Dans un palazzo du XVIIIe siècle.

Nous vous emmenons aujourd’hui à l’intérieur, habité et privé, d’un palazzo vénitien très connu. C’est pourquoi nous ne vous montrerons pas sa façade sur l’eau, mais seulement sa porte di terra.

Disons simplement, qu’il est dans la paroisse des Carmini.

Vous êtez probablement nombreuses et nombreux à avoir eu, un jour ou l’autre, l’envie de pénétrer derrière cette porte. Cette envie, nous la réalisons donc pour vous !

Et comme souvent à Venise, après une première porte, il y en a encore une seconde…

Nous voilà dans la place…

L’appartement, n’est pas disposé selon le plan traditionnel à Venise (un portego autour duquel s’articulent quatre pièces au moins). Ici, nous pénétrons dans un petit vestibule qui donne sur la salla pranzo et, à la suite, deux salons avec fenêtres sur le canal.

Admiré dans le détail, l’endroit est fabuleux, du sol (un magnifique terazzo aux motifs animaliers) aux plafonds moulurés et peints…

Nous remercions sincèrement toutes les personnes qui, à Venise, ont œuvré pour que ces portes nous soient ouvertes, et nous remercions plus chaleureusement les propriétaires qui nous ont autorisé à publier nos photos.

La véritable histoire du Pont du Diable

Le Pont du Diable, à Torcello

Un jour, nous étions partis en balade sur l’isola de Torcello, avec Olga et notre amie Svetlana. Alors que Klod faisais le pitre sur le Ponte del Diavolo, un chat indigène s’approcha de nous et, à notre grande surprise, nous demanda si nous connaissions "La véritable histoire du Pont du Diable" …

Voici, mot pour mot, l’histoire qu’il nous a contée :

Il n’y avait autrefois aucun pont qui enjambait le canale de Torcello, comme aujourd’hui, et il fallait aller jusqu’à la cathédrale, puis revenir sur l’autre rive pour se rendre dans le quartier opposé du canal.

D’ailleurs, en ce temps là, le canal s’appelait Rio di Borgogno, à cause des bourguignons qui exploitaient le gaz de la lagune. Plus loin, il était prolongé par le Rio della Piazza qui contournait la piazza de Tor Zelo. Sur la droite, partait le Rio di S. Zuane, menant au monastère homonyme, où il se jettait dans le Rio Cavata da Dietro il Domo qui passait juste derrière la cathédrale où il se jetait dans le Canale de Torzelo longeant la palude della Rosa.

Carte du XVIIe siècle Torcello où vous avez marqué l'abbaye de Saint-Thomas des Bourguignons.

Donc, au XIIIème siècle, on décida de construire un pont sur le rio, pour relier deux quartiers où les marchands et les palais étaient nombreux.

Les fondations furent facilement réalisées, mais impossible de construire un tablier qui puisse résister plus d’un mois. Deux siècle plus tard, le pont était toujours en construction…

L’architecte a qui on avait confié cette délicate mission au XVème siècle n’eût pas plus de succès que ses précédents collègues. Il venait à peine de terminer son ouvrage, que, quelques jours plus tard, le pont s’écroula.

Venu constater les dégâts, il marmonna, entre ses dents, "Vendrais-je mon âme au diable, pour concevoir un pont indestructible…" à peine ces mots étaient-ils prononcé, qu’il aperçu, au milieu du rio, sur les pierres entassées par l’éboulement du pont, un viel homme entouré de six chats.

"Je connais le secret pour construire ici un pont qui défie le temps...", lui dit le vieillard, "... mais, pour que je t’en donne le secret, tu devras signer un pacte avec moi."  .

Tout juste si l’architecte eût le temps, d’un battement de cils, de faire entendre qu’il serait, peut-être, d’accord. Un des chats sauta sur la berge, muni d’un papier, et, d’un vif coup de patte griffa le bras de l’architecte. Il trempa une plume dans la goutte de sang qui perlait, et intima l’ordre de signer le pacte.  "En échange de mon aide pour la construction de ce pont indestructible, je prendrai la première âme qui passera sur le pont" ricana le diable avant de disparaître avec ses six chats.

Jamais, dans la lagune de Venise, un pont fut construit aussi rapidement, une merveille de finesse et d’élégance, dont encore aujourd’hui, quand on le regarde, on se demande comment il peut bien tenir si ce n’était œuvre diabolique.

Le pont achevé, l’architecte en fit barrer l’accès. Le jour où il devait être inauguré, il chercha un moyen de duper le diable. Avec un batelier il partit dans une ferme chercher une brebis.

De retour près du pont, ils étaient occupés, avec le batelier à débarquer l’animal, quand surgit la femme du marin. Bousculant les barrières, elle accourut sur le pont pour crier à son mari que leur enfant allait naître, qu’il fallait se presser…

On se pressa bien, mais l’enfant était mort-né, le diable avait pris son âme, conformément au pacte.

Parfois, certains soirs, surtout quand souffle la sinistre bora, le vent glacial venu des montagnes, on entends un nourrisson qui pleure près du pont. Écoutez bien, même les chats vous le diront.

Le Pont du Diable à Torcello

Vers l’embouchure de l’Osellino

Hier, nous avons partagé les articles et les photos de Marta Artico qui nous faisait découvrir sa vision de l’Osellino, dans le quotidien La Nuova di Venezia.

Aujourd’hui, c’est notre propre expérience que nous allons partager avec vous…

Naviguer dans la lagune, quand on n’en est pas natif et qu’on ne parcours pas ces eaux depuis sa plus tendre enfance demande une grande attention et de la préparation.  Sur la vue aérienne que nous avons trouvé sur Internet, nous pouvez deviner une des clefs du problème : dans la lagune, le chemin le plus court n’est surtout pas la ligne droite.

En effet, il faut jongler avec les profondeurs d’eau et apprendre à lire les cartes. Surtout que, là où nous vous emmenons, les palines qui bordent les chenaux ne sont pas forcément très régulièrement espacées…

La croisière que nous vous proposons suit donc cet itinéraire (en jaune sur la photo ci-dessous).

Nous avons emprunté le canale Scomenzera S. Giacomo (celui qu’emprunte le vaporetto qui va à Burano). C’est une partie de la navigation où il y a toujours beaucoup de trafic et où la prudence est la règle, mais surtout à cause des autres… Au loin on devine l’aéroport.

Nous passons devant les îles abandonnées de S. Giacomo in Palude et la Madona del Monte, puis nous passons devant Mazzorbo, au large de Burano avant de nous diriger vers la gauche, Torcello étant alors à notre droite.

Nous nous engageons alors dans le canale dei Borgognoni, du nom des moines bourguignons qui exploitaient ici le méthane, produit naturellement par les fermentation des déchets dans la vase. Nous quittons désormais tout lieu connu par les touristes, et approchons d’une nature sauvage et sauvegardée. Nous croisons un couple de cygnes, paisibles qui ne bougent pas à notre approche. Il faut dire que nous allons à marche très ralentie, et que l’on n’entends même pas le moteur.

Nous croisons beaucoup d’oiseaux qui ne sont pas encore couchés en cette fin d’après-midi. La couleur des photos est un peu trompeuse, car en fait nous ne sommes pas encore vraiment au coucher du soleil, mais plus d’une heure avant, même si la lumière a déjà bien baissé.

Vous comprenez combien il faut être attentif quand on navigue dans les parages. A quelques mètres de nous, ce qui semble être une vaste étendue d’eau n’est que terre recouverte de quelques centimètres, où les échassiers, nombreux, cherchent encore de menues bestioles.

Nous contournons la Punta Longa par le canale Dese, mais un filet de pêcheurs nous barre le passage. Nous attendons qu’ils aient fini et que le filet soit remonté (ce qui nous vaudra quelques poissons tout frais en cadeau). Nous avons le temps de quelques belles photos…

En approchant de la Punta Dese, nous distinguons quelque ferme qui semble abandonnée.

Au petit matin, nous constatons que nous ne sommes pas seuls au mouillage.

Promotion exemplaire

Pas très loin de Santa Maria dei Miracoli, c’est tout une maison qui a fait l’objet d’une opération de promotion immobilière qui nous a semblé assez réussie.  Le promoteur a acheté l’ensemble du bâtiment (ce qui est rare à Venise) et a ainsi pu mener son projet sur la battisse entière, du pianoterra jusqu’aux toits avec altane.

Certains, qui ne vivent pas à Venise, critiqueront l’aspect moderne des appartements. Les vénitiens ont pourtant, comme tout le monde, le droit d’avoir accès au confort moderne digne du XXIème siècle, même si c’est dans un écrin du XVIème siècle.

Quelques petites complicités nous ont permit de nous glisser dans la place et de visiter l’ensemble, depuis la cour au bord du canal jusqu’au dessus des toits. Comme vous pouvez le constater, au moment de notre visite, c’est encore en chantier…

On retrouve l’agencement typique des habitations vénitiennes avec une corte intérieure, avec son vera da pozzo à faire baver les vielles curieuses maniaques, un bel escalier extérieur, et les appartements qui se répartissent tout autour de la cour. On a également une jolie porte d’eau qui donne sur le rio de Santa Maria dei Miracoli. Bref, une fois passé e portail d’accès, la corte est déjà un délice.

Autour de la porte d’eau, les anciens magasins ont été transformé en logements (il nous semblait pourtant, qu’un décret municipal l’interdisait, puisqu’ils sont visiblement en zone d’aqua alta).

Il y a donc deux appartements au raz du canal :

Plusieurs appartements ont été redistribués sur les différents étages, parfois en duplex.

On nomme "attico" un logement au dessous des toits…

… et, ce qui est magique à Venise, c’est que de dessous les toits, on a vite fait de passer au dessus :

De ce que nous en savons, le prix demandé pour ces cinq appartement va de 150 M €uros pour le plus petit (24 m²) des studios de la porte d’eau, à plus de 1,190 M €uros pour le grand duplex de 180 m² avec altane. Mais avec un prix de départ élevé et des travaux à la hauteur du résultat, dans une ville où rien n’est simple, c’est hélas le prix (fort) à payer…

Grazie ai nostri soci che ha permesso questa visita !

Excursion en caorline dans la lagune

A l’occasion du Festival îles en fête (Festival Isole in rete) de nombreuses excursions et des visites guidées sont programmées  les 22 et 23 septembre. Nous aimons particulièrement cette sortie dans le secteur de la Palude della Rosa, pour y observer les oiseaux de la lagune dans un paysage extraordinaire en cette saison.

L’excursion de fera à bord d’une authentique caorlina de l’association Vogaepara et devrait durer environs deux heures.

Il faut réserver avant, et cela ne vous coûtera que 20 €uros par personne. Une occasion unique de voir dans une paix absolue un des lieux les plus magiques de la lagune en compagnie de vénitiens très amoureux de leur nature sauvage qu’il vous feront découvrir avec passion, en toute simplicité.

Isole in rete c’est l’occasion de nombreuses découvertes dans les îles de la lagune et de rencontres avec des passionnés. Allez voir le site et choisissez !

  • COSA: Escursione in caorlina tra le barene della laguna nord, la mattina presto a remi nella Palude della Rosa per osservare l’avifauna indisturbata
  • QUANDO: sabato 22 settembre ore 9.30
  • DOVE: Burano – Appuntamento nella sede dell’Associazione remiera Vogaepara
  • COME: 20 € a persona  min 14 max 15 persone su prenotazione
  • CHI: Associazione remiera Vogaepara  041 735018 oppure 346 4052038
  • QUANTO: durata 2h circa

Tous les articles des derniers mois…

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Joignez-vous à 327 followers