Carlo Grubacs

Ce peintre vedutiste est né en Europe de l’Est en 1801, et il est mort, à Venise en 1870 où il vécut et travailla principalement, tant et si bien qu’il a été souvent considéré comme «vénitien».

Sa formation artistique, comme celle de nombreux autres peintres contemporains de son temps, n’est pas facile à documenter et il y a très peu d’informations sur son apprentissage.

Durant les premières décennies du XIXème siècle, Venise jouissait encore d’une position dominante culturelle en Italie et que le rôle a été renforcé après la rénovation complète de l’Académie promue par le comte Leopoldo Cicognara.

Carlo Grubacs intègre l’Accademia de Venise en 1818.

Après une étude attentive des "vedutisti" du dix-huitième, le grand siècle, en particulier Francesco Guardi, Grubacs a développé son propre style, avec un nouveau sens de la couleur et atteint une assurance totale qui lui ont permis de gagner l’estime de la critique et des collectionneurs de son époque.

L'entrée du Grand Canal

Santa Maria della Salute

Veduta du Palazzo Ducale

La Basilique San Marco

Riva degli Schiavoni

http://www.artscroll.ru/page.php?al=Carlo_Grubacs_hudozhnik

http://www.master-drawings.com/drawings_details.php?codice=84

Le petit peuple de Venise

Le peintre de genre Eugene de Blaas nous a laissé le témoignage, dans ses scènes de genre et ses portraits, de la vie à Venise à l’aube du XXème siècle. C’est toujours un plaisir de regarder ses œuvres, même si le critique d’art Luigi Chirtani en disait qu’elle "est belle, flatteuse, jolie, caressée, nettoyée, polie, comme une blanchisseuse dans un tableau de M. Blaas." .

Eugene de Blaas

Eugene de Blaas

Eugene de Blaas

Eugene de Blaas

Eugene de Blaas

Eugene de Blaas

Eugene de Blaas

Eugene de Blaas

Eugene de Blaas

Eugene de Blaas

Eugene de Blaas

Eugene de Blaas

Eugene de Blaas

Eugene de Blaas

Eugene de Blaas

Eugene de Blaas

Eugene de Blaas

Eugene de Blaas

Eugene de Blaas

Peintres vénitiens dans les collections de Silésie

En 2011 une belle exposition de peintres vénitiens à été présentée au Palais du Gouverneur de Moravie, à Brno.

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Les peintures d’origine italienne, conservés dans les musées de Moravie-Silésie et les collections du château, avaient jusqu’alors retenu que peu d’attention.

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Pour la plus grande partie, ces peintures proviennent de collections aristocratiques de familles ayant pour patronyme : Liechtenstein, Kaunitz, Widmann, Habsburg, Silva Tarouca ou Klein of Vízmberk.

01_Veronese, Losiny

Paris Bordone, Mrtvý Kristus oplakávaný anděly

03_Pellegrini, Jaroměřice

Nicoló Bambini, Jupiter, Juno a Io

05_Sustris, NG

06_Langetti, Náměšť

08_Ricci, MG

09_Ruschi, Ostrava

10_Veronese, Jaroměřice

Giovanni Antonio Canal, Canale Grande od kostela S. Maria della Carita k přístavu San Marco

Photos : archive of the Moravian Gallery in Brno

Ippolito Caffi

Ippolito Caffi, fils de Giacomo et de Maria Castellani, est né à Belluno le 16 octobre 1809, il est mort lors de la bataille navale de Lissa, le 20 juillet 1866.

Il étudia la peinture à Belluno avec le peintre Pietro Paoletti, puis Giovanni De Min, et enfin à l’Accademia de Venise.

Il travailla en particulier sur des sujets urbains, des paysages… sa carrière mouvementée l’a conduit à séjourner à Paris, Naples, Londres ainsi qu’en Espagne. Il revenait régulièrement à Rome ou à Venise. Il fit également un grand voyage en Grèce, puis en Orient, vers 1843, dont il a rapporté de nombreux dessins, dont beaucoup sont conservés de nos jours au Museo Correr.

Ippolito Caffi (Belluno, 16 ottobre 1809 – Lissa, 20 luglio 1866)

A Rome, il se distingua pour son traité sur la perspective, ainsi que par ses recherches sur l’archéologie romaine.

Il est essentiellement un paysagiste précis, dont les œuvres, claires, rigoureuses, et construites avec précision, sont prétextes, parfois, à des éclairages curieux, qui peuvent paraître artificiels, mais aussi à des délicatesses dignes de Corot. Il est dans la tradition des paysages urbains initiée par Canaletto.
Son travail sur le carnaval à Venise eu beaucoup de succès, il fut exposé à Paris en 1846.

Il participa activement aux batailles du Risorgimento, et c’est lors d’une de ces batailles qu’il trouva la mort, le 20 juillet 1866, lors de l’affrontement entre les Italiens et les Autrichiens, dans l’Adriatique, au large de l’île de Lissa ou Vis aujourd’hui en Croatie.

Ippolito Caffi (Belluno, 16 ottobre 1809 – Lissa, 20 luglio 1866)

Ippolito Caffi (Belluno, 16 ottobre 1809 – Lissa, 20 luglio 1866)

Ippolito Caffi (Belluno, 16 ottobre 1809 – Lissa, 20 luglio 1866)

Ippolito Caffi (Belluno, 16 ottobre 1809 – Lissa, 20 luglio 1866)

Ippolito Caffi (Belluno, 16 ottobre 1809 – Lissa, 20 luglio 1866)

Ippolito Caffi (Belluno, 16 ottobre 1809 – Lissa, 20 luglio 1866)

Ippolito Caffi (Belluno, 16 ottobre 1809 – Lissa, 20 luglio 1866)

Ippolito Caffi (Belluno, 16 ottobre 1809 – Lissa, 20 luglio 1866)

Ippolito Caffi (Belluno, 16 ottobre 1809 – Lissa, 20 luglio 1866)

Ippolito Caffi (Belluno, 16 ottobre 1809 – Lissa, 20 luglio 1866)

Toutefois, les peintures les plus populaires d’Ippolito Caffi sont probablement ses vedute de Venise sous la neige…

Ippolito Caffi (Belluno, 16 ottobre 1809 – Lissa, 20 luglio 1866)

Ippolito Caffi (Belluno, 16 ottobre 1809 – Lissa, 20 luglio 1866)

Ippolito Caffi (Belluno, 16 ottobre 1809 – Lissa, 20 luglio 1866)

Ippolito Caffi (Belluno, 16 ottobre 1809 – Lissa, 20 luglio 1866)

Eduard Schleich et le crépuscule de Venise

Eduard Schleich (dit : der Ältere) est un peintre bavarois né le 12 octobre 1812 à Haarbach.

Schleich étudie à partir de 1823 à l’académie des beaux-arts de Munich, mais on estime qu’il est sans talent et il la quitte. Il commence alors à peindre de lui-même des paysages, en s’inspirant de Christian Etzdorf, Christian Morgenstern et Carl Rottmann. Il étudie aussi la peinture flamande et les maîtres hollandais ont une influence déterminante pour la suite de sa carrière.

Schleich voyage en France, en Hollande et Italie et en Allemagne, mais ses premières œuvres ne représentent que des montagnes de Bavière. Il étend le sujet de ses toiles par la suite.

C’est en 1851 qu’il entreprend un voyage d’études à Paris avec ses amis Carl Ebert, Dietrich Langko et Carl Spitzweg, où il se laisse inspirer par les grands maîtres du Louvre.

Il mort le 8 janvier 1874 à Munich, et est est enterré dans l’ancien cimetière du Sud de cette ville.

Lors de son voyage en Italie, en 1861, il est passé par Venise, bien entendu, et nous en a laissé quelques rares témoignages.

Venise

Der ehemalige Palazzo Moro in Venedig, 1863

En 1863, il peint ce Palazzo Moro à Venise où Shakespeare situe la maison d’Otello sur le Campo del Carmine.

Mais c’est sans doute dans la restitution des ambiances crépusculaires que ce peintre paysagiste excelle. Il nous a laissé plusieurs Venedig bei Mondschein (en français Venise au clair de lune) dont ceux-ci :

Venedig bei Mondschein

Venedig bei Mondschein

Ce dernier tableau fait partie des collections, à Munich,  de la Bayerische Staatsgemäldesammlungen, Schack-Galerie. Pour votre plaisir, voici un agrandissement de la toile de 46,3 x 82,8 centimètres…

Venise au clair de lune

Le tapis de Lotto

La lecture des catalogues des ventes aux enchères de l’hôtel Drouot se révèle toujours fort instructive, et nous réserve parfois de bien belles surprises.

Par exemple, le plus beau lot de la vente du Cabinet V.A.E.P. Marie-Françoise Robert qui débutera à 15:00 heures dans la salle 7 est ce magnifique tapis de Lotto.

tapis de Lotto

Très rare et important tapis de Lotto, XVIème siècle, de l’Anatolie (Ouchak) Les tapis Lotto apparus pour la première fois dans les peintures du grand peintre vénitien Lorenzo Lotto… Ils sont souvent sur fond jaune ou rouge… La rareté de cette pièce par apport aux autres est bien sa grande taille (2x3m) et sa bordure très archaïque (Combat de dragon et phénix) sur un très joli bleu rappelant les ancêtres des Tapis Turcs et l’Asie central de la période d’art de sédjukide!

Il est a noter que cette pièce est parmi les plus anciens exemplaire des Tapis Lotto découverts dans le monde jusqu’à ce jour.

Voilà qui méritait bien une petite enquête !

Les tapis "Lotto" sont ainsi appelés, car ils sont représentés dans les tableaux du peintre italien Lorenzo Lotto (1480-1557). Ces tapis furent probablement produits dès la fin du XVème siècle. Beaucoup furent exportés vers l’Europe. Ils se caractérisent par leur fond rouge et leurs arabesques anguleuses complexes, généralement jaunes. Sur les bords, on retrouve généralement des frises pouvant porter des inscriptions. 

Quiconque a vu ou étudié ses œuvres ne peut douter que Lorenzo Lotto est l´un des peintres les plus fascinants de la Renaissance : Il passa son enfance et son adolescence à Venise où il fut formé. Élève de Giovanni Bellini selon Vasari, pour qui Lotto, "ayant imité un temps la manière de Bellini, s’attacha ensuite à celle de Giorgione", il est plus souvent présenté comme l’élève d’Alvise Vivarini, en considération de la sévère monumentalité de ses premières œuvres.

Mais, comme nul n’est prophète en son pays, il se heurte à la concurrence de Titien et à l’hostilité des patriciens de la Sérénissime. En 1548, Pierre l’Arétin lui envoie une lettre, teintée de son habituelle ironie, dans laquelle il vante la supériorité du Titien : " (…) être dépassé dans le métier de peindre ne peut se comparer au fait de ne point trouver son égal en matière de dévotion. Ainsi, le ciel vous récompensera d’une gloire qui dépasse la louange de ce monde".

Les tapis orientaux arrivent à Venise au début du XIVème siècle et apparaissent aussitôt dans les tableaux car ils sont à l’époque les produits les plus couteux, et il est bon, pour le prestige des commanditaires, d’affirmer leur luxe fruit de leur richesse, et pour la Sérénissime sa toute puissance.

Lorenzo Lotto a représenté de ces tapis d’Orient, fabriqués en Anatolie, dans la région d’Ouchack, dans, au moins, six de ses tableaux connus. C’est pourquoi, de nos jours ces magnifiques tapis portent le nom du peintre, même s’ils n’ont jamais connu Venise.

Le double portrait des époux par Lorenzo Lotto

Les Aumône de saint Antoine

Giovanni della Volta avec sa femme et ses enfants

Les caprices de Francesco Guardi

Pour Francesco Guardi les "caprices" étaient le point de jonction entre son métier de décorateur et sa carrière de peintre et correspondaient parfaitement à sa sensibilité.

Caprice avec un pont, des ruines et la lagune

Ce genre pictural lui permettait de satisfaire son goût pour l’exactitude topographique tout en laissant libre cours à son imagination.

 Caprice avec une arche en ruine

Cap1rice au sarcophage et ruines

Caprice aux ruines

Le "caprice avec des ruines sur le bord de la lagune" est un archétype des vues a capriccio de Guardi : dans un format souvent vertical, le peintre y figurait un arc en ruines recouvert de végétation qui encadrait une perspective d’une autre ruine au loin, où le regard se perd.

Caprice architectural avec une grande arche

Caprice avec un couple élégant près d'une arche

Caprice avec un temple en ruine

Les variations infinies sur ce thème suggèrent des paysages d’îles abandonnées, mais on reconnaît aussi des éléments architecturaux vénitiens de la Renaissance.

Caprice aux églises

Caprice avec des églises au bord de la lagune

La vision précise et minutieuse des lieux emblématiques de la Venise du XVIIIème siècle est caractéristique de l’art de la veduta, mais les artistes se consacrent également à la réalisation de poétiques caprices, qui sont autant de vues imaginaires de la ville…

Caprice avec des ruines et la lagune

Trop peu connue, cette part importante de la production des védutistes leur permet de laisser libre cours à une verve romanesque et créative.

caprice avec un arc en ruine

Un peintre russe à Venise

Venise a de tout temps exercé une forte fascination sur les peintres du monde entier.

Le peintre ukrainien Yuri Popkov y a séjourné de 2002 à 2006…

About the artist

"…Live with love and follow the road picked for you from above". The message of this statement is at the base of my work. There was a moment when artist V.Popkov revealed to me the meaning of composition in a painting, its force and its tremendous possibilities for affecting the viewer; since then, for me genre painting has been the main form in painting. In painting there exist for me three qualities which are needed for producing a successful picture: its conception, composition, and an attractive color principle. But the main stimulus is love. Love for what you’re painting and for the process of painting".

Eugène Demakov dans le cycle de Venise

Венецианская роза (Venise Rose)
О, Венеция, сказочный город!
Ты для радости в мире живешь,
Всех одаришь Любовью, кто молод,
Всем влюбленным ты счастье даешь!

La magie de Venise exerce un pouvoir irrésistible sur les peintres, depuis la nuit de temps, ils sont venus, du monde entier, pour célébrer la fiancée de l’Adriatique.

Венецианский карнавал. Радуга (Carnaval vénitien – Pluie)
Подарите улыбку сеньора,
И достойно я Вас награжу -
Лунный свет зачерпну я из моря,
И к прекрасным ногам возложу.

Le peintre russe Eugène Demakov, né en 1968, n’y a pas échappé…

На площади Сан-Марко (Sur la piazza San Marco)
О,Венеция, сказочный город!
Ты для радости в мире живешь,
Всех одаришь Любовью, кто молод,
Всем влюбленным ты счастье даешь!
©к.ф Труфальдино из Бергамо

C’est un artiste issu d’une famille de médecins, qui, depuis des générations ont juré de servir la science pour en faire don à l’homme.

Mais lui, il a décidé de changer le cours de sa vie et d’échapper à la vocation ancienne de sa famille :  "Mes parents m’ont accordé une seule tentative d’aller à l’école d’art"…

На мосту (Sur le pont)
О, Венеция, город влюбленных!­­
Ты – подлунного мира венец!
Жарче тысячи Солнц раскаленных,
Здесь горение юных сердец.

Alors, il l’a fait, et est entré pour la première fois à l’école de Moscou 1905 en 1991. Et après l’école, ce jeune artiste à suivi des cours de peinture, sculpture et architecture  à l’Académie russe .

Carlo Dalla Zorza

Carlo Dalla Zorza (Venise, 1903, Venise, 1977) est l’un des représentants du courant post-impressionniste à Venise, avec comme sujet de prédilection, la lagune. Il a fait partie d’un petit groupe de peintre que l’on a nommé, à tord, l’école de Burano.

Torcello

Burano, en réalité, est lié à la période la plus heureuse de ce peintre. Dans les années 40, après une parcours silencieux dans le raffinement de son art, il produit des œuvres dont la fraîcheur, la lumière et le parfum vont faire de lui un véritable chef de file.

Asolo 1962

Peintre d’un naturel timide et introverti, avec une ironie typiquement goldonienne, il a toujours rechigné à exposer. C’est probablement une des raisons, malgré la haute estime dont il a toujours été entouré, pour laquelle il reste méconnu encore de nos jours.

Carlo Dalla Zorza

Comparé aux autres membres  de la “primavera” du Palazzo Carminati (Seibezzi, Da Venezia, Mori, etc.) Dalla Zorza se distingue par sa culture et son goût européen, ouverture intellectuelle rare parmi les peintres vénitiens de l’époque.

Murano

C’est un peintre du plein air, qui exalte la lumière avec fluidité et élégance. ses visions des jardins de Burnao, éclairés de mille feux colorés sont une jubilation pour les yeux, un rythme glorieux de la nature qu’il restitue avec souplesse, comme une musique de Vivaldi.

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Il peint sa lagune (Burano, l’estuaire, les collines Euganéennes, Asolo, la Riviera del Brenta) comme jamais auparavant.

Burano

Le Rendez-vous Suprême

Dès sa toute première édition en 1895, la Biennale de Venise a connu son premier grand scandale, causé par une peinture qui a déclenché de grandes interventions publiques et la curiosité croissante du public.

Voici la description de l’œuvre faite à l’époque par Romulus Bazzoni, un collaborateur depuis le début du légendaire secrétaire général Antonio Fradeletto : "… un cercueil d’où émerge le visage cadavérique d’un homme, raidi par la mort, tandis que cinq jeunes et fraîches femmes nues l’entourent dans des poses de désespoir et voluptueuses en même temps…".

C’est Giacomo Grosso, né à Cambiano le 23 mai 1860 et mort à Turin le 14 janvier 1938, qui, avec sa peinture Supremo convegno (Le Rendez-vous suprême) autour du mythe de la fin de Don Juan, qui représente l’intérieur d’une église où un groupe de femmes nues entoure un cercueil ouvert dans lequel on aperçoit la figure d’un homme (qui pourrait être Friedrich Nietzsche) provoque ce scandale.

Cette œuvre provoque la condamnation du patriarche de Venise, Giuseppe Sarto, le futur Pie X, qui interdit au clergé de visiter la Biennale. Il a violemment rejeté l’invitation du maire Riccardo Selvatico pour visiter l’exposition en ces termes "... la rumeur dit, en ville, que parmi les œuvres d’art qui sont exposées, il en est une qui offense la pudeur et je vous prie de faire en sorte qu’il ne soit pas permis de la montrer."

Le maire, craignant peut-être une excommunication , avait quant à lui demandé un avis sur la peinture à une personne de culture catholique, le prestigieux écrivain catholique moderniste Antonio Fogazzaro.

"La peinture de M. Grosso – écrit Fogazzaro dans son article – est si violente et effrayante, un lien étroit entre la luxure et de la mort, de sorte que le spectateur sne peut qu’horrifier la nudité si brutalement étalée. Mais il semble difficile de condamner cette Assemblée suprême au nom de la morale … et puis , cher Selvatico, nous dirons que la peinture ne porte pas outrage à la morale publique".

La polémique éveille l’intérêt du public qui se précipite à la biennale, laquelle a été surnommée depuis la "Biennale de Grosso".

Cette œuvre disparaîtra dans un incendie, soit à bord d’un navire qui la transportait pour une exposition itinérante aux États-Unis, soit dans une salle lors d’une halte dans une ville. Il y a peu de documents sur la destruction de cette œuvre, et certains y voient même la conséquence d’une intervention discrète d’agents du Vatican.

Giacomo Grosso, Supremo convegno

Marcel Dyf à Venise

Marcel Dreyfus, dit Marcel Dyf est né à Paris, le 7 octobre 1899 dans une famille d’industriels originaires d’Alsace.

Marcel Dyf

Après de solides études d’ingénieur des Arts et Métiers, lors d’un séjour au Maroc pour des travaux de construction portuaire, il est séduit par la lumière et les paysages et il décide de devenir artiste-peintre.

Pendant la seconde guerre mondiale, il entre en résistance dans les maquis, puis la guerre terminée se partage entre son atelier de Paris et le Midi. A Cannes, en 1954, il épouse Claudine. En 1959, il s’installe en région parisienne à Bois d’Arcy où il travaillera jusqu’à sa mort le 15 septembre 1985. (voir sa biographie écrite par Claudine Dyf)

Claudine dans le miroir

De sa peinture, qui comporte beaucoup de paysages marins, émane une impression de paix, et une grande légèreté de l’air qu’il a traité avec de grandes transparences qui nous invitent dans un décors encore sans pollution.

Voir le site de Claudine Dyf

Avec Claudine, ils ont effectués plusieurs séjours à Venise entre 1957 et 1977, toujours durant les mois d’hiver.

San Gabrielli  1957

Des séjours dont il nous reste de nombreux souvenirs de ce peintre de l’eau, de l’air et de la lumière, qui ne pouvait que tomber sous le charme intemporel de la lagune. Il a restitué des instantanés de la ville que nous aimons, où chacun-e peut retrouver, facilement, ses propres impressions.

La Palais des Doges à Venise

Eglise Saint Georges à Venise

Hôtel Monaco à Venise

Quai de la Giudecca à Venise

Nous remercions chaleureusement madame Claudine Dif pour l’aide qu’elle nous a apporté, en toute simplicité et avec beaucoup de gentillesse, et pour son partage de quelques photos de famille inédites.

Venise 019

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