de la taille d’un homme), des déformations, et l’histoire du Théâtre Bolchoï n’a été qu’une suite de travaux, restaurations, rénovations ainsi que de mise au goût des politiques successives. Il était en effet, depuis Staline, la vitrine officielle de l’URSS pour le monde.

Lors des travaux, il a donc été décidé de donner au bâtiment des fondation solides. L’ensemble du théâtre qui menaçait de se rompre en sept partie à été ceinturé par de l’acier. puis on a creusé sous le bâtiment jusqu’à la roche mère, à 25 mètres de profondeur. Les murs reposaient alors sur des vérins en métal. On a ensuite construit des fondations en béton armé, avec de couper les vérins et que les murs reposent à nouveau sur les fondations. En deux phrases, comme ça, c’est vite dit, mais cela a pris des années, et c’était un exploit technique et technologique considérable tel qu’il est difficile pour nous de bien vous l’expliquer.

Après un incendie en 1853, il a été restauré par l’architecte Kavos, puis, à la fin du XIXème par Gernet, et au milieu du XXème par Rozhin. A l’époque soviétique, on a remplacé le plancher flottant en bois par une dalle en béton armé pour empêcher le bâtiment de s’éventrer.

Selon les informations lues dans le communiqué de presse, la chantier avait des dimensions pharaoniques :

La superficie totale à été portée de 30.366 m² à 42.454 m²
Hauteur 117,45 mètres…

L’espace scénique à été entièrement modifié, les créateurs ont puisé leur inspiration dans les plus grandes scènes du monde : "Covent Garden" à Londres, les  "Opéra Garnier" et "Opéra Bastille" à Paris, le "Carlo Felice" à Gênes, le "Scala" de Milan, le "San Carlo" à Naples ou le Centre Théâtral de Tokyo.

C’est une scène mobile, composée de différents modules dont on peu jouer à volontés. La fosse sous le théâtre est immense, jusqu’à la roche mère à 25 mètres en dessous du sol.

Les cloches enlevées à l’époque soviétique ont été remises en place. Le carillon sonne à nouveau "Boris Goudonov" ou "Khovantchina" (à vous donner le frisson). La plus grosse cloche pèse 6,4 tonnes, la plus petite moins de 9 kilos.

Au fil des années, les moulures de plâtre dans les halls et les couloirs ont été modifiées, changée ou rénovées à plusieurs reprises. C’étaient, avant restauration des puzzle de différentes époques.

A la place des vieux planchers grinçants de l’époque soviétique, on a remis en place des sol comme à l’origine : réalisés dans l’art de la mosaïque vénitienne du XVIIIème siècle. Le dessin de ces sols à été recréé sur la base d’un seul et unique fragment qui était conservé dans une boite, dans le bureau du directeur, où il a été retrouvé par hasard. Ce sont des ouvrier vénitiens qui sont intervenus pour ces sols, et on a utilisé onze sortes de marbres différents, dans toute une palette de couleurs.

Sous la place devant le théâtre on a créé cette vaste salle de répétition, qui servira également pour les enregistrements. Au dessus de cette salle coule la célèbre fontaine.

Le métro qui passe à une dizaine de mètre de la salle provoquait des vibrations qui étaient un gros problème à résoudre pour les architectes du projet. Plancher flottant, faux plafond et matériaux spéciaux pour les cloisons ont permis de résoudre ces vibrations.

En 1941 une bombe avait détruit entièrement cette salle du foyer blanc. On l’a restaurée telle qu’elle était en 1856. Les murs et les plafonds sont peints à fresque dans des couleurs aux nuances chaudes et une sorte de trompe l’œil qui donne du volume et du relief. les grands miroir, voulus par Kavos augmentent ‘espace. Pour les lustres, on a utilisé trois cristal de différentes origines.

Nos guides sont particulièrement fiers de nous montrer ce verrou d’une porte. Restauré, il est d’époque, comme le montre les divers tampons frappés sur le métal. Une serrurerie en parfait état, après deux cent ans de bons et loyaux services;

La Grande Salle du Hall Impérial. Désormais, on la nommera le salon Beethoven. A l’époque soviétique, se tenaient ici des réunions du parti. C’est dans cette salle que fut décidée l’expulsion du parti de Galina Vichnevskaïa. Au bout de cette salle, à droite, une porte ouvre sur la loge qu’occupait Staline. Parfois il y venait seul, on donnait une représentation uniquement pour lui, et il admirait sa bien-aimée Aria.

Avant le couronnement de l’empereur Nicolas II, en 1895, on avait commandé spécialement, en France, des tissus de soie, uniques, pour décorer les salles de la célébration. Les maîtres français avaient tissé un satin de couleur rouille pour le capitonnage, et douze panneaux de soie brodée de fils multicolores. Sur les murs des stucs aux motifs végétaux et les emblèmes de l’Empire Russe ainsi que le monogramme du dernier Tsar de toutes les Russies.

Monogrammes et armes du tsar avaient disparus, les tissus avaient beaucoup soufferts, parfois même, coupés avec des ciseaux. Puis ils avaient été ôtés pour être donnés à une école, et remplacés par des peintures.

La restauration de ces tissus à pris trois ans. Il a été nécessaire de fabriquer des outillages spéciaux pour ce travail. chaque centimètre de tissus à au préalable été soigneusement nettoyé avec des brosses spéciales, puis chaque fil manquant remis à sa place un à un. Pour cela, on  utilisé des matériaux identiques à ceux employés en 1895, mis en place par des mains expertes.

Et c’est à ce niveau qu’une entreprise de Venise est intervenue !

Nicolò Favaretto Rubelli dirige dans la Sérénissime une entreprise de tissage qui s’est spécialisée dans les tissus anciens, et a déjà travaillé avec de nombreux monuments, musées, palais, théâtres, dont la Fenice de Venezia, la Scala de Milano, le San Carlo de Napoli, le Petruzzelli de Bari. Également de nombreux palais transformés en hôtels de luxe à Venise, tel le Gritti.

Un travail qui a pris plus de quatre ans, et permi à Rubelli d’envoyer à Moscou 12 000 mètres de tissu. Les étoffes précieuses ont été réalisées dans leur usine de tissage de Cucciago, près de Côme : damas, lampas (sorte de taffetas de soie), brocarts précieux, velours et divers tissus de soie. Pour tous ces tissus, on a utilisé 5 400 kilos de fil d’or pur.

Tous les stucs ont été démontés, restaurés et remis en place.

La salle de la Chorale à également été restaurée telle qu’en 1856.

Tout ce qui faisait la fierté de la Russie Impériale à été restauré, minutieusement par une armée de spécialistes qui ont travaillé nuit et jour pendant plusieurs années.

Un des célèbres atlantes, qui, jusqu’à la perestroïka à l’époque soviétique, était célèbre dans le monde entier. Nous les pensions en bois, nous avons découvert qu’ils sont en réalité en papier mâché !

Depuis son ouverture en 1856, le Théâtre Bolchoï, pour des questions de résonance, faisait la part belle au bois, principalement de l’épicéa. Après l’incendie de 1853, l’architecte Albert Kavos l’avait conçu de telle façon, imaginant l’auditorium du théâtre comme l’intérieur d’un violoncelle : plancher flottant en bois, mur de panneaux en bois, plafond suspendu de bois.

Dans les années vingt, pour accroitre la capacité de la salle, on avait enlevé les panneaux de murs, ajouté au plancher en béton armé, l’acoustique de la salle s’en était gravement ressentie.

On a donc décidé de revenir aux principes évoqués par Kavos dans ses écrits. dont un magnifique plancher suspendu en larges panneaux de bois. La salle, de nouveau, ressemble à un gigantesque instrument de musique, qui répond spar son acoustique à toutes les règles de la science musicale de notre époque.

Tous les ornement (de papier mâché !) recouverts de multiples couches de dorures ont été nettoyés pour retrouver la forme originelle des décorations. A l’époque soviétique, on avait recouvert ces dorures par des couches de peinture (parfois un alliage de cuivre dilué) ou de poudres sur des vernis, qui au fil du temps avaient estompé les détails des formes. Désormais, tout à été doré à la feuille selon la technique de la pose à l’œuf.

Pour retrouver l’autre technique de dorure dite "à la Russe" qui avait été perdue pendant la période soviétique, les restaurateurs ont été obligés d’aller la ré-apprendre auprès de maîtres qui l’utilisent toujours, à Rome.

Les feuilles d’or employées pour la dorure sont fines et légères. Sur les grandes surfaces lisses, elles sont superposées par feuilles entières. Sur les reliefs, ce sont de petits morceaux qui sont "soufflés", puis appuyés avec un petit pinceau en poil d’écureuil, et coupées ensuite au couteau. Les artistes utilisaient aussi unpinceau plus large, en forme d’éventail, toujours en poils d’écureuil.

Puis, une fois qu’elle ont adhéré, les feuilles sont "vernies" à la vodka (ça ne s’invente pas !). Bien sur, nous avons posé la question avant que vous ne nous la posiez : la vodka dissout la colle, tire la feuille avant de s’évaporer. Ainsi, la feuille d’or absorbe les petites irrégularités. Les morceaux de feuilels se chevauchent de quelques millimètres.

Puis, deux ou trois heures après la dorure, l’or est poli avec un outils fabrique avec une dents d’ours en forme de spatule de un à trois centimètres de largeur.

Pendant l’une de nos visites, les techniciens travaillaient à des réglages sur ce grand lustre qu’il venaient de remettre en place. Cette seule opération leur avait demandé quarante heures de travail non stop.

A l’origine, ce lustre du XIXème siècle fonctionnait au gaz. dans la restauration, on a conservé les vases, les valves et les tubes.

On nous a expliqué que, à présent, des spécialistes faisaient des tests dynamiques sur les diffréentes parties du lustre pour en mesurer les effets du poids.

A l’extérieur, la célèbre quadrige d’Apollon, qui avait également souffert des bombardements de 1941 et des intempéries, à été démonté et restauré à partir de 2009.

Les célèbres piliers de calcaire blanc de la façade, autrefois protégés de l’humidité par des joints en écorce de bouleau, avaient, suite à l’action du sel, du froid et de l’humidité, de grandes tâches noires (que l’on distingue bien sur les anciennes photos). Les restaurateurs ont rendu à la pierre son aspect originel.

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Nous remercions le service de presse de la banque VTB et le groupe d’investissement "Сумма-Капитал" pour l’aide et toutes les informations qu’ils nous ont apportées.

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Nous avons profité de ces visites au théâtre Bolchoï pour obtenir une autorisation exceptionnelle : celle de visiter l’atelier de couture et de fabrication des costumes du théâtre. Ce sera l’objet d’un de nos prochains articles, ici même, et nous vous emmènerons dans un des endroits les plus secrets du monde, découvrir les secrets d’ouvrières aux multiples talents qui nous ont ouvert non seulement leur portes, mais aussi leurs cœurs et dévoilés quelques-uns de leurs secrets.

Un reportage unique à découvrir bientôt, ne le manquez pas (abonnez-vous si ce n’est pas déjà fait !)

thello : réservations enfin en ligne !

Depuis une poignée d’heures, les réservations sont enfin en ligne, donc possibles sur le site de thello : https://www.thello.com/

Nous avons commencé par tester le site pour vous informer le mieux possible, et vérifier si, en réalité, thello ne vous aurait pas bercé d’illusions.

Dans un premier temps, nous avons cherché à obtenir des billets au meilleur prix pour un aller à Venise le 2 février, et retour le 29 pour 2 adultes.

A l’aller on a bien des tarifs à 35,00 €uros comme annoncés par la propagande faite par thello depuis des mois sur tous les sites dans toutes les langues.

… mais au retour cela se complique un peu :

Donc le prix du voyage est de toute façon plus cher qu’avec la SNCF qui continue à assurer des liaisons dans la journée ou même l’avion :

Nous avons testé les possibilités si on souhaite plus de confort, pour un séjour d’une semaine du 3 au 10 février (dans hors période à très forte demande, puisque c’est une semaine avant le carnaval) :

Ô surprise !

Il n’y a que 6 places disponible alors que le site vient d’ouvrir.

Pour mémoire, nous vous rappelons les tarifs promis :

Autre information recueillie auprès de syndicalistes de la SNCF, thello n’aurait toujours pas réussi à recruter de conducteurs pour ses trains. La société tente à présent de débaucher des conducteurs retraités de la SNCF. Espérons qu’il ne vont pas s’assoupir en chemin…

En tout cas, de toute évidences nos craintes semblent fondée, ce n’est pas Veolia qui fera voyager moins cher dans de meilleures conditions. Si c’était la vérité, on le saurait déjà.

Nous avons écris à plusieurs reprises à thello pour avoir des informations, nous sommes inscrits à la newsletter du site : nous n’avons jamais reçu la moindre information, ni aucune réponse. C’est la pression de nos ami-e-s costumées, ayant peur de n’avoir pas de train qui a fait que nous avons consulté le site chaque jour parfois plusieurs fois par jour).

Rejoignez le groupe sur facebook : Thello vous berce… d’illusions

La villa Pisani

La Villa Pisani, aussi appelée l’Assemblée Nationale, est l’un des plus fameux exemples de villa vénitienne sur les rivages de la Brenta. Ce palais est désormais un musée national qui abrite des œuvres d’art et du mobilier des XVIIIème et XIXème siècles.

Cette villa représente surement un des plus célèbres exemples de Villa Veneta de la Ribera del Brenta et se trouve dans la ville de Stra, dans la province de Venise. Elle occupe une large partie du Canal del Brenta, s’étend sur une superficie de 11 hectares et un périmètre externe d’à peu près 1500 mètres.

Elle fut construite en 1721, d’après un projet de Gerolamo Frigimelica et Francesco Maria Preti pour la famille Vénitienne Pisani de Santo Stefano. A l’interieur, vous pourrez apprecier les œuvres de Giambattista Tiepolo, Giovanni Battista Crosato, Giuseppe Zais, Jacopo Guarana, Carlo Bevilaqua, Francesco Simonini, Jacopo Amigoni et Andrea Urbani.

A l’époque de sa construction, la villa Pisani avait 114 chambres (en l’honneur du 114ème Doge de Venise, Alvise Pisani), aujourd’hui elle en contient 168.

L’apogée de la famille Pisani di Santo Stefano, au XVIIIème siècle, précéda sa chute. Le démon du jeu s’empara de certains Pisani et, suite à une dette de jeu colossale, les Pisani furent contraints de vendre leur villa de la Brenta à Napoléon.

Sa majestuosité a fait que la villa à souvent été choisit comme lieu de rencontre entre monarques ou chefs d’états. La villa Pisani, a accueillit Napoléon Bonaparte en 1807, qui l’acheta à la famille Pisani pour la somme de 1 901 000 lires vénitiennes, pour la donner ensuite au vice roi d’Italie, Eugène de Beauharnais.

Dans un grand projet de rénovation de la villa, les fresques de Tiepolo ont failli disparaître à jamais. Heureusement, seules quelques salles furent modifiées, dans l’aile donnant sur le Brenta. Elles sont meublées en style Empire. Magnifique mobilier à emblème impérial, marqueterie, les meubles ont été créés spécialement pour la villa.

Le parc de la villa Pisani a été nommé "plus beau parc d’Italie" en 2008.

En se promenant dans le parc, il est très facile d’être émerveillé par la magnifique scénographie, l’architecture originale et le fameux labyrinthe. Le jardin et le labyrinthe furent créer avant la villa, grâce au projet de l’architecte Girolamo Frigimelica tout comme certains éléments, tels que le pavillon de l’Esedra, la tour au centre du labyrinthe, et l’étable au fond du grand salon central. La structure du parc de la villa Pisani a été inspirée des modèles français, appliqués par Andrés Le Notre dans les jardins du palais de Versailles ainsi que de la tradition vénitienne du jardin fermé. A l’époque napoléonienne, on ajouta un petit jardin à l’anglaise, dans l’Ouest du parc.

L’influence de 1800 se caractérise par la grande attention portée à la botanique en terre et en vase, notamment avec l’incorporation de très grands arbres et de pépinières, avant que le courant de 1900 n’ait comme conséquence l’introduction de barrières de buis, et de la grande cuve d’eau du salon central.

La visite guidée dans les intérieurs du musée national de la villa Pisani, propose la découverte de 30 salles "del piso noble" où il est possible d’admirer les fresques, les peintures et les décorations originales.

Les salles datant de 1700 qui témoignent de la vie de la Court dans la villa Pisani sont la salle du Triomphe de Bacus (Célébration du Dieu du vin et de la musique), la salle des Vacances, qui offre une représentation des relations entre les dames et les femmes du siècle de Casanova et un salon-salle à manger, qui permet de revivre l’atmosphère des banquets de la Court Napoléonienne, souvent richement garnis. Vous y verrez notamment un service de plat original, un très beau centre de table, un alabastre de style classique, et enfin un buffet rococo où sont exposés des vitraux et des céramiques de 1700.

En 1814, la villa devint propriété des Habsbourg, et un centre de vacances et d’hébergement de l’aristocratie européenne, Charles IV d’Espagne au tsar Alexandre Ier à Ferdinand II de Bourbon, roi de Naples.
En 1866, l’année de l’annexion de la Vénétie au royaume d’Italie, la Villa Pisani est devenue propriété de l’État, perdit sa fonction de représentation pour devenir, en 1884, un musée.
En 1934, ce lieu a accueilli la première réunion officielle entre Mussolini et Hitler.

Cette magnifique a été utilisée par Pier Paolo Pasolini en 1969 comme décors pour le tournage de son film "Porcile".

Pour visiter ce monument : site de la villa Pisani (en italien)

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