D’autres tableaux de Maurice Brazil Prendergast

Vous avez été nombreuses et nombreux à aimer notre récent article sur Maurice Brazil Prendergast et nous poser des question, nous demander notamment, si nous connaissions l’existence d’autre œuvres de l’artiste relatives à son voyage et son séjour de presque une année à Venise en 1898-99.

Et comme il suffit de nous demander…

En fait, une récente exposition : Prendergast in Italy, en 2009-2010 conjointement entre la Peggy Guggenheim Collection de Venise et le Museum of Fine Arts de Houston nous a donné beaucoup de matière.

« Prendergast in Italy traces the footsteps of Maurice Prendergast as he painted his way through Italy in 1898-1899 and through Venice again in 1911. Approximately seventy watercolors, oils, and monotypes by Maurice Prendergast will be on view, along with related letters, prints, photographs, films, guidebooks, and sketchbooks to situate the work within the new visual culture that Americans had embraced by 1900.« 

L’exposition permettait donc de suivre, au travers de ses œuvres, la trace de Prendergast en Italie (Venise, mais aussi Rome, Sienne et Capri) lors de son voyage en 1898-99, mais aussi lors d’un autre voyage à Venise qu’il fit en 1911.

Maurice Prendergast - Campo Santa Maria Formosa

Maurice Prendergast - Scène de Venise

Maurice Prendergast - Venice

Maurice Prendergast - Pont du Rialto

Maurice Prendergast - Jour de fête

Maurice Prendergast - Fête vénitienne à St Pietro in Volta

Maurice Prendergast - Fête du redentore

Maurice Prendergast - Femmmes vénitiennes

Maurice Prendergast - Canal de la Giudecca

Franz von Lenbach

Franz Seraph Lenbach, depuis 1882, von Lenbach, né le 13 décembre 1836 à Schrobenhausen, fils d’un maçon, il se destine à une carrière dans l’industrie du bâtiment, quand son intérêt se déplace vers la peinture.

En dépit d’une interdiction de son père, il parvient à obtenir de lui de travailler dans l’atelier du peintre Albert Gräfle. Il possède ainsi une solide formation pratique quand il devient l’élève de Karl von Piloty, avec qui il séjourne en Italie en 1858.

Franz von Lenbach

A Venise, il fait la connaissance d’un groupe de peintres munichois, parmi lesquels se trouve aussi le berlinois Max Liebermann en compagnie duquel il reste dans la cité lagunaire pendant trois mois.

Hélas, nous n’avons pas encore réussi à retrouver des œuvres vénitiennes de cet artiste dont la peinture a toutefois été inspirée par les maîtres de la Sérénissime.

Franz von Lenbach

Francesco Albotto

Francesco Albotto est né à Venise à une date incertaine (vers 1721). Il est inscrit à la confrérie des peintres vénitiens de 1750 à 1756. Il a été élève de Michele Marieschi et à la mort de ce dernier (1743) il en épousa la veuve, Angela Fontana.

C’est pourquoi cet article fait directement suite à celui, publié hier, consacré à Michele Marieschi.

Les particularités de son style pictural ont été répertoriées par Rodolfo Pallucchini qui en 1971 trouva à New York, auprès d’un antiquaire une Veduta di Palazzo Ducale signée par l’artiste Francesco Albotto F., in Cale de Ca’ Loredan a San Luca.

Contrairement à sa fantaisie prédominante et à son coup de pinceau désinvolte, la source d’inspiration principale de Francesco Albotto est liée aux modèles déjà réalisés par d’autres artistes, qu’il s’est appropriés en consultant les éditions Magnificentioris Selectioresque Venetiarum Prospectus, gravées par Marieschi, dont il assura la réimpression, ainsi que Urbis Venetiarum Prospectus celebriores […], gravées par Antonio Visentini ce qui a posé souvent des problèmes d’attribution.

Il est mort à Venise le 13 janvier 1757.

(c) Bristol Museum and Art Gallery; Supplied by The Public Catalogue Foundation

Albotto - Veduta del campo e delle porte dell Arsenale

Albotto - Veduta del palazzo ducale

Albotto - San Guiseppe de Castello

Michele Marieschi

Michele Marieschi est né à Venise le 1er décembre 1710, fils d’Antonio, graveur, et d’Elisabetta Meneghini, il fut le probable élève de Canaletto, c’est un peintre de vedute moins connu que son maître ou que  Francesco Guardi.

Des siècles plus tard, la biographie de ce peintre vénitien n’est pas complètement connue, et il reste des zones d’ombre, tant dans l’histoire de sa vie que dans le catalogue de ses œuvres.

Son grand-père maternel, Antonio Meneghini était également un peintre, probablement spécialisé dans les décors scénographique, car il travaillait en relation avec l’impresario de spectacles Francesco Tasso.

Il semblerait que, avant 1735, il ait vécu en Allemagne après avoir commencé son apprentissage avec son père qui est mort en 1721. Entre 1735 et 1741, il est inscrit à la Fragalia de’ Pittori.

En 1737, il épouse Angela Fontana, fille d’un riche marchand vénitien de tableaux, Gaspare Diziani, le peintre de Belluno, est son témoin.

Initialement, il peignait surtout des caprices, ces paysages imaginaires très réalistes.

Marieschi - Capriccio avec une ruine et une arche

Puis il devint peintre de paysages, les célèbres vedute, très prisées à son époque.

Un de ses mécènes fut le collectionneur Johann Matthias von der Schulenburg qui lui a acheté au moins deux grandes toiles : Corte di palazzo ducale verso la basilica et Ponte di Rialto con l’ingresso del patriarca F.A. Correr, pour respectivement, 50 et 55 monete d’oro.

Marieschi a également publié en 1741 un recueil de 21 gravures sur bois sur Venise, dont le titre est Magnificentiores Selectioresque Urbis Venetiarum Prospectus, et qui reste la seule œuvre qui puisse lui être attribuée avec certitude.

Marieschi - Veduta di Venezia con dedica da magnificentiores i stato

De nombreuses œuvres aujourd’hui attribuées à Michele Marieschi ont d’abord été attribuées à Canaletto.

Michele Marieschi est mort à Venise le 18 janvier 1744.

Ses œuvres les plus connues sont :

  • Campo Santi Giovanni e Paolo, Venezia (entre 1730 et 1740), peinture à l’huile, Musée Capodimonte de Naples
  • L’entrée du Grand-Canal et l’église de la Salute (entre 1735 et 1740), peinture à l’huile, Musée du Louvre, initialement attribuée à Canaletto
  • Église Santa Maria della Salute, Venise (entre 1740 et 1741), peinture à l’huile, Art Institute of Chicago, initialement attribuée à Canaletto

MM01

Marieschi - San Giovani e Paolo

Marieschi - Le pont du Rialto depuis la riva del vin

Marieschi - Le grand canal

Max Liebermann

Max Liebermann, né le 20 juillet 1847 à Berlin, est le fils du riche industriel juif Louis Liebermann et de son épouse Philippine Liebermann (née Haller).

Son grand-père était Josef Liebermann, un important fabricant de textiles qui avait bâti la fortune des Liebermann. Trois jours après la naissance de Max entre en vigueur le « Décret sur le statut des Juifs » qui octroie plus de droits à la population juive. En 1851, les Liebermann emménagent dans la Behrenstraße et Max fréquente l’école enfantine située à proximité.

Le 22 janvier 1868, il est radié de l’université pour « manque d’assiduité aux cours« . Après une importante dispute avec son père, il obtient de ses parents le soutien nécessaire pour intégrer l’Académie des Beaux-arts (Großherzoglich-Sächsische Kunstschule) de Weimar. Il y devient l’élève du peintre d’histoire belge Ferdinand Pauwels qui l’initie à Rembrandt au cours d’un voyage de classe au Fridericianum de Cassel. Cette rencontre avec Rembrandt va avoir une influence durable sur le style du jeune Liebermann.

En 1878, Liebermann fait le voyage en Italie. Il désire contempler à Venise des œuvres de Vittore Carpaccio et de Gentile Bellini pour y puiser une nouvelle inspiration. Il fait, à cette occasion, la connaissance d’un groupe de peintres munichois, parmi lesquels se trouve Franz von Lenbach en compagnie duquel il reste à Venise pendant trois mois. Puis, il suit le groupe dans la capitale bavaroise qui, avec l’école de Munich, constitue le centre allemand de l’art naturaliste.

 

Venezianische Gasse nach rechts - 1878

Titien dans la sacristie de La Salute

Titien appartient incontestablement à l’école vénitienne, dont il a été l’un des chefs de file au XVIème siècle.

Tiziano Vecelli dit le Titien né vers 1488 à Pieve di Cadore dans le Frioul, est venu très jeune à Venise où entra dans l’atelier de Giovanni Bellini ; puis il devint le disciple de Giorgione, avec qui il se mesurait dès 1508 dans la décoration à fresque, aujourd’hui à peu près disparue, du Fondaco dei Tedeschi. L’influence de ces deux maîtres, du second surtout, a évidemment marqué la formation de Titien.

Entre 1540 et 1548, trois grandes toiles d’environs 300 x 300 centimètres sont peintes dans son atelier pour l’église de San Spirito en Isola.

En 1656, ces tableaux ont été déplacés pour décorer le plafond de la sacristie de l’église de La Salute.

Œuvres de la pleine maturité de Titien elles ont été peintes après son retour de Rome, où il a été influencé par Michel-Ange pour les formes, l’impétuosité des mouvements, la force des couleurs. Il montre dans le même temps une sensibilité complètement autonome pour l’espace, loin de la conception du maniérisme toscano-romain.

Cain et Abel - Titien

Le tableau, Caïn et Abel, porte sur un sujet biblique : le meurtre d’Abel par son frère Caïn.

Titien relègue sur le côté, le cachant à demi, l’autel des offrandes, objet de la folie homicide de Caïn.

Il rassemble en une synthèse puissante les corps et les gestes plus que les visages presque invisibles, suggérant la violence des sentiments. Le jeu des courbes et des droites confère à Abel une attitude adoucie, alors que son frère nous parait plus rude et dur.

La scène, caractérisée par une forte tension émotive qui se dégage des corps dans des poses nettement en perspective, représente une des phases du conflit intérieur. La nuit est définie par une interaction complexe de lumières et de reflets qui donnent un ton dramatique à la composition.

Le Sacrifice d'Isaac - Titien

Le Sacrifice d’Abraham l’artiste illustre ce dramatique passage de l’Ancien Testament (Genèse 22-6) où l’enfant est admirablement colorié, vivant et chaud.

Dieu teste la confiance accordée à Abraham en lui demandant de sacrifier son propre fils. En acceptant, Abraham renoue avec la promesse qui le lie à son Dieu et fait valoir à son égard une confiance illimitée. Dieu n’ordonne pas de sacrifier, mais de monter. « Monte-le en montée » (Gn 22.2). C’est Abraham qui comprend « immoler » car il n’a pas encore compris qu’il doit renoncer à être un père possessif et accorder sa liberté à Isaac.

On retrouve l’âne, le bois fendu et le bélier « retenu dans un buisson par les cornes » qui remplacera Isaac pour l’holocauste…

David et Goliath - Titien

David vainqueur de Goliath illustre un autre crime perpétré dans l’Ancien Testament (Samuel 17, 1-58) dans lequel le roi David, encore adolescent, armé d’une fronde et d’un bâton, abat le héros des Philistins, le géant Goliath, un soldat professionnel, taillé comme un géant  et puissamment armé.

David, qui ressemble à un enfant à côté du géant est figé dans une étrange attitude de prière, influencée peut-être par les « Antiquité judaïques » de Flavius Josephe publiées en 1540 à Venise en latin et en italien.

Le goût pour la représentation d’une scène de lutte, d’un corps à corps transparaît dans les choix faits par le Titien pour les plafonds de l’église San Spiritoà Isola. Son David et Goliath fait pendant à  Caïn et Abel ;  les deux figurations de corps violemment tourmentés dans une veine fortement maniériste sont en échos  plastiques tels qu’il est courant de les confondre.

Et pourtant l’éclaircie du ciel dans le David est signe du divin surnaturel alors que les sombres masses nuageuses ferment le ciel du combat fratricide.

Début septembre 2010, ces tableaux ont été endommagés lors d’un incendie qui s’était déclaré à proximité de l’église. L’eau utilisée par les pompiers s’était infiltrée dans la sacristie et après avoir ruisselé quelques heures avait endommagée les trois toiles, causant quelques dégâts au David vainqueur de Goliath. Tout a été restauré depuis.

 

D’autres tableaux de Henry Woods

Il y a quelques temps, nous vous avions présenté le peintre britannique Henry Woods, et sa biographie vénitienne.

Henry Woods, vers 1882  - photo prise par John Marshall

Notre article, bien entendu était illustré par quelques unes de ses œuvres. Nous ne résistons pas au plaisir de vous faire découvrir davantage cet artiste méconnu :

A Venetian Vintage par Henry Woods

A Venetian Christening Party par Henry Woods

Entrance to the Grand Canal, Venice par Henry Woods

Cloisters, the Church of the Frari, Venice par Henry Woods

Venetian Water Seller par Henry Woods

he Admonition par Henry Woods

Street in Venetia par Henry Woods

Rosina par Henry Woods

Portia par Henry Woods

Il Campo SS Giovanni e Paolo, Venice par Henry Woods

Jean Gabriel Domergue et Venise

Elégants à Venise Aquarelle sur papier 36 x 32 cm Signé et daté 1920 bas gauche

Élégants à Venise
Aquarelle sur papier
36 x 32 cm
Signé et daté 1920 bas gauche

Jean-Gabriel Domergue est un peintre français, né à Bordeaux le 4 mars 1889. Mort en 1962 à Paris.

Jean Gabriel Domergue

Il fut élève à l’école des Beaux-Arts de Paris, d’une quantité impressionnante de sommités professorales de l’époque. Petit cousin de Toulouse-Lautrec, qu’enfant il rencontra, fils d’une famille aisée, il affirmait avoir reçu tout jeune des leçons de Degas. Il débuta au Salon des Artistes Français en 1906, à l’age de 17 ans, ce qui laisse supposer une grande habileté précoce, que l’œuvre à venir n’a pas démentie. Il obtint une mention honorable en 1908, finalement une médaille d’or en 1920, puis déclaré hors-concours. En 1911, Domergue reçut le Prix de Rome et, par la suite, choisit en fait une carrière de peintre mondain. Boldini fut son réel inspirateur. En 1927, il s’installa dans une villa de Cannes, la Villa Fiesole, que la rumeur a dite fastueuse, et qu’il légua à la ville.

jean-gabriel-domergue-élégante-sous-les-colonnades-à-venise

Il fut élu membre de l’Institut et, en 1955, nommé conservateur du musée Jacquemart-André où, jusqu’en 1962, il sut organiser de très importantes expositions (Léonard de Vinci, Seurat, Prud’Hon, Toulouse-Lautrec, Van Gogh, Berthe Morisot, Francisco Goya, …).

Intelligent et cultivé, un tantinet cynique, il fit de cette maison du boulevard Haussmann, quasiment abandonnée, un centre actif de la vie artistique de Paris.

C’est durant l’organisation de l’exposition consacrée à celui qui fut son maître, Giovanni Boldini, qu’il s’éteindra de mort subite, en 1962, dans la rue d’Argenson, en quittant le Musée au début de la soirée.

Jean-Gabriel Domergue , Femme en noir à Venise

Quant à son œuvre propre, bien que semblant promis à ses débuts à une carrière de paysagiste, il devint rapidement le peintre de nus et demi-nus, d’une coquetterie malicieuse, qui firent sa réputation et sa fortune auprès d’une riche clientèle polissonne et libérée. Les femmes de Domergue sont fines et élancées, à une époque où les rondeurs étaient de mise.

Domergue - Les beaux soirs de Venise

Il semble qu’il ait fait plusieurs séjours à Venise.

Domergue - Comedia dell arte

Domergue - gondole a Venise

Domergue - venise 3

Domergue - venise 2

Domergue - venise 1

Friedrich Nerly

Né sous le nom de Christian Friedrich von Nehrlich à Erfurt en Allemagne, le 24 novembre 1807, il vint à Hambourg pour vivre avec son oncle maternel à la mort de ses parents.

Vue du Grand Canal avec le pont du Rialto

Le jeune enfant à pris ses premiers cours de dessin avec l’épouse de son oncle, puis avec un autre oncle, Heinrich Joachim Herterich, qui le prit plus tard comme apprentis dans son atelier lithographique. Il se lia à cette époque avec Johann Michael Speckters et  Philipp Otto Runge, également employés par son oncle.

Vers l’âge de 16 ans, il devint le protégé de l’artiste et écrivain baron Carl Friedrich von Rumohr.

Autoportrait

En 1928, Rumohr lui a payé son premier voyage en Italie, que le jeune artiste à choisi comme lieu de résidence définitive. Après six année passées à Rome il s’est installé définitivement à Venise fin octobre 1835. Il s’est tellement assimilé à la culture vénitienne qu’il a alors décidé de changer son nom en Nerly. Il a ensuite épousé Agathe Alginovich, une femme de la région, fille adoptive du marquis Maruzzi, ministre de Russie à Venise.

Un des rares contacts de son ancienne ville d’Erfurt fut le peintre Eduard Gerhardt, qui a séjourné chez lui à Venise à plusieurs reprises à partir de 1841.

Il s’est rapidement imposé comme l’un des plus importants peintres de vedute de son époque. Ses vues de la Piazzetta au clair de lune étaient si populaires qu’il en a peint trente-six versions.

Piazza San Marco bei Mondschein. 1847

Son propre fils, Federico Paul Nerly a été l’un de ses élèves.

Dans son atelier du palazzo Pisani, près du campo San Stefano, Nerly a élaboré des vues à couper le souffle, qui sont désormais célébrées dans le monde entier.

Il est mort à Venise le 21 octobre 1878.

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Pietro Malombra

Le Christ et les docteurs

Le Christ et les docteurs

Fils de Bartolomeo Malombra, employé à la Cancelleria Ducale, et de Catarina Vasti, né à Venise en 1556, il aurait, selon Carlo Ridolfi, travaillé avec son père dans sa jeunesse, et n’aurait embrassé la carrière de peintre que beaucoup plus tard.

On le retrouve dans l’atelier de Giuseppe Porta, dit « Salviati » et sa première œuvre connue est La naissance de Marie (1592-93) visible dans l’église paroissiale de Santa Maria di Sala.

En 1596 il fut jugé et condamné pour avoir exercé la profession de peintre sans être inscrit sur la guilde.

La conclusion de la Vraie Croix

La conclusion de la Vraie Croix

Le 11 janvier de l’année suivante, on lui passe commande d’un retable avec le Christ ressuscité avec les saints Nicolas de Bari, Pierre, Jean-Baptiste et François encore conservé dans le duomo de Motta di Livenza. Le 8 décembre, il livre à la Scuola Grande di Santa Maria delle Misericordia, un « quadro in prospettiva » aujourd’hui perdu.

Selon Giustiniano Martinioni, sa dernière œuvre, une Cena ebraica, ne fut jamais terminée en raison de la mort de l’artiste, en 1618. Le tableau fut achevé par Antonio Vassilacchi dit  » L’Aliense ».

La majorité des œuvres de Malombra sont aujourd’hui perdues.

Il a été enterré dans la tombe de sa famille dans l’église des Saints Giovanni e Paolo.

Audience de l'ambassadeur d'Espagne à Venise - 1604 (Museo del Prado, Madrid)

Audience de l’ambassadeur d’Espagne à Venise – 1604 (Museo del Prado, Madrid)

Paul von Ravenstein

Né le 21 octobre 1854, Paul von Ravenstein était le fils d’un médecin de Breslau et a reçu une éducation soignée en accord avec son goût pour la peinture qu’il a déclaré très tôt.

Il aimait par dessus tout la lumière et la vie de l’Italie où il a fait de nombreux voyages à partir de 1870, en compagnie de son maître Gustav Schönleber, séjournant plusieurs fois à Venise où il retrouva de nombreux artistes germaniques.

De ses voyages il a rapporté de nombreux croquis et esquisses de paysages et des scènes de genres sur la vie des gens du peuple.

En 1886, il épousa, à Stamberg, Helene von Schwind, la plus jeune fille du peintre Moritz von Schwind et ils s’installèrent à Karlsruhe.

C’est dans cette ville qu’il est mort, le 8 mars 1938 à l’âge de 84 ans.

Kreuzgang der Abbazia San Gregorio - 1892

 Sérénade sur le Grand Canal

Segelschiff in Venedig

Naturaliste vénitien

Nos pas peuvent nous mener parfois vers des découvertes que nous n’aurions même pas imaginées.

Une promenade printanière dans la campagne aux environs de Venise nous a amené à entrer dans la boutique d’un antiquaire, ou brocanteur, à l’orée d’un village de la terraferma.

Entre autres vieilleries, nous y avons vu ces deux natures mortes d’un artiste vénitien non identifiable.

Notre marchand, nous a assuré qu’il rencontrait souvent ce genre de peintures, et qu’il s’agissait d’un peintre, selon lui actif entre Trévise et Padoue à la fin du XVIIIème siècle et au début du XIXème siècle.

Il nous a montré ces deux dessins qu’il estimait des premières années du XIXème siècle, rehaussés de crayon de couleur et d’aquarelle sur papier monté sur un support cartonné,  de 435 x 545 mm environ, dans son cadre et verre d’époque.

Naturaliste vénitien

Il s’est montré bien moins intéressant lorsqu’il nous a annoncé un prix… (encore un qui nous a pris pour des gogos).

Natura morta con fiori, frutta, uccelli, e farfalla

Natura morta con fiori, frutta, uccelli, e farfalla

Natura morta con vaso di fiori, frutta, uccelli, farfalla, pesci e cacciagione

Natura morta con vaso di fiori, frutta, uccelli, farfalla, pesci e cacciagione

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