June Cunningham, 1957

En septembre 1957, l’actrice anglaise June Margaret Cunningham pose en bikini sur la plage du Lido de Venise, en face de l’hôtel Elxelsior.

June Margaret Cunningham sur la plage du Lido de Venise en 1957

Elle est venue à Venise, du 25 août au 8 septembre, pour la Mostra de Cinéma, présidée par le réalisateur français Renée Clair.

La jeune actrice, de 22 ans à l’époque, a joué le rôle de Marlene Hogg dans une comédie The Smallest Show on Earth (Sous le plus petit chapiteau du monde) qui ne crèvera pas l’écran en dehors des îles britanniques.

The Smallest Show on Earth

En 1957, la Mostra consacrera le film  L’Invaincu (Aparajito) de Satyajit Ray qui se verra décerné le Lion d’Or, le New Cinema Award, le prix Fripesci.

L’autre grand vainqueur étant Fred Zinnemann pour Une Poignée de Neige.

Quand à June Cunnigham, elle tournera encore, pendant six ans, dans une quinzaine de films, dont aucun ne connaîtra une réelle notoriété. Après 1963 elle ne fit plus aucune apparition et l’Histoire du Cinéma semble l’avoir totalement oublié.

Il nous reste donc juste une photo sur une plage de Venise…

Le Saint : Intermède à Venise

A Venise, le Saint aide une jeune fille à se débarrasser d’un importune et plonge la tête baissée dans une affaire de racket, de complots et de vengeances.

Le Saint Episode 2/26 - Intermède à Venise

Alors qu’il se promène le soir dans les rues de Venise, Simon vole au secours d’une jeune femme, Cathy Allardyce, agressée par un inconnu. Après une courte bagarre, l’homme, un certain Carlo, qui travaille pour un malfrat nommé Foots Fortunati, parvient à prendre la fuite…

Intermède à Venise

The Saint S05E02 (titre original)

Année 1966

Durée 50 min

  • Réalisateur
    • Leslie Norman
  • Acteurs
    • Roger Moore (Simon Templar) •
    • Clifford Evans (Keith Longman) •
    • Suzan Farmer (Anne Clanraith) •
    • Lois Maxwell (Helen) •
    • William Sylvester (Foots Fortunati) •
    • Quinn O’Hara (Cathy)
  • Scénario
    • Paddy Manning O’Brine
  • Société de Production
    • Bamore •
    • Incorporated Television Company (ITC) •
    • New World Productions

.

Casanova et la Tsarine Catherine II

C’est dans le Casanova de 1926, un des plus étonnants films à grand spectacle des années vingts, récemment restauré. Des décors somptueux, une drôlerie canaille, et un rôle sur mesure pour le séduisant Ivan Mosjoukine, dans la Venise libertine du Carnaval (avec ses séquences en couleurs).

Casanova

L’histoire :

Casanova mène grand train et grande débauche dans la Cité des Doges. Choyé par les femmes, poursuivi par ses créanciers, il finit par s’attirer la foudre des maris qui conspirent auprès du Conseil des Dix pour le faire arrêter et condamner.

Casanova

Casanova choisit la fuite, et gagne la Russie via l’Autriche ; il y rencontre la comtesse Mari, et c’est un nouveau coup de foudre. Se précipitant sur ses traces en Russie, il délivre, au passage, la jeune Thérèse du duc de Bayreuth. Il s’introduit à la Cour du Tsar Paul III sous l’identité d’un modiste français qu’il avait dépouillé en chemin, devient un familier de la Grande Catherine et assiste à sa prise de pouvoir contre son époux. La grande Catherine II fête ensuite sa prise de pouvoir par un grand bal, où Casanova retrouve la comtesse et file le parfait amour. L’impératrice se fâche, expulse la belle et convoque chez elle le séducteur, qui y envoie le jeune négrillon donné par l’une de ses anciennes conquêtes, la baronne Stanhope. Se ruant à la poursuite de Maria, le héros se retrouve à Venise en plein Carnaval, il multiplie les aventures au milieu d’un joyeux tumulte.

Poursuivi pour avoir tué en duel un de ses rivaux, le duc de Bayreuth, il est arrêté et enfermé dans les Plombs, la sinistre prison vénitienne. Grâce à ses fidèles amis, Thérèse, aux masques et aux déguisements, il s’évade. Une fois encore, il s’apprête à fuir la ville en s’embarquant sur un navire, à moins que… une belle vénitienne entrevue sur le quai ne lui fasse renoncer pour un temps à son projet d’exil ?

Casanova

Interprètes : Ivan Mosjoukine (Giacomo Casanova), Diana Karenne (Maria Mari), Suzanne Bianchetti (Catherine II), Nina Kochitz (la comtesse Vorontzov), Olga Day (Lady Stanhope), Paul Guidé (Orloff), Albert Decoeur (le duc de Bayreuth), Carlo Tedeschi (Menucci), Jenny Jugo (Thérèse), Rina De Liguoro (la Corticelli), Rudolf Klein-Rogge (le tsar), Madame Sapiani (Barola), Nadia Valdy (une des filles de Barola), Michel Simon (un sbire), Paul Franceschi (un sbire), Jean Delannoy (un seigneur), Alexis Bondireff (un officier), Georges Douking (le géolier), Raymond Bouamerane, Camille Bardou

Casanova 1927 - affiche

Le tournage du film, qui s’étend d’août à décembre 1926, s’effectue en studio (à Billancourt, Boulogne et Epinay) et en décors naturels à Venise, Strasbourg et Grenoble (ces deux dernières villes ayant été choisies pour les extérieurs censés se dérouler en Autriche et en Russie). Tourné en noir et blanc avec des séquences teintées au tirage, selon l’usage de l’époque, Casanova bénéficie aussi d’une séquence somptueusement peinte au pochoir pour la scène du carnaval de Venise. Présenté le 22 juin 1927 à l’Empire, le film sort le 13 septembre 1927 au Marivaux, et reçoit un accueil critique plus tiède qu’escompté. Certes, ses qualités formelles sont reconnues (et comment pourraient-elles ne pas l’être ?) mais les reproches de froideur et de superficialité ne manquent pas.

Casanova 1927 - affiche

Avec cette super-production réalisée avec une débauche de moyens, Ivan Mosjoukine tirait sa révérence à l’écran muet français. L’année suivante, il était à Hollywood croyant donner à sa carrière un nouvel élan, qui fit long feu.

Casanova 1927 - affiche

Après avoir été exploité en France, en Grande-Bretagne, en Italie, en Allemagne et aux Etats-Unis (en 1929, alors que le sort du cinéma muet était joué), Casanova disparut définitivement des écrans. Grâce à Henri Langlois, une bobine du film (celle coloriée au pochoir de la séquence du Carnaval) et des morceaux de négatif originaux dormaient dans les réserves de la Cinémathèque française. La grande monteuse Renée Lichtig, appelée à la Cinémathèque par Jean Rouch pour y créer un service de restauration de films au début des années 1980, exhuma ces éléments. Passionnée par Mosjoukine et par l’aventure des Russes de Montreuil, elle entreprit de redonner vie à l’œuvre de Volkoff. Elle mena son enquête dans les autres cinémathèques, et put obtenir des éléments, tous incomplets, de Casanova à la Cinémathèque de Prague et à celle de Rome. Avec l’ensemble du matériel ainsi rassemblé, elle entreprit une reconstruction du film en s’inspirant d’un exemplaire de sa novellisation illustrée parue aux éditions Tallandier.

Casanova

Voir également :

Casanova

Poly à Venise

Qui se souvient de Pippo et Poly à Venise ?

Poly à Venise

Poly à Venise est un feuilleton télévisé français en 13 épisodes de 26 minutes, le premier en couleurs de la série, créé par Cécile Aubry d’après son roman pour enfants,  réalisé par Jacques Pinoteau, et diffusé à partir du 6 septembre 1970 sur la première chaîne de l’ORTF.

Poly à Venise

Pippo, un enfant de Venise, violoniste, se lie d’amitié avec le poney Poly.

Le feuilleton raconte deux histoires, d’après les deux livres Poly à Venise et Poly et son ami Pippo.

Les six premiers épisodes évoquent la rivalité amoureuse entre le gondolier Angelo et le comte Carlo Saborelli envers Gemma, la cousine de Pippo. Poly aide à déjouer le piège monté par le comte pour faire accuser Angelo de vol.

- 1 – A Venise, Pippo, un petit garçon de 7 ans, apprend qu’Antonella, sa maman, est renvoyée de son atelier car elle est malade. Il décide de jouer du violon dans les ruelles de Venise pour gagner de l’argent. Un petit cheval s’approche et frotte son museau sur sa joue…

Poly à Venise - épisode 1

- 2 – Pipo part à la recherche de son nouvel ami en jouant du violon dans les ruelles de Venise. Au son de la musique, Poly accourt et entraine Pipo dans un palais dans lequel il pénètre très à l’aise. Pipo, lui, est repoussé par un domestique, et attend en jouant du violon. Intriguée la Comtesse Lalorelli le fait entrer.

Poly à Venise - épisode 2

- 3 – Antonella, ouvrière à Venise demande comment garder le nouvel ami de son fils. La concierge refuse de le voir dans la cour. Mais le charme de Pipo la fait céder. Gomma, cousine de Pipo, les bras chargés des achats de Carlo, rencontre son fiancé, Angelo le Gondolier, et lui raconte les fantaisies du comte. Angelo désapprouve l’attitude de ce dernier.

Poly à Venise - épisode 3

- 4 – A Venise Gomma supplie son oncle Orlando, d’aider Antonella qui refuse et suggère de faire appel au comte. Pipo est intrigué par la conversation qu’il vient de surprendre et se rend chez la comtesse pour qu’elle l’aide. Angello propose à Antonella de partir à la montagne chez son oncle. Carlo veut se venger.

Poly à Venise - épisode 4

- 5 – A Venise, Carlo veut se venger d’Angelo. Son plan semble réussir, tandis qu’Angelo accompagne Antonella, Pippo et Poly chez son oncle le berger. La police arrête Angelo qui ne comprend pas et clame son innocence. Pippo retourne à Venise avec Poly pour aider Angelo.

Poly à Venise - épisode 5

- 6 – Au commissariat de Venise, Angelo ne comprend rien. Grâce au flair de Poly, Pippo devine toute l’affaire. Il oblige Carlo à avouer son projet malhonnête. Angelo est libre, mais Orlando lui refuse toujours la main de sa nièce.

Poly à Venise - épisode 6

Les sept épisodes suivants se déroulent à la montagne, où la mère malade de Pippo se repose chez le berger Matteo. Une troupe d’enfants contrebandiers est remise sur le droit chemin par les héros, et Pippo rencontre son grand-père le comte Grazzi.

Nous avons retrouvés pour vous deux extraits :

.

Notre version en livre est un collector introuvable de nos jours. Il en existe une édition plus récente que l’on peut encore trouver sur le marché de l’occasion, et dont la couverture est différente :

Édition: Hachette
Date de Parution : 30/11/1994
ISBN : 2010149475 – EAN : 9782010149474

Poly à Venise

Adieu à Venise

Adieu à Venise (titre original : Anonimo veneziano) est un film italien réalisé par Enrico Maria Salerno, avec Florida Bolkan, Tony Musante, sorti en 1970.

Le scénario de Salerno, co-écrit avec Giuseppe Berto : Une jeune femme brune arrive à Venise ; elle a répondu à l’appel de son ancien mari mais redoute cette rencontre. Son mari voudrait reprendre l’enfant né de leur union, dix ans plus tôt, et que sa mère garde jalousement. Elle a refait sa vie avec un industriel de Ferrare. L’enfant vit heureux au sein du nouveau couple – pourtant il demeure, grâce à sa mère, attaché à son père.

Ils errent autour de Venise se remémorant les hauts et les bas de leur mariage, se demandant ce qui a poussé les séparer.

Anonimo veneziano

Enrico Maria Salerno, célèbre acteur de théâtre à l’italienne à l’époque, fait avec ce film ses débuts en tant que réalisateur avec une Venise magnifique, sans touristes, comme toile de fond.

La photographie extraordinaire nous offre la meilleure Venise. Certaines scènes ont également été filmées dans l’ancienne usine Bevilacqua Textiles, où Bolkan était entouré de damas et soieries les plus luxueuses dans une explosion de couleurs.

Anonimo veneziano

La musique d’Alessandro Marcello (1669-1747 et frère de Benedetto) est fascinante. L’adagio pour hautbois rend certaines scènes encore plus romantique.

Anonimo veneziano

Distribution

  • Florinda Bolkan
  • Tony Musante
  • Toti Dal Monte
  • Stelvio Cipriani

Anonimo veneziano

Le film finira tragiquement, mais on ne vous racontera rien de plus… chut !

Anonimo veneziano

Simplement un film à voir et à revoir, rien que pour les belles images d’une Venise telle qu’on l’aime, et qui na pas beaucoup changé, sauf qu’il y a désormais un peu plus de touristes, peut-être…

Comme vous êtes nos lectrices et lecteurs préférés, dans notre grande bonté, nous vous offrons le film, en version originale complète !

Ne vous retournez pas (1973)

Ne vous retournez pas (Don’t Look Now ou A Venezia… un dicembre rosso shocking) est un film italo-britannique réalisé par Nicolas Roeg, sorti en 1973.

Laura et John Baxter perdent leur fillette qui se noie accidentellement. Plus tard, le couple séjourne à Venise pour des raisons professionnelles. Des visions et des rencontres étranges ravivent chez le couple le souvenir de leur petite fille disparue.

Ne vous retournez pas (1973)

Adaptation d’une nouvelle de Daphné Du Maurier, c’est sans doute un des longs-métrage les plus étranges des années 70. Le film s’ouvre sur un drame terrible où le couple formé par Julie Christie et Donald Sutherland perdent leurs fille dans une noyade accidentelle. Dès cette première séquence, le ton s’avère déroutant avec un montage jouant le mimétisme entre les gestes quotidien des parents dans la maison et ceux de la fillette allant vers son fatidique destin. D’emblée cette dilatation inédite du temps qui aura cours tout au long du film se manifeste en distillant des petits indices de l’incident tragique à venir et plaçant déjà une facette prémonitoire mais inéluctable néanmoins face au évènements à venir.

Le fantastique s’insinue dans le film sans obéir à aucun code de genre établi. Film atypique donc puisqu’il s’ingénie à nager à contre courant.

Le film, son étrangeté, peut s’apparenter par certains aspects au réalisme magique flamand, et notamment au film Un soir, un train d’André Delvaux… et peut mettre le spectateur mal à l’aise en lui supprimant tous les repères auxquels il se raccroche habituellement. Et surtout en l’empêchant de prévoir la suite… ce n’est pas seulement un exercice scénaristique mais aussi graphique. Le montage de certaines séquences s’enchaîne ainsi à merveille (la noyade, la scène d’amour…) et confère un aspect esthétique rare à des décors ou des costumes d’une grande sobriété.

On a rarement vu Venise filmée ainsi, la photo grise et vaporeuse de Anthony B. Richmond prolongeant cette sensation de songe dérangeant.

Une véritable expérience filmique donc qui nécessite plusieurs visions pour en saisir toute les nuances, notamment lorsque arrive le terrible final où le titre en forme d’avertissement trouve son explication dans une scène stupéfiante

Distribution :

  • Julie Christie : Laura Baxter
  • Donald Sutherland : John Baxter
  • Hilary Mason : Heather
  • Clelia Matania : Wendy
  • Massimo Serato : Mgr Barbarrigo
  • Renato Scarpa : l’inspecteur Longhi
  • Giorgio Trestini : l’ouvrier
  • Leopoldo Trieste : le gérant de l’hôtel
  • David Tree : Anthony Babbage
  • Ann Rye : Mandy Babbage

Pour vous donner envie d’aller voir ce film, nous vous offrons la dernière scène du film…

Liz et Richard à Venise

Elizabeth Taylor et son mari Richard Burton (1925 - 1984) danser ensemble lors de la soirée et bal donné par la comtesse Marina au Palais Vendramin à Venise.

Nous avons déjà évoqué Liz Taylor, à Venise pendant de La Mostra di Venezia, lors d’une soirée festive au palazzo Vendramin-Calergi, le 7 septembre 1967. Sur la photo ci-dessus, Elizabeth Taylor et son mari Richard Burton dansent ensemble lors de la soirée donnée par la comtesse Marina Calergi.

Claudia Cardinale et Elizabeth Taylor à Venise en 1967

Claudia Cardinale et Elizabeth Taylor à Venise en 1967

Cette année-là, Elizabeth Taylor, Richard Burton, Howard et Mara Taylor se sont retrouvés à bord du  Christina O. le yacht d’Aristote Onassis.

 #Elizabeth Taylor #Howard Taylor #Richard Burton #Aristotle Onassis

 #Elizabeth Taylor #Howard Taylor #Richard Burton #Aristotle Onassis

Puis, lors d’une des nombreuses soirées, on a pu voir la star, toujours en compagnie de son mari Richard Burton, coiffée d’une manière bien étrange…

… c’était pour le bal de gala "Save Venice Ball" où elle avait revêtue une robre glamour de chez Alexandre de Paris, et avait posé sur sa tête ce jardin fleuri serti d’émeraudes et de diamants de chez Bulgari.

Elizabeth Taylor et Richard Burton au "Save Venice Ball"

v à Venise en 1967

La gondola del diavolo

La gondola del diavolo - affiche originale de 1946

Dans la Venise ducale, une série de crimes odieux provoquent l’émoi de la population. Ces meurtres sont commis à chaque fois que l’on voit apparaître une mystérieuse gondole, que la fantaisie populaire a surnommée "la gondole du diable".

La gondola del diavolo

Les soupçons se portent sur un gondolier qui a perdu récemment son travail, et qui, malgré cela, semble continuer à avoir de bons revenus, dont on dit qu’il ne peut avouer la provenance. Sa fille est convaincue de la culpabilité du gondolier, et lorsqu’une main meurtrière frappe le père de son fiancé, elle n’hésite pas à aller raconter à sa mère, ses doutes.

Puis, son fiancé est emprisonné, car il a été retrouvé aux côtés d’une autre victime. Il réussira à s’échapper et retrouver le véritable meurtrier…

La gondola del diavolo

C’est l’un des derniers film tourné en 1946 dans les studios de la Scalera à la Giudecca à Venise, sous la direction de Carlo Campogalliani, produit par Michele et Salvatore Scalera, d’après un scénario écrit par Max Calandri développé à partir d’un vieux conte médiéval.

La gondola del diavolo

Avec :

Loredana … Marina
Carlo Lombardi … messer Stelio Ricunis
Erminio Spalla … Marco, il gondoliere
Nino Pavese … Idillius, il bravo
Alfredo Varelli … Paolo Venier
Flora Marino … Imperia
Letizia Quaranta … Madre di Paolo
Carlo Micheluzzi … Il ministro di giustizia
Mario Sailer … Lorenzo
Giorgio Piamonti … Alvise Venier, padre di Paolo

La gondola del diavolo

Un drame à Venise

Dans un des riches palais de Venise, reine de la lagune, couve un drame poignant de haine et d’amour.

Nous sommes au Moyen âge ; le mari, grand seigneur superbe, n’a pas l’amour de sa femme et, malgré la somptueuse richesse dont il entoure son existence, c’est à un jeune Roméo beau et bien fait que pense la noble dame. L’amant, surpris par le mari dans un tête à tête qui ne peut lui laisser aucun doute, paie de sa vie l’amour coupable et les flots lourds de la lagune se referment sur son corps. La noble dame cependant échappe à la mort, préservée par le charme de sa beauté miraculeuse devant laquelle son époux troublé s’arrête et n’ose frapper.

"Un drame à Venise" est un film (de 180 m dont 90 en couleur) de Lucien Nonguet, produit par Pathé frères, sorti en 1906 :
1 – American Vitographe, Renaissance Music-Hall, Paris, 7 décembre 1906
2 – Splendid Cinéma, Cirque de la Touraine, Tours, du 14 décembre 1906 au 7 janvier 1907

Le film à été entièrement tourné dans les studios Pathé, à Montreuil, sous la direction de Ferdinand Zecca.

Pathé faisait suivre le sujet d’un texte publicitaire particulièrement long  : “Cinq décors remarquables donnent comme cadre aux différents tableaux les sites les plus universellement connus de la reine de l’Adriatique. L’action, très dramatique comme on le voit, comporte de nombreux personnages dont les costumes sont tous rigoureusement de l’époque et d’un choix pittoresque. Elle fait renaître, avec toutes ses violences, la vie raffinée de la haute société vénitienne au Moyen âge dans une intrigue de tous les temps. En résumé, bande du plus haut intérêt qui ne peut manquer de plaire par la somptuosité de sa mise en scène pour laquelle rien n’a été épargné.”

Sources :

  • Henri Bousquet, Catalogue Pathé des années 1896 à 1914, Bures-sur-Yvette, Editions Henri Bousquet, 1994-2004

Chi lavora è perduto – in capo al mondo

In capo al mondo

Bonifacio, 27 ans, sans emploi erre dans les rues de Venise, autour de midi, en une journée d’été ensoleillée.

La chaleur, la nécessité de passer le temps et celle de prendre une décision importante, à propos du travail, lui occupent l’esprit avec beaucoup de souvenirs et de pensées.

Chi lavora è perduto

Quand Capo al mondo a été présenté au Festival du Film de Venise en 1963 les spectateurs et un bon nombre de critiques étaient en délire et étaient certains qu’ils avaient été témoins de l’émergence d’un talent majeur.

Les censeurs ont interdit le film, et l’église, surtout en la personne du patriarche de Venise, a tout fait pour que les bobines soient détruites.

Aucune autorité ne voulait voir la vie de famille, l’Axe, l’église ou l’armée traités autrement que d’une manière héroïque. Pire, le film faisait l’apologie d’un homme qui ne veut pas travailler. Or, l’article 1 de la Constitution Italienne stipule que l’Italie est fondée sur le travail.

La censure voulait des coupes dans le film, Tinto Brass a refusé, il a seulement changé le titre, et Capo al mondo est devenu Chi lavora è perduto.

Claudia à Venise

Claudia Cardinale est née Claude Joséphine Rose Cardinale, à Tunis en 1938, dans un immeuble sur l’avenue Habib-Bourguiba (alors avenue Jules Ferry), le Foyer du combattant, derrière la Petite Sicile.

Claudia Cardinale en 1967

Ses premiers contacts avec le cinéma ont lieu en 1955 à Venise, durant la Biennale, au cours d’un voyage qui lui a été offert après qu’elle ait gagné, à dix-sept ans, l’élection de « la plus belle italienne de Tunis ».

La plus belle italienne de Tunis à Venise

Ses véritables débuts dans un long métrage se feront en 1958 dans Goha de Jacques Baratier et surtout Le Pigeon de Mario Monicelli, sous l’égide du producteur Franco Cristaldi qu’elle épousera en 1966.

Claudia Cardinale à Venise en 1967

En septembre 1967, elle participe, douze ans après sa première venue, à la Biennale de Venise, en tant que vedette de cinéma, cette fois. Elle est alors devenue la proie des paparazzi, ce qui nous a laissé de nombreux souvenirs de sa présence lagunaire, cette année-là.

Claudia Cardinale à Venise en 1967

Claudia Cardinale à Venise en 1967

Claudia Cardinale à Venise en 1967

La rencontre entre Claudia Cardinale et Elizabeth Taylor, lors d’une soirée festive au palazzo Vendramin-Calergi, le 7 septembre 1967, donnera l’occasion de voir festoyer deux reines du cinéma dans des costumes, supposés être du XVIème siècle.

Claudia Cardinale et Elizabeth Taylor à Venise en 1967

C’est lors de cet événement social et mondain de la Mostra de Venise, qui attiré une foule de stars de cinéma et d’italiens fortuné que l’armateur grec Aristote Onassis a rencontré la vedette d’opéra Maria Callas.

Claudia Cardinale et Elizabeth Taylor à Venise en 1967

Claudia Cardinale et Elizabeth Taylor à Venise en 1967

Claudia Cardinale et Elizabeth Taylor à Venise en 1967

Claudia Cardinale et Elizabeth Taylor à Venise en 1967

Venezia Salva

Venezia Salva

Librement inspiré du roman de Simone Weil, le dernier film de Serena Nono sera présenté, demain, dans le cadre des évènements spéciaux lors des 10° Giornate degli Autori pendant la 70° Mostra Internazionale d’Arte Cinematografica di Venezia.

Le film raconte, à Venise, en 1618, la tentative d’un groupe de conspirateurs, dirigés par l’ambassadeur espagnol, le marquis de Bedmar, et le vice-roi de Naples, duc d’Osuna, qui a essayé de conquérir la ville par la tromperie au cours de la nuit précédant la fête de l’Ascension, la Festa della Sensa, ou le mariage de Venise avec la mer.

Venezia Salva

L’ambassadeur confie la mission à Renaud, un gentilhomme de Provence, et Pierre, pirate et navigateur réputé, déjà au service de la République de Venise. Jaffier, officier provençal doit remplacer Pierre qui est soudainement appelé au service du gouvernement de Venise, justement pour la nuit du sac. Jaffier accepte, mais il rencontre Violetta, une vénitienne qui est la fille du secrétaire des Dix. Alors, ému par la beauté de la ville, il ressent lourdement le poids de la future destruction de Venise et de ses habitants

Venezia Salva

Mis à part David Riondino les protagonistes ne sont pas des acteurs, mais des résidents de la Casa dell’ospitalità, qui accueille à Venise et Mestre des personnes sans-abri.

Eventi Speciali
VENEZIA SALVA
di Serena Nono

Prima mondiale 
Italia, 2013, 79´, Red, colore, b/n

sceneggiatura Serena Nono
tratto dal romanzo Venezia Salva di Simone Weil
fotografia Tarek Ben Abdallah
montaggio Manuela Pellarin
musica Ernst Stolz
suono Francesco Liotard
scenografia Serena Boccanegra
costumi Serena Nono, Manuela Pellarin
interpreti David Riondino (Segretario del Consiglio dei Dieci)
Nicola Golea (Jaffier), Roxana Kenjeeva (Violetta)
Domenico Palazzo (Renaud), Matteo Parrinello (Pierre Lagrand)
Vincenza Petrella (cortigiana greca), Katharina Miroslawa (cortigiana)
Emilio Vinci (Sergente Brulard), Ulisse Fiolo (Capitano Durand)
Fabio Rosso (Sergente Navas), Maurizio Banin (Bassio)
Barry Alpha (mercenario), Steve Lee Parker (sergente Elliot)
Wahdan Elsaid (mercenario), Bouchaib El Asri (mercenario)
produttore David Riondino
produzione Giano produzioni
Vicolo Scipione Sacco, 6, 47020, Longiano (FC)

http://www.veneziasalva.it/

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