Tinto Brass

Giovanni Brass, dit Tinto Brass, né à Milan le 26 mars 1933, est un metteur en scène et un réalisateur de cinéma italien controversé.

Né dans une sévère famille d’origine russe, Giovanni "Tinto" Brass (son grand-père Italico l’appelait Tintoretto) déménagea très jeune pour Venise, où il obtint son diplôme en 1957.

Passionné de cinéma plus que de jurisprudence, il travailla à la fin des années 1950 comme archiviste à la Cinémathèque française, dans l’atmosphère de la Nouvelle vague naissante. Il retourne en Italie comme assistant-réalisateur auprès d’Alberto Cavalcanti et de Joris Ivens pour le film : L’Italie n’est pas un pays pauvre.

Déjà assistant de maîtres du cinéma aussi réputés que son idole Federico Fellini, Roberto Rossellini ou Joris Ivens, il fait ses débuts comme réalisateur avec un long-métrage Il capo al mondo (1963). Avec une sorte d’humour anarchique, le film traite des mésaventures d’un jeune essayant de s’intégrer à la société.

On lui propose en 1976 un sujet érotique, Salon Kitty, dont il réécrit le scénario pour en faire une assez sombre satire sociale. Le succès de ce film amène Bob Guccione, propriétaire de la revue Penthouse, à choisir Tinto Brass pour une adaptation à gros budget du Caligula de Gore Vidal mais Brass refusant d’y inclure les séquences voulues par Bob Guccione, se fait mettre à la porte. Bien que désavoué par Brass, ce film reste la plus célèbre de ses œuvres !

Snack Bar Budapest, film d’espionnage, profite de ce succès, puis Brass se tourne vers l’érotisme, manière pour lui de dénoncer l’hypocrisie de la censure comme dans Senso ’45, tourné à Venise, ou la comédie Fallo !

La Cinémathèque française lui a dédié un hommage  en 2002 : "Éloge de la chair". Dire que le cinéma de Tinto Brass est féllinien est seulement un doux euphémisme. Les amateurs de Fellini retrouveront dans ces films bien des "clefs" du maître italien.

À la Mostra de Venise, il préside le jury du Queer Lion Award en 2008.

Sauf erreur, il a tourné trois films à Venise : La Clé (1983), Tra(sgre)dire (2000) et Senso 45 (2002)

Brunetti, un bo-bo pour les bourgeois-bohèmes

C’est ce qu’affirme Michel Del Castillo sur son site, dans un article intitulé : Donna Leon, la madone des bobos

Michel del Castillo (ou Michel Janicot del Castillo) est un écrivain français né à Madrid le 2 août 1933  à 05h45, peu avant la guerre civile. Son père, Michel Janicot, quitte son épouse Candida Isabel del Castillo en 1935, après avoir été convaincu de son infidélité. Il rejoint la France et ne s’occupe plus de son jeune fils. Sa mère, Candida Isabel, très engagée politiquement, est proche du parti républicain de Manuel Azaña. Pourtant elle sera emprisonnée par ces mêmes républicains de 1936 à 1937, pour s’être inquiétée du sort des prisonniers politiques. Durant son emprisonnement le jeune Michel lui rend visite accompagné de sa grand-mère. Présentatrice connue et efficace à la radio républicaine à partir de 1937 elle sera condamnée à mort par les franquistes.

Candida Isabel del Castillo avec son fils Xavier, né en 1923 du premier mariage. Il sera élevé par son père et ne reverra sa mère, furtivement, qu’en 1942 alors qu’elle traverse l’Espagne pour rejoindre l’Afrique du Nord. Photo Michel del Castillo

"J’ai savouré les mille détails de la vie quotidienne des Vénitiens, la des­cription des différents quartiers, l’évocation sans complai­sance d’une Italie gangrenée par la corruption." .

Quelque chose manquait, mais quoi ?

"Très vite, j’ai compris ce qui causait mon insatisfaction. Toutes les in­trigues reproduisent le même schéma: invaria­blement les assas­sins appar­tiennent à la classe diri­geante, nobles cor­rompus, industriels dou­teux, politi­ciens véreux, bigots hypocrites et vicieux, militaires factieux, ma­gouilleurs vêtus de cachemire et de soie, spéculateurs sans scrupules, ban­quiers louches, j’en passe ; invariablement aussi, les humbles y sont les vic­times innocentes des turpitudes des puis­sants. C’est un monde en noir et blanc." .

"Les Brunetti sont écologistes avec une nuance d’ironie. Gé­néreux, ils ont l’aisance tranquille de ceux qui se savent à l’abri du besoin. Ils peuvent se permettre d’accrocher un tableau de Tintoretto dans leur cuisine. Paola, la fille unique du comte Falier, l’un des hommes les plus riches et les plus puissants de la ville, héritera de sa fortune. Faut-il préciser que Paola est une féministe détermi­née?" .

Voilà donc ce qui permet à Michel Janicot del Castillo de définir le bo-bo vénitien : écologiste, féministe et héritier. Mais les Brunetti ont une tare encore plus grande à ses yeux : ils sont de gauche !

"An­ciens militants de gauche, l’un, le commissaire, a perdu toute foi dans la poli­tique, cependant que Paola vote, sans trop d’illusions, communiste." .

Forcément, puisqu’ils sont de gauche, ils sont déçus par cette idéologie, mais ils restent ficèles aux politiques qui la défendent. Forcément, les gens de gauche sont tous des abrutis finis qui n’ont aucune culture…

Pas tout à fait, puisque "elle enseigne la littérature anglaise à l’université, il lit à ses mo­ments de loisir Thucydide ou Hérodote, quand ce n’est pas La guerre des Gaules ou Tacite. Ils professent des idées toujours justes et généreuses." .

On est en effet, avec la famille Brunetti, à mille lieu de celle de Michel Janicot del Castillo.

Il n’a même pas su résister aux deux monstres qu’il a eus pour géniteurs. Rue des Archives nous faisait assister à la fin de sa mère, ogresse octogénaire, obèse et invalide, que n’effleurait nul remords et qui ne régnait plus que sur un grouillement de vermine. Son nouveau récit autobiographique, De père français, nous peint le monstre mâle. "Mon assassin", écrit-il dès la première phrase. La liste des crimes de ce père semblerait interminable. Qu’on sache seulement que ce lâche abandonna sa femme et leur fils dans la tourmente madrilène de la guerre civile. Et lorsque, en 1940, cette femme, républicaine espagnole, vint à Clermont-Ferrand lui demander secours, pour s’en débarrasser il la dénonça comme "étrangère indésirable". Arrêtée, elle se retrouva internée au camp de Rieucos. Son petit garçon la rejoignit bientôt derrière les barbelés.

Chez les Brunetti, la mo­rale politique est toujours sauve.

Les Brunetti seraient donc des Bo-bo ?

Le terme bobo, contraction de bourgeois-bohème, traduction de l’anglais bourgeois bohemian, est issu d’un livre de David Brooks intitulé Bobos in Paradise: The New Upper Class and How They Got There publié en 2000 ; il s’agit d’une sorte de sociostyle, c’est-à-dire de tentative de caractériser un groupe social selon les valeurs que ses membres partagent, plutôt que selon des caractéristiques socio-économiques ou démographiques. L’auteur entendait caractériser et regrouper sous ce terme l’évolution et la transformation du groupe des yuppies des années 1980.

On peut trouver un emploi précurseur dans le roman Bel-Ami, de Guy de Maupassant, publié en 1885 : "Ce fut elle alors qui lui serra la main très fort, très longtemps ; et il se sentit remué par cet aveu silencieux, repris d’un brusque béguin pour cette petite bourgeoise bohème et bon enfant qui l’aimait vraiment, peut-être." .

Les Brunetti "se cha­maillent quand il arrive au policier d’émettre un propos qui pourrait passer pour homophobe, ils morigènent leur fille parce qu’elle laisse échapper une remarque anodine qui semble flairer le racisme, puis discutent longuement pour savoir si elle a émis une opinion personnelle ou si elle n’a fait que répé­ter des propos en­tendus dans son lycée. Débat essentiel car, dans le premier cas, c’est l’éduca­tion reçue à la maison qui serait en cause, donc aussi leur res­ponsabilité de parents." .

Deux conceptions de la ville et de la vie. Le bobo aime la ville socialement mélangée, croit en une société pacifiée. Une attitude différente de celle du bourgeois qui, lui, souhaite que son environnement reflète sa réussite matérielle et pense que la compétition et la sélection constituent, de loin, la meilleure façon d’assurer une certaine équité. Ces conceptions trouvent logiquement des traductions politiques différentes. Le bobo est de gauche mais il peut également se reconnaître dans un candidat ambitionnant de réconcilier les deux camps, d’où l’intérêt pour les candidats de droite de faire croire à une certaine teneur sociale de leurs programmes, écran de fumée pour plaire à cette catégorie de la population qui participe fidèlement aux élections.

"Donna Leon habite une île enchantée. Le clair soleil de la fraternitude brille sur ses rivages paradisiaques. Loin, très loin de cet appartement lu­mineux, de cette terrasse où Carlo Brunetti s’installe pour savourer son vin blanc en relisant Suétone, il existe un continent barbare, ha­bité par la canaille de la haute, mais le couple peut ignorer ses turpitudes, lui en relisant ses Grecs, elle plongée dans les romans de son cher Henry James. Assez riches pour feindre de mépriser l’argent, ils vivent dans la béatitude des Bobos, avec une conscience sereine. Ce sont des purs, des cathares." .

En 2008, Michel Janicot del Castillo publie un récit biographique inattendu, consacré à Franco. Il rédige cependant le portrait d’un homme physiquement courageux, un militaire "chimiquement pur", en aucun cas fasciste, mais un conservateur autoritaire, assez banal, en lui accordant au passage le décollage économique de l’Espagne.

Ce jongleur des mots qui réinvente l’Histoire, juge on ne peut plus sévèrement Donna Leon : "Ces romans pour jeunes filles de la Haute Gauche, avec leurs méchants ban­quiers, leurs patrons cupides, leurs politiciens vendus n’en sont pas moins, je le redis, construits avec force, ils fourmillent de détails bien vus, de person­nages vraisemblables, ils sont remplis de descriptions sug­gestives. Avec nostalgie, on explore tous les quartiers de Venise, on entre dans des tratorie simples et familiales, on visite les îles, par tous les temps, sous diffé­rentes lumières.

Com­tesse de Ségur de la gauche caviar, Donna Leon possède un incontes­table savoir-faire. Pour être une romancière authentique, il lui manque seule­ment le sens de la complexité." .

Pour conclure, d’après le révisionniste Michel Janicot del Costillo, Donna Leon est un pur produit de la médiocrité culturelle mondialiste américaine : "Pourquoi parler de Donna Leon, auteur honorable, artisan habile et consciencieux ? Elle symbolise la dégénérescence de la lit­térature, sa lente glissade, son américanisation. Elle fait des produits mécaniques, reproduc­tibles, à la fois différents et identiques, tels que les ateliers d’écriture en­seignent à les faire." .

Casino Royale

Voilà six ans, déjà, que ce James Bond, réalisé par Martin Campbell, est sorti sur nos écrans : le 22 Novembre 2006

Pour sa première mission, James Bond affronte le tout-puissant banquier privé du terrorisme international, Le Chiffre. Pour achever de le ruiner et démanteler le plus grand réseau criminel qui soit, Bond doit le battre lors d’une partie de poker à haut risque au Casino Royale. La très belle Vesper, attachée au Trésor, l’accompagne afin de veiller à ce que l’agent 007 prenne soin de l’argent du gouvernement britannique qui lui sert de mise, mais rien ne va se passer comme prévu.
Alors que Bond et Vesper s’efforcent d’échapper aux tentatives d’assassinat du Chiffre et de ses hommes, d’autres sentiments surgissent entre eux, ce qui ne fera que les rendre plus vulnérables…

Ce qui va le plus nous interpeller, c’est la partie du film tournée à Venise…

… et pour commencer, cette scène coupée au montage :

Cette scène se situe à Venise, quand Bond accompagne Vesper qui va à la banque
Bond et Vesper sortent de l’ascenseur dans le hall de l’hôtel. Alors qu’ils se dirigent vers la sortie, quelque chose attire le regard de Vesper. Bond suit ce regard, et remarque l’homme au  Panama et au bandeau sur l’oeil qui parle au concierge.
Juste avant de sortir :
Bond : Quelqu’un que tu connais ?
Vesper : Non, je l’ai juste vu sur le canal.
B. : C’est une petite ville. Je te retrouve ici dans une demi-heure ?
Ils s’embrassent et Vesper part. Bond rentre dans l’hôtel, se dirige vers le concierge et lui donne un billet.
B. : L’homme ici, il me rappelle un ami qui a perdu un oeil.
Le Concierge : Mr Gettler.
B. : C’est ça. Qu’est-ce qu’il fait maintenant ?
C. : Mr Gettler répare les montres. Il est là pour une conférence
B. : Il y a une conférence pour les réparateurs de montres ?
C. : Il y a une conférence pour tout monsieur.
Bond se rapproche du Bar où Gettler discute vivement avec son gorille d’homme de main, en lui montrant sa montre à gousset.
Bond se rassure et reprend l’ascenseur.

Lieux de tournage de Casino Royale à Venise (d’après le script)

  • Venice, Veneto, Italie – Venise, sans plus de précision
  • Venetian Lagoon, Veneto, Italie – La lagune de Venise, sans plus de précision
  • "The Canals", Venice, Veneto, Italie (exterieurs) – Les canaux, sans plus de précision, pour des extérieurs
  • Grand Canal, Venice, Veneto, Italie (exterieurs: fin) – Le Grand Canal, pour des extérieurs
  • San Marco, Venice, Veneto, Italie – Saint-Marc (sans plus de précision)
  • St. Mark’s Square, Venice, Veneto, Italie (exterieurs: fin) – Plazza San Marco, pour des extérieurs
  • Houses of the Procurators, St. Mark’s Square, Venice, Veneto, Italie (Procuratie Nuove) – Les Procuratie Nuove de la piazza San-Marco
  • Campo San Barnaba, Venice, Veneto, Italie – Le campo San Barnaba
  • Accademia Bridge, Venice, Veneto, Italie – Le pont de l’Academia
  • Academy of Music, Venice, Veneto, Italie (Conservatorio Benedetto Marcello) – Le Conservatoire
  • Ponte di Rialto, San Polo, Venice, Veneto, Italie – Le pont du Rialto
  • Mercato, Venice, Veneto, Italie – Le marché du Rialto
  • Guidecca Canal, Venice, Veneto, Italie (Bond moors yacht) – Le canal de la GuideccaGiudecca Island, Venice, Veneto, Italie (Bond moors yacht) – La Guidecca
  • Cipriani Hotel, Giudecca Island, Venice, Veneto, Italie (Bond moors yacht) – L’hôtel Cipriani, à la Guidecca

Évidemment, traverser le Grand Canal avec un voilier, aura faire sourire (voir plus) tous les navigateurs qui connaissent Venise. Mais chaque film présente ses incohérences, celui-là n’y échappe pas, mais tant pis !

Cela nous vaut de bien belle images.

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Ici, l’on voit donc la belle Eva Green et le charmant Daniel Craig arriver à Venise en voilier dans un style très idyllique et romantique. Cela nous permet de profiter d’une longue séance dans la bassin de San Marco. Le problème vient ensuite, quand le voilier s’engage dans le Grand Canal :  c’est qu’il n’y a pas de voilier dans le Grand Canal de Venise ! Ne serait-ce que pour passer sous les ponts…

Les grands défis de Chris Corbould, pour les effets spéciaux, sur Casino Royale, à Venise ont été complètement différents et se sont déroulés dans deux lieux essentiels : le palais vénitien en train de couler, des scènes sur le Grand Canal.

Chris Corbould raconte : "Pour l’immense décor du palais vénitien sombrant dans l’eau, nous avons construit le système de trucage le plus impressionnant que j’aie jamais conçu, que ce soit pour un Bond ou un autre film. Bond suit Vesper et Gettler dans une maison en rénovation, soutenue par des ballons gonflables. Au cours de la poursuite, les ballons sont percés par des balles et commencent à se dégonfler, causant l’effondrement des murs. C’est finalement toute la construction qui sombre dans les flots du Grand Canal."
C’est sur le bassin du plateau 007 à Pinewood que la production a construit une piazza vénitienne, et l’intérieur de la maison en ruines sur trois étages.

L’équipe des effets a également créé une maquette de l’extérieur du palazzo, à l’échelle un tiers, pour filmer l’effondrement progressif du bâtiment dans le canal. Les systèmes hydrauliques de la maquette ont été pilotés informatiquement pour que Corbould et ses collaborateurs puissent recréer exactement le mouvement du décor intérieur.

Voir aussi sur e-Venise et sur Chroniques visuelles

Venise, la lune et toi

Venise, la lune et toi (titre original : Venezia, la luna e tu) est un film franco-italien de Dino Risi sorti sur les écrans en 1958.

Bepi, jeune gondolier à Venise, est fiancé à Nina et lui a promis d’être plus sérieux. Mais il ne peut rester insensible aux charmes de Janet et Nathalie, deux jeunes étrangères qui sont tombées amoureuses de lui.

Rêvant de romanesques aventures, il promet sans réfléchir le mariage à l’une et à l’autre. Voyant cela, Nina veut rompre ses fiançailles et fait croire à Bepi qu’elle lui préfère Toni, son rival. Bepi cherche alors à se débarrasser de ses deux touristes trop encombrantes, mais n’y parvient pas.

Nino Manfredi compose un personnage riche avec un accent vénitien marqué tandis qu’Alberto Sordi interprète une sorte de Casanova plus populaire dans tous les sens du terme.

Les deux sont amoureux de la belle Marisa Allasio (Poveri ma belli, 1956) et réserve au spectateur une confrontation entre ces deux excellents acteurs italiens avec lequel s il est facile de lire leur pensée à travers le langage du corps (regard etc…). Une comédie romantique et musicale bien réalisée et traité de façon légère avec une morale assez classique mais qui garde un intérêt indéniable avec le duo comique et “chanteurs”  Sordi – Manfredi. Chansonnettes un peu “carte postale” interprétés par les deux comédiens romains Sordi ou Manfredi.

A noter que ce film italien de 1959 est en couleur avec une musique composée par Alexandre Derevitsky.

Venezia, la luna e tu (1959)  IMDb
VF: Venise, la lune et toi

Réal. Dino Risi

Scénaristes : Pasquale Festa Campanile, Massimo Franciosa et Dino Risi

Alberto Sordi – Bepi
Marisa Allasio – Nina
Nino Manfredi – Toni

  • Venezia, la luna e tu”  paroles de  L. Martelli – A. Derewitsky
  • Cocoleta” de J.K. Broady – Lelio Luttazzi
  • Eterno ritornello” de Bruno Biagi
  • Trieste mia” de Cicero – Viezzoli
  • Souvenir d’Italie” de Luttazzi – Scarnicci – Tarabusi

Il tiranno di Padova

Angelo, tyran de Padoue est un drame en prose de Victor Hugo représenté pour la première fois au Théâtre Français le 28 avril 1835.

Max Neufeld s’est inspiré de ce texte pour son film Il tiranno di Padova (décembre 1946 ; 95 min.) artefact mélodramatique, un avatar des nombreux films du genre tournés pendant la période fasciste (Il ponte dei Sospiri, Il Bravo di Venezia, I due Foscari).

L’histoire de Victor Hugo …

"Padoue, 1549 sous le règne d’Angelo Malipieri, installé comme podestat par la république de Venise voisine. Celui-ci vit dans la peur permanente du conseil des dix qui lui a donné tout pouvoir pour punir mais aucun pour pardonner. Il est jaloux de sa femme mais aime aussi la comédienne Tisbé qui passe pour sa toute puissante maîtresse mais qui ne lui a jamais appartenu…"

… devient avec Neufeld une intrigue complexe d’amour et de mort dans un palais padouan.

L’idée de l’auteur est fondamentalement très simple : pour éclairer la société de la Renaissance sous la loi de brutales différences de classe, par une tyrannie cruelle liée aux méthodes terroristes de l’Inquisition, il raconte comment la classe dirigeante et les juges ecclésiastiques font de nombreuses victimes dans les canaux vénitiens, comment les artistes vivent dans un univers chaleureux, alors que les nobles s’épient et s’envient…). Bref, tous les stéréotypes de l’époque qui tentent de prouver "que c’était pire avant"….

Le film est maladroit, mal joué (à l’exception de Clara Calamai) et souvent ridicule, mal servi par une bande-son, de Renzo Rossellini, à caractère lyrique.  Il semble complètement anachronique dans le monde cinématographique de l’après- guerre, et est à juste titre négligé par le public.

Selon les cinéphiles italiens, le seul intérêt du film est que Clara Calamai y dévoilerait presque ses seins (mais pas comme dans la courte scène de La cena delle beffe, un film de 1942, où elle montre sa poitrine, chose qui n’était alors jamais arrivé dans un film italien. Beaucoup de gens allèrent voir le film juste pour voir la scène). C’était en effet avant que le parti Démocrate impose sa censure en 1947.

Pour nous, l’intérêt est d’y voir des images de Venise à une époque révolue.

Régie
Max Neufeld
Scénario
Max Neufeld, Angelo D’Alberico Bianchini, Raffaele Saitto
Distribution

Memo Benassi, Clara Calamai, Andreina Carli, Elsa De Giorgi, Olga Vittoria Gentilli, Carlo Lombardi, Carlo Micheluzzi, Giorgio Piamonti, Nino Pavese, Erminio Spalla, Cristina Veronesi, Alfredo Varelli

Voir quelques photos du film dans les Archives Historiques du Cinéma Italien (ASC)

"Effie" … le casting complet.

Emma Thompson et Dakota Fanning jouent dans Effie, drame britannique situé à Londres au milieu du XIXème siècle.

Le film raconte le mariage malheureux de Euphemia Gray (interprété par Dakota Fanning) avec le critique d’art John Ruskin, mariage qui ne fut jamais consommé car Ruskin a confié à Gray être dégoûté par son corps. Gray aura ensuite une liaison avec le protégé de Ruskin, le peintre John Everett Millais. Thompson joue Lady Eastlake, une figure maternelle pour Effie, elle est également scénariste du film. "Effie" est réalisé par Richard Laxton. Le tournage s’est déroulé à l’automne 2011, dont une partie en extérieurs à Venise, avec un budget estimé à 10 millions de dollars.

Le film Effie de Richard Laxton tourné à Venise et utilise comme décors naturels les calle de la ville, ses campos, l’Hôtel Danieli, le Palais des Doges, le Caffè Florian et la Piazza San Marco.

Film dirigé par Richard Laxton
Scénario écrit par Emma Thompson
Distribution :
Dakota Fanning… Euphemia ‘Effie’ Gray
Emma Thompson… Lady Eastlake
Julie Walters… Margaret Cox Ruskin
Robbie Coltrane… Docteur
Tom Sturridge… Everett Millais
Derek Jacobi… Travers Twiss
Claudia Cardinale… Vicomtesse
David Suchet… Mr. Ruskin
James Fox… Sir Charles Eastlake
Greg Wise… John Ruskin
Russell Tovey… George
Riccardo Scamarcio… Rafael
Linda Bassett… Anna
Joanna Hole… Mrs. McPhail
Tom Herriott… William Holman Hunt
Polly Dartford… Sophie Gray
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Quand Euphemia Chalmers Millais née Gray, connue sous les noms d’Effie Gray, Effie Gray Ruskin ou Effie Gray Millais (1828 – 23 décembre 1897 rencontra Millais, cinq ans après son mariage avec John Ruskin, elle était encore vierge, du fait que Ruskin n’avait cessé de repousser la consommation de leur mariage. Ses raisons ne sont pas claires, mais on devine du dégoût envers certains aspects du corps de son épouse. Comme elle l’écrivit plus tard à son père :

"Il faisait valoir diverses raisons, sa haine pour les enfants, des motifs religieux, le désir de préserver ma beauté, et c’est cette année qu’il m’a dit au bout du compte sa véritable raison… c’est qu’il avait imaginé les femmes tout à fait différentes de ce qu’il a vu que j’étais, et s’il n’a pas fait de moi sa femme, c’est qu’il s’est senti dégoûté de ma personne le premier soir, le 10 avril."

Ruskin l’a confirmé dans sa déclaration à son avocat au cours de la procédure en annulation.

"On peut trouver étrange que j’aie pu m’abstenir d’une femme qui pour la plupart des gens était tellement attirante. Mais si son visage était beau, sa personne n’était pas formée pour exciter la passion. Au contraire, il y avait dans sa personne certaines choses, qui l’ont bien montré."

On ne connaît pas les raisons de ce dégoût envers "certaines choses de sa personne." Diverses suggestions ont été avancées, parmi lesquelles une répulsion soit pour ses poils pubiens soit pour le sang de ses règles.

Nuits blanches

Un jeune homme, Mario (Marcello Mastroianni), erre dans les rues désertes d’une ville, la nuit. Il rencontre sur un pont une jeune femme qui pleure, Natalia (Maria Schell). Il obtient d’elle un rendez-vous pour le lendemain à la même heure et au même endroit. Lorsqu’ils se revoient, Natalia lui avoue qu’elle attend son "grand amour", rencontré un an auparavant et qui logeait dans le même immeuble qu’elle. Mais sa famille, voyant d’un mauvais œil cette passion naissante, avait imposé une séparation, arrivée à son terme. Et c’est précisément sur ce pont que la jeune femme attend l’homme. Mais Mario aussi tombe amoureux d’elle…

Nuits blanches (Le notti bianche) est un film franco-italien réalisé par Luchino Visconti en 1957 d’après la nouvelle de Fedor Dostoievski.

Clara Calamai y joue le rôle d’une prostituée.

Pour la première fois, Luchino Visconti fit reconstituer son décor à Cinecittà : dont un quartier de Venezia où il voulut situer son action. Les effets de brouillard, plus ou moins dense, furent rendus, comme au théâtre, à l’aide de voiles de tulle de la plus belle qualité, donc fort dispendieuse. Quant à la photographie, elle revêtit pour le cinéaste italien une importance considérable et il la traita comme "un scénario". Il disait, à ce propos : "(il faut) que tout soit comme si c’était artificiel, faux ; mais quand on a l’impression que c’est faux, ça doit devenir comme si c’était vrai." Visconti ajouta, plus tard : "Éviter de faire du théâtre au cinéma n’est pas une règle ; il suffit de repenser aux origines, à Méliès par exemple."

Distribution :

Maria Schell … Natalia
Marcello Mastroianni … Mario
Jean Marais … L’inquilino ; Marcella Rovena … La padrona della pensione ; Maria Zanoli … La domestica (con il nome Maria Zanolli) ; Elena Fancera … La cassiera ; Pietro Ceccarelli … Un coinvolto nella rissa (con il nome Lanfranco Ceccarelli) ; Angelo Galassi … Un coinvolto nella rissa ; Renato Terra … Un coinvolto nella rissa ; Corrado Pani … Un giovinastro ; Dirk Sanders … Il ballerino (con il nome Dick Sanders) ; Clara Calamai … La prostituta

Le film fut primé par un Lion d’argent à la 18ème Mostra de Venise en 1957.

"Effie" : photos inédites du tournage

Nous avons réussi à obtenir quelques photos prises lors du tournage du film sur Effie Gray, à Venise.

Venue pour tourner à Venise "Effie", Emma Thompson est tombée sous le charme de Venise qu’elle avait vu pour la première fois quand elle avait à peine seize ans. Elle aurait même acheté un petit appartement près des Santi Apostoli à Cannaregio.

Emma Thompson, née le 15 avril 1959 à Londres, est une actrice et scénariste britannique.

Fille d’Eric Thompson et de Phyllida Law, elle a été l’épouse de l’acteur et réalisateur Kenneth Branagh de 1989 à 1995. Depuis 2003, elle est l’épouse de l’acteur Greg Wise avec lequel elle a une fille, Gaïa Romilly, née à Londres le 4 décembre 1999.

Le film "Effie", tourné dans des endroits mythiques de Venise tels l’Hôtel Danieli, le Palais Ducal, le Café Florian sur la Place Saint Marc est dirigé par Richard Laxton qui en a écrit le scénario.

Ainsi que nous vous l‘avons déjà expliqué, c’est Dakota Fanning qui joue le rôle titre.

La jeune actrice (17 ans, au moment du tournage) a profité de son séjour à Venise pour faire quelques achats…

Fellini : Otto e mezzo

Nous sommes invités, aujourd’hui, par la Fondation Fellini pour le Cinéma de Sion, au vernissage, à 13 heures,  de l’exposition, au palazzo Benzon consacrée à Federico Fellini "Fellini: Otto e mezzo – Color photographs of Paul Ronald"…

L’occasion, pour nous de vous parler de cette exposition, munis d’informations exclusives.

Huit et demi (Otto e mezzo) est un film italien réalisé par Federico Fellini, sorti en 1963.

Fellini : Otto e Mezzo propose de redécouvrir à travers les tirages du célèbre photographe de plateau Paul Ronald une des œuvres majeures de Federico Fellini 8 1/2 (Otto e mezzo), film sorti en 1963. Oscar du cinéma 1964 : meilleur film en langue étrangère, meilleurs costumes dans un film en noir et blanc, également célèbre pour la belle musique de Nino Rota.

Les photos proviennent du fonds de l’Archivio Storico del Cinema, AFE, Rome.

L’exposition qui a inauguré la Maison du diable est présentée au Palazzo Benzon sur le Grand Canal durant la Mostra de Cinéma à Venise.

L’exposition est accompagnée par un magazine interactif sur iPad montrant entretiens inédits avec Federico Fellini, Marcello Mastrianni, Claudia Cardinale et Sandra Milo provenant de la collection Gideon Bachmann Vox Humana.

Le synopsis de Huit et demi tient sur un demi-ticket de cinéma : c’est ainsi l’histoire de Guido, cinéaste incapable de produire du cinéma et dépressif en cure dans une station thermale. Autour de lui gravite une ribambelle de personnes, tant du monde du cinéma que de sa vie privée.

On retrouve ainsi l’auteur du scénario de son prochain film et toute l’équipe technique associée, mais aussi une brochette d’actrices belles, mais capricieuses qui tentent d’obtenir plus d’informations sur leur prochain rôle. On y retrouve également sa femme et sa maîtresse. Tout cet univers gravite autour de lui, donnant vite le tournis, mais c’est à peu près tout ce que l’on peut dire de l’histoire.

À dire vrai, le scénario importe peu. Huit et demi est d’abord un film sur le cinéma et ce qui intéresse Fellini est d’abord de montrer le monde du cinéma.

Placée sous le haut patronage du Président de la République italienne et de la Princesse Caroline Murat, l’expostion bénéficie du soutien de l’Etat du Valais et du patronage culturel de L’Institut suisse de Rome (ISR).

Voir également sur Paperblog

Photos du tournage d’Effie à Venise

Nous avons déjà évoqué dans un précédent article, le tournage du film sur Effie Gray, à Venise.

Le film à été tourné à Venise en décembre 2011, il a été scénarisé par Emma Thompson elle-même, qui a d’ailleurs aussi un rôle dans le film. Le film est actuellement en post-production, la sortie sur lés écrans est prévue pour mars 2013.

Effie est un portrait d’Effie Gray, l’une des femmes les plus célèbres de l’Angleterre victorienne.

Citation:

Euphemia Chalmers Millais née Gray, connue sous les noms d’Effie Gray, Effie Gray Ruskin ou Effie Gray Millais (1828 – 23 décembre 1897) était l’épouse du critique John Ruskin, mais ils se séparèrent sans que leur union eût été consommée et, après l’annulation de son mariage, elle épousa un protégé de Ruskin, le peintre préraphaélite John Everett Millais. Ce fameux triangle amoureux victorien a été mis en scène dans plusieurs pièces de théâtre et un opéra.

Le film devrait nous raconter l’histoire du mariage malheureux entre Effie et le critique d’art John Ruskin (rôle joué par Greg Wise, le Willoughby de Sense & Sensibility et accessoirement aussi le mari d’Emma Thompson à la ville) et sa relation amoureuse avec Millais (joué par Tom Sturrige, vu notamment dans Good Morning England) dans le Londres des années 1840.

Au casting, nous retrouverons une pléiade d’acteurs célèbres tels que Robbie Coltrane, Claudia Cardinale, David Suchet (Hercule Poirot), Derek Jacobi, Julie Walters (Harry Potter, Becoming Jane), Russell Tovey …

Effie Gray naquit à Perth, en Écosse, et vécut à Bowerswell, la maison où le grand-père de Ruskin s’était suicidé. Sa famille connaissait le père de Ruskin, qui les encouragea à se lier l’un à l’autre. C’est pour elle, qui avait alors douze ans, qu’en 1841 Ruskin écrivit le roman fantastique Le roi du fleuve d’or. Après leur mariage en 1846, ils firent un voyage à Venise, où Ruskin fit des recherches pour son livre The Stones of Venice. Toutefois, leurs tempéraments différents causèrent bien vite des problèmes, du fait qu’elle était naturellement extravertie et aimait plaire, et elle en vint à se sentir opprimée par la personnalité trop sérieuse de son mari.

Alors qu’elle était mariée à Ruskin, elle posa comme modèle pour une peinture de Millais L’Ordre de libération, dans laquelle elle est représentée comme l’épouse fidèle d’un rebelle écossais qui a obtenu que son mari fût libéré de prison.

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Destination Venise d’Alain

Tra(sgre)dire

Tra(sgre)dire (Transgressions ou Cheeky pour le titre anglais) est un film italien réalisé par Tinto Brass et sorti en 2000. Le rôle principal de cette comédie érotique est tenu par Yuliya Mayarchuk. Le titre du film est un jeu de mot en italien entre Trasgredire (Transgresser) et Tradire (Trahir).

Pour échapper à la jalousie maladive de son fiancé, Matteo, une jolie jeune femme, Carla, se rend à Londres pour retrouver une certaine liberté.
Carla, vénitienne de vingt ans, s’adresse donc à une agence immobilière à Londres pour la recherche d’un appartement à louer. Moira, le propriétaire de l’agence, une jeune et jolie lesbienne, est attirée par Carla et luis propose une aventure.

De cette rencontre et expérience, naîtront de nombreuses transgressions

La séquence choc est celle du sandolo (barque vénitienne) voguant sur la lagune où Carla (Yuliya Mayarchuk), 20 ans, protagoniste du film, ôte sa petite culotte, assise à la proue et écarte les cuisses devant son fiancé qui rame. Provocante, elle attend la réaction des autres rameurs qui passent sur leur barque, s’approchant de l’embarcation et perdant évidemment le rythme.

Autre scène plaisante, celle tournée sous les Procuratie Nove de la place Saint Marc, quand elle se met à l’abri de l’orage, laissant le vent irrespectueux lui souffler son chapeau et lui relever la jupe.

Fiche technique
Titre : Trasgredire
Réalisateur : Tinto Brass
Scénario : Tinto Brass et Carla Cipriani
Format : Couleurs
Durée : 89 minutes
Pays :  Italie
Date de sortie : 28 janvier 2000 en Italie

Distribution
Yuliya Mayarchuk : Carla
Jarno Berardi : Matteo
Francesca Nunzi : Moira
Max Parodi : Mario
Mauro Lorenz : Bernard
Vittorio Attene : Luca
Antonio Salines : Padre
Leila Carli : Nina

Le dimanche d’Effie à Venise

Le tournage d’un film qui met en scène, Effie Gray, la compagne de John Ruskin, à Venise, à été l’occasion de voir des costumes de l’époque victorienne dans la Sérénissime.

Dakota Fanning , l’actrice qui incarne Jane dans la saga "Twilight" se trouvait, le dimanche 4 décembre 2011, à Venise,  sur le tournage de  "Effie".

Ce long-métrage s’inspire de faits réels. C’est l’histoire de l’écrivain britannique John Ruskin, entiché dEuphemia Gray (aka Effie) . Après leur mariage, le romancier n’a jamais accompli son devoir conjugal. Pour John Ruskin, sa femme "n’était pas formée pour exciter la passion". De nos jours encore, le refus de John Ruskin de coucher avec son épouse, pourtant vierge, alimente encore de nombreuses légendes et spéculations.

Malgré la beauté de la jeune femme, Ruskin ne consommera jamais son mariage… Après avoir souffert de tant d’indifférence pendant plusieurs années, Effie tombera amoureuse du protégé de son mari, le peinte John Everett Milias, qui finira par l’épouser.

Le film avait à l’origine quelques ennuis légaux quand le dramaturge Gregory Murphy avait estimé que le scénario d’Emma Thompson était trop proche du sien "The Countess" de 1999 et poursuivis pour violation de droits d’auteur en Février de l’année dernière. Cela finit par provoquer un retard dans la production, et le rôle principal d’origine, Saoirse Ronan est partie et a été remplacé par Dakota Fanning.

  • Réalisé par :
    Richard Laxton
  • Avec :
    Dakota Fanning
    Emma Thompson
    Greg Wise

    Tout le casting sur "Première"

  • Pays de production :
    Grande-Bretagne
  • Titre original :Effie
  • Sortie : bientôt !

Voir sur e-Venise : Les Nuits de Venise – Tournage du Film Effie

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