Un peintre russe à Venise

Venise a de tout temps exercé une forte fascination sur les peintres du monde entier.

Le peintre ukrainien Yuri Popkov y a séjourné de 2002 à 2006…

About the artist

"…Live with love and follow the road picked for you from above". The message of this statement is at the base of my work. There was a moment when artist V.Popkov revealed to me the meaning of composition in a painting, its force and its tremendous possibilities for affecting the viewer; since then, for me genre painting has been the main form in painting. In painting there exist for me three qualities which are needed for producing a successful picture: its conception, composition, and an attractive color principle. But the main stimulus is love. Love for what you’re painting and for the process of painting".

Eugène Demakov dans le cycle de Venise

Венецианская роза (Venise Rose)
О, Венеция, сказочный город!
Ты для радости в мире живешь,
Всех одаришь Любовью, кто молод,
Всем влюбленным ты счастье даешь!

La magie de Venise exerce un pouvoir irrésistible sur les peintres, depuis la nuit de temps, ils sont venus, du monde entier, pour célébrer la fiancée de l’Adriatique.

Венецианский карнавал. Радуга (Carnaval vénitien – Pluie)
Подарите улыбку сеньора,
И достойно я Вас награжу -
Лунный свет зачерпну я из моря,
И к прекрасным ногам возложу.

Le peintre russe Eugène Demakov, né en 1968, n’y a pas échappé…

На площади Сан-Марко (Sur la piazza San Marco)
О,Венеция, сказочный город!
Ты для радости в мире живешь,
Всех одаришь Любовью, кто молод,
Всем влюбленным ты счастье даешь!
©к.ф Труфальдино из Бергамо

C’est un artiste issu d’une famille de médecins, qui, depuis des générations ont juré de servir la science pour en faire don à l’homme.

Mais lui, il a décidé de changer le cours de sa vie et d’échapper à la vocation ancienne de sa famille :  "Mes parents m’ont accordé une seule tentative d’aller à l’école d’art"…

На мосту (Sur le pont)
О, Венеция, город влюбленных!­­
Ты – подлунного мира венец!
Жарче тысячи Солнц раскаленных,
Здесь горение юных сердец.

Alors, il l’a fait, et est entré pour la première fois à l’école de Moscou 1905 en 1991. Et après l’école, ce jeune artiste à suivi des cours de peinture, sculpture et architecture  à l’Académie russe .

Carlo Dalla Zorza

Carlo Dalla Zorza (Venise, 1903, Venise, 1977) est l’un des représentants du courant post-impressionniste à Venise, avec comme sujet de prédilection, la lagune. Il a fait partie d’un petit groupe de peintre que l’on a nommé, à tord, l’école de Burano.

Torcello

Burano, en réalité, est lié à la période la plus heureuse de ce peintre. Dans les années 40, après une parcours silencieux dans le raffinement de son art, il produit des œuvres dont la fraîcheur, la lumière et le parfum vont faire de lui un véritable chef de file.

Asolo 1962

Peintre d’un naturel timide et introverti, avec une ironie typiquement goldonienne, il a toujours rechigné à exposer. C’est probablement une des raisons, malgré la haute estime dont il a toujours été entouré, pour laquelle il reste méconnu encore de nos jours.

Carlo Dalla Zorza

Comparé aux autres membres  de la “primavera” du Palazzo Carminati (Seibezzi, Da Venezia, Mori, etc.) Dalla Zorza se distingue par sa culture et son goût européen, ouverture intellectuelle rare parmi les peintres vénitiens de l’époque.

Murano

C’est un peintre du plein air, qui exalte la lumière avec fluidité et élégance. ses visions des jardins de Burnao, éclairés de mille feux colorés sont une jubilation pour les yeux, un rythme glorieux de la nature qu’il restitue avec souplesse, comme une musique de Vivaldi.

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Il peint sa lagune (Burano, l’estuaire, les collines Euganéennes, Asolo, la Riviera del Brenta) comme jamais auparavant.

Burano

Le Rendez-vous Suprême

Dès sa toute première édition en 1895, la Biennale de Venise a connu son premier grand scandale, causé par une peinture qui a déclenché de grandes interventions publiques et la curiosité croissante du public.

Voici la description de l’œuvre faite à l’époque par Romulus Bazzoni, un collaborateur depuis le début du légendaire secrétaire général Antonio Fradeletto : "… un cercueil d’où émerge le visage cadavérique d’un homme, raidi par la mort, tandis que cinq jeunes et fraîches femmes nues l’entourent dans des poses de désespoir et voluptueuses en même temps…".

C’est Giacomo Grosso, né à Cambiano le 23 mai 1860 et mort à Turin le 14 janvier 1938, qui, avec sa peinture Supremo convegno (Le Rendez-vous suprême) autour du mythe de la fin de Don Juan, qui représente l’intérieur d’une église où un groupe de femmes nues entoure un cercueil ouvert dans lequel on aperçoit la figure d’un homme (qui pourrait être Friedrich Nietzsche) provoque ce scandale.

Cette œuvre provoque la condamnation du patriarche de Venise, Giuseppe Sarto, le futur Pie X, qui interdit au clergé de visiter la Biennale. Il a violemment rejeté l’invitation du maire Riccardo Selvatico pour visiter l’exposition en ces termes "... la rumeur dit, en ville, que parmi les œuvres d’art qui sont exposées, il en est une qui offense la pudeur et je vous prie de faire en sorte qu’il ne soit pas permis de la montrer."

Le maire, craignant peut-être une excommunication , avait quant à lui demandé un avis sur la peinture à une personne de culture catholique, le prestigieux écrivain catholique moderniste Antonio Fogazzaro.

"La peinture de M. Grosso – écrit Fogazzaro dans son article – est si violente et effrayante, un lien étroit entre la luxure et de la mort, de sorte que le spectateur sne peut qu’horrifier la nudité si brutalement étalée. Mais il semble difficile de condamner cette Assemblée suprême au nom de la morale … et puis , cher Selvatico, nous dirons que la peinture ne porte pas outrage à la morale publique".

La polémique éveille l’intérêt du public qui se précipite à la biennale, laquelle a été surnommée depuis la "Biennale de Grosso".

Cette œuvre disparaîtra dans un incendie, soit à bord d’un navire qui la transportait pour une exposition itinérante aux États-Unis, soit dans une salle lors d’une halte dans une ville. Il y a peu de documents sur la destruction de cette œuvre, et certains y voient même la conséquence d’une intervention discrète d’agents du Vatican.

Giacomo Grosso, Supremo convegno

Marcel Dyf à Venise

Marcel Dreyfus, dit Marcel Dyf est né à Paris, le 7 octobre 1899 dans une famille d’industriels originaires d’Alsace.

Marcel Dyf

Après de solides études d’ingénieur des Arts et Métiers, lors d’un séjour au Maroc pour des travaux de construction portuaire, il est séduit par la lumière et les paysages et il décide de devenir artiste-peintre.

Pendant la seconde guerre mondiale, il entre en résistance dans les maquis, puis la guerre terminée se partage entre son atelier de Paris et le Midi. A Cannes, en 1954, il épouse Claudine. En 1959, il s’installe en région parisienne à Bois d’Arcy où il travaillera jusqu’à sa mort le 15 septembre 1985. (voir sa biographie écrite par Claudine Dyf)

Claudine dans le miroir

De sa peinture, qui comporte beaucoup de paysages marins, émane une impression de paix, et une grande légèreté de l’air qu’il a traité avec de grandes transparences qui nous invitent dans un décors encore sans pollution.

Voir le site de Claudine Dyf

Avec Claudine, ils ont effectués plusieurs séjours à Venise entre 1957 et 1977, toujours durant les mois d’hiver.

San Gabrielli  1957

Des séjours dont il nous reste de nombreux souvenirs de ce peintre de l’eau, de l’air et de la lumière, qui ne pouvait que tomber sous le charme intemporel de la lagune. Il a restitué des instantanés de la ville que nous aimons, où chacun-e peut retrouver, facilement, ses propres impressions.

La Palais des Doges à Venise

Eglise Saint Georges à Venise

Hôtel Monaco à Venise

Quai de la Giudecca à Venise

Nous remercions chaleureusement madame Claudine Dif pour l’aide qu’elle nous a apporté, en toute simplicité et avec beaucoup de gentillesse, et pour son partage de quelques photos de famille inédites.

Venise 019

Franz Richard Unterberger

Fils d’un marchand d’art d’Innsbruck, Franz Richard Unterberger est né le 15 Août 1838. Il faisait partie d’une fratrie de onze enfants.

Franz Richard UnterbergerIl a commencé ses études en 1853 à l’Académie de Munich, aux côtés de Julius Lange et Albert Zimmerman. En 1860, Franz poursuit ses études à Düsseldorf, qui était l’académie de prédilection pour les peintres scandinaves.

Vers la fin des années 1860, il s’installe en France, et, de là, voyage beaucoup en Italie, dans le sud, à Naples, et bien sûr, à Venise, où il retrouve les autres peintres autrichiens Antonietta Brandeis (1849 -1920), Karl Kaufmann (1843-1905) et Eugene de Blaas (1843-1931).

Vue de Venise

Franz Unterberger était un peintre de style romantique des architectures, des scènes de l’eau et des paysages, son style romantique de peinture atmosphérique est toujours très populaire. Ses œuvres sont actuellement affichés dans certains des musées les plus importants en Europe et en Amérique, tandis que d’autres, la plus grande partie de celles que nous vous présentons, appartiennent à des collectionneurs privés.

Dans les années 1890, la plupart de ses peintures tournait autour de Venise et des scènes sud de l’Italie. Franz Richard Unterberger est décédé le 25 mai 1902 à Neuilly-sur-Seine.

Schiavoni (signé Schiavoni-Venidig, F R Unterberger – Bruxelles)

Canal Grande

Rio Santa Barnaba

Vue de Venise, Rio S. Marina

Canale della Giudecca

Vue de la place San Marco

Vue de Venise

Rio S. Geronimo

Vue de Venise

Riva de Schiavoni

Antonietta Brandeis

Antonietta Brandeis est née en 1849 à Myslkovice, village de Bohême méridionale dans l’actuelle république Tchèque. Elle suit les cours de Karel Javurek (1815–1909) à l’école des Beaux-Arts de Prague, puis s’installe à Venise où elle intègre l’académie des Beaux-Arts dirigée par Michelangelo Grigoletti (1801-1870).

A Venise, elle côtoie les peintres autrichiens Franz Richard Unterberger (1838-1902), Karl Kaufmann (1843-1905) et Eugene de Blaas (1843-1931).

A l’époque, les artistes autrichiens sont encore nombreux à Venise. En 1787, le traité de Campo-Formio, mettant un terme à la République de Venise, fit de la Vénétie une province de l’empire austro-hongrois.
La Vénétie ne deviendra italienne qu’en 1866, soit près de cent ans plus tard et l’influence comme la présence autrichienne seront toujours sensibles à Venise dans la seconde moitié du XIX°ème siècle.

Antonietta Brandeis et nombre de ces peintres suivront les traces du vénitien Carlo Grubacs (1812-1870) et de ses fils Giovanni (1829-1919) et Marco (1839-1910), tous trois réputés pour la qualité de leurs "vedute".

Antonietta Brandeis est décédée à Venise en 1920.

Son nom reste attaché aux vues de Venise qui sont encore aujourd’hui très recherchées.

"Palazzo Cavalli Franchetti, Venice (800х606) - Antonietta Brandeis"

"The Palazzo D'oro On The Canal Grande In Venice (432х751) - Antonietta Brandeis"

"The Ca'd'oro, Venice (600х410) - Antonietta Brandeis"

"A Pair 'palazzo Ca D’oro, Venice' And 'a Venetian (1215х823) - Antonietta Brandeis"

The Dogana and San Giorgio, Venice

"Palazzo Falier, Venice (650х650) - Antonietta Brandeis"

"A View Of The Piazzetta And Santa Maria Della Salute, Venice (600х411) - Antonietta Brandeis"

"Scala D'oro, Venice (502х850) - Antonietta Brandeis"

"He Doge's Palace, Venice; And St.Marks, Venice. (512х735) - Antonietta Brandeis"

"The Piazza San Marco And The Doge's Palace, Venice (512х351) - Antonietta Brandeis"

"The Doge's Palace, Venice (600х414) - Antonietta Brandeis"

"The Doges Palace And Campanile Venice (2000х1076) - Antonietta Brandeis"

Raffaele Mainella (1856 – 1941)

Raffaele Mainella est né à Benevento le 31 Janvier 1856.

Alors qu’il était adolescent il est venu à Bassano del Grappa avec sa famille. Puis, il est entré à la Reale Accademia di Belle Arti di Venezia, où il acquit une culture traditionaliste. Mainella frappa ses professeurs immédiatement, car parmi tous les étudiants, il se singularisait auprès des plus prometteurs, démontrant rapidement une exceptionnelle perspicacité artistique et une précision unique dans l’exécution des travaux.

Il y rencontre Fanny Carlini, l’une des premières femmes inscrites à l’Académie, la fille du célèbre portraitiste Giulio Carlini .
En 1884, Fanny Carlini et Raffaele Mainella se marient, Giacomo Favretto est leur témoin, et toute la famille de l’Art vénitien est de la fête.

Il se consacre, au début de sa carrière, à la peinture à l’huile. Privilégie le paysage vénitien. La finesse de ses oeuvres, où il démontre une grande habileté, sont impressionnante de vie, l’âme, la vivacité, les mouvements de la vie vénitienne, qui lui valurent très vite une grande renommée.
Après quelque temps, il a décidé de se consacrer à l’aquarelle. Il est vite devenu l’un des plus populaire aquarelliste de l’Italie. Deux de ses tableaux,  La noce di Benevento et La regata popolare a Venezia ont été achetés par l’empereur de l’Allemagne .

Le critique français Le Rouz et le Conte de Montesquieu invitent Mainella à Paris, pour une exposition de ses aquarelles. En fait, il expose à 1901 à la Galerie Le Petit, une série d’aquarelles de Venise, l’Egypte et la Terre Sainte.

Sa rencontre avec Paris devient une étape importante dans sa carrière en tant qu’artiste. A Paris, il a décoré les palais, villas, jardins et monuments. Il a, également, décoré le palais de la baronne Ernesta Stern dans le Faubourg Saint-Honoré : la salle de réception comme une grande cathédrale gothique devenue si populaire dans le monde parisien. Pour Mme Stern il a conçu et décoré le  Palazzetto Stern dans le style gothique à Venise, sur le Grand Canal , et la Villa Torre Clementina au Cap Martin sur la Riviera française, où il a créé des éléments décoratifs de grande audace et d’originalité.

Pour Mme Douine-Heriot, propriétaire des grands magasins du Louvre, il s’occupe de l’abbaye de San Gregorio sur le Grand Canal à Venise, où, s’inspirant de l’architecture gothique de l’abbaye, il a créé une maison du XIVème vénitien dans les moindres détails du cloître au réfectoire.

La duchesse de Marquena, Lady Basil Zakarof, lui confie la création d’un parc dans son château de Balincourt dans le nord de la France: monuments, colonnades, fontaines, statues, tapis de fleurs. Le parc a été classé comme un second Versailles. Ses derniers travaux d’architecture et de décoration furent Villa Herriot à Venise, à la Giudecca (maintenant détenue par la municipalité de Venise).

Pendant les mois d’été Raffaele Mainella se retirait à Chioggia puis, plus tard, à Pellestrina, à l’hôtel Madeleine, où il a créé un studio où il a continué son travail d’aquarelliste. Peu à peu, il a perdu la vue les dernières années de sa vie. Il est décédé le 27 Avril 1941, au Lido de Venise.

Olga Vasilyeva (Васильева Ольга Александровна)

Olga Vasilyevna est née à Samara en 1978, et désormais, elle vit à Saint-Pétersbourg.

Olga Vasilyevna

De 1995 à 2000, elle a étudié à l’école d’art dans le département pédagogique de peinture.
De 2000 à 2006 elle est entré à l’Institut de Moscou de la Cinématographie Gerasimov (Московский Институт Кинематографии им. Герасимова). Elle a étudié au département d’art avec pour enseignants Nemensk et Tokarev (Неменского Б. М., Токарева В. А.) et dans l’atelier de l’artiste émérite de Russie, le professeur LJ Novi (Л.Ю. Нови).
Elle est membre de l’Union des artistes russes.

Васильева Ольга - Венеция

Васильева Ольга Александровна, родилась 10 декабря 1978 года в Самаре.

С 1995 по 2000 гг. обучалась в художественном училище на живописно-педагогическом отделении.
С 2000 по 2006 гг. поступила в Московский Институт Кинематографии им. Герасимова. Училась на художественном отделении у преподавателей пр. Неменского Б. М., Токарева В. А., в мастерской художника по костюму у заслуженного художника России, профессора Л.Ю. Нови. Институт закончила с отличием.

Участница многочисленных выставок:
2001 -"Молодые художники России" ЦДХ на Крымском Валу
2001 – Молодёжная выставка МОСХа на Кузнецком мосту
2004 – "Художники театра и кино", МОСХ
2005 – "Эстафета поколений" в Центре непрерывного художественного образования профессора Неменского Б.М
2007, 2008 – сезонные выставки в Союзе Художников СПб
2008, 2009 – молодежные выставки в Союзе Художников СПб
2009 – художники Санкт-Петербурга в Красноярске
2009 -"Осенняя" выставочный зал союза художников Санк-Петербурга
2010 – "Зоокультура" выставочный зал союза художников Санкт-Петрбурга
2010 – вручена благодарность от министра культуры Российской Федерации за успешную организацию и проведение российской экспозиции на ХII Архитектурной Биеннале в Венеции.
2011 – "Весенняя выставка" выставочный зал союза художников Санкт-Петербурга.
2012 – "Весна" и "Осень", сезонные выставки союза художников Санкт-Петербурга.
2012 – "Молодежная выставка" выставочный зал союза художников Санкт-Петербурга на Охте.
2012 – участие в международном пленэре Россия-Кипр "Зелёный шум".
2012 – юбилейная выставка "80 лет союзу художников Санкт-Петербурга".

Член союза художников России.

Urbis Venetiarum Prospectus Celebriores

Antonio Visentini, Arrivo del Bucintoro in Bacino il giorno dell'Ascensione, Venezia, Venezia, 1742, tav. XIV - inc. da un dipinto del Canaletto - part.

Fidèle ambassadrice de Venise, l’estampe a porté aux quatre coins de l’Europe des Lumières l’image scintillante de la Sérénissime.

Antonio Visentini, Veduta di Piazza San Marco, in: Urbis venetiarum prospectus celebriores, Venezia, Venezia, 1742, tav. XII - inc. da un dipinto del Canaletto - part.

Antonio Visentini, né à Venise le 21 novembre 1688, mort le 26 juin 1782 est un peintre, un architecte et graveur de l’école vénitienne, Doyen de l’Académie des beaux-arts, il est connu pour ses illustrations de livres et ses gravures. Comme graveur, il est fameux pour ses vedute tirées des peintures de Canaletto.

Areae Majoris San Marci Prospectus ad Templum San Geminiani

Nul autre médium que la gravure n’apparaît mieux à même de capturer et de diffuser l’essence d’une cité déjà touristique au XVIIIème siècle. Aux yeux du voyageur du Grand Tour, les gravures rapportées de Venise font office de cartes postales de luxe, souvenirs tout autant qu’œuvres d’art, planches dans lesquelles l’encre, habilement ménagée sur la blancheur du papier, célèbre avec bonheur la lumière vénitienne.

Piazza Santi Giovanni e Paolo

Antonio Visentini mena d’importantes études sur la basilique Saint-Marc publiées en 1726 ((Iconografia della Ducal Basilica dell’Evangelista Marco).

Il est aussi le créateur des vignettes des volumes de Francesco Guicciardini pour les vingt volumes Della Istoria d’Italia publiés en 1738-1739.

Le pont du Rialto

Il travailla à des œuvres communes avec Francesco Zuccarelli en 1746 (Paysage avec un arc de triomphe à George II, Capriccio avec une vue de la Burlington House de Londres)

Venise. Lodovico Furlanetto. c.1750. Quatre grandes gravures numérotées I - IV en chiffres romains sur des feuilles de papier vergé non coupées par Antonio Visentini après des peintures de Canaletto.

Source bibliographique :

Venezia nella felicità illuminata delle acqueforti di Antonio Visentini : con il catalogo ragionato delle incisioni "Urbis Venetiarum Prospectus Celebriores"

Le Canal Grande avec San Simeone Piccolo aet les Scalzi

Le Ponte Tre Archi dans les gravures et dans la peinture…

Le ponte dei Tre Archi est un des principaux ponts de Venise, avec le pont Guglie et après les quatre ponts sur le Grand Canal (Rialto, Scalzi, l’Académie et le Pont de la Constitution). Il est situé dans le quartier de Cannaregio.

Nous vous en avons déjà parlé il y a quelques temps…

Notre objectif, aujourd’hui est de vous dévoiler quelques peintures et gravures qui le représentent depuis des siècles, car ce pont à été source de bon nombre d’inspiration :

Le ponte tre Archi sans parapet, sur un dessins de Domenico Lovisa, Venezia Museo Correr

Ponte dei Tri Archi

Ponte dei Tri Archi

Ponte dei Tri Archi

Ponte dei Tri Archi

Ponte dei Tri Archi

Ponte dei Tri Archi

Ponte dei Tri Archi

Ponte dei Tri Archi

Ponte dei Tri Archi

Ponte dei Tri Archi

Ponte dei Tri Archi

Ponte dei Tri Archi

Ponte dei Tri Archi

Silvio Casagrande

Silvio Casagrande est né à Vérone en 1884. Il a donc reçu une éducation typique de la région vénète de l’époque, aux côtés d’autres artistes prometteurs, comme Guido Trentini, Zamboni, Felice Casorati, Ettore Beraldini, etc.

Dans sa première période, sa peinture est marquée par la sécession viennoise et par l’impressionnisme.

Ponte dei Tri Archi par Silvio Casagrande

Ce jeune peintre ne se contente pas de participer activement au monde des beaux-arts, mais fréquente également des hommes de lettres, comme Berto Barbacani et Giaccomo Muraro. Il suit avec attention tout se qui se passe dans le monde de l’art.

Parallèlement, il mène une carrière au sein d’une institution bancaire, ce qui l’amènera à quitter Vérone en 1922, et vivre dans diverses villes : Trento, Rovereto, Bergamo, Bolzano et Udine, pour finalement s’installer à Venise en 1934. Après avoir abandonné son travail à la banque, il vivra à Mestre, depuis 1965 jusqu’à sa mort.

Bambini al lago - Silvio Casagrande, 1925

Il rejette l’intransigeance idéologique de Mussolini, et, en dépit des pressions qu’il subit, rejette la carte fasciste. Un choix qui va contribuer à l’isolement de l’artiste et à son impopularité auprès du régime.

Le peintre continue sa voie, alors que ses contemporains parcourent de nouveaux itinéraires artistiques, qu’ils défrichent avec talent et créativité. Alors que le cubisme, le surréalisme apparaissent, il semble relégué dans un passéisme figuratif prudent et marginal. Mais sa représentation traditionnelle de la réalité n’est pas sans être empreinte d’un certain romantisme et d’une veine poétique.

Ce lyrisme atteint son apogée, grâce à l’influence de la lumière vénitienne, intense et chaleureuses dans les vues qui représentent les gondoles à la pescheria, le Rio dei Mendicanti, les églises de Cannaregio, S. Barnaba, S. Marco et le Bacino. Les Bragozzi in laguna, del 1924, montre une analyse minutieuse des détails, au premier plan le reflet des péniches dur l’eau, jusqu’aux arbres coupés qui donnent un fort sentiment de respiration vers le haut.

Il ne réapparaîtra à la lumière, seulement un an avant sa mort, en 1971, avec une exposition personnelle à Vérone qui connaîtra un vif succès.

Il est mort en 1972, à Mestre.

@ 1960

Les curieux noteront l’aspect avant-gardiste de sa signature : regardez bien, il signait avec l’arobase (une invention vénitienne).

Silvio Casagrande 1884-1972 - Antologica

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