Ne vous retournez pas (1973)

Ne vous retournez pas (Don’t Look Now ou A Venezia… un dicembre rosso shocking) est un film italo-britannique réalisé par Nicolas Roeg, sorti en 1973.

Laura et John Baxter perdent leur fillette qui se noie accidentellement. Plus tard, le couple séjourne à Venise pour des raisons professionnelles. Des visions et des rencontres étranges ravivent chez le couple le souvenir de leur petite fille disparue.

Ne vous retournez pas (1973)

Adaptation d’une nouvelle de Daphné Du Maurier, c’est sans doute un des longs-métrage les plus étranges des années 70. Le film s’ouvre sur un drame terrible où le couple formé par Julie Christie et Donald Sutherland perdent leurs fille dans une noyade accidentelle. Dès cette première séquence, le ton s’avère déroutant avec un montage jouant le mimétisme entre les gestes quotidien des parents dans la maison et ceux de la fillette allant vers son fatidique destin. D’emblée cette dilatation inédite du temps qui aura cours tout au long du film se manifeste en distillant des petits indices de l’incident tragique à venir et plaçant déjà une facette prémonitoire mais inéluctable néanmoins face au évènements à venir.

Le fantastique s’insinue dans le film sans obéir à aucun code de genre établi. Film atypique donc puisqu’il s’ingénie à nager à contre courant.

Le film, son étrangeté, peut s’apparenter par certains aspects au réalisme magique flamand, et notamment au film Un soir, un train d’André Delvaux… et peut mettre le spectateur mal à l’aise en lui supprimant tous les repères auxquels il se raccroche habituellement. Et surtout en l’empêchant de prévoir la suite… ce n’est pas seulement un exercice scénaristique mais aussi graphique. Le montage de certaines séquences s’enchaîne ainsi à merveille (la noyade, la scène d’amour…) et confère un aspect esthétique rare à des décors ou des costumes d’une grande sobriété.

On a rarement vu Venise filmée ainsi, la photo grise et vaporeuse de Anthony B. Richmond prolongeant cette sensation de songe dérangeant.

Une véritable expérience filmique donc qui nécessite plusieurs visions pour en saisir toute les nuances, notamment lorsque arrive le terrible final où le titre en forme d’avertissement trouve son explication dans une scène stupéfiante

Distribution :

  • Julie Christie : Laura Baxter
  • Donald Sutherland : John Baxter
  • Hilary Mason : Heather
  • Clelia Matania : Wendy
  • Massimo Serato : Mgr Barbarrigo
  • Renato Scarpa : l’inspecteur Longhi
  • Giorgio Trestini : l’ouvrier
  • Leopoldo Trieste : le gérant de l’hôtel
  • David Tree : Anthony Babbage
  • Ann Rye : Mandy Babbage

Pour vous donner envie d’aller voir ce film, nous vous offrons la dernière scène du film…

Liz et Richard à Venise

Elizabeth Taylor et son mari Richard Burton (1925 - 1984) danser ensemble lors de la soirée et bal donné par la comtesse Marina au Palais Vendramin à Venise.

Nous avons déjà évoqué Liz Taylor, à Venise pendant de La Mostra di Venezia, lors d’une soirée festive au palazzo Vendramin-Calergi, le 7 septembre 1967. Sur la photo ci-dessus, Elizabeth Taylor et son mari Richard Burton dansent ensemble lors de la soirée donnée par la comtesse Marina Calergi.

Claudia Cardinale et Elizabeth Taylor à Venise en 1967

Claudia Cardinale et Elizabeth Taylor à Venise en 1967

Cette année-là, Elizabeth Taylor, Richard Burton, Howard et Mara Taylor se sont retrouvés à bord du  Christina O. le yacht d’Aristote Onassis.

 #Elizabeth Taylor #Howard Taylor #Richard Burton #Aristotle Onassis

 #Elizabeth Taylor #Howard Taylor #Richard Burton #Aristotle Onassis

Puis, lors d’une des nombreuses soirées, on a pu voir la star, toujours en compagnie de son mari Richard Burton, coiffée d’une manière bien étrange…

… c’était pour le bal de gala "Save Venice Ball" où elle avait revêtue une robre glamour de chez Alexandre de Paris, et avait posé sur sa tête ce jardin fleuri serti d’émeraudes et de diamants de chez Bulgari.

Elizabeth Taylor et Richard Burton au "Save Venice Ball"

v à Venise en 1967

La gondola del diavolo

La gondola del diavolo - affiche originale de 1946

Dans la Venise ducale, une série de crimes odieux provoquent l’émoi de la population. Ces meurtres sont commis à chaque fois que l’on voit apparaître une mystérieuse gondole, que la fantaisie populaire a surnommée "la gondole du diable".

La gondola del diavolo

Les soupçons se portent sur un gondolier qui a perdu récemment son travail, et qui, malgré cela, semble continuer à avoir de bons revenus, dont on dit qu’il ne peut avouer la provenance. Sa fille est convaincue de la culpabilité du gondolier, et lorsqu’une main meurtrière frappe le père de son fiancé, elle n’hésite pas à aller raconter à sa mère, ses doutes.

Puis, son fiancé est emprisonné, car il a été retrouvé aux côtés d’une autre victime. Il réussira à s’échapper et retrouver le véritable meurtrier…

La gondola del diavolo

C’est l’un des derniers film tourné en 1946 dans les studios de la Scalera à la Giudecca à Venise, sous la direction de Carlo Campogalliani, produit par Michele et Salvatore Scalera, d’après un scénario écrit par Max Calandri développé à partir d’un vieux conte médiéval.

La gondola del diavolo

Avec :

Loredana … Marina
Carlo Lombardi … messer Stelio Ricunis
Erminio Spalla … Marco, il gondoliere
Nino Pavese … Idillius, il bravo
Alfredo Varelli … Paolo Venier
Flora Marino … Imperia
Letizia Quaranta … Madre di Paolo
Carlo Micheluzzi … Il ministro di giustizia
Mario Sailer … Lorenzo
Giorgio Piamonti … Alvise Venier, padre di Paolo

La gondola del diavolo

Un drame à Venise

Dans un des riches palais de Venise, reine de la lagune, couve un drame poignant de haine et d’amour.

Nous sommes au Moyen âge ; le mari, grand seigneur superbe, n’a pas l’amour de sa femme et, malgré la somptueuse richesse dont il entoure son existence, c’est à un jeune Roméo beau et bien fait que pense la noble dame. L’amant, surpris par le mari dans un tête à tête qui ne peut lui laisser aucun doute, paie de sa vie l’amour coupable et les flots lourds de la lagune se referment sur son corps. La noble dame cependant échappe à la mort, préservée par le charme de sa beauté miraculeuse devant laquelle son époux troublé s’arrête et n’ose frapper.

"Un drame à Venise" est un film (de 180 m dont 90 en couleur) de Lucien Nonguet, produit par Pathé frères, sorti en 1906 :
1 – American Vitographe, Renaissance Music-Hall, Paris, 7 décembre 1906
2 – Splendid Cinéma, Cirque de la Touraine, Tours, du 14 décembre 1906 au 7 janvier 1907

Le film à été entièrement tourné dans les studios Pathé, à Montreuil, sous la direction de Ferdinand Zecca.

Pathé faisait suivre le sujet d’un texte publicitaire particulièrement long  : “Cinq décors remarquables donnent comme cadre aux différents tableaux les sites les plus universellement connus de la reine de l’Adriatique. L’action, très dramatique comme on le voit, comporte de nombreux personnages dont les costumes sont tous rigoureusement de l’époque et d’un choix pittoresque. Elle fait renaître, avec toutes ses violences, la vie raffinée de la haute société vénitienne au Moyen âge dans une intrigue de tous les temps. En résumé, bande du plus haut intérêt qui ne peut manquer de plaire par la somptuosité de sa mise en scène pour laquelle rien n’a été épargné.”

Sources :

  • Henri Bousquet, Catalogue Pathé des années 1896 à 1914, Bures-sur-Yvette, Editions Henri Bousquet, 1994-2004

Chi lavora è perduto – in capo al mondo

In capo al mondo

Bonifacio, 27 ans, sans emploi erre dans les rues de Venise, autour de midi, en une journée d’été ensoleillée.

La chaleur, la nécessité de passer le temps et celle de prendre une décision importante, à propos du travail, lui occupent l’esprit avec beaucoup de souvenirs et de pensées.

Chi lavora è perduto

Quand Capo al mondo a été présenté au Festival du Film de Venise en 1963 les spectateurs et un bon nombre de critiques étaient en délire et étaient certains qu’ils avaient été témoins de l’émergence d’un talent majeur.

Les censeurs ont interdit le film, et l’église, surtout en la personne du patriarche de Venise, a tout fait pour que les bobines soient détruites.

Aucune autorité ne voulait voir la vie de famille, l’Axe, l’église ou l’armée traités autrement que d’une manière héroïque. Pire, le film faisait l’apologie d’un homme qui ne veut pas travailler. Or, l’article 1 de la Constitution Italienne stipule que l’Italie est fondée sur le travail.

La censure voulait des coupes dans le film, Tinto Brass a refusé, il a seulement changé le titre, et Capo al mondo est devenu Chi lavora è perduto.

Claudia à Venise

Claudia Cardinale est née Claude Joséphine Rose Cardinale, à Tunis en 1938, dans un immeuble sur l’avenue Habib-Bourguiba (alors avenue Jules Ferry), le Foyer du combattant, derrière la Petite Sicile.

Claudia Cardinale en 1967

Ses premiers contacts avec le cinéma ont lieu en 1955 à Venise, durant la Biennale, au cours d’un voyage qui lui a été offert après qu’elle ait gagné, à dix-sept ans, l’élection de « la plus belle italienne de Tunis ».

La plus belle italienne de Tunis à Venise

Ses véritables débuts dans un long métrage se feront en 1958 dans Goha de Jacques Baratier et surtout Le Pigeon de Mario Monicelli, sous l’égide du producteur Franco Cristaldi qu’elle épousera en 1966.

Claudia Cardinale à Venise en 1967

En septembre 1967, elle participe, douze ans après sa première venue, à la Biennale de Venise, en tant que vedette de cinéma, cette fois. Elle est alors devenue la proie des paparazzi, ce qui nous a laissé de nombreux souvenirs de sa présence lagunaire, cette année-là.

Claudia Cardinale à Venise en 1967

Claudia Cardinale à Venise en 1967

Claudia Cardinale à Venise en 1967

La rencontre entre Claudia Cardinale et Elizabeth Taylor, lors d’une soirée festive au palazzo Vendramin-Calergi, le 7 septembre 1967, donnera l’occasion de voir festoyer deux reines du cinéma dans des costumes, supposés être du XVIème siècle.

Claudia Cardinale et Elizabeth Taylor à Venise en 1967

C’est lors de cet événement social et mondain de la Mostra de Venise, qui attiré une foule de stars de cinéma et d’italiens fortuné que l’armateur grec Aristote Onassis a rencontré la vedette d’opéra Maria Callas.

Claudia Cardinale et Elizabeth Taylor à Venise en 1967

Claudia Cardinale et Elizabeth Taylor à Venise en 1967

Claudia Cardinale et Elizabeth Taylor à Venise en 1967

Claudia Cardinale et Elizabeth Taylor à Venise en 1967

Venezia Salva

Venezia Salva

Librement inspiré du roman de Simone Weil, le dernier film de Serena Nono sera présenté, demain, dans le cadre des évènements spéciaux lors des 10° Giornate degli Autori pendant la 70° Mostra Internazionale d’Arte Cinematografica di Venezia.

Le film raconte, à Venise, en 1618, la tentative d’un groupe de conspirateurs, dirigés par l’ambassadeur espagnol, le marquis de Bedmar, et le vice-roi de Naples, duc d’Osuna, qui a essayé de conquérir la ville par la tromperie au cours de la nuit précédant la fête de l’Ascension, la Festa della Sensa, ou le mariage de Venise avec la mer.

Venezia Salva

L’ambassadeur confie la mission à Renaud, un gentilhomme de Provence, et Pierre, pirate et navigateur réputé, déjà au service de la République de Venise. Jaffier, officier provençal doit remplacer Pierre qui est soudainement appelé au service du gouvernement de Venise, justement pour la nuit du sac. Jaffier accepte, mais il rencontre Violetta, une vénitienne qui est la fille du secrétaire des Dix. Alors, ému par la beauté de la ville, il ressent lourdement le poids de la future destruction de Venise et de ses habitants

Venezia Salva

Mis à part David Riondino les protagonistes ne sont pas des acteurs, mais des résidents de la Casa dell’ospitalità, qui accueille à Venise et Mestre des personnes sans-abri.

Eventi Speciali
VENEZIA SALVA
di Serena Nono

Prima mondiale 
Italia, 2013, 79´, Red, colore, b/n

sceneggiatura Serena Nono
tratto dal romanzo Venezia Salva di Simone Weil
fotografia Tarek Ben Abdallah
montaggio Manuela Pellarin
musica Ernst Stolz
suono Francesco Liotard
scenografia Serena Boccanegra
costumi Serena Nono, Manuela Pellarin
interpreti David Riondino (Segretario del Consiglio dei Dieci)
Nicola Golea (Jaffier), Roxana Kenjeeva (Violetta)
Domenico Palazzo (Renaud), Matteo Parrinello (Pierre Lagrand)
Vincenza Petrella (cortigiana greca), Katharina Miroslawa (cortigiana)
Emilio Vinci (Sergente Brulard), Ulisse Fiolo (Capitano Durand)
Fabio Rosso (Sergente Navas), Maurizio Banin (Bassio)
Barry Alpha (mercenario), Steve Lee Parker (sergente Elliot)
Wahdan Elsaid (mercenario), Bouchaib El Asri (mercenario)
produttore David Riondino
produzione Giano produzioni
Vicolo Scipione Sacco, 6, 47020, Longiano (FC)

http://www.veneziasalva.it/

Christel Peters

Christel Peters  est née le 15 Janvier 1916 à Swinoujscie (Swinemünde), en Poméranie (aujourd’hui une région de Pologne), et elle est décédée le 11 Juin 2009 à Brandenburg an der Havel, en Allemagne, à l’âge de 93 ans.

Dès sa plus tendre enfance, Christel Peters a joué au théâtre "Pommersche Operettentheater" dont elle rejoint la troupe à l’âge de 4 ans.

Plus tard, elle a voyagé dans toute l’Allemagne, avec son père et son frère qui avaient créé le "Trio Peters".

Après la Seconde Guerre mondiale, elle a joué dans divers théâtres urbains de la RDA, dont  Guben, Güstrow, Anklam, Brandenburg et Meiningen. Puis elle a joué pour la télévision, et dans les dernières années, elle s’était rendue très populaire grâce à des spots pour la campagne publicitaire d’une chaîne de magasins d’électronique.

Christel Peters s’est mariée deux fois, d’abord avec l’acteur Eduard Thomalla, puis avec l’ancien directeur de théâtre, le Dr Albert Bussman, et a eu trois enfants.

Les français, et surtout nos lecteurs connaissent bien cette actrice allemande.

Christel Peters a effectivement joué le rôle d’Amelia B. Brunetti, la mère du célèbre commissaire vénitien, dans l’adaptation télévisée des romans de Donna Leon. Elle apparaît pour la première fois dans l’épisode 7 (de la série en Allemagne – ndlr).

Voici la liste des épisodes allemands auxquels elle a participé :

  • 2004: Donna Leon – Sanft entschlafen
  • 2005: Donna Leon – Beweise, dass es böse ist
  • 2006: Donna Leon – Endstation Venedig
  • 2007: Donna Leon – Die dunkle Stunde der Serenissima
  • 2007: Donna Leon – Blutige Steine

Dans le 17ème épisode, La petite fille de ses rêves, tourné en 2010, après son décès, les premières images montrent l’inhumation, dans le recinto I du cimetière de San Michele in Isola, de la mère de Brunetti. Sur la tombe, on découvre une photo de l’artiste. Cet épisode était dédié, par toute l’équipe du tournage à la mémoire de Christel Peters, qui avait incarné la mère de Brunetti.

Christel Peters dans le rôle d'Amelia B. Brunetti

Christel Peters dans le rôle d'Amelia B. Brunetti

Christel Peters dans le rôle d'Amelia B. Brunetti

A propos de la série, plusieurs de nos lectrices et lecteurs nous ont demandé où ont été tournées les séquences dans le beau jardin de la maison de retraite.

C’est dans Pêchés mortels que l’on voit le mieux ce beau jardin.

Le jardin de la maison de retraite d'Amelia Brunetti

Selon la série télévisée, la maison de retraite est en bordure du Grand Canal, bien entendu, juste en face du palazzo Loredan dell’Ambasciatore, et du palazzo Moro.  Quand vous passez sur le Grand Canal, vous pouvez voir ce beau jardin, coincé contre le palazzo Tecchio Mamoli. C’est au XIXème siècle que le haut mur qui cachait ce jardin à été remplacé par une balustrade.

Le jardin de la maison de retraite d'Amelia Brunetti

Le Palazzo Capello Malipiero Barnabo a été construit au XIème siècle dans le style byzantin par la famille Soranzo dont l’origine remonte à l’époque romaine. Puis il a eu de nombreux propriétaires ; ils ont tous successivement apporté des modifications au palais, qui garde la marque des différents styles. Il fut acquis par les Cappello au XVème siècle, puis passa aux Malipiero vers 1600 par mariage ; ces derniers firent une restauration importante en 1725 qui donna au palais son aspect actuel. En 1778, la famille Malipiero s’éteignit par manque de successeur et le palais passa de mains en mains, se dégradant au fur et à mesure jusqu’à son acquisition par la famille Barnabo qui lui redonna sa splendeur du XVIIIème siècle.

On peut désormais y louer des appartements (voir le site) et ainsi avoir accès au jardin en toute tranquillité.

Sur son excellent blog Venezziamente, Aldo a consacré à ce jardin au moins deux articles  : Le jardin du palazzo Malipiero et, La vera da pozzo du palazzo Malipiero.

Il a, hélas, été suivi par tous les barbares qui peuplent les forums des pseudo "amoureux de Venise", et ces venetophages y ont laissé un souvenir si impérissable, que l’accès au jardin est, désormais, strictement surveillé.

C’est dans ce jardin que Milla Jovovich avait réalisé sa performance pour la Biennale, l’exposition d’art étant, d’ailleurs un bon moment pour voir ce jardin en toute liberté. Cette année, le palazzo Malipiero accueille l’exposition de la Bosnie-Herzégovine (mais l’entrée se fait par le 3198 San Marco, dans des salles aveugles et entièrement refaites pour y accueillir des expositions).

La porte d’entrée directe, qui donne au 3076 San Marco, situé ramo Malipiero est quasiment toujours fermée. L’entrée, sous contrôle, ne se fait plus que par la salizzada Malipiero qui mène au campo San Samuele, au numéro civique 3200 San Marco.

Outre le jardin, utilisé pour les scènes de la maison de retraite, l’intérieur du palazzo Capello Malipiero Barnabo est également utilisé pour certaines scènes de la série.

alazzo Capello Malipiero Barnabo

Commissaire Brunetti : enquêtes à Venise

Faut-il encore présenter Donna Leon ? Auteur de la série à succès des “Commissaire Brunetti”, ses livres ont conquis des millions de lecteurs à travers le monde.

Les livres ont fait l’objet d’une adaptation à la télévision produit par Teamworks pour BavariaMedia TV/ARD, tourné en allemand, puis doublé dans les langues des vingt pays où la série s’est vendue. Comme pour les livres, Donna Leon s’est opposée à la diffusion de la série en Italie.

Série en production – 2 saisons, 18 épisodes
  • Première diffusion en Allemagne le 12 octobre 2000
  • Première diffusion en France le 29 juin 2010

A partir du 29 juin 2010, France 3 vous avait proposé de découvrir la version française des dix enquêtes déjà alors tournées du commissaire Guido Brunetti, marié, père de famille, bon vivant, doté d’une intelligence remarquable et d’une rare acuité d’esprit…

La réalisation à été confiée à Christian von Castelberg

Le rôle du célèbre commissaire est joué par l’acteur Uwe Kockisch qui a commencé sa carrière à Berlin, et pendant plus de 20 ans, il a joué au théâtre Maxim Gorki, de même qu’à la Schaubühne, dans des mises en scène de Thomas Langhoff, Luc Bondy et Robert Wilson. Il a aussi joué dans plus de 20 longs métrages, ainsi que 40 téléfilms, dont certains ont reçu le célèbre prix Adolf Grimme. Il a aussi joué dans 2 épisodes de la série danoise "Nom de code : l’aigle" En 2001, il a joué dans le long métrage "le Tunnel".

Depuis 2003, il joue le rôle du commissaire Brunetti dans la série adaptée des romans policiers de Donna Leon, qui sont vendus dans plus de 20 pays.

Paradoxalement, les enquêtes du commissaire Brunetti n’ont que très peu fait l’objet de diffusion sous forme de videocassettes ou plus récemment de DVD.  Nous n’en connaissons pas l’existence en version française, pourtant il en existe en Espagne, et, bien sûr, en Allemagne.

Actuellement, France 3 diffuse, tous les dimanche soir deux épisodes de la série Commissaire Brunetti : enquêtes à Venise dont certains sont inédits en France.

Ne manquez donc pas, dimanche prochain, la suite de notre cher Guido Brunetti, et les images de Venise qui sont, bien entendu la cerise sur la gateau pour tous ces amoureux de Venise que sont nos lectrices et lecteurs.

La semaine dernière, nous vous avons fait découvrir l’un des lieux de tournage : Brunetti au Palazzo Ivancich

Et vous, avez-vous reconnus quelques lieux de la célèbre série ?

Dimanche prochain, ne manquez pas la suite des aventures du célèbre commissaire vénitien :

Dimanche 28 Juillet à 20:55 heure.

Péchés mortels

Le commissaire Guido Brunetti apprend par soeur Maria Testa, une nonne travaillant dans la maison de retraite où réside sa mère, que l’établissement est le théâtre d’inquiétants décès. Cinq pensionnaires sont morts dernièrement dans des circonstances étranges, sans que cela inquiète la direction de l’établissement, pourtant mise au courant par Maria Testa. Le policier débute son enquête. C’est alors que la religieuse est à son tour victime d’un accident qui la plonge dans le coma. Brunetti ordonne qu’on la surveille en permanence pendant qu’il part à la recherche des responsables. Si l’argent ne semble pas motiver ces crimes, une organisation secrète pourrait en être à l’origine…

 Commissaire Brunetti : enquêtes à Venise Péchés mortels

Dimanche 28 Juillet à 22:55 heure
Des amis haut placés

Rossi, un employé du cadastre, informe le commissaire Brunetti, stupéfait, que la maison qu’il occupe avec sa famille depuis plus de dix ans n’a jadis bénéficié d’aucun permis de construire. Peu après, alors que les deux hommes devaient se revoir, Brunetti apprend que Rossi est mort après avoir chuté d’un échafaudage. Le policier a peine à croire qu’il puisse s’agir d’un accident. Le directeur du cadastre, le suave Fabrizio dal Carlo, et son assistante n’imaginent pas un instant que leur défunt collègue ait été impliqué dans une affaire de corruption. En fouillant dans les archives de la ville et en faisant appel à ses contacts, Brunetti va mettre au jour un scandale à grande échelle…

 Commissaire Brunetti : enquêtes à Venise Des amis haut placés

Brunetti au Palazzo Ivancich

Nous avons surpris le commissaire Brunetti, lors d’un tournage de la série, dans l’ex Grand Hotel, autrefois propriété de la famille Ivancich, et qui est devenu aujourd’hui le Palazzo de la Regione Veneto…

Ne manquez-pas la série qui se poursuit sur France 3 !

Dimanche 21 juillet à 20:45 heures.

Le cantique des innocents

Le capitaine Marvilli, membre des carabiniers, fait arrêter Gustavo Pedrolli, un pédiatre de renom. Il le soupçonne d’avoir assassiné une jeune Albanaise, mère de l’enfant qu’il a adopté. La victime voulait, semble-t-il, retrouver son enfant. Cependant, Brunetti n’est pas convaincu de la culpabilité de Pedrolli. Avec l’aide de Marvilli, il reprend l’enquête et tente de trouver de nouvelles pistes. Il n’obtient que peu de résultats, jusqu’à ce qu’il se penche sur une agence d’adoption aux agissements suspects. Le commissaire s’intéresse de près aux responsables de cette société et découvre de nouveaux indices…

 Commissaire Brunetti : enquêtes à Venise Le cantique des innocents

suivi de…

Dimanche 21 juillet à 20:45 heures.

Entre deux eaux

A Venise, en plein hiver, alors que la cité est envahie par les eaux de la lagune durant l’acqua alta. C’est là, dans une petite ruelle à l’écart, que l’archéologue américaine Brett Lynch est violemment agressée par deux individus. Son amie, la cantatrice Flavia Petrelli, informe le commissaire Brunetti qu’elle devait rencontrer Francesco Semenzato, directeur de l’un des musées de la ville. Le policier n’aura pas l’occasion d’interroger Semenzato, qui est retrouvé mort le même jour. Lorsqu’un autre meurtre est commis, Brunetti s’implique dans l’enquête. Il ne tarde pas à découvrir un trafic d’œuvre d’art, orchestré par un collectionneur : La Carpa…

 Commissaire Brunetti : enquêtes à Venise Entre deux eaux

Romy, vénitienne

Sissi face à son destin

Vous vous souvenez tous de ces images tournées à Venise en 1957 par Ernst Marishka avec Romy Schneider et Karlheinz Böhm.

Romy Schneider et sa mère Magda Schneider sont à Venise, en Italie, en 1957.

Romy et Magda à Venise en 1957

Elles sont à Venise pour tourner quelques scènes du film. Pendant leur temps de repos, elles en profitent pour visiter la ville.

Romy Schneider sur le molde de San Marco - 1957

Cela nous permet de vous offrir ces rares photos de la belle Romy Scheider en promenade sur un bateau dans les canaux de la ville.

Romy Schneider

Romy Schneider

Tinto Brass

Giovanni Brass, dit Tinto Brass, né à Milan le 26 mars 1933, est un metteur en scène et un réalisateur de cinéma italien controversé.

Né dans une sévère famille d’origine russe, Giovanni "Tinto" Brass (son grand-père Italico l’appelait Tintoretto) déménagea très jeune pour Venise, où il obtint son diplôme en 1957.

Passionné de cinéma plus que de jurisprudence, il travailla à la fin des années 1950 comme archiviste à la Cinémathèque française, dans l’atmosphère de la Nouvelle vague naissante. Il retourne en Italie comme assistant-réalisateur auprès d’Alberto Cavalcanti et de Joris Ivens pour le film : L’Italie n’est pas un pays pauvre.

Déjà assistant de maîtres du cinéma aussi réputés que son idole Federico Fellini, Roberto Rossellini ou Joris Ivens, il fait ses débuts comme réalisateur avec un long-métrage Il capo al mondo (1963). Avec une sorte d’humour anarchique, le film traite des mésaventures d’un jeune essayant de s’intégrer à la société.

On lui propose en 1976 un sujet érotique, Salon Kitty, dont il réécrit le scénario pour en faire une assez sombre satire sociale. Le succès de ce film amène Bob Guccione, propriétaire de la revue Penthouse, à choisir Tinto Brass pour une adaptation à gros budget du Caligula de Gore Vidal mais Brass refusant d’y inclure les séquences voulues par Bob Guccione, se fait mettre à la porte. Bien que désavoué par Brass, ce film reste la plus célèbre de ses œuvres !

Snack Bar Budapest, film d’espionnage, profite de ce succès, puis Brass se tourne vers l’érotisme, manière pour lui de dénoncer l’hypocrisie de la censure comme dans Senso ’45, tourné à Venise, ou la comédie Fallo !

La Cinémathèque française lui a dédié un hommage  en 2002 : "Éloge de la chair". Dire que le cinéma de Tinto Brass est féllinien est seulement un doux euphémisme. Les amateurs de Fellini retrouveront dans ces films bien des "clefs" du maître italien.

À la Mostra de Venise, il préside le jury du Queer Lion Award en 2008.

Sauf erreur, il a tourné trois films à Venise : La Clé (1983), Tra(sgre)dire (2000) et Senso 45 (2002)

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