Les dames de la cour de Russie

Voici des gravures représentant les robes de cérémonie approuvées 1834 pour les Dames de la Maison Impériale, à la cour de la Grande-Duchesse.

Tout était extrêmement codifié à la cour du tsar de Russie, et les dames qui y étaient admises ne pouvaient porter n’importe quelle tenue. Tout un code permettait ainsi, d’un simple regard, de savoir à quel groupe social appartenait la personne. Les robes des dames de la cour devaient, notamment, avoir des couleurs précises en fonction de leur statut, leur fonction, ou de l’évènement auquel elles participaient.

Robe solennelle de fête des demoiselles d’honneur de la Grande-Duchesse :

Robes de cérémonie des Dames de la cour de la Grande-Duchesse

Robes de cérémonie des Dames de la cour de la Grande-Duchesse

Robe de fête des caméristes de la Grande-Duchesse.

Robes de cérémonie des Dames de la cour de la Grande-Duchesse

Robe de fête de la préceptrice de la Grande-Duchesse

Robes de cérémonie des Dames de la cour de la Grande-Duchesse

Robe de bal des demoiselles d’honneur de l’Impératrice

Robes de cérémonie des Dames de la cour de la Grande-Duchesse

Robe de bal des demoiselles d’honneur des princesses.

Et enfin, les robes de bal des demoiselles d’honneur et celle des dame de la cour :

Robes de cérémonie des Dames de la cour de la Grande-Duchesse

Robes de cérémonie des Dames de la cour de la Grande-Duchesse

La Strada del Vino e delle Ciliegie

Strade del Vino (en français: routes du vin) est une expression qui désigne des itinéraires touristiques parcourant les principaux terroirs des régions viticoles italiennes.

Aujourd’hui en Italie, il existe 142 routes des vins et elles sont réglementées par la loi du 27 juillet 1999.

La région Friuli Venezia Giulia est considéré comme une terre de grands vins. Sept routes touristiques dédiées à ses vins la parcourent, qui sont jalonnées par un système de panneaux d’informations culturelles (œnologiques, historiques…) ainsi que par un réseau de gîte d’étapes (tavernes, caves, agriturismo, écomusées…).

La première route du vin est née dans la région du Frioul en 1963. L’ancêtre de toutes les routes du vin fut « inventé » par le marquis Michele Formentini, président de la pro loco de Gorizia. Nommée d’abord Strada del Vino e delle Ciliegie (route du vin et des cerises), elle s’appela ensuite route du Collio.

En fait, le marquis n’avait rien inventé, son idée reposait sur une vieille tradition des gîtes d’étapes ou mansio qui s’enracine probablement dans le proche et important réseau des routes commerciales de l’ancienne colonie latine d’Aquilée.

Toujours dans le Frioul, un édit signé par Marie-Thérèse d’Autriche permettait aux paysans d’ouvrir, dans leur maison située sur le bord des routes, des débit de vins. Ici l’art du vin a des origines anciennes et nombreuses cantine (exploitation viticole) utilisent toujours les techniques anciennes utilisées par les agriculteurs depuis des siècles.

Strade « del vino, del gusto e dei sapori » en Friuli Venezia Giulia

  • Strada del Vino nel Collio
  • Strada del Vino Terrano
  • Strada del Vino di Aquileia
  • Strada del Vino Friuli Grave
  • Strada del Vino Friuli Latisana e Annia
  • Strada del Merlot
  • Strada del Vino Terrano

Voir l’agriturismo in Friuli Venezia Giulia

Parmi les cépages cultivés, le Merlot est le seigneur : il couvre près de la moitié de la production. Les autres cépages cultivés pour les vins rouges sont : Cabernet, Cabernet Sauvignon, Cabernet Franc, Pinot Noir, Moscato Rosa, Refosco, Pignolo, Tazzelenghe, Schiopettino et Terrano.

C’est ici que sont produits les meilleurs vins blanc de la péninsule, dont le fameux et pétillant Prosecco.

Le Tocai du Frioul y tient certainement un rôle éminent, malgré une vive controverse avec la Hongrie qui veut préserver l’exclusivité du nom de ce sépage, selon la théorie qu’il provient de la ville hongroise de Tokaj. Les autres cépages pour les vins blancs sont : Chardonnay, Sauvignon, Pinot Blanc, Pinot Gris, Muller Thurgau, Muscat Blanc, Rosazzo, Malvasia Istrie, Vitouska, Prosecco, le Riesling, Traminer, Riesling, Ribolla jaune et Verduzzo Picolit.

In giro per Cormons

Cormòns (Cormons en friulan, Krmin en slovène, Kremaun ou Gremaun en allemand) est une commune de la province de Gorizia dans la région Frioul-Vénétie Julienne en Italie, à proximité de la frontière avec la Slovénie.

Située au pied du mont Quarin (274 m) dans la plaine de Collio, la petite ville est à environ 3 kilomètres de la frontière avec la Slovénie, 40 Km de Trieste la capitale de la région, 15 Km de  Gorizia la capitale provinciale, environ 28 de Udine et 90 de Pordenone.

À l’époque romaine, elle était un camp militaire et en 610 les Lombards la fortifièrent.

Pendant le haut Moyen Âge, elle fut la capitale des Patriarches d’Aquileia pendant près d’un siècle sans doute à cause de son importance stratégique pour l’accès à Gorizia. Passée au mains des comtes de Gorizia pendant la seconde moitié du XIIIe siècle, elle fut cédée aux Habsbourg en 1497 qui la détinrent jusqu’à la Première Guerre mondiale, à l’exception d’une brève parenthèse napoléonienne.

Le 12 août 1866, fut signé l’armistice entre l’Italie et l’Autriche qui mit un terme à la Troisième guerre d’Indépendance.

Au cours de la Première Guerre mondiale, elle passa d’abord en mains italiennes puis fut reconquise par les autrichiens (28 octobre 1917, Bataille de Caporetto). Elle devient définitivement italienne au terme du conflit.

Yoyogi

En traversant le Yoyogi Park de Tokyo, on a parfois des visions surprenantes…

Yoyogi Park Cosplay

… mais si nous sommes passés par ici, c’est pour vous conduire à une exposition, au Bunka Fashion College, sur la mode européenne.

Bunka Gakuen Costume Museum

L’entrée est austère, mais c’est à l’intérieur que le spectacle vaut le déplacement. Dans les salles, les choses à regarder sont autant dans les vitrines que sur certaines des spectatrices très attentionnées… il faut dire qu’il y a beaucoup de conventions, soit cosplay, soit des lolitas autour de ce secteur.

文化学園服飾博物館

La visite commence par des créations récentes… nous reculerons dans le temps…

Bunka Gakuen Costume Museum

Bunka Gakuen Costume Museum

Bunka Gakuen Costume Museum

Bunka Gakuen Costume Museum

Bunka Gakuen Costume Museum

Bunka Gakuen Costume Museum

Bunka Gakuen Costume Museum

Bunka Gakuen Costume Museum

Bunka Gakuen Costume Museum

Bunka Gakuen Costume Museum

Bunka Gakuen Costume Museum

Bunka Gakuen Costume Museum

Bunka Gakuen Costume Museum

Bunka Gakuen Costume Museum

De délicieux sièges vous attendent quand vous serez fatigués de piétiner indéfiniment devant toutes ces merveilles pour en scruter les moindres détails…

Bunka Gakuen Costume Museum

Bunka Gakuen Costume Museum à Tokyo

Ce Musée du costume a été créé en 1979. Le musée a ensuite déménagé à son emplacement actuel en 2003 en commémoration du 80ème anniversaire de la fondation Bunka Gakuen.

Bunka Gakuen Costume Museum, Tokyo, Japon

Mais pourquoi aller au Japon visiter un musée du costume ?

Mais, tout simplement pour son département spécialisé sur la mode française, et les nombreuses robes historiques française, patrimoine qui est parti de notre hexagone.

Pour trouver des vêtements français du XVIIIème en parfait état, ce musée est incontournable. Séance d’espionnage d’une couturière qui réalise ses robes historique, à la manière d’Olga chaque fois qu’elle va dans un musée où l’on peut sortir son APN sans se faire crier dessus…

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Merci à Heileen pour le partage des photos

Frontière…

« On se battait dans les montagnes, et le soir, nous pouvions apercevoir les éclairs de l’artillerie. Parfois, dans l’obscurité, nous entendions des régiments passer sous nos fenêtres avec des canons traînés par des tracteurs. La nuit, le mouvement était intense.

Les vignes étaient clairsemées, dénudées, et toute la campagne était mouillée et brune, tuée par l’automne. Tout petit et assis entre deux généraux nous apercevions souvent le roi Vittorio Emanuele derrière les vitres de sa voiture qui filait très vite. Il circulait ainsi presque chaque jour pour voir comment allaient les choses. Et les choses allaient très mal. »

Ernest Hemingway « L’adieu aux armes« 

En écrivant entre 1927 et 1929 son célèbre roman L’adieu aux armes le grand écrivain américain Ernest Hemingway 1899-1961 ne s’imaginait pas qu’il allait élever un monument utile à la compréhension des lieux et des paysages constituant l’actuelle frontière Italie-Slovénie.

Avec L’adieu aux armes Hemingway a immortalisé avec talent ce qui fut un des pires champs de bataille de la Première Guerre Mondiale.

Entre le 24 mai 1915 et le 28 octobre 1917 les combats de positions et de tranchées sur le front austro-italien de Isonzo et du Karst firent un million de morts.

La frontière moderne entre la Sérénissime République de Venise et l’Empire des Habsbourg ne date que de 1521. Toute la section comprise entre le Natisone et le col du Predil a subi très peu de changements jusqu’à la Première Guerre Mondiale.

Durant la période napoléonienne la frontière entre le Royaume d’Italie et les Provinces Illyriennes suivait le cours de l’lsonzo, de sa source à son embouchure sur l’Adriatique.

Malgré son aspect très hydrographique la nouvelle frontière causa beaucoup de désagréments aux populations locales vivant sur les deux rives de l’Isonzo.

Si on évoque l’expression de frontière tiraillée et ballotée c’est parce elle subi entre 1866 et 1954 pas moins de quatre changements majeurs il convient d’évoquer dans le croquis ci-dessous :

La roue de l’Histoire a tourné et ce qui fut jusqu’à l’implosion de la Yougoslavie communiste une frontière déchirée, est devenu, maintenant, une frontière réconciliée après l’entrée de la Slovénie dans l’Union Européenne en 2004.

La navigation dans la lagune

Naviguer dans la lagune est rigoureusement réglementé, bien que, comme souvent en Italie, cette règlementation soit peu respectée.

La vitesse à l’intérieur de l’ensemble des canaux de la cité historique est strictement limitée à 5 km/h et le pilote a, de plus, la responsabilité de ne pas créer de moto ondoso, et donc, d’adapter sa vitesse à la configuration des canaux qu’il emprunte. La carte ci-dessus fait partie des documents que l’on doit être en mesure de présenter à toute réquisition des carabiniers, selon le type d’embarcation que l’on pilote. De plus, la vitesse limite est constamment rappelée sur les palines et peut être consultée sur le site du Magistrato alle Acque.

Une certaine partie des eaux dépends de la commune, les eaux dites lagunaires sont de la compétence du Magistrato alle Acque.

Régulièrement, la Polizia ou les Carabinieri effectuent des contrôles de vitesse, tout comme nos gendarmes au bord des routes françaises. Et comme, que ce soit sur le bitume ou sur l’eau, beaucoup de locaux ont du mal avec les limitations de vitesses, ces contrôles sont fructueux, et mettent les contrevenants de fort méchante humeur. remarquez qu’il y a de quoi, car les amendes encoures sont assez salées !

Voir à ce sujet l’article de Claudio Boaretto dans son blog : Contrôle de vitesse à Venise

En effet les infractions à l’art. 1231 du Codice della Navigazione, relatif à la sécurité de la navigation, sont passibles d’amendes variables en fonction de la nature des eaux :

  • eaux communales : de 77,00 €. à 516,00 €. (réduit à 154,00 €. si le règlement est effectué immédiatement)
  • eaux lagunaires (Magistrato alle Acque) ou maritimes ou portuaires : de 51,00 €. à 309,00 €. (art. 1174 Cod. Nav) (réduit à €. 103,00 si paiement immédiat)

La non observation des règles de sécurité prévues dans l’article 1231 peut entraîner, pour les cas graves, jusqu’à trois mois de prison et une amende de plus de 206,00 €.

Bien entendu, à Venise comme partout, il existe des petits crétins pour faire la course (ceci d’autant plus facilement si c’est papa qui paie – ou fait sauter – l’amende).

Sur la piste d’Ernest Hemingway à travers les lagunes

Nous vous emmenons aujourd’hui dans la Floride italienne d’après Ernest Hemingway… à l’est de Venise s’étendent d’autres lagunes sauvages peuplées d’oiseaux sauvages, un rêve pour ce chasseur.

Parcourons donc la lagune de Marano sur les traces d’Ernest Hemingway.

Ernest Hemingway a parcouru une première fois la région de la Vénétie en mai 1918 pendant la Grande Guerre, il a combattu à Schio, Pasubio et Fossalta di Piave, où il a été grièvement blessé.

Il est revenu en Vénétie en 1948 avec sa femme Mary pour revoir les endroits de sa guerre et pour y vivre, d’abord à Cortina d’Ampezzo, où il a rencontré pour la première fois Fernanda Pivano, la traductrice de ses romans en italien.

Puis il s’est installé à Venise, où il a rendu célèbre le Harry’s Bar et la locanda Cipriani à Torcello, où certains on cru avoir la merveilleuse idée d’écrire une des plus fameuses fables qui courent sur l’auteur, dans la lagune. En effet, on peu lire parfois que c’est à la locanda Cipriani, à Torcello, qu’Ernest Hemingway aurait écrit Across the River and Into the Trees. Certains donnent même le nom d’une chambre : la Concordia room qui n’existe évidemment pas. Tout ceci n’est que pure fantaisie, ou des inventions d’alcoolique et pour cause…

Et enfin, également passé du temps à Caorle où il avait l’habitude de chasser dans la vallée de San Gaetano.

Ce qui est moins connu des « fans de la Sérénissime », c’est que la plus grande partie de ses aventures de chasse, à cette époque, ne se sont pas déroulées dans la lagune de Venise, mais dans celles, bien plus giboyeuses de Marano et de Grado.

Et, c’est encore lui qui a rendu célèbre un lieu désolé, à l’époque : Lignano Pineta.

Ernest Hemingway a contribué au lancement d’une ville dans ce lieu sauvage qu’il a appelé la « Floride de l’Italie »
La société a été fondée dans les années 1950, alors que Lignano Pineta était alors encore un lieu désert ; qui faisait géographiquement partie de la ville de Latisana, bien que situé dans le centre de la péninsule qui permettait d’accéder au village de Lignano Sabbiadoro (devenu aujourd’hui une ville balnéaire importante).

Lignano Pineta est née de l’initiative d’un groupe d’entrepreneurs locaux dirigés par le comte Carlo Alberto Kechler, qui créent une urbanisation en spirale selon un design innovant, conçu par l’architecte Marcello D’Olivo.

Ce projet a été décrit dans de nombreux magazines, pour son originalité et sa fonctionnalité, et parce qu’il a marqué le paysage et la forêt de pins, par sa forme d’escargot, repris ensuite sur le drapeau de la ville de Lignano Sabbiadoro

Ernest Hemingway a vécu ici, contribuant à rendre la ville célèbre et courtisée par les notables. Alberto Sordi, qui avait une maison à Lignano Pineta, a été l’un des protagonistes de la vie sociale de Lignano dans les années 60.

Toutefois, loin de l’agitation balnéaire et mondaine, c’est dans les « casoni », ces maisons de transitionnelles de pêcheurs, faites de bois et au toit recouvert avec des cannes des marais alentours qu’il aimait à se retrouver. La coutume de vivre dans des huttes est ancienne et très répandue dans de nombreuses parties de la lagune. Au cours de la Seconde Guerre Mondiale les « casoni » de Caorle étaient devenus une cachette, loin des Allemands.

Ces maisons sont, encore de nos jours, utilisés par les pêcheurs, spécialement pour le loup de mer et l’anguille.

Enfin, après toute une expédition, c’est dans un autre petit village de pêcheurs, qui est encore resté authentique parce que secret, que l’on suivra la trace de l’écrivain pour un rendez-vous mythique.

C’est en effet dans ce petit village de cabanes perdu au bout du monde, à l’extrémité d’une des lagunes, un village encore secret, coupé du monde et loin des touristes, que l’écrivain à écrit, en 1950 son chef d’œuvre.

Ici, rien : quelques cabanes et bois alignées le long d’une allée, un petit port et quelques barques. Le silence et les oiseaux…

Une madone pour assurer la protection des chasseurs et des pêcheurs…

… c’est bel et bien ici qu’en 1950, Ernest Hemingway à écrit Au delà du fleuve sous les arbres. C’est en tout cas ce qu’il ressort de l’étude consciencieuse de sa correspondance à cette époque.

Le Caffè Michelangiolo

Le Caffè Michelangiolo est un des cafés historiques de la ville de Florence. Il se situait au 21 de la via Cavour, où une plaque sur la façade du palais rappelle son existence à la fin du XIXème siècle.

Dans la seconde moitié du XIXème siècle jusqu’à la fin des années 1920, ce fut le lieu des réunions d’artistes, tous toscans, qui animèrent autant au plan politique qu’artistique, après 1860, la vie florentine et qui ont contribué au renouvellement de l’esthétique picturale traditionnelle. En particulier on y retrouvait les jeunes artistes en révolte avec l’art académique de l’Académie du dessin de Florence. Leur manière de peindre avec des larges taches de couleurs pures les firent dénommer les Macchiaioli (les « tachistes »).

S’y sont rencontrés Silvestro Lega, Giovanni Fattori, Telemaco Signorini, Odoardo Borrani, Adriano Cecioni, Angiolo Tricca, Eugenio Prati

Adriano Cecioni y a peint un tableau toujours à l’intérieur du café (site officiel).

Les Macchiaioli de Mario Taragoni

Mario Taragoni, financier, économiste, collectionneur d’art est un homme de culture. Il voue  une véritable passion passion la peinture toscane du XIXème siècle. Il vit à Gênes où il dirige la Banca d’America e d’Italia, et a constitué sa collection entre les années trente et les années soixante-dix, en ne sélectionnant que des peintures exécutées à la maturité des artistes.

Il possède un grande quantité d’œuvres des Macchiaioli, qui, comme les Impressionnistes, grâce à l’immédiateté et au charme de leurs peintures continuent de plaire à tous les types de public.

En 2008, une grande exposition des peintures de sa collection était présentée à l’Istituto di Scienze, Lettere e Arti de Venise (Palazzo Cavalli Franchetti)…

Les artistes de la collection Taragoni : Giuseppe Abbati, Giovanni Boldini, Odoardo Borrani, Giovanni Carnovali dit il Piccio, Adriano Cecioni, Serafino da Tivoli, Giovanni Fattori, Egisto Ferroni, Silvestro Lega, Mario Puccini, Antonio Mancini, Raffaello Sernesi, Telemaco Signorini, Armando Spadini.

Giovanni Fattori (Livorno, 1825 – Firenze, 1908)
Tre contadine sedute nel bosco all’ombra, vers 1875

Giovanni Fattori
Pattuglia, vers 1875

Giovanni Fattori
Sosta sotto la pioggia (o Tempo di pioggia), 1885 – 1890

Silvestro Lega (Modigliana, 1826 – Firenze, 1895)
Signora in giardino, 1883

Giovanni Fattori
Marcatura di torelli in Maremma, vers 1887

Giovanni Fattori
Marcatura di torelli in Maremma, vers 1887

Giovanni Fattori
Mandriana trascinata da un bove infuriato. 1895

Giovanni Fattori
Ritratto di Fanny Fattori (o Testa di popolana), 1880 – 1885

Giovanni Fattori,
La preghiera della sera (o L’Ave Maria), vers 1875

Silvestro Lega
Alla villa di Poggio Piano, vers 1889

Silvestro Lega
Donna con scialle rosa

Giovanni Fattori
Il buttero, vers 1900

Giovanni Fattori
La cerca, 1880 – 1881

Silvestro Lega
La signora Clementina Bandini con le figlie a Poggiopiano, 1887

Giovanni Fattori
Bambina in un bosco, vers 1890

Giovanni Fattori
La gramignaia, vers 1866

Le Carnaval de Muja

Non loin de Venise, dernier village avant la frontière slovène au bord de la côte, le village de Muggia, toujours fidèle à Venise depuis la nuit des temps (1420, plus exactement), possède, lui-aussi, un carnaval réputé.

La fête se reproduit également en plein saison touristique estivale, pour le plus grand plaisir des touristes de l’été, et pour maintenir les liens festifs entre les membres des différents comités qui animent le Carnaval.

Le calendrier de ce territoire vénitien propose des manifestations folkloriques et populaires liées à différentes traditions. Le Carnaval de Muggia avec ses défilés de chars allégoriques et de groupes costumés est un grand et vibrant exemple de liesse populaire qui trouve ses racines dans une histoire ancienne.

Le Carnaval absorbe une grande partie de la population de Muggia qui s’engagent, en différentes compagnies, dans la construction de chars allégoriques qui se déplacent dans le but de mieux se moquer de la victime choisie et dans la réalisation des costumes magnifiques. Au cours de ces sept jours, la ville devient un véritable théâtre en plein air offrant un divertissement continu qui culmine dans la grande parade finale, le dernier dimanche.

Il n’a cependant rien a voir avec l’élégant, raffiné et retenu carnaval de Venise :

Le tram d’Opicina

Un tramway historique, construit en 1902, relie Opicina à Trieste sur une ligne historique constituant le dernier exemple en Europe de traction mixte (électrique dans les parties normales et funiculaire à câble dans les fortes pentes).

En 1899 la ville de Trieste adopta le projet de tram d’Eugenio Geiringer pour la construction de la ligne Trieste-Opicina, qui impliquait du fait de la forte déclivité du terrain (une différence de 348 m et une pente moyenne de 8 % pouvant atteindre ponctuellement 26 %) une attention tout à fait particulière. C’est un système mixte combinant tram à traction électrique et funiculaire (système Strubb) qui fut choisi et qui n’a pas son équivalent ailleurs dans le monde.

A lui seul, le tram d’Opicina mérite le voyage à Trieste !

C’est en effet le dernier « tramway funiculaire » d’Europe. A partir du centre ville, il grimpe une côte impressionnante, tiré par un câble en acier qui se déroule au sol, et il monte sur la colline d’Opicina, d’où on a une vision grandiose de Trieste et son son golfe tout entier.

C’est par cet endroit – au lieu dit de l’Obelisco – qu’autrefois (avant la construction de la route côtière puis de l’autoroute) on arrivait à Trieste ; c’est d’ici que des voyageurs tels que Stendhal, Chateaubriand et Goethe eurent droit à la même vision exceptionnelle, une des plus belles qui soit.

Le tram, bien-sur, est postérieur à ces célèbres voyageurs, mais il date quand-même de 1902 et, depuis, il a très peu changé. C’est une curiosité mondialement connue par les amateurs du rail et tous les curieux des modes de transport en commun inusuels.

La ligne relie grâce à la traction électrique, avec des trams normaux deux parties de la ville de Trieste, construite au niveau de la mer avec son plateau calcaire qui s’élève 348 mètres d’altitude.

Eugenio Geiringer, l’ingénieur à l’origine de la ligne, est né le 25 février 1844 à Trieste et décédé le 18 novembre 1904. Cet architecte et ingénieur italien exerça son œuvre dans le contexte austro-hongrois de l’époque.

Il s’est illustré en diffusant à Trieste une architecture originale qui s’est éloignée du modèle néo-classique en vogue, tout en poursuivant une intense vie politique qui devait profondément façonner la vie triestine. Il a laissé un héritage riche et varié.

La pente maximale de la ligne atteint 26% !

La ligne est devenue, aujourd’hui, essentiellement une attraction touristique, meême si elle reste le meilleur moyen de se déplacer par temps de neige. En chemin, vous trouverez plusieurs belles vues panoramiques sur la baie et plusieurs départs de promenades et des sentiers de randonnée qui partent des arrêts le long de la ligne vous permettront de prolonger la magie de ce voyage. Il est d’ailleurs possible d’installer sa bicyclette à l’avant de la motrice, et vous verrez de nombreux randonneurs l’utiliser pour rejoindre leur point de départ.

La mise en œuvre et la gestion des travaux furent confiées à la Società Anonima delle Piccole Ferrovie di Trieste, établie en 1901 avec capital privé. Eugenio Geiringer en exerça les fonctions de directeur. La Société obtint une concession pour 50 ans qui sera prolongée jusqu’en 1961. Les travaux durèrent un an et l’ouvrage était achevé à la fin de l’été 1902. Le tram fut inauguré le 10 septembre 1902, exactement deux années avant la disparition d’Eugenio Geiringer, dans un grand élan de joie par la population triestine.

Le plus curieux, c’est que l’histoire prétend que le c’est le premier déraillement du tramway qui le rendit célèbre. Un mois après son inauguration, le 10 Octobre 1902 à environ 7 heures du matin, par un jour de fort vent (la Bora), l’une des motrices commença à descendre la colline à grande vitesse, suite à un défaut du système de freinage. Après une chevauchée sauvage d’environ 200 mètres , le tram a déraillé en bas de la descente abrupte de Scorcola (pente 7%) et a  terminé sa course folle dans la maison d’un certain Francesco Spehar.

Heureusement, il y avait seulement quatre passagers à bord. Trois d’entre eux ont sauté de la voiture en marche tandis que le quatrième, Antonio Sossich (le pauvres conducteur) a été piégé dans l’épave et, heureusement, s’en est tiré avec seulement une jambe cassée. Antonio Sossich n’est mort que de nombreuses années plus tard, à l’âge de 101 ans. Quand à Francesco Spehar, avec l’argent des assurances, il a reconstruit sa maison et y a créé l’Antica Hostaria Spehar.

Cet incident qui, heureusement, n’eût pas de conséquence tragique, inspira une célèbre chanson populaire triestine el tram di Opcina ou encore appelée la Bora (chanson en dialecte triestin de 1902) et qui est toujours très en vogue en Italie et à Trieste, sûrement un symbole de Trieste :

Les amateurs de technique ferroviaire apprécieront cette visite faite par des amateurs (en italien) : I Raduni di Funivie

On y voit en effet de nombreuses photos des installations techniques qui ne sont pas accessibles au public. C’est donc le moyen d’une visite d’exception (même si elle est virtuelle).

Depuis le terminus de la Piazza Oberdan centrale, après un court trajet, commence le funiculaire (unique au monde) Piazza Scorcola – Vetta Scorcola où la motrice et ses deux wagons est reliée à un bouclier attachée à la tête d’un câble de remorquage qui traverse la piste

Bien entendu, le système actuel à été fortement sécurisé, et les accidents sont très rares. Le tramway actuellement en service est un matériel construit par Officine Meccaniche de Stanga : 5 voitures datant de 1935 (401-405, la 403 a été démolie à la suite d’un accident en 1975) et 2 de 1942 (numéros 406-407) ; malgré son âge sont en excellent état ​​et ont la livrée classique bleu et blanc du tramway interurbain.

Il y a aussi deux wagons bouclier ou « pousseurs » pour la partie de la course en mode funiculaire.

L’aménagement intérieur des voitures est contemporain de leur construction, et serait un beau décors pour nos ami-e-s amateurs de costumes d’époque.

Vous trouverez des informations supplémentaires en italien et des photographies magnifiques sur les sites suivants : « www.tramdeopicina.it » et « www.funivia.org » et sur Wikipedia.

Il tram di Opicina
Piazza Guglielmo Oberdan
34133 Trieste
www.tramdeopcina.it

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