Le peuple de Burano

Nous avons retrouvé, pour votre bonheur, un document cinématographique qui date, à peu près, des années 1940.

Ce petit documentaire, d’un peu plus de 9 minutes à été produit par Astra Cinematographica, sous la direction de Geo Tapparelli, le réalisateur est Gian Luigi Polidoro, et nous devons la photo à Antonio Schiavinotto. Nous avons sommairement traduit le commentaire en italien.

Ceci est le paysage natal de Venise. Des marécages herbeux qui forment les barene. Ici, il fut un temps, la vie était intense, mais la malaria a eu raison de Torcello.

Alors, on ne voit plus ici que des barques des pêcheurs, de l’île, que l’on aperçoit au loin, de Burano.

Burano est une île vivante et colorée, aérienne et qui a toujours, en contrepoint, comme une musique distinctive de ce territoire.

C’est un pays de pêcheurs.

L’aliment quotidien est le poisson, qui sert à accompagner la polenta.

La vie des buraneli se fait au dehors, car la calle est une maison. Une case-calle ou les femmes réalisent un travail extraordinaire : la dentelle (merleti).

Village de pêcheurs, mais aussi île d’artistes, Remigio Barbaro (1911 – 2005), est sculpteur natif de Burano, mais il y a aussi des peintres, immigrés de la terre ferme.

Le point de rencontre est Da Romano, c’est ici que les artistes viennent manger le risotto de poissons, ou les sèches noire avec les pâtes. C’est aussi là que chantent les vieux pêcheurs qui on laissé la barque pour rester désormais sur la rive.

Les plus jeunes doivent réparer dans la journée les filets qui sont utilisés chaque jour pour la pêche.

Et chaque jour, le sadolo va sur l’eau calme et opaque pour l’activité simple de la pêche, au delà des barene.

.

A regarder uniquement depuis notre blog, avec l’option en plein écran (le rectangle le plus grand à droite)

Campiello de Cà Angaran

Campiello del Angaran

Giuseppe Tassini dans ses Curiosités vénitiennes raconte, à propos du Campiello de Cà Angaran, l’histoire de ce médaillon incrusté dans le mur.

"…in campiello Angaran, detto Zen, scorgesi innestato nella muraglia un medaglione di marmo Greco, nel quale e scolpito un imperatore d’Oriente in costume, lavoro del secolo IX. Erroneamente il Zanotto vorrebbe che questo fosse il marmo del forte Mongioja portato a Venezia da Lorenzo Tiepolo…"

Donc, comme Francesco Zanotto (Venise, 1794-1863), on raconte souvent que c’est un marbre ramené par Lorenzo Tiepolo, du fort Mongioja dans Saint-Jean d’Acre qu’il prit aux Génois en 1526. En partant, outre le riche butin qu’il s’appropria, Lorenzo Tiepolo prit, pour lui servir de trophée : deux colonnes de l’église de Saint-Saba, le bloc de porphyre sur lequel avait été annoncé le bannissement des vénitiens, et, une grosse pierre provenant des débris du fort de Montgioja. Les deux colonnes sont encore devant l’église San Marco, comme souvenir de ce triomphe.

Stefano Magno, dans sa Cronaca di Venezia nous raconte :

"Ai piedi dell’antico portico della chiesa di San Pantaleone, ora distrutto, sulla cantonata, fra la chiesa medesima, ed il palazzo Signolo, che nel 1543 stava in mano dei Loredan, e tuttora s’appella da questa famiglia scorgevasi innestata nel selciato la celebre pietra del forte Mongioja in S. Giovanni d’Acri, o Tolemaide, portata a Venezia da Lorenzo Tiepolo"

Lorenzo Tiepolo, aurait donc fait placer cette pierre, enlevée aux ruines du fort de Montgioja, au pied du portique de l’église San Pantaleone, sur le campo devant le palazzo Signolo qui était sa demeure, puis qui fut racheté par les Loredan en 1543.

La pierre, que Tiepolo avait obtenu de placer devant son propre palais, n’existait plus du temps de Jacopo Sansovino, à la fin du même siècle.

Selon la tradition populaire, cette pierre provenant du fort de Montgioja serait, de nos jours, visible sur les marches de l’église San Pantaleone.

Et, en aucun cas ce ne peut être le bas-relief byzantin. Certaines sources estiment que ce médaillon de marbre montre l’empereur Léon VI le Sage, qui a gouverné l’empire byzantin de 886 à 911 après JC. D’autres estiment qu’il est du XIIème siècle, et qu’il représente l’empereur Isaac II Ange (1185-1193 et 1203 – 1204) ou son frère Alexis II (1195-1203) en tenue de cérémonie (voir le reportage de Daniela et Luca dans e-Venise).

bas-relief byzantin du XIIème siècle représentant l'empereur Isaac II Ange ou son frère Alexis II

Ce beau médaillon, bien conservé, témoigne des liens étroits entre Venise et l’Empire d’Orient.

Le seul autre exemplaire, actuellement visible dans le monde, fait partie des collections byzantines du Dumbarton Oaks Museum, Washington, DC. Cet autre médaillon provient de Venise et aurait pu être le complément de celui du campiello de Cà Angaran, si l’on admet la possibilité que les empereurs étaient représentés père et fils, Alexis Ier et Jean II, qui régna conjointement (1092-1118).

Le médaillon du Dumbarton Oaks Museum

Ces deux médaillons étaient probablement des butins de guerre lors des pillages de Constantinople lors d’une croisade.

A noter, toujours sur le mur de ces deux maisons, quatre coquilles, emblème de Saint-Jacques de Compostelle qui forment un curieux voisinage avec cette merveille byzantine.

Venise, cortes (plus ou moins) secrètes

Continuons, avec Stefano Gersich, notre guide vénitien dans les calli de la Venise secrète la découverte de quelques cours, plus ou moins connues, parfois secrètes, et/ou privées qu’il nous a permis de découvrir et de partager avec nos lectrices et lecteurs.

N’imaginez pas que la pluie ait mis un terme à nos visites… même sous la pluie, quand on aime Venise et ses secrets, on n’hésite pas à suivre un guide qui n’a pas peur de se mouiller pour nous.

Campo Santo Stefano

Cela nous a permis cette photo du campo Santo Stefano quasi désert…

Corte del Teatro Malibran

La corte del Teatro Malibran à voir sur Venezia ti amo. Nous reviendrons, tout au long de l’année prochaine sur ce merveilleux théâtre et son histoire, avec de nombreux documents inédits.

Corte del Diavolo

Corte del Diavolo dans le sestiere de Santa Croce (voir la page de Blue Oscar)

Campiello del Piovan

Campiello del Piovan avec le fameux piovan, peut-être ?

Le piovan était le religieux chargé de la gestion du puits, de la distribution et du rationnement de l’eau.

 Corte de le candele

Corte de le candele dans Cannaregio avec un très beau puits datant du XIVème siècle, en marbre rose de Vérone.

Corte del Tagiapiera à Santa Margherita

La corte privée del Tagiapiera à Santa Margherita, pas aussi jolie que son homonyme, surtout sous la pluie…

Campiello de la Comare

Campiello de la Comare : ici, commentaire de Stefano, "a Venezia non mancano comari e comarette" je lui ai répondu que cela a probablement déteint sur les venetophages qui sont également de sacrés langues de meretrice. Sur ces mots il a éclaté de rire.

Corte Moro Lin

La corte Moro Lin où l’on peut encore admirer un superbe liagò en bois… et un container bleu qui fait un tâche, avons-le.

Campo San Polo

Le campo San Polo, désert à 10 heures du matin…

Corte Brusà

Et, pour terminer cette série de découverte des cours et places méconnues de Venise, du moins pour cette année, une petite cour très secrète : Corte Brusà cachée derrière l’Istituto Solesin.

Corte Veniera

Nous vous emmenons aujourd’hui quelque part entre le campo delle Gorne et le Campo della Grana… du côté de l’église San Martin et le mur de l’Arsenale à Castello.

Il s’agit d’une très belle cour privée, dans une habitation, fermée par une grille métallique. On n’y a pas accès, à moins d’avoir un ami ou une amie qui habite là et le chemin pour y aller est un petit peu complexe, en passant par des ruelles qui font tout juste 55 centimètres de large, et c’est aussi bien ainsi.

Cela fait partie des lieux magiques de Venise, dans un quartier que nous adorons, loin des circuits touristiques et de la foule…

Corte Veniera

Corte Veniera

Corte Veniera

Corte Veniera

Corte Veniera

Corte Veniera

Venise, cortes (plus ou moins) secrètes

Continuons, avec Stefano Gersich, notre guide vénitien dans les calli de la Venise secrète la découverte de quelques cours, plus ou moins connues, parfois secrètes, et/ou privées qu’il nous a permis de découvrir et de partager avec nos lectrices et lecteurs.

Campiello del Pistor

Campiello del Pistor. C’est vraiment un coin perdu où il faut aller exprès, ou, vraiment, être totalement perdu. Il donne à l’angle des rio de San Polo et de Sant’ Agostin. Le chemin pour y aller est un véritable jeu de piste, nous laissons à Anna Livia le soin de vous raconter cela dans Mes carnets Vénitiens.

Campiello del Pozzo Longo

Campiello del Pozzo Longo. Le puits aurait disparu ? En réalité, le puits qui a donné le nom aux calle, sotoportego et campiello était ceint de hauts murs, il est désormais dans une maison, on ne saurait donc vous dire s’il était si long ou haut que cela. Nous sommes toujours dans le sestiere de San Polo, mais de l’autre côté du rio de San Agostin.

Corte de la Raffineria

Corte de la Raffineria. Nous sommes devant l’entrée de l’ancienne raffinerie de sucre de Venise. Aujourd’hui ce sont des logements. Au XIVème siècle, le sucre était une rareté en Europe. La canne à sucre était cultivée en Sicile et en Espagne, mais également à Chypre et Venise avait obtenu le monopole du commerce du sucre dans toute l’Europe.

Lors des mariages, on offrait à la jeune épouse une statuette d’une enfant en sucre, promesse ou souhait d’une prochaine grossesse fortement souhaitée. C’était aussi un cadeau de prestiges, des figurines de sucres ont été offertes à Henri III lors de sa réception à Venise.

Voir aussi la page de Blue Oscar.

Corte Scura

Corte Scura à Venise.

Corte del Parucchier, à San Giovanni e Paolo

Corte del Parucchier, à San Giovanni e Paolo

Corte Molin

Corte Molin, une petite cour privée.

Corte dello Zucchero

Corte dello Zucchero (ou Zucaro) dans Dorsoduro, le sucre, toujours.

Corte Baffo

Corte Baffo à Castello, perdue au fond d’une impasse qui donne sur la calle del Ogio, elle est en bordure du rio dei Scudi Santa Ternita’…

Corte Contarini

Corte Contarini. On compte pas moins de 7 corte Contarina ou Contarini à Venise !

Corte Barbarigo

Corte Barbarigo à San Marco. La maison de la famille patricienne Barbarigo à été détruite en 1820. Elle avait autrefois appartenu à Michiel. Vers 1592, Nicolò Michiel y a hébergé l’archiduc Maximilien d’Autriche, électeur de la Pologne. Pour dernier témoignage il en reste une épitaphe : "Maximiliano Austriae Arciduci Maximiliani II Caes. F. Rodulphi II Caes. Fratri, Poloniae Regi Electo, Roma Redeunti Nicolaus Michaelius Hospit. XIII Kal. Maii. MDXCII." visible dans le jardin, privé.

Corte Scura

Corte Scura, à San Polo, désormais fermée par une porte qui en fait un lieu privé. Autrefois, cela faisait partie des propriétés de la famille Corner qui fut obligé de s’en dessaisir autour de 1675, suite à une sentence de la Cour du Proprio en faveur de Bianca Pisani (SD, Giornalie di traslatti, 8 novembre 1675). La cour recèle une belle vera di pozzo.

Corte Spechiera

Corte Spechiera, rendue célèbre par les amateurs de puits vénitiens, cette paisible cour a vu ses murs recouverts de graffitis depuis quelques années.

Corte dei Spiriti

La corte dei Spiriti est coincée entre le palazzo Minotto et le palazzo Marcello, à Santa Croce. On y accède par une étroite celle homonyme qui s’ouvre comme une discrète porte entre les deux grosses bâtisses.

Sur l’origine du nom, deux théories s’affrontent dans les trattorias de la paroisse :

D’anciennes légendes sont liées à la présence de fantômes et d’esprits qui hanteraient encore le secteur le domaine et les bâtiments adjacents.

Une famille Spirito aurait vécu là, dans les temps anciens. Si vous croyez plutôt à cette seconde version, allez donc visiter cette corte par une sombre nuit d’hiver…

Corte del Lovo

Corte del Lovo. Cette petite cour dans le sestiere de Cannaregio est accessible par un sombre sottoportego. Les murs sont, à la belle saison, tapissés de fleurs.

Corte de la Pelle

Corte de la Pelle, accessible depuis la salizada San Samuelle, par le sottoprotego du même nom.

Corte Erizzo

Corte Erizzo, proche du Casino de Venise, on y accède depuis le rio terra della Maddalena (voir une photo panoramique que Venise et Lyon). Par la petite porte en fer à gauche, on accède à une autre cour privée, puis à un bâtiment en bordure du Grand Canal.

Campiello del Angaran

Le campiello de Ca’ Angaran, detto Zen est derrière l’église san Patalon. De là, en passant sous un sottoportego, on accède à la corte de la Paruta, et à une cour privée, protégée par une grille. Il y a tant à dire dans ce tout petit territoire délaissé par les touristes qui piétinent à 50 mètres de là, que nous consacrerons plusieurs articles, prochainement à ces lieux chargés d’histoires.

Corte Berlomeni

La corte Berlomeni (aujourd’hui Berlomoni) à La Giudecca est nommée ainsi pour honorer une vieille famille. Mais nous n’avons pas trouvé trace d’une propriété qu’elle aurait pu posséder à La Giudecca.

C’est là que ce trouve une de nos cantines, où l’on peut se restaurer, parmi les travailleurs, à très bon compte : Food & Art à l’entrée du Cantieri Toffolo. (voir aussi l’article dans Veneziamente)

Corte del Pozzo Roverso

La corte del Pozzo Roverso, dans Castello, derrière le palazzo Querini Stampalia est connue pour le restaurant du même nom qui s’y trouve. Quand nous avons eu l’occasion d’y manger, nous avons été satisfaits, mais les choses évoluent tellement vite… on admirera une Madona dans un petit oratoire bleu clair.

Corte Trapolin

La corte Trapolin, du nom d’une famille venue de Chipre, est un cul-de-sac au bout le la fondamenta homonyme, dans Cannaregio, où l’on regarde le "touriste égaré" d’un œil étonné. Le puits à été transformé en jardinière.

Dans la paroisse de S. Marziale est décédé le 2 Février 1550 M. V. "D. Menega Trapolina amalada za molti ani" et, en 1539, un certain Ettore Trapolin donna sa fille en mariage à N. U. Francesco Bembo.

 Corte del Calderer

La corte del Calderer est située dans le sestiere de San Polo, à quelques dizaines de mètres de la Scuola Grande di San Giovanni Evangelista. Voilà encore un lieu célèbre pour les vénétophyles autant que pour les vénetophages. En réalité, cette petite cour mérite votre admiration béate, par son pavement en terre cuite et son puits en marbre de Vérone, qui date de la fin du XIVème siècle. Cette corte morte fait face à une autre, la corte Nova. Voir des photos et récits chez : e-Venise, Venezia ti amo, Blue Oscar, Silvia, Venezia Emilia, Alloggi Barbaria, etc…

Cour privée à Venise

… et nous terminerons cette troisième balade à la découverte des corte de la Venezia nascota par cette belle cour privée dont nous ne vous dirons rien.

Nous avons volontairement mis nos découvertes dans n’importe quel ordre, afin que les vautours pilleurs de trésors vénitiens ne profitent pas de nos découvertes vénitiennes pour aller y voler des photos sans autorisation.

Ce n’est pas fini !

Notre découverte des cours secrètes de Venise va encore se prolonger, revenez bientôt …

Venise, cortes (plus ou moins) secrètes

Continuons, avec Stefano Gersich, notre guide vénitien dans les calli de la Venise secrète la découverte de quelques cours, plus ou moins connues, parfois secrètes, et/ou privées qu’il nous a permis de découvrir et de partager avec nos lectrices et lecteurs.

Corte Michiel de la Comedia

Corte Michiel de la Comedia, pour y accéder on doit passer sous le sottoportego du même nom, à condition, entre temps de ne pas s’être perdu. Ici, on est tout proche de la Strada Nova et du Grand Canal…

Corte del Tagiapiera

Une autre des nombreuses corte del Tagiapiera que compte Venise (presque autant que de tailleurs de pierres). Moins connue que celle que nous avons présenté dans la première partie de nos découvertes, mais qui possède aussi son charme, et son aspect paisible.

Corte privée à Venise

Corte privée à Venise

Corte privée à Venise

Quelques cours privées, plus ou moins spacieuses et plus ou moins faciles d’accès.

Corte del Bagolaro

La Corte del Bagolaro est connue, à Cannaregio, car la Venezia Alberghiera y offre des chambres climatisées et des appartements avec des plafonds avec poutres apparentes et bois avec quelques vues sur le canal. La gare Santa Lucia se trouve à 9 minutes à pied.

Corte Foscarini

Corte Foscarini, à San Marco, est toute proche de l’église San Fantin.

Corte Paruta

Corte de la Paruta dans Dorsoduro

Corte del Basegò

Corte del Basegò, dans Dorsoduro. Le nom provient probablement de celui d’une famille Basilicò, populairement "Basegò", et non le la plante aromatique.  Un Giovanni Basilicò y avait une activité de papeterie jusqu’en 1684. Le puits de marbre rouge qui date de 1436, aurait appartenu au couvent de S. Salvatore, aurait été transporté ici en 1530.

Corte del Cavallo

Corte del Cavallo à Cannaregio près de l’hôpital Fatebenefratelli.

CS8

Une belle cour privée…

Corte de la Mazena

Corte de la Mazena ou Masena, désormais privée et fermée.

Palazzo Mora

Corte du Palazzo Mora, avec ses bancs à l’ombre, espace de fraîcheur…

CS12

Jolie petite cour jardin, privée.

Corte Petriana

Corte Petriana, à San Polo. Une des plus belle cour de Venise avec un puits extraordinaire. On la retrouve en vedette dans presque tous les bons sites sur Venise et ses merveilles (e-Venise, Mes Carnets vénitiens, Alloggi Barbaria, Veneziamente…) mais aussi, hélas, chez les emmerdeurs qui ne respectent pas la vie privée des habitant-e-s de Venise. Ne nous étonnons donc pas de voir, bientôt, ce lieu unique fermé par une grille. Dans cette maison du XVII on peut louer la Ca’ del Sole, un appartement de 60 mètres carrés entièrement rénové.

Autrefois, il y avait là le Teatro di Sant’ Appollinare qui fut ouvert en 1651… mais c’est une autre histoire…

Corte Rota

Corte Rota.

Corte interna Hotel Flora – Venezia.

La corte intérieure de l’hôtel Flora, dans le sestiere de San Marco 2283/A.

En plein cœur de Venise,  l’Hotel Flora est un établissement intimiste, élégant et charmant avec son délicieux jardin.

L’hôtel se trouve près de la Place Saint-Marc, en plein cœur de Venise, dans la calle XXII Marzo, l’une des artères les plus élégantes de la ville, entre campo Santa Maria del Giglio et campo San Moisè.

Campiello de le erbe

Campiello de le erbe, à San Polo, un endroit où nous trouvons, sans savoir pourquoi, souvent, de nombreux amoureux, parfois en fâcheuse posture… est-ce le calme et la supposée quiétude du lieu, plein d’impasses, qui pousse ainsi à l’imprudence ?

Corte del Forno Vecchio

La corte del Forno Vecchio est à peine à 5 minutes de la piazza, lumineuse et paisible. On y accède par un discret sottoportego depuis la place de la Reine de Hongrie. C’est un bel endroit que nous avions repéré pour des séances photos… nous avons eu le malheur d’en parler, c’est désormais squatté pendant le carnaval par des profiteurs…

Chiesa dei Greci

La corte de la chiesa dei Greci, surveillée de près par des vigiles, elle est accessible à tous, à condition de respecter ce lieu de prière. Ne manquez pas d’aller voir les stèles funéraires, tout au fond, derrière l’église.

Corte Minelli

Corte Minelli, située derrière l’Ateneo Venetto, et qui a été fréquentée par Georges Sand et le docteur Pagello après le départ d’Alfred de Musset.

Corte de la Pietà

Corte de la Pietà

Campiello del Piovan a San Tomà

Campiello del Piovan à San Tomà, dans le sestiere de San Polo. Lorsque vous entrez sur la gauche, en haut, vous pouvez voir un sarcophage de marbre gothique perché sur le flanc de l’église de San Toma, c’est celui de Giovanni Pruili, et il date de 1376 (Voir dans e-Venise).

Le piovan était l’homme en charge du puits et de la distribution de l’eau, ainsi que de son rationnement (voir l’article de Fausto dans Alloggi Barbaria).

Corte San Giovanni di Malta

Corte San Giovanni di Malta, a Castello, avec les souvenir de merveilleuses fresques sur les murs…

Nous avons volontairement mis nos découvertes dans n’importe quel ordre, afin que les vautours pilleurs de trésors vénitiens ne profitent pas de nos découvertes vénitiennes pour aller y voler des photos sans autorisation.

Ce n’est pas fini !

Notre découverte des cours secrètes de Venise va encore se prolonger, revenez bientôt …

In magies du passé

Voici, aujourd’hui des images de Venise, rarissimes, qui ont ressurgi d’un passé que nous pensions perdu.

Ce sont des témoignages des balbutiements de la photographie à Venise tels que nous vous les avions déjà fait découvrir dans notre article Exploration de Venise à travers les premiers daguerréotypes.

La première image est un daguerréotype anonyme daté de 1855, qui représente le Pont du Rialto. Il est en assez mauvais état pour le moment, nous espérons qu’il pourra être restauré.

Pont du Rialto, daguerréotype anonyme de 1855

Pont du Rialto, daguerréotype anonyme de 1855

Nous avons également retrouvées deux épreuves photographiques colorisées de la porte d’entrée de l’Arsenal, prises à vingt ans d’intervalle.

Portail de l'Arsenale en 1860

Portail de l’Arsenale en 1860

Portail de l'Arsenale en 1880

Portail de l’Arsenale en 1880

Venise, cortes (plus ou moins) secrètes

Nous avons suivi Stefano Gersich, notre guide vénitien dans les calli de la Venise secrète. Voici quelques cours, plus ou moins connues, parfois secrètes, et/ou privées qu’il nous a permis de découvrir et de partager avec nos lectrices et lecteurs.

Par contre, nous avons appris avec peine, que même un véritable vénitien a autant de difficultés que nous, pauvres "touristes étrangers ne pratiquant pas le dialecte" pour pénétrer dans les lieux désormais fermés par des grilles et protégés par des codes. Le lieux les plus secrets nécessitent le déploiement de beaucoup de diplomatie, quand on ne souhaite pas ressembler à ces voleurs d’images qui nous font honte et nuisent à la découverte de ces lieux.

Campiello Albrizzi

Campiello Albrizzi, dans San Polo, qui sert aussi de cour de récréation aux enfants de l’école voisine. Dans le mur d’une des maisons, une plaque avec un texte de Gabrielle d’Annunzio, expose une tête d’obus, vestige de la Première Guerre Mondiale (voir un article d’Anna Livia dans "Mes Carnets Vénitiens).

Corte Badoera

La Corte Badoera est située pas très loin du célèbre Ponte delle Tete, mais on ne vous en dira pas plus.

Corte Del Braso Nuo

Corte Del Braso Nuo

Corte Del Braso Nuo

Corte del Brasso Nuo dont le nom de "Cour des Bras Nus" pourrait se référer à un atelier ou un nom de famille (comme Braccioduro, Braccioforte)

Corte de Ca'Dario

La Corte de Ca’Dario, dans le sestiere de Santa Croce évoquée par Maïté dans Ma Venise

Campiello della stua

Le Campiello della stua dans le sestiere de Santa Croce (2314 – 2319). Stua est le mot du dialecte vénitien pour stufa. Dans les dictionnaires d’aujourd’hui : stufa, c’est la poële ; stufare, c’est cuire à l’étouffée, étuver. La stua était un lieu où il y avait toujours prêtes pour le bain, des bassines d’eau chaudes. On y soignait les pieds, on y faisait des massages… puis, ces endroits devinrent lieux de prostitution.

Corte S. Andrea

La Corte Sant’ Andrea dans le sestiere de San Marco (3982) est l’une de ces petites cours quasiment impossibles à dénicher sans une aide locale, presque inconnue de Venise, à quelques minutes seulement du campo San Benedeto (voir les photos de Luca et Daniela dans e-Venise et l’article de Fausto dans Alloggi Barbaria)

Corte Ca' Pesaro

Corte Cà Pesaro

Corte de la Carità

Corte de la Carità dans le sestiere de Cannaregio, avec une bonne table tenue par des amis (et des félins copains qui ne manquent pas de nous faire la fête à chacune de nos rencontres).

Corte del Calderer

Corte del Calderer, à  San Polo, avec son puits de marbre rose de Vérone, surmonté d’une belle ferronnerie. Elle est juste à côté du palazzetto Bru Zane. On notera le pavement ancien en terre cuite. La cour est devenu célèbre car elle a fait l’objet de plusieurs articles dans le meilleurs sites et blogs (e-Venise, Blue Oscar, Alloggi Barbaria, Venezia Emilia…) et son corolaire habituel : elle est devenue la proie des rapaces voleurs d’images, qui "font" la photo convoitée sans aucun respect des personnes qui vivent dans ce lieu.

Corte de palazzo

CS11

Cour privée riva degli Scahiavioni

Cour privée dans Castello

Nous ne vous indiquerons rien sur ces belles cours intérieures de belles maisons amies, car c’est strictement privé.

Corte Dolera

Corte Dolera dans le sestiere de San Polo.

Corte dei Santi

Corte dei Santi. Venise compte une quantité astronomique de saints, et au moins 3 Corte dei Santi : 311 Dorsoduro, 2074 Castello et celle du 3733 à San Marco, près de la Calle della Mandola, sur la photo.

Corte Peschiera

Corte Peschiera à Castello, cachée tout au fond du campo do Pozzi. Autrefois il y avait là aune antique piscina, ou pescheria. Il y eut à son sujet un différent entre le gentilhomme Marco Celsi et les patron de l’Arsenale et quelques voisins. Il existe dans le Codice del Piovego un jugement, en 1329, au détriment de Celsi. Il y est dit à propos de la "piscina, quae dicitur piscaria" qu’elle a été privatisée "post bersalium S. Martini inter arsenatum comunis, et possessiones D. Marci Celsi de confinio S. Trinitatis".

Campiello del Remer

Campiello del Remer à San Polo, immortalisé dans l’excellent Mes Carnets Vénitiens. Chaque sestiere de Venise possède un campiello de Remer (le fabricant de rames)…

Campiello del Remer

… le Campiello del Remer de Cannaregio, non loin du pont des jouets, borde le Grand Canal. Outre la Taverna del Campiello Remer on peut y admirer un superbe décor ancien, un puits à section carré, un magnifique escalier extérieur, rehaussé de pierre d’Istrie sur la gauche et gothique en façade.

N’oubliez pas d’y être discrets et respectueux car le lieu est habité. Tout près d’une des rues les plus agitées de Venise, vous vous retrouvez là, dans une cour sans âge, d’une étonnante sérénité (sauf le matin, car elle est utilisée par les bateaux de livraisons pour approvisionner les nombreuses boutiques du secteur).

Corte dei preti

Corte dei preti à San Polo où l’on accède par un sottoportego discret à quelques pas de Campo Sant’Aponal, et où peu admirer une jolie loggia en bois (Il existe d’autre Corte dei preti dans les sestiere de Cannaregio, Castello…). Voir l’article de Fausto dans Alloggi Barbaria. C’est un endroit discret et très calme qui doit son nom à la présence, autrefois, de maisons habitées par des prêtres.

Corte del Tagiapiera

La corte del Tagiapiera dans le sestiere de Santa Croce est probablement une des plus belles une cours privées de tout Venise qui soit encore accessible à tous.* Espérons que nos lecteurs sauront la respecter et que les habitants de cet endroit merveilleux continueront à la partager avec celles et ceux qui sauront la trouver (car elle est bien cachée en réalité).

* La corte del Tagiapiera était libre d’accès, encore, quand nous avons écrit cette série d’articles sur les cortes secrètes, en mai. Mais depuis, elle est fermée par une barrière dissuasive et un panneau indique son caractère privé et l’interdiction d’entrer.

Nous allons terminer cette première partie de la découverte des cortes et campielli secrets de Venise en compagnie de Stefano Gersich par cette vidéo, postée par Loredana Spadon et qui va vous remémorer quelques histoires que nous vous avons racontées, avant de finir cette promenade dans cette fameuse corte del Taglapiera…

Nous avons volontairement mis nos découvertes dans n’importe quel ordre, afin que les vautours pilleurs de trésors vénitiens ne profitent pas de nos découvertes vénitiennes pour aller y voler des photos sans autorisation.

Ce n’est pas fini !

Notre découverte des cours secrètes de Venise va encore se prolonger, revenez bientôt …

Les vignes retrouvées de Venise

Mystère à San Michele

Mais que faisaient donc ces trois hommes, poussant un chariot, sur lequel était posé un précieux chargement, dans le cloître de San Michele in Isola, l’île cimetière de Venise?

C’était la question que nous avions posée à nos lectrices et lecteurs, dans notre article : Mystère à San Michele…

Voilà donc ce que ces hommes ont fait, quelques minutes plus tard, dans le secret du cloître derrière une porte que nous garderons secrète :

Les vignes retrouvées

Après avoir découvert leur trésor, il ont versé les grappes dans des cuves avant de les fouler, à l’ancienne, aux pieds.

Les vignes retrouvées

Mais revenons quelques heures plus tôt, à 9:30 heures du matin, très exactement, ce dimanche 22 septembre. Il s’agissait de récolter les deux quintaux de raisin blanc des vignes de San Michele. Cette récolte clôturait un mois de vendanges dans des vignes réparties un peu partout dans Venise.

Les vignes retrouvées de Venise

Les vignes retrouvées de Venise

Les vignes retrouvées de Venise

Les vignes retrouvées de Venise

C’est le fruit d’un travail de plusieurs années pour restaurer et valoriser de nouveau d’anciennes vignes, réparties dans de nombreux jardins de Venise, parfois minuscule. Une récolte qui s’est faite à parfaite maturité, un peu de raisin, ici et là, patiemment. Ces récoltes sont le cadeau de la nature, la récompense de tous les efforts.

Tout a commencé par un travail, en famille, pour remettre les vignes en état de produire à nouveau et d’assurer des récoltes.

Avant, il a fallu repérer les vignes dans Venise, par dessus les murs, et aussi, parfois, convaincre les propriétaires.

Les vignes retrouvées de Venise

Puis il a été nécessaire de remettre en état, de replanter les piquets et reconstruire les tonnelles, tirer des centaines de mètres de fils de fer, attacher, tailler, surveiller… de nombreux dimanches où les familles entières prenaient du temps pour "la vigne de Venise", en famille et dans la bonne humeur.

Les vignes retrouvées de Venise

Les vignes retrouvées de Venise

Les vignes retrouvées de Venise

Les vignes retrouvées de Venise

Les vignes retrouvées de Venise

Ces dures journées de labeur étant, toujours, des fabuleux moment de partage autour de repas apportés, un peu par chacun et partagés en toutes et tous.

Les vignes retrouvées de Venise

Les vignes retrouvées de Venise permettent ainsi à ce petit groupe d’amoureux de la nature, des jardins, de l’histoire et des traditions de Venise, de se retrouver dans des lieux admirables, secrets, pour y partager une passion commune…

Merci à Flavio Franceschet, Cesare Benelli, GianAntonio Posocco, Vania Arieccoci, Giacarlo Q.  ; Gianni D. ; Michela S. ; Gigi M. ; Sergio T. et toutes et tous les autres…

… nous vous en reparlerons !

Les vignes retrouvées de Venise

Isola in Rete… l’édition 2013 fut un gros succès

L’édition Isola in Rete 2013, que nous vous avions annoncé, à été un réel succès avec une participation importante. La fête de la lagune nord, avec en ligne de mire, le projet du Parc Naturel a été plébiscité par celles et ceux qui vivent ou travaillent dans la lagune de Venise, et qui ont ainsi montré leur vif intérêt pour leur patrimoine, historique, architectural, naturel, et social.

Isola in Rete 2013

Des vaporetti spéciaux, transportaient les visiteurs dans toute la lagune nord, puis, chacun pouvait établir son programme d’activités proposées :

… à pied…

Isola in Rete 2013

… en vélo…

Isola in Rete 2013

… en canoés…

Isola in Rete 2013

… dans diverses embarcations, traditionnelles…

Isola in Rete 2013

… ou écologiques…

Isola in Rete 2013

… à la découverte du patrimoine naturel…

Isola in Rete 2013

… de la flore de la lagune…

Isola in Rete 2013

… de sa faune…

Isola in Rete 2013

… des activités de pêche diverses…

Isola in Rete 2013

… de sa gastronomie…

Isola in Rete 2013

… de ses productions agricoles…

Isola in Rete 2013

… et viticoles…

Isola in Rete 2013

… des monuments et de son architecture remarquable…

Isola in Rete 2013

Nous avons constaté que beaucoup de vénitiens méconnaissent leur patrimoine et leur histoire, d’où leur intérêt particulier pour cette fête.

Nous avons également eu la surprise de constater que notre blog est très populaire dans la lagune. Nous savions, grâce aux statistiques, que les italiens représentent 20% de nos lecteurs, mais nous étions loin de nous douter que autant de lectrices et lecteurs assidus étaient originaires de Venise même. Cela nous a valu de nombreuses rencontres, et Olga a immortalisé quelques rencontres avec des membres du Fan’s Klol, le Fan’s club de Klod et Olia.

Isola in Rete 2013

Nous avions organisé notre programme ainsi : visite de Mazzorbo et de l’église Santa Caterina, visite de l’église de Sant’ Erasmo et de certaines parties de la grande île, visite guidée de La Certosa, visite de San Giacomo in Palude, balade en bragozzo autour du marais de la Rose (Palude de la Rosa), balade en bateau hybride sur les traces de la Venise antique, avec un archéologue, un naturaliste et un pêcheur… un programme un peu chargé, mais quand on aime…

L'église Santa Caterina de Mazzorbo

Isola in Rete 2013

Isola in Rete 2013

Isola in Rete 2013

Isola in Rete 2013

Isola in Rete 2013Nous avons découvert une barque du XVème siècle

Isola in Rete 2013

Isola in Rete 2013

Isola in Rete 2013

Isola in Rete 2013

Nous avons terminé ces deux journées très denses, exténués, mais heureux de nouvelles découvertes, de riches expériences et de rencontres inattendues.

Isola in Rete 2013

Nous avons ramené beaucoup de matière pour écrire de nombreux articles… à suivre donc !

Merci à toutes celles…

… et tout ceux…

qui ont contribué au succès d’Isola in Rete 2013 !

Et, à l’année prochaine !

Isola in Rete 2013

Bilancia (les balances)

Continuons notre découverte des techniques de pêches dans la lagune de Venise avec notre professeur Gigio Zanon auteur de nombreux libres sur la lagune de Venise et l’histoire de la navigation.

La pêche à la balance est aussi une technique ancestrale toujours utilisée de nos jours et dont il existe plusieurs variantes.

l’Altaleva ou Bilancione.

On peut voir ces Hauts Filets ou Grandes Balances sur les digues brise-lames, dans certains points de la lagune, ou à l’embouchure des fleuves, toujours dans des eaux de catégorie B.

L’outil est généralement formé par un filet quadrangulaire fixé aux quatre coins, par l’intermédiaire de câbles et de poulies, à des structures de support (poteaux métalliques ou de bois) qui permettent la manœuvre.

Bilancione

Le filet est immergé, de sorte à ce qu’il touche le fond. Puis il est relevé, et le poisson, pris et entrainé vers le centre. Une fois le filet relevé, le pêcheur va positionner une barque sous le filet, puis il détache la corde qui ferme la chaussette en son centre. L’usage d’éclairage est autorisé pendant la phase de récolte du poisson dans la barque, par contre, c’est un délit si la lumière est utilisée pour attirer les proies.

La Balance à main (Bilancia a mano), ou à poulie, beaucoup plus petite que le bilancione, est actionnée depuis une barque. Il se compose d’un filet fixé à un cadre métallique, attaché à une longue gaffe qui sert à le relever.

Bilancia

Ce filet horizontal sert à capturer la friture ou les appâts.

La plus petite des balances est appelée dans la lagune Bilancino.

Similaire à la balance à main, elle se manœuvre depuis la rive, manuellement, à l’aide d’une perche de 8 à 9 mètres de long (autrefois en bois, aujourd’hui en fibre de carbone).

Le plus souvent, un appât est mis dans le filet avant de l’immerger. cette pêche se pratique le long des rivières, des petits canaux, mais aussi, parfois dans les eaux de la lagune. Le filet de doit pas dépasser 1,50 mètre, et son maillage ne jamais être inférieur à 20 millimètres.

Cette pêche est interdite du 1er mai au 30 juin.

Bilancino

Enfin, dans le même genre de technique de pêche on utilise l’épervier, appelé à Venise : Rezzaglio.

Toutefois, peu de pêcheurs, de nos jours, ont la capacité technique de l’utiliser, et de plus, il est fort règlementé et même totalement interdit dans la Laguna de Caorle et le bassin de Lama del Morto.

Rezzaglio

Merci à Gigio Zanon pour son cours magistral sur les techniques de pêches dans la lagune, nous espérons bientôt commencer les travaux pratiques en sa compagnie.

La mezzaluna

Avec la complicité de quelques amis vénitiens, découvrons quelques traditions de la lagune.

Pour commencer, quelques techniques de pêches traditionnelles (de professionnels).

La mezzaluna (croissant de lune) ou cogoletti da velma, est un filet maillant, avec des ailes et trois réceptacles utilisé par les pêcheurs vénitiens dans la lagune.

La bouche ou ouverture, forme un carré de 35 cm dilaté ; la "bertovello" a une longueur d’environ 1,50 m. Les ailes sont de 1,40 m de long , 35 cm de haut et ont un treillis 12 millimètres. ces filets sont toujours laissés dans l’eau et la sorte de nasse est maintenue en position grâce à deux piquets de bois qui ont aussi pour rôle de toujours tenir la bouche bien ouverte, deux piquets à l’extrémité des ailes, et un piquet à la fin de la "cogolaria" permet de garder l’ensemble du réseau tendu et récupérer la capture.

Mezzaluna

Les croissants sont utilisés comme tous les filets maillant et sont mises en place le long des berges des canaux lagunaires riches en végétation en particulier à partir de la mi-Mars à mi-Juin et la mi-Septembre à la mi-Décembre.

Ce filet appartient à la grande famille du type "Bertovello" qui prends des noms différents en fonction du territoire ou du type de proies que l’on cherche à capturer.

Une fois placé dans l’eau, le bertovello peut y rester pendant une saison de pêche, avec un contrôle tous les deux jours.

Bertovello

Pour récupérer le poisson du filet, le pêcheur soulève le piquet auquel le bertovello est lié à la fin (le dernier "enca") et le dépose dans le bateau.
Il ne reste plus qu’à ouvrir la trappe supérieure ("vetta") et verser le poisson dans un récipient. Les pêcheurs sont tenus de signaler la position de leurs filets et nasses par des marqueurs spéciaux et d’en déclarer les positions.

Le cogoletti de buranei (des pêcheurs de Burano) est un filets maillant, sans ailes et à deux pièges. Ils a une longueur totale d’environ 2,50 m et d’un diamètre d’environ 15 cm. La bouche, ou ouverture, forme un carré dilaté de 35 cm.

Cogoletti

Les cogoleti de buranei sont reliés les uns aux autres en une sorte de réseau nommé "paneselli" chaque filet étant maintenu verticalement par trois piquets. Chaque ouverture de cogoletto est toujours dirigé vers celle d’un autre. Cette technique est employée de Mars à Juin, dans des zones avec beaucoup d’algues.

Le terme "reoni" désigne de grands bertovelli que les pêcheurs déposent au fond des grands canaux lagunaires à l’aide de poteaux et d’ancrages (ancres et "corps morts"). Se sont des réseaux passifs qui profitent de la marée pour attraper des poissons et céphalopodes au cours de leur mouvement dans le flux du courant.

Reon

Le reon utilisé pour pêcher la seiche dans la lagune de Venise, présente quelques différences selon le lieu. Ils sont beaucoup utilisés vers le Carême pour attraper les seiches, surtout les adultes. Les réseaux sont mis en place chaque jour, lorsque le flux de la marée commence à entrer dans la lagune et relevés au bout de 6 heures, avant le début du reflux. Le réseau a une bouche d’environ 6 m de largeur 4 m de hauteur.

Merci à Gigio Zanon pour son cours magistral sur les techniques de pêches dans la lagune, nous espérons bientôt commencer les travaux pratiques en sa compagnie.

Previous Older Entries

Tous les articles des derniers mois…

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Joignez-vous à 467 followers