Antonio Sandi

Antonio Sandi est né à Puos d’Alpago, près de Belluno, le 9 octobre 1733 ; il y est mort le 14 septembre 1817.

Après des études à Belluno avec Antonio Baratti et Pietro Monaco, il s’installe à Venise, où il a passé la plus grande partie de sa vie.

Il a réalisé un grand nombre de gravures et estampes, et notamment la grande carte de La Veneta Laguna antica e moderna (464 x 621 mm), d’après un dessin de Alvise Grandis, publié par Teodoro Viero en 1799.

La Veneta Laguna antica e moderna, novamenta delineata e distinta nelle sue Isole, Valli, e Canali, quali si trovano al presente

Il a également gravé des portraits, des scènes sacrées et mythologiques et illustrations de livres. Ses œuvres les plus importantes sont les Ventiquattro prospettive di isole della Laguna di Venezia et quatre grands Porti di mare, tous issus de dessins de Francesco Tironi (d c. 1800) et publiés par Ludovico Furlanetto après 1779.

De plus  il a gravé des vues de Venise d’après Francesco Guardi, Canaletto et Giambattista Moretti , huit plaques d’une série de vues de Padoue, le Teatro prospettico, après Belluco, et les XXIV costumi veneti d’après Francesco Novelli (1764-1836).

Ponte di Rialto

Porte dell'Arsenale

Torre dell' Orologio

Emma Ciardi

Cette fille de l’art a vécu dès son plus jeune âge dans le monde de la peinture. Son père, Guglielmo Ciardi et son frère Beppe Ciardi son également des peintres, membres de cette école dite "Scuola veneziana del vero", fondée par Giacomo Favretto, qui en 1894 obtint la chaire de "Vedute di paese e di mare" à l’Academia di Belli Arte di Venezia.

Emma Ciardi

Emma Ciardi est née à Venise le 13 janvier 1879, et c’est une fille de son temps, qui vit activement la transition entre les XIX et XXème siècles.

Elle choisit de continuer le courant de la tradition de la peinture de paysages, les vedutes qui ont déjà pour maîtres Carlevarijs ou Canaletto, mais elle le fera avec un style impressionniste, personnel et unique.

Emma Ciardi

Elle voyage beaucoup, parle anglais et français, mais porte par le monde son parler en dialecte vénitien, ambassadeur d’une culture qu’elle porte aussi bien à Monaco, Munich, Paris, Buenos-Aires ou Chicago…

Elle sera présente à la Biennale de Venise de 1903 à 1932 sauf pour l’édition de 1926.

Les collectionneurs de toute l’Europe et des Amériques achètent ses œuvres, car "elle est la plus personnelle des peintres les plus intéressants".

Emma Ciardi

Elle est une véritable star de son époque, et même D’Annunzio, de passage à Venise et venu lui rendre visite dans son atelier ne saura la distraire de son travail. En 1909, Ugo Ojetti, dans le Corriere delle Serra, écrit à son sujet "... femme de peu de mots et beaucoup de travail..." voilà qui, en une formule, résume le caractère de cette femme qui fait de son art une entreprise multinationale.

Emma Ciardi est morte à Venise le 16 novembre 1933, elle est inhumée au cimetière San Michele à Venise.

Tombe d'Emma Ciardi

Bibliographie :

  • M. Zerbi, M. Esposito (a cura di), Emma Ciardi pittrice veneziana tra Ottocento e Novecento, Tra ombra e sole, catalogo mostra, Mirano (Ve) Barchessa di Villa Morosini, 12 aprile-22 giugno, Treviso 2003
  • M. Zerbi, S. Broggi, Emma Ciardi una pittrice veneziana a Londra, catalogo mostra, Milano, Galleria Old English Furniture Antique, aprile, Milano 2004
  • M. Zerbi, Emma Ciardi, Poker d’Arte n. 4, Mirano 2004
  • M. Zerbi, Emma Ciardi, Allemandi, 2009

 Venise depuis la lagune

Le Grand Canal

Diaphanous Day 1924 by Emma Ciardi 1879-1933

Rio di San Giovanni e Paolo à Venezia

Venise dorée

Campo de l'Abbazia

Symphonie en bleu

Le rendez-vous

Frederico Paul Nerly, dit le Jeune

Federico Paul Nerly dit le jeune, fils de Friedrich von Nerly l’Ancien (1807 – 1878) et d’Agathe Alginovich (1810 – 1890) est né à Venise le 24 octobre 1842.

Sa mère était la fille adoptive du marquis Maruzzi, ministre de Russie à Venise.

Très jeune, il montra des dispositions pour la peinture de paysages.

Voile à Venise

Il travailla d’abord avec son père qui était également paysagiste, puis sous la direction de Eugene von Blaas ainsi que Federico Moja et Pompeo Molmenti.

Federico Paul Nerly a travaillé jusqu’en 1915 à Rome sur ses paysages de prédilection : les ports italiens, la paysages de plage et les couchers de soleil, l’Adriatique, Capri ou la côte d’Amalfi.

Si la plus grande partie de ses œuvres connues sont des peintures à l’huile, on lui attribue également quelques aquarelles :

Venezia, gondole a Rialto

Venezia, gondole e vele a S. Marco

Il est mort le 15 mai 1919 à Lucerne.

Pour en savoir plus :

  • Helga Brück: Johann Wilhelm und Sophia Hässler: Eine Erfurter Musikerfamilie Online-Auszug, Erfurter Geschichtsverein, Band 8, 2003.
  • Anton von Werner: Jugenderinnerungen (1843–1870), Deutscher Verlag für Kunstwissenschaft, 1994, S. 439 Online-Auszug.

La place Saint-Marc, le soir

Le Grand Canal, Venise

Santa Maria Della Salute, Venise

Galerie du Palais Ducal

Vue de Venise

Romance à Venise

Le pont des soupirs au clair de lune

Yuri Zeleng

Yuri Zeleng (Юрий Зеленг) est né en Russie, près de Moscou, en 1959.

Diplômé de l’académie des Beaux-Arts Sourikov de Moscou en 1979, il est, depuis 1990, membre de l’Union des Artistes de Russie.

Il a participé à de nombreuses expositions importantes à Moscou ou à Saint-Pétersbourg.

Les oeuvres de Yuri Zeleng sont proposées par de nombreuses galeries d’art en Allemagne, en France, en Grande-Bretagne ou aux États-Unis, ainsi que dans les ventes de célèbres maisons. On retrouve donc sa peinture dans de nombreuses collections privées, où nous avons trouvé ces peintures sur Venise :

Yuri Zeleng - Venise

Yuri Zeleng - Venise

Yuri Zeleng - Venise

Yuri Zeleng - Venise

Yuri Zeleng - Venise

Yuri Zeleng - Venise

Yuri Zeleng - Venise

Yuri Zeleng - Venise

Hercules Brabazon Brabazon 1821–1906

Hercules Brabazon Brabazon (né Hercules Brabazon Sharpe ; Paris 27 Novembre 1821 – 14 mai 1906 Sedlescombe) était un artiste anglais, accompli dans la réalisation d’aquarelles à la manière de  Turner.

Hercules Brabazon a grandi à Paris, puis il a déménagé avec sa famille à Oaklands, un domaine près de Sedlescombe, East Sussex, en 1832. Il a suivi l’enseignent de la Harrow School, de l’École Privat à Genève, et du Trinity College de Cambridge, où il obtient un baccalauréat en mathématiques en 1844. Son père a alors voulu lui faire étudier le droit, mais il a quitté l’Angleterre et s’est rendu à Rome pour étudier la musique et l’art, s’est inscrit à l’ Accademia di Santa Cecilia et Accademia di San Luca.

Son père a tenté de le faire revenir en lui coupant ses revenus, mais en 1847, à la mort de son frère aîné, il a obtenu son indépendance financière quand il a hérité propriétés de la famille dans le Connaught.

C’est alors qu’il change son nom de famille en Brabazon.

Dès lors, il a mené une vie de voyages en faisant "le Grand Tour", d’étude de l’art et de la peinture, inspiré par les œuvres d’artistes tels que Vélasquez et Turner. En 1858, il a hérité d’Oaklands, dont il a laissé la gestion à son frère -frère, alors qu’il a continué à voyager – principalement en Europe , mais aussi en Afrique et en Inde.

Avec les encouragements de ses amis artistes, en particulier John Singer Sargent, il commence à exposer, d’abord au New English Art Club, puis des expositions individuelles à la Galerie Goupil à Bond Street.

De son vivant, il se refusera à vendre ses œuvres, se considérant comme un simple mateur.

 Il est mort au sommet de sa gloire en 1906, et est enterré à Sedlescombe.

En raison de problèmes dans sa succession, ses héritiers vont vendre en quelques mois, en 1926, la totalité des œuvres dont ils avaient hérités. 3199 aquarelles seront ainsi bradée en 27 mois, bien en dessous de leur valeur.

 The Grand Canal, Venice circa 1890 by Hercules Brabazon Brabazon 1821-1906

Fondamenta della Salute, Venice null by Hercules Brabazon Brabazon 1821-1906

Venice: the Salute, Campanile and Doge's Palace from the Giudecca null by Hercules Brabazon Brabazon 1821-1906

Canal in Venice null by Hercules Brabazon Brabazon 1821-1906

Scene in Venice null by Hercules Brabazon Brabazon 1821-1906

Side Canal, Venice null by Hercules Brabazon Brabazon 1821-1906

Canal in Venice null by Hercules Brabazon Brabazon 1821-1906

The Pink Palace exhibited 1892 by Hercules Brabazon Brabazon 1821-1906

Federico del Campo (1837 Lima, Pérou – 1927 Rome, Italie)

L’artiste péruvien Federico Del Campo est né à Lima, au Pérou en 1837, il a suivi des cours, puis travaillé comme assistant à l’Académie du peintre italien Leonardo Barbieri (c.1810-c.1873).

Lorsque Federico avait 30 ans, son patron, le sénateur Goynch, lui a payé un voyage d’études en Europe.

Federico voyagé dans toute l’Europe, en plus d’étudier l’art à Paris, il s’est rendu en Italie et en Espagne, à Madrid, où il complète sa formation de dessinateur à l’école des Beaux-Arts San Fernando. Il y côtoie le peintre madrilène Lorenzo Valles (1830-1910), qui, depuis 1853, travaille essentiellement en Italie.

Sur les conseils de Lorenzo Valles, Del Campo s’établit à Venise où il retrouve une importante communauté d’artistes de toutes nationalités qui, selon la tradition de l’époque, sont venus étudier et travailler en Italie.

Del Campo rencontre l’artiste autrichienne Antonietta Brandeis (1849-1920), se lie d’amitié avec le peintre vénitien Giacomo Favretto (1849-1887), et se mêle à la "colonie d’artistes espagnols" présente à Venise.

Cette communauté réunit des peintres comme Rafael Senet y Perez (1856-1926), Mariano Fortuny (1838-1874), ou Martin Rico y Ortega (1833-1908), tous déjà célèbres et prisés sur la scène internationale.

En 1880-1881 Federico Del Campo, a présenté des tableaux dans les expositions du Salon de Paris en 1880 puis à l’exposition internationale de Madrid en 1881. Dont, ses  "Vues de Venise"…

La plupart des œuvres de Federico, sont de images extrêmement détaillées. Doté d’une palette vive, d’une maîtrise technique remarquable et d’un grand souci du détail qu’il peint avec une extraordinaire précision, Del Campo est reconnu comme l’un des meilleurs peintres de "vedute" de la seconde moitié du XIXème siècle.

Les principaux acheteurs étaient de riches touristes américains et européens.

En 1887, Del Campo travaille en Sicile, puis à Naples, mais, tout comme son grand rival italien Rubens Santoro (1859-1942), l’essentiel de son œuvre consiste en des vues et scènes de Venise.

Célèbre de son vivant, Federico Del Campo est décédé en 1923.

Federico del Campo was one of the finest painters of Venetian views in the latter half of the nineteenth century. Born in Lima, Peru, Del Campo studied in Madrid with Lorenzo Valles (1830-1910), an artist who himself worked in Italy, dying in Rome in 1910. Del Campo exhibited a "View of Venice" in 1881 in Madrid and, since he had painted in Assisi several years before, it is clear that he had travelled extensively through Italy by this time. The main body of Del Campo’s work, like that of his rival Rubens Santoro (b.1859), who also painted in Capri and Naples, consists of Veneitan views.

Carlo Grubacs

Ce peintre vedutiste est né en Europe de l’Est en 1801, et il est mort, à Venise en 1870 où il vécut et travailla principalement, tant et si bien qu’il a été souvent considéré comme «vénitien».

Sa formation artistique, comme celle de nombreux autres peintres contemporains de son temps, n’est pas facile à documenter et il y a très peu d’informations sur son apprentissage.

Durant les premières décennies du XIXème siècle, Venise jouissait encore d’une position dominante culturelle en Italie et que le rôle a été renforcé après la rénovation complète de l’Académie promue par le comte Leopoldo Cicognara.

Carlo Grubacs intègre l’Accademia de Venise en 1818.

Après une étude attentive des "vedutisti" du dix-huitième, le grand siècle, en particulier Francesco Guardi, Grubacs a développé son propre style, avec un nouveau sens de la couleur et atteint une assurance totale qui lui ont permis de gagner l’estime de la critique et des collectionneurs de son époque.

L'entrée du Grand Canal

Santa Maria della Salute

Veduta du Palazzo Ducale

La Basilique San Marco

Riva degli Schiavoni

http://www.artscroll.ru/page.php?al=Carlo_Grubacs_hudozhnik

http://www.master-drawings.com/drawings_details.php?codice=84

Le petit peuple de Venise

Le peintre de genre Eugene de Blaas nous a laissé le témoignage, dans ses scènes de genre et ses portraits, de la vie à Venise à l’aube du XXème siècle. C’est toujours un plaisir de regarder ses œuvres, même si le critique d’art Luigi Chirtani en disait qu’elle "est belle, flatteuse, jolie, caressée, nettoyée, polie, comme une blanchisseuse dans un tableau de M. Blaas." .

Eugene de Blaas

Eugene de Blaas

Eugene de Blaas

Eugene de Blaas

Eugene de Blaas

Eugene de Blaas

Eugene de Blaas

Eugene de Blaas

Eugene de Blaas

Eugene de Blaas

Eugene de Blaas

Eugene de Blaas

Eugene de Blaas

Eugene de Blaas

Eugene de Blaas

Eugene de Blaas

Eugene de Blaas

Eugene de Blaas

Eugene de Blaas

Peintres vénitiens dans les collections de Silésie

En 2011 une belle exposition de peintres vénitiens à été présentée au Palais du Gouverneur de Moravie, à Brno.

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Les peintures d’origine italienne, conservés dans les musées de Moravie-Silésie et les collections du château, avaient jusqu’alors retenu que peu d’attention.

_DSC5997

Pour la plus grande partie, ces peintures proviennent de collections aristocratiques de familles ayant pour patronyme : Liechtenstein, Kaunitz, Widmann, Habsburg, Silva Tarouca ou Klein of Vízmberk.

01_Veronese, Losiny

Paris Bordone, Mrtvý Kristus oplakávaný anděly

03_Pellegrini, Jaroměřice

Nicoló Bambini, Jupiter, Juno a Io

05_Sustris, NG

06_Langetti, Náměšť

08_Ricci, MG

09_Ruschi, Ostrava

10_Veronese, Jaroměřice

Giovanni Antonio Canal, Canale Grande od kostela S. Maria della Carita k přístavu San Marco

Photos : archive of the Moravian Gallery in Brno

Ippolito Caffi

Ippolito Caffi, fils de Giacomo et de Maria Castellani, est né à Belluno le 16 octobre 1809, il est mort lors de la bataille navale de Lissa, le 20 juillet 1866.

Il étudia la peinture à Belluno avec le peintre Pietro Paoletti, puis Giovanni De Min, et enfin à l’Accademia de Venise.

Il travailla en particulier sur des sujets urbains, des paysages… sa carrière mouvementée l’a conduit à séjourner à Paris, Naples, Londres ainsi qu’en Espagne. Il revenait régulièrement à Rome ou à Venise. Il fit également un grand voyage en Grèce, puis en Orient, vers 1843, dont il a rapporté de nombreux dessins, dont beaucoup sont conservés de nos jours au Museo Correr.

Ippolito Caffi (Belluno, 16 ottobre 1809 – Lissa, 20 luglio 1866)

A Rome, il se distingua pour son traité sur la perspective, ainsi que par ses recherches sur l’archéologie romaine.

Il est essentiellement un paysagiste précis, dont les œuvres, claires, rigoureuses, et construites avec précision, sont prétextes, parfois, à des éclairages curieux, qui peuvent paraître artificiels, mais aussi à des délicatesses dignes de Corot. Il est dans la tradition des paysages urbains initiée par Canaletto.
Son travail sur le carnaval à Venise eu beaucoup de succès, il fut exposé à Paris en 1846.

Il participa activement aux batailles du Risorgimento, et c’est lors d’une de ces batailles qu’il trouva la mort, le 20 juillet 1866, lors de l’affrontement entre les Italiens et les Autrichiens, dans l’Adriatique, au large de l’île de Lissa ou Vis aujourd’hui en Croatie.

Ippolito Caffi (Belluno, 16 ottobre 1809 – Lissa, 20 luglio 1866)

Ippolito Caffi (Belluno, 16 ottobre 1809 – Lissa, 20 luglio 1866)

Ippolito Caffi (Belluno, 16 ottobre 1809 – Lissa, 20 luglio 1866)

Ippolito Caffi (Belluno, 16 ottobre 1809 – Lissa, 20 luglio 1866)

Ippolito Caffi (Belluno, 16 ottobre 1809 – Lissa, 20 luglio 1866)

Ippolito Caffi (Belluno, 16 ottobre 1809 – Lissa, 20 luglio 1866)

Ippolito Caffi (Belluno, 16 ottobre 1809 – Lissa, 20 luglio 1866)

Ippolito Caffi (Belluno, 16 ottobre 1809 – Lissa, 20 luglio 1866)

Ippolito Caffi (Belluno, 16 ottobre 1809 – Lissa, 20 luglio 1866)

Ippolito Caffi (Belluno, 16 ottobre 1809 – Lissa, 20 luglio 1866)

Toutefois, les peintures les plus populaires d’Ippolito Caffi sont probablement ses vedute de Venise sous la neige…

Ippolito Caffi (Belluno, 16 ottobre 1809 – Lissa, 20 luglio 1866)

Ippolito Caffi (Belluno, 16 ottobre 1809 – Lissa, 20 luglio 1866)

Ippolito Caffi (Belluno, 16 ottobre 1809 – Lissa, 20 luglio 1866)

Ippolito Caffi (Belluno, 16 ottobre 1809 – Lissa, 20 luglio 1866)

Eduard Schleich et le crépuscule de Venise

Eduard Schleich (dit : der Ältere) est un peintre bavarois né le 12 octobre 1812 à Haarbach.

Schleich étudie à partir de 1823 à l’académie des beaux-arts de Munich, mais on estime qu’il est sans talent et il la quitte. Il commence alors à peindre de lui-même des paysages, en s’inspirant de Christian Etzdorf, Christian Morgenstern et Carl Rottmann. Il étudie aussi la peinture flamande et les maîtres hollandais ont une influence déterminante pour la suite de sa carrière.

Schleich voyage en France, en Hollande et Italie et en Allemagne, mais ses premières œuvres ne représentent que des montagnes de Bavière. Il étend le sujet de ses toiles par la suite.

C’est en 1851 qu’il entreprend un voyage d’études à Paris avec ses amis Carl Ebert, Dietrich Langko et Carl Spitzweg, où il se laisse inspirer par les grands maîtres du Louvre.

Il mort le 8 janvier 1874 à Munich, et est est enterré dans l’ancien cimetière du Sud de cette ville.

Lors de son voyage en Italie, en 1861, il est passé par Venise, bien entendu, et nous en a laissé quelques rares témoignages.

Venise

Der ehemalige Palazzo Moro in Venedig, 1863

En 1863, il peint ce Palazzo Moro à Venise où Shakespeare situe la maison d’Otello sur le Campo del Carmine.

Mais c’est sans doute dans la restitution des ambiances crépusculaires que ce peintre paysagiste excelle. Il nous a laissé plusieurs Venedig bei Mondschein (en français Venise au clair de lune) dont ceux-ci :

Venedig bei Mondschein

Venedig bei Mondschein

Ce dernier tableau fait partie des collections, à Munich,  de la Bayerische Staatsgemäldesammlungen, Schack-Galerie. Pour votre plaisir, voici un agrandissement de la toile de 46,3 x 82,8 centimètres…

Venise au clair de lune

Le tapis de Lotto

La lecture des catalogues des ventes aux enchères de l’hôtel Drouot se révèle toujours fort instructive, et nous réserve parfois de bien belles surprises.

Par exemple, le plus beau lot de la vente du Cabinet V.A.E.P. Marie-Françoise Robert qui débutera à 15:00 heures dans la salle 7 est ce magnifique tapis de Lotto.

tapis de Lotto

Très rare et important tapis de Lotto, XVIème siècle, de l’Anatolie (Ouchak) Les tapis Lotto apparus pour la première fois dans les peintures du grand peintre vénitien Lorenzo Lotto… Ils sont souvent sur fond jaune ou rouge… La rareté de cette pièce par apport aux autres est bien sa grande taille (2x3m) et sa bordure très archaïque (Combat de dragon et phénix) sur un très joli bleu rappelant les ancêtres des Tapis Turcs et l’Asie central de la période d’art de sédjukide!

Il est a noter que cette pièce est parmi les plus anciens exemplaire des Tapis Lotto découverts dans le monde jusqu’à ce jour.

Voilà qui méritait bien une petite enquête !

Les tapis "Lotto" sont ainsi appelés, car ils sont représentés dans les tableaux du peintre italien Lorenzo Lotto (1480-1557). Ces tapis furent probablement produits dès la fin du XVème siècle. Beaucoup furent exportés vers l’Europe. Ils se caractérisent par leur fond rouge et leurs arabesques anguleuses complexes, généralement jaunes. Sur les bords, on retrouve généralement des frises pouvant porter des inscriptions. 

Quiconque a vu ou étudié ses œuvres ne peut douter que Lorenzo Lotto est l´un des peintres les plus fascinants de la Renaissance : Il passa son enfance et son adolescence à Venise où il fut formé. Élève de Giovanni Bellini selon Vasari, pour qui Lotto, "ayant imité un temps la manière de Bellini, s’attacha ensuite à celle de Giorgione", il est plus souvent présenté comme l’élève d’Alvise Vivarini, en considération de la sévère monumentalité de ses premières œuvres.

Mais, comme nul n’est prophète en son pays, il se heurte à la concurrence de Titien et à l’hostilité des patriciens de la Sérénissime. En 1548, Pierre l’Arétin lui envoie une lettre, teintée de son habituelle ironie, dans laquelle il vante la supériorité du Titien : " (…) être dépassé dans le métier de peindre ne peut se comparer au fait de ne point trouver son égal en matière de dévotion. Ainsi, le ciel vous récompensera d’une gloire qui dépasse la louange de ce monde".

Les tapis orientaux arrivent à Venise au début du XIVème siècle et apparaissent aussitôt dans les tableaux car ils sont à l’époque les produits les plus couteux, et il est bon, pour le prestige des commanditaires, d’affirmer leur luxe fruit de leur richesse, et pour la Sérénissime sa toute puissance.

Lorenzo Lotto a représenté de ces tapis d’Orient, fabriqués en Anatolie, dans la région d’Ouchack, dans, au moins, six de ses tableaux connus. C’est pourquoi, de nos jours ces magnifiques tapis portent le nom du peintre, même s’ils n’ont jamais connu Venise.

Le double portrait des époux par Lorenzo Lotto

Les Aumône de saint Antoine

Giovanni della Volta avec sa femme et ses enfants

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