L’ancien phare Spignon

Spignon est une petite île de 160 m² de la lagune sud de Venise sur laquelle se dresse les vestiges d’un ancien phare. Pour cette raison, l’île est souvent appelée dans la lagune ex faro Spignon (ancien phare Spignon).

L'ancien phare Spignon

Sur une carte, le phare Spignon forme un parfait triangle avec les octogones Alberoni et San Pietro, en face de la bouche de la lagune sud par où transitent pétroliers, navires marchands et bientôt les plus grands navires de croisière.

Le phare, qui atteint une hauteur de 15 mètres, a été construit dans la seconde moitié du XIXème siècle. Nous n’avons pas trouvé de documents précis permettant de dater sa construction, mais il est montré pour la première fois sur une carte de 1886.

Il servait pour guider les bateaux qui venaient du port de Malamocco, situé juste à l’ouest de l’entrée de la lagune sur la mer Adriatique. Il s’agissait en fait d’une partie d’un système de signalisation qui comprenait l’ancien phare Alberoni et le petit phare Ceppe. Sa lumière clignotante se voyait à 9 miles nautiques.

Ces phares étaient en service bien avant l’excavation du canal Malamocco-Marghera (dit désormais canale dei petroli) et quand cette nouvelle voie pour les grands navires a été achevée on a construit le nouveau phare Rocchetta (situé au début de la jetée nord de Malamocco).

L’ancien système de signalisation a été réformé (sauf le phare Ceppe qui continue à fonctionner).

Le phare est entouré de quatre autres bâtiments plus petits et en ruines. L’île est maintenant utilisée comme un entrepôt et un refuge par les pêcheurs. Tout autour, on peut voir des installations de culture de coquillages. C’est aussi un lieu de balades sportives pour les amateurs de canoë.

L'ancien phare Spignon

L'ancien phare Spignon

L'ancien phare Spignon

L'ancien phare Spignon

L'ancien phare Spignon

L'ancien phare Spignon

L'ancien phare Spignon

L'ancien phare Spignon

L'ancien phare Spignon

L’accès a la tour et à son sommet est un peu… sportif…

L'ancien phare Spignon

L'ancien phare Spignon

La vue depuis le sommet du phare…

L'ancien phare Spignon

L'ancien phare Spignon

L'ancien phare Spignon

Merci à Stefano Roverato, Selina Zampedri et Steffen Röhner pour leur aide.

L'ancien phare Spignon

Achetons une île à Venise : 99 €uros pour 99 ans

L’administration des Domaines italiens continue à vendre les biens de l’État pour rassurer les banques mondiales qui hébergent l’argent des mafias, l’Europe d’Angela Merkell qui cherche à enrichir une minorité de parvenus sur le dos des peuples, et des cercles d’influence secrets qui démantèlent les richesses de nos pays européens pour pouvoir faire plier les politiques et transformer les démocraties européennes et une dictature à leur image, selon leur volonté.

Dans cette logique d’abandon du bien public pour en faire des biens privés réservés à une pseudo élite, les Domaines italiens ont décidé de vendre l’île déserte de Poveglia, dans la lagune sud de Venise, pour qu’elle soit transformée en hôtel de très grand luxe, réservée à une caste étroite de parvenus, avec marina, gardes armés, etc…

Vue aérienne de Poveglia

De fait, cette île, si elle était  privatisée, ne serait plus accessible au public. Or, l’histoire nous a appris que, si les milliardaires aiment Venise, ils aiment aussi se montrer, étaler leur réussite et leurs richesses, sinon, ils auraient l’impression de ne pas exister ; aussi, mis à part ceux qui se sont enrichis dans le crime et l’illégalité, peu nombreux sont les milliardaires qui fréquentes des îles vraiment désertes. La faillite récente de l’hôtel de luxe installé sur l’isola de San Clémente est l’exemple parfait que les seuls riches ne peuvent pas faire vivre Venise.

Voilà pourquoi nous avons rejoint avec enthousiasme un groupe de vénitiens qui a décidé d’acheter l’ile pour la durée de la concessions de 99 ans. L’île restera ainsi publique et entre les mains des vénitiens, les "touristes qui aiment Venise et ses habitants" sont les bienvenus dans ce projet.

Poveglia soleil couchant

Mercredi 2 avril, une vingtaine de vénitiens se sont réunis et ont créé une association, pour imaginer un parc ouvert au public sur l’île d’une superficie de 7,25 hectares.

Cette association entends également démontrer que les Domaines vendent des biens de l’État à des "investisseurs privés inconnus qui se cachent derrières des montages élaborés" et qui ne portent aucun projet réel pour les lieux qu’ils achètent. les exemples dans la lagune sont nombreux de ces îles privatisées à des groupes d’investisseurs et qui sombrent à l’abandon. "L’idée est venue il y a moins d’une semaine par le mépris pour la valeur des biens proposés qui sont vendus à des groupes qui n’ont qu’un intérêt financier à ces placements" dit Giancarlo Chigi, l’un des promoteurs du projet.

L’association se nomme Poveglia et le projet Poveglia per Tutti.

Vera Mantengoli

Hier soir, à 21:00 heures, l’association a tenu sa première réunion publique dans les locaux de l’Associazione Canottieri Giudecca (la remiera) sur la Fondamenta del Ponte Lungo au N° 259, à la Giudecca. Nous vous en reparlerons bientôt plus en détail.

En réalité, comme on peut le voir que la photo aérienne, Poveglia est composée de trois îles :

- un ancien octogone autrichien qui fait face à l’île principale.

- une île principale sur laquelle était construite un hôpital. des bâtiments en très mauvais état qui nécessitent une restructuration complète, mais qui peuvent être le lieu de nombreux projets, sociaux, culturels ou artistiques.

- une ile allongée et déserte, sans construction, séparée par un étroit canal.

Les Domaines ne demandent pour l’acquisition centennale de ce bien qu’une "garantie" de 20.000 €uros !

Le projet est donc apparu sur Facebook le 6 avril "99 euro per 99 anni" et en peu de jours, nous sommes déjà plus de 2.200 !

Le projet, qui reste à élaborer ensemble porte, pour le moment, sur 4 points :

  1. La partie verte de l’île sera consacrée à un parc public librement accessible et gratuit, et des jardins urbains.
  2. La partie construite de l’île, qui peut devenir productive, dont les caractéristiques et les limites éthiques seront décidées ensemble, en accord avec ces points fondamentaux seront utilisés pour payer les frais de fonctionnement de la partie publique.
  3. Tous les profits sont ensuite réinvestis dans l’île elle-même.
  4. Si nous devions remporter l’enchère, le montant détenu donera droit à une participation égale dans les décisions concernant le sort de Poveglia mais n’est pas, et ne doit pas être comprise comme une forme de participation aux bénéfices ou d’actionnariat, ou la source de tout privilège associé.

Aujourd’hui, l’association demande 19,00 €uros pour la carte de membre (qui serviront à financer les frais d’enregistrement, le compte courant et la participation dans l’avis de concession, etc) et un abonnement d’au moins 80,00 €uros extraordinaires.

"Qualora non dovessimo vincere l’asta, al momento del rientro del deposito cauzionale la quota di sottoscrizione straordinaria verrà restituita ai soci. Si tratta di una sfida: metterci insieme per riprenderci un pezzo di città e gestirlo a fini pubblici. Vogliamo provarci. Non lasciare che tutta la laguna, pezzo a pezzo, diventi un unico centro alberghiero di lusso. Sottoscrivi la tua quota. 99 anni di Poveglia libera a 99 euro. Un affare utopico".

Si nous ne remportons pas l’appel d’offre, explique Giancarlo, les fonds extraordinaires seront remboursés aux adhérents. Nous devons essayer que la lagune ne parte pas, morceau après morceau, dans l’escarcelle d’investisseurs sous prétexte d’en faire des hôtels de luxe.

Mais le véritable but est de démontrer que l’Etat citoyen et démocratique existe toujours : "dimostrare con i fatti che lo Stato esiste ancora. Non lo Stato persona giuridica astratta: lo Stato comunità, la collettività. Noi tutti. Dobbiamo dimostrare di saper fare il nostro stesso, vero interesse: l’interessa di tutti, l’interesse pubblico, come scrive lo storico dell’arte Tomaso Montanari nel suo nuovo libro, Istruzioni per l’uso del futuro".

Nous vous tiendrons informés de l’évolution du projet "99 anni di Poveglia libera a 99 €uro<" et des modalités d’adhésion dès qu’elles seront précisées.

Si vous êtes dès à présent motivés par ce projet et prêt à participer, au moins financièrement, écrivez à cette adresse e-mail : associazionepoveglia@gmail.com

Isola di Poveglia

Pour vous motiver et vous permettre de rêver à l’île déserte de la lagune dont vous pourriez devenir (co) propriétaires voici quelques photos partagées par notre amie Sapi Tarin, l’infatigable pilote de barques typiques de la lagune.

Poveglia

Poveglia

Poveglia04

Poveglia

Poveglia

Poveglia

Poveglia

Poveglia

Poveglia

Poveglia

Poveglia

Poveglia

La Torre del Caigo

La Torre del Caigo

La tour Caligo (torre Caligo ou torre del Caligo ou torre del Caigo) était un ancien fort qui se trouvait dans l’actuelle ville de Jesolo, sur les rives du canal Caligo , qui bifurque juste avant la rivière Sile. Il ne reste aujourd’hui que la base de ce monument.

Elle a des origines médiévales, mais a probablement été construite sur ​​un bâtiment existant de l’époque Impériale Romaine. On peut encore le voir grâce aux matériaux utilisés : des blocs de pierre à la base, puis des rangées de briques.
Giacomo Filiasi, dans son travail monumental sur l’histoire de la Vénétie, Annali Camaldolesi, cite  la Tour de Caligo, indiquant qu’elle avait été construite depuis 930.

La Torre del Caigo

Les anciennes cartes indiquent également une deuxième tour du même nom, vers l’embouchure du canal (à emplacement de Lio Maggiore). A cela s’ajoute un certain nombre d’autres bâtiments similaires connus, au XIVème siècle, sous le nom de Turris de Plave. Le long du canal Revedoli, les Torre da Fine et Torre da Rovedol avaient déjà disparues au XVIème siècle.

Ce système défensif, était utilisé dès l’Antiquité, pour assurer les voies navigables, protéger la plaine qui s’étendait jusqu’à Costanziaca, la petite lagune de l’époque et les canaux, cette tour eu, par la suite, pour principale fonction d’être  un péage où l’on s’acquittait des droits pour aller à pour Caligo. C’est ce que nous ont appris des documents de 1534 et 1577.

La navigation le long du Canal Caligo a été abandonnée en 1632, lorsque le marchand hollandais Daniel Nys a réalisé les écluses de navigation sur le Piave Vecchia.

La Torre del Caigo

Dès lors, la tour et les bâtiment alentour ont été laissés à l’abandon. Une carte de 1713 montre la tour préservée, dans son intégrité, mais plus tard, comme c’est la tradition dans la lagune, les pierres furent réutilisées pour d’autres constructions.

Au Moyen Age, San Romualdo fonda un monastère près d’ici, dont il ne reste plus aucune trace. C’est en mémoire de ce lieu saint qu’un berger qui faisait paître ses moutons près de la tour, a réalisé ces étranges bas-reliefs avec les lettres "S R".

La Torre del Caigo

Depuis, la tour est devenue un lieu de dévotion populaire, comme la croix de fer de l’ancienne église de San Dona, au sommet du mur peut en témoigner. Cette croix a été placée là en 1927, après la destruction de l’église pendant la grande guerre.

La Torre del Caigo

Isola di San Felice

C’était à l’origine une petite île émergée dans le nord de l’ancienne Clodia Minor, où il y avait une tour en bois qui marquait l’entrée de la lagune.

L'isola di San Felice

Après la guerre de Chioggia on a compris que c’était un lieu stratégique fondamental pour assurer la sécurité dans le sud de la lagune. On a donc construit le Castello della Luppa (ou Lova) entre les IVème et Vème siècles, grâce à des reconstructions successives, qui ont commencé immédiatement après la fin de la guerre de Chioggia (en 1384) et s’e sont poursuivies jusqu’à la chute de la République de Venise (1797).

Isola di San Felice

Ainsi s’est réalisée la structure actuelle de l’Isola di S. Felice qui, vu d’en haut, ressemble à une étoile à cinq branches sur le modèle du château de Famagouste à Chypre et d’autres fortifications vénitiennes.

Isola di San felice

Cette configuration permet une vue à 360° sur la lagune et la mer en même temps, et a prouvé qu’elle est une barrière efficace contre les tempêtes qui ont continué à éroder les îles et la lagune.

Isola di San Felice

Très intéressant du point de vue architectural, on peut encore voir le portail en pierre d’Istrie conçu par Andrea Tirali au début du VIIème siècle et les vestiges des fortifications militaires, mais aussi du point de vue de la nature.

L'isola di San Felice

L'isola di San Felice

L'isola di San Felice

La Marine Italienne , qui l’occupait depuis deux siècles a abandonné l’endroit qui, pour le moment, n’est pas ouvert au public. Il sera aménagé et valorisé.

L'isola di San Felice

Une promenade ou une balade à vélo vous permettra d’admirer les paysages et les vues sur les toits de la ville de Chioggia qui sont absolument uniques, surtout au coucher du soleil.

Chioggia vue depuis l'Isola di San Felice

Tramonto in laguna da San felice Marangon

Ridotto et forte Crevan

Ridotto Crevan

Aujourd’hui, nous vous emmenons dans la lagune nord, entre San’ Erasmo et Burano, dans ce que l’on appelle, les marais de Burano (palude di Burano).

Avant de partir, voici notre destination vue sur Google map :

Ridotto Crevan

Plus près :

Ridotto Crevan

Crevan est une île de la lagune nord de Venise. L’île Crevan est à quelques centaines de mètres du bord nord de l’île de Sant’Erasmo dans cette partie de la lagune où se trouvent aussi les îles de Torcello, Burano et Mazzorbo. L’île a une surface de la moitié d’un hectare (4680 mètres carrés, dont 377 m² bâtis), et est actuellement privée. Son propriétaire était le politicien et homme d’affaires Giorgio Panto  qui est mort le 26 novembre 2006 dans un accident d’hélicoptère dans la lagune, tout près de chez lui.

Ridotto et forte Crevan

Creva est resté inhabitée jusqu’au XIXème siècle.

Les vénitiens vous parleront du redotto Crevan, ou du forte Crevan, car ce fut à l’origine un fort voulu par Napoléon dès 1806, à la suite des accords de paix de Presbourg.

Ridotto et forte Crevan

L’ingénieur Label, alors directeur des Fortification, élabora un projet où il avait prévu la construction de neuf batteries et la défense du port de Treporti… mais l’histoire en a voulu autrement, et en 1814, Venise a subi la domination autrichienne.

C’est donc dans le cadre du projet de protection militaire de la lagune réalisée par les Autrichiens, que fut établie, en 1820, une petite garnison militaire dans un fort, pour surveiller cette partie de la lagune et l’accès au sud-est du marais. En 1866, l’île est devenue une partie du royaume d’Italie et elle fut abandonnée par les militaires.

Ridotto et forte Crevan

En avril 1943, Ferdinand III de Savoie, duc de Gênes, écrivait aux ingénieurs du bureau technique de Venise pour leur demander de renforcer les berges de l’île.

BdiCre-000

Plus tard, l’île fut vendue à des particuliers qui transformèrent le fort en habitation, et cultivèrent des légumes. Puis la famille Panto la racheta et l’île devint une résidence avec un jardin d’agrément très fleuri.

Ridotto et forte Crevan

Pour s’y rendre, on peut quitter les fondamete Nuove en direction de Burano, puis, en continuant à naviguer vers le sud, en laissant derrière soi le canal très fréquenté Scomenzera S. Giacomo, on emprunte le chenal Crevan (profondeur : 3 m) et on rejoint lîle de San Francesco del Deserto, reconnaissable au profil typique des cyprès du jardin.

En suivant le canal Crevan on voit au sud, l’île de Sant’Erasmo, longue d’environ 4 km, et célèbre pour sa terre fertile cultivée comme un jardin potager et un verger. Notre destination est alors juste à tribord, à la jonction avec le canal de Burano.

Ridotto et forte Crevan

Ridotto et forte Crevan

Ridotto et forte Crevan

Ridotto et forte Crevan

La maison de 170 m², qui a conservé ses caractéristiques d’origine, se compose d’un grand séjour, quatre chambres… A l’écart, la maison du gardien qui veille jalousement sur la propriété.

Ridotto et forte Crevan

Ridotto et forte Crevan

Ridotto et forte Crevan

Ridotto et forte Crevan

Ridotto et forte Crevan

Ridotto et forte Crevan

Ridotto et forte Crevan

Ridotto et forte Crevan

Ridotto et forte Crevan

Ridotto et forte Crevan

Ridotto et forte Crevan

Ridotto et forte Crevan

La propriété, qui a toujours été très bien gérée et entretenue, est unique parce qu’elle offre l’impression de solitude d’une île déserte, sans être isolée, étant à seulement 20 minutes en bateau de Venise.

Ridotto et forte Crevan

Ridotto et forte Crevan

C’est donc une île déserte de rêve (et qui est actuellement à vendre) pour amateur fortuné, donc… à condition d’aimer les moustiques.

Ridotto et forte Crevan

Ridotto et forte Crevan

Ridotto et forte Crevan

Ossario di sant’ Ariano

Nous vous emmenons aujourd’hui dans la lagune nord, au Nord-Est de Torcello, dans ce qui était autrefois Costanziaco.

A l’époque romaine sont citées ici Torcelum, Maioribus, Burianum, Marianum, Costanciacum, Amianae. Ce qui laisse présumer que, plus qu’une cité, c’est toute une vaste agglomération qui serait plus ou moins enfouie sous la lagune.

Carte de cette région de la lagune

La tradition historique et la chronique rappelle ces six principaux centres urbanisés jusqu’à l’époque médiévale, dont aujourd’hui ne subsistent que Torcello, Mazzorbo, Burano et Murano.

Costanziaco était située à la marge continentale de la lagune de Venise au nord-est de Torcello. Elle était composée de quatre îles qui formaient deux groupes appelés Costanziaco Major et Costanziaco Minor, situés respectivement à droite et à gauche d’une branche de la rivière Sile.

En 650, on y comptait sept églises et les deux monastères de Sant’Ariano et de San Maffio construits par la famille Viaro. Les sept églises ont été consacrés respectivement à SS. Sergio e Bacco (SS.Sergio et Bacco Martiri), S. Massimo (SS. Marcelliano et Massimo Martiri), S. Moro (S. Mauro), S. Zanipolo (SS. Giovanni et Paolo), S. Giovanni, puis S. Maffio (S. Matteo Apostolo), S. Pietro, S. Arian (S. Adriano). Les deux paroisses importantes étaient S. Sergio e Bacco et S. Massimo qui étaient aussi les deux premières qui avaient été construites.

L'isola-ossario di Sant'Ariano

Sant’ Ariano fut la dernière église construite, et aussi, la dernière à être abandonnée et elle était rattachée à un monastère de religieuses bénédictines construit en 1160. Ce monastère accueillait des filles de familles les plus riches de la région. Enfermées contre leur volonté, ces religieuses étaient connues pour leur vie dissolue et pour quelques épisodes scandaleux: en 1439 beaucoup ont été transférées à la suite de leurs fautes. A la fin du siècle, d’autres ont de nouveau été impliqués dans un procès où quatre nobles Vénitiens ont été accusés de s’être introduits dans le monastère. Plus tard, principalement en raison de l’environnement insalubre et de la malaria, les religieuses ont décidé d’abandonner le couvent pour aller à Torcello, en 1549 d’abord, puis à Venise.

La partie qui restait émergée à cette époque à ensuite été utilisée pour recueillir les os lors de l’expulsion des cimetières voulue pour assainir Venise. Ces transferts d’ossements ont continué même après la chute de la République, jusqu’en 1933. Les restes étaient si nombreux qu’ils ont créé de véritables monticules et en 1665 il a été décidé de créer un mur le long des côtes de l’île pour les cacher à la vue des passants. La construction du mur a coûté mille ducats, qui ont été recueillis à partir des contributions des églises et des monastères de Venise.

L'isola-ossario di Sant'Ariano

Il y a quelques années  cet énorme tas d’os,  de près de trois mètres de haut et tout couvert de terre et de ronces, était visible de tous.

A la fin du XXème siècle, des bulldozers ont tout recouvert de terre et l’entrée à été murée.

L’ossuaire est protégé par un haut mur de briques de plus d’un mètre et demi, qui l’encercle complètement, interrompu seulement par une petite chapelle près de la porte d’entrée.

Ont peut accéder à l’île avec de petits bateaux, mais y poser un pied est une autre histoire tant la végétation n’est qu’un vaste amas de ronces impénétrables où seuls les énormes rats et les serpents ont transformé le lieu en leur domaine.

Ossario di sant’ Ariano

Ossario di sant’ Ariano

Ossario di sant’ Ariano

Ossario di sant’ Ariano

Ossario di sant’ Ariano

Ossario di sant’ Ariano

Ossario di sant’ Ariano

Visite à San Giacomo in Paludo

Nous vous avons déjà raconté l’histoire de l’île de Saint Jacques des Marais, située au bord du passage du vaporetto en direction de Burano, une petite île déserte devant laquelle passent des centaines de touristes chaque jour.

Nous avons eu la chance de pouvoir fouler le sol de cette île mystérieuse pour vous, et de vous rapporter nos images…

Isola di San Giacomo in Paludo

Isola di San Giacomo in Paludo

Outre la fameuse cavana, il reste surtout des témoignages des constructions militaires de l’époque de l’occupation autrichienne. Les vestiges du monastère sont enfouis sous la végétation, et les fouilles archéologiques ont été refermées.

Isola di San Giacomo in Paludo

Isola di San Giacomo in Paludo

Isola di San Giacomo in Paludo

Isola di San Giacomo in Paludo

Isola di San Giacomo in Paludo

Isola di San Giacomo in Paludo

Isola di San Giacomo in Paludo

Isola di San Giacomo in Paludo

Mais aujourd’hui, les Domaines italiens, sous la pression d’investisseurs qui souhaitent rester discrets, ne veut plus renouveler la concession de l’Isola di San Giacomo in Paludo à l’association VAS ONLUS grâce à qui, depuis des décenies, ce patrimoine architectural, historique et naturel de la lagune à été préservé et ouvert à des milliers de vénitiens.

Le gouvernement de Mario Monti souhaite que l’île devienne désormais un hôtel de luxe, qui, comme San Servolo fera faillite dans quelques années. Entre temps, cette supercherie aura permis la privation d’un bien public au profit d’intérêts privés dont l’origine licite reste à prouver.

L’Isola di San Giacomo in Paludo fait partie intégrante du futur parc naturel de la Lagune Nord de Venise, et doit rester un bien public accessible à tous. De plus, depuis plus de quatre ans, l’île est devenu un abris pour le plus grand canard d’Europe, le Tadorne de Belon (Tadorna tadorna), ou Volpoche dans la lagune, qui en a fait un lieu de nidification. Son nid est installé dans un ancien terrier de lapin ou de renard, dans une cavité sertie dans un talus ou même dans un trou de muraille. Exceptionnellement, il peut être posé à même le sol dans la végétation herbeuse. C’est une simple dépression garnie de duvet. D’avril  à juin, la femelle pond de 8 à 10 œufs dont l’incubation dure de 29 à 31 jours.

Les contraintes archéologiques et historiques de cette île sont importantes, et les exemples passés de "réutilisation par l’industrie du tourisme" des vestiges de la lagune se solde, systématiquement par des déconvenues. Architectes pour nantis et conservation du patrimoine ne semblent pas faire bon ménage dans la lagune.

Si comme nous vous avez envie de pouvoir continuer à visiter cette île, découvrir son histoire, son patrimoine, profiter des découvertes qui y sont faites, des fouilles archéologiques, si vous souhaitez qu’elle ne devienne pas un luxueux paradis pour parvenus, évadés fiscaux et industriels corrompus, alors, vous aussi signez la pétition mise en ligne par l’association VAS ONLUS.

Isola di San Giacomo in Paludo

Nous vous reparlerons prochainement de cette île à propos des informations et des secrets de cette île, qui a tant à nous révéler, et que nous avons apprises sur place, de la bouche des membres de l’association VAS ONLUS.

Visite guidée de la Certosa

Isola in Rete 2013

Nous avons profité de la fête de la lagune de Venise, Isola in Rete, pour visiter, en compagnie d’une guide, l’île de la Certosa, qui abritait autrefois la Chartreuse de Venise.

L’île est situé dans le centre de la lagune, à environ deux cents mètres à l’est de Venise, accessible chaque jour, librement, notamment par le vaporetto (il faut demander l’arrêt au pilote).

Au XIIème siècle, l’île fut d’abord une colonie de chanoines réguliers, qui ont créé un monastère dédié à saint André Apôtre, qui fut plus tard confié aux moines augustiniens. En 1419, les derniers Augustins ont quitté le couvent.

En 1422, S. Bernardin de Sienne, a invité le Sénat de la République de Venise de donner l’île aux Chartreux de la Chartreuse de Florence. Avec le règlement des Chartreux, l’île a d’abord pris le nom de "San Bruno " et plus tard "Certosa". En 1806, les Chartreux ont été chassés et spoliés de la plus grande partie de leur fortune, en 1810, Napoléon a fait transformer l’île en forteresse militaire. Elle conserva son activité militaire jusqu’en 1997, date à laquelle le Reggimento Lagunari "Serenissima" du fort voisin de Sant’ Andrea fut dissout.

Voir l’histoire plus détaillée de l’Isola della Certosa et la description de la Chartreuse au XViIIème siècle.

Équipements militaires dont il reste de nombreux témoignages, restaurés ou non, telle cette polvera, une poudrière de l’époque de la république de Venise, transformée en petit musée de l’île, située à proximité de l’embarcadère d’ACTV.

Poudrière sur l'île de la Certosa à Venise

Éloignée du monastère, tout en étant proche de l’Arsenale, elle permettait de stocker la poudre, loin de la ville, et ainsi éviter de dramatiques accidents. Sa base en pierre d’Istrie, mettait la poudre à l’abri de toute humidité.

Les autres bâtiments militaires dans ce secteur ont été transformés en ateliers pour le chantier nautique, locaux d’accueil pour les plaisanciers de la marina et un petit hôtel, tous gérés par le pôle nautique Vento di Venezia.

Pôle nautique Vento di Venezia

Sur le plan de Coronelli, on distingue parfaitement le monastère chartreux, avec son église, deux cours équipées de grands puits, et, autour du cloître qui sert de sépulture, les 15 cellules, possédant chacune son jardin. Particularité vénitienne, chaque jardin des moines possédait son puits particulier, qui était rempli par les eaux de pluie, et servait tant pour les ablutions que l’entretiens du jardin.

La Certosa di Venezia sur le plan de Coronelli

Du vaste complexe monastique, il ne reste aujourd’hui que des ruines, protégées par des grilles, et qui, malheureusement, ont été encore plus endommagées par la tornade qui s’est abattue sur l’ile le 12 juin 2012 vers 11 heures du matin.

Ruines du monastère des Charteux de Venise

Ruines de la Chartreuse de Venise

Seule la correrie, le bâtiment qui, autrefois, abritait les travailleurs laïcs à été restaurée… d’une manière qui augure mal d’une restauration "moderniste" du monastère qui risque, alors, perdre tout intérêt historique.

Correrie de la Chartreuse de Venise

Les vestiges les plus nombreux et les mieux conservés sont donc les vestiges militaires, avant qu’ils ne soient dénaturés par une restauration qui, d’ores et déjà nous paraît plus que contestable, puisqu’il s’agit de rendre rentables des ruines historiques.

Poudrières autrichiennes de la Certosa

Poudrières autrichiennes à la Certosa

Ruines des installations militaires de la Certosa

La partie nord de l’île actuelle est la partie qui regroupe tous les bâtiments historiques, qu’ils soient religieux ou militaires.

Elle est séparée par un mur de la partie sud, plus récente, est le résultat de la dépose des curages des canaux vers 1950.

La partie sud, est un vaste espace boisé, essentiellement de robiniers faux-acacia (Robinia pseudoacacia), de peupliers argenté (Populus alba) récemment introduits pour leur grand pouvoir d’absorption, des frênes (Fraxinus oxycarpa) et des ormes (Ulmus minor)…

Isola in Rete 2013

On notera la présence d’un spécimen particulièrement impressionnant de murier blanc (Morus alba) dont les branches basses sont un régal pour les enfants de tout âge. Cet arbre est d’autant étonnant, qu’il n’a pas plus de 60 ans.

Cette variété de murier est une espèce introduite par les Arabes, dont la propagation est étroitement liée à l’élevage des vers à soie, qui se nourrit exclusivement de feuilles de cet arbre. Sa présence sur l’île est probablement liée à la culture monastique (nous savons que c’est une des plante utilisées dans la préparation de l’élixir de la Grande Chartreuse).

Isola della Certo

Isola in Rete… l’édition 2013 fut un gros succès

L’édition Isola in Rete 2013, que nous vous avions annoncé, à été un réel succès avec une participation importante. La fête de la lagune nord, avec en ligne de mire, le projet du Parc Naturel a été plébiscité par celles et ceux qui vivent ou travaillent dans la lagune de Venise, et qui ont ainsi montré leur vif intérêt pour leur patrimoine, historique, architectural, naturel, et social.

Isola in Rete 2013

Des vaporetti spéciaux, transportaient les visiteurs dans toute la lagune nord, puis, chacun pouvait établir son programme d’activités proposées :

… à pied…

Isola in Rete 2013

… en vélo…

Isola in Rete 2013

… en canoés…

Isola in Rete 2013

… dans diverses embarcations, traditionnelles…

Isola in Rete 2013

… ou écologiques…

Isola in Rete 2013

… à la découverte du patrimoine naturel…

Isola in Rete 2013

… de la flore de la lagune…

Isola in Rete 2013

… de sa faune…

Isola in Rete 2013

… des activités de pêche diverses…

Isola in Rete 2013

… de sa gastronomie…

Isola in Rete 2013

… de ses productions agricoles…

Isola in Rete 2013

… et viticoles…

Isola in Rete 2013

… des monuments et de son architecture remarquable…

Isola in Rete 2013

Nous avons constaté que beaucoup de vénitiens méconnaissent leur patrimoine et leur histoire, d’où leur intérêt particulier pour cette fête.

Nous avons également eu la surprise de constater que notre blog est très populaire dans la lagune. Nous savions, grâce aux statistiques, que les italiens représentent 20% de nos lecteurs, mais nous étions loin de nous douter que autant de lectrices et lecteurs assidus étaient originaires de Venise même. Cela nous a valu de nombreuses rencontres, et Olga a immortalisé quelques rencontres avec des membres du Fan’s Klol, le Fan’s club de Klod et Olia.

Isola in Rete 2013

Nous avions organisé notre programme ainsi : visite de Mazzorbo et de l’église Santa Caterina, visite de l’église de Sant’ Erasmo et de certaines parties de la grande île, visite guidée de La Certosa, visite de San Giacomo in Palude, balade en bragozzo autour du marais de la Rose (Palude de la Rosa), balade en bateau hybride sur les traces de la Venise antique, avec un archéologue, un naturaliste et un pêcheur… un programme un peu chargé, mais quand on aime…

L'église Santa Caterina de Mazzorbo

Isola in Rete 2013

Isola in Rete 2013

Isola in Rete 2013

Isola in Rete 2013

Isola in Rete 2013Nous avons découvert une barque du XVème siècle

Isola in Rete 2013

Isola in Rete 2013

Isola in Rete 2013

Isola in Rete 2013

Nous avons terminé ces deux journées très denses, exténués, mais heureux de nouvelles découvertes, de riches expériences et de rencontres inattendues.

Isola in Rete 2013

Nous avons ramené beaucoup de matière pour écrire de nombreux articles… à suivre donc !

Merci à toutes celles…

… et tout ceux…

qui ont contribué au succès d’Isola in Rete 2013 !

Et, à l’année prochaine !

Isola in Rete 2013

Isole in rete 2013

Les 21 et 22 septembre les îles de la lagune de Venise seront en fête grâce au Parco Della Laguna Venezia. C’est une occasion unique de découvrir la lagune, ses îles, trésors et traditions, avec des accès libre ou gratuits pour la plupart, durant ces deux jours du Festival della Laguna di Venezia.

Deux journées pendant lesquelles, si vous êtes à Venise, vous pourrez, vous aussi, découvrir "en vrai" des lieux dont nous vous avons parlé dans notre blog.  Ce qui vous permettra de connaitre l’histoire de ces endroits avant de partir…

Le programme complet est à découvrir, en italien, sur la page de Isole in rete 2013

Découvrez la variété des offres que l’institution du parc de la lagune de Venise propose de découvrir plus profondément dans cette région fascinante, parfois un peu cachée et méconnue !

Vous pouvez choisir de faire des excursions, des activités sportives typiques de la lagune, des promenades dans la nature, en bateau ou en vélo, des balades historiques, des promenades, assister à des réunions, des présentations, spectacles, animations, visites guidées de sites archéologiques et de lieux à découvrir.

Pendant ces deux jours, ce sera dont à vous de créer votre propre programme.

Toutes ces animations sont proposées en italien. Toutefois, nous avons repéré deux animations proposées dans d’autres langues :

En Français : Cantina “aperta”, visite des vignobles et de la cave Orto di Venezia, vente du vin produit sur l’île. Samedi 21 septembre de 11 à 18 heures.

En Allemand : (Gli ultimi?) Veneziani del fotografo Karl Johaentges à la Serra dei Gardini, dimanche 22 septembre à 18 heures.

Parmi le vaste choix proposé, voici notre petite sélection :

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Isola della Certosa, samedi 21 Septembre 2013 à 10:30 heure

Des origines à l’avenir de l’île de Certosa, la présentation de la Chartreuse, des projet et visite archéologique et naturaliste avec Tobia Scarpa (designer), Lorenzo Bonometto (naturaliste) et Rossella Ceste (archéologue).

île de Certosa – Rendez-vous devant la Casello delle Polveri
Activité libre, maximum 30 personnes sur réservation
Organisation et réservations: Vento di Venezia 041 5208588 eventi@ventodivenezia.it
Durée environ 2h30 (parcours facile, également adapté aux familles avec enfants)

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Isola di San Giacomo in Paludo, samedi 21 Septembre 2013 de 11:00 à 18 heures

Isola “aperta” et projections organisées par l’association Vas onlus

A l’occasion de cette journée portes ouvertes, vous pourrez découvrir ce qui se cache derrière cette île sur le trajet du vaporetto pour Burano, et dont nous vous avons parlé dans notre blog.

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Mazzorbo, samedi 21 septembre 2013 à 11:15 heures

Entre marais salants et les roselières, excursion guidée en bragozzo, de deux heures environs, le long des canaux La Dolce, Silone et Siloncello, le tour du marais Palude della Rosa avec un petit détour par les Casoni de la vallée Perini.

samedi 21 Septembre 11h15
Mazzorbo – rendez-vous près de l’arrêt de vaporetto
20 € par personne, maximum 12 personnes sur réservation

Informations et réservations : Cooperativa Terra&Acqua 340 6649480 info@terraeacqua.com

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Isola di San Giacomo in Paludo, samedi 21 septembre et dimanche 22 à 12:30 et 16:30 heures

Visite guidée de l’île, de 45 minutes environs, par l’association à but non lucratif Vas onlus entrée libre de 11:00 à 18:00 heures.

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Torcello, casa d’artista Lucio Andrich samedi 21 septembre de 14:00 à 18:00 heures

Une occasion de visiter la maison et le jardin dont nous vous avons parlé dans Les amants de la lagune de Venise.

Torcello, premier chemin à gauche en débarquant du vaporetto.
5 € par personne, maximum 30 personnes sur réservation, une heure environs.

Informations et réservations : Casa d’Artista “Lucio Andrich” 041 735542 ou 3472391861 www.torcello.eu

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Mazzorbo, Tra barene e canneti, samedi 21 septembre 14:15 heures

Entre marais salants et les roselières, excursion guidée en bragozzo, de trois heures environs, le long des canaux La Dolce, Silone et Siloncello, le tour du marais Palude della Rosa avec un petit détour par les Casoni de la vallée Perini et arrivée à la Torre massimiliana di Sant’Erasmo.

samedi 21 Septembre 14h15
Mazzorbo – rendez-vous près de l’arrêt de vaporetto
20 € par personne, maximum 12 personnes sur réservation

Informations et réservations : Cooperativa Terra&Acqua 340 6649480 info@terraeacqua.com

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Sant’Erasmo, la laguna… che forte! samedi 21 septembre 14:30 heures

Excursion, d’environs deux heures et demie, en bateau à moteur hybride (diesel-électrique), à la découverte du système défensif de la lagune de Venise: un complexe de réalité naturelle et architecturale. L’Arsenale di Venezia, la Torre Massimiliana et le Forte Sant’Andrea.

samedi 21 Septembre à 14h30
S. Erasmo – Rendez-vous au quai de la tour Massimiliano
10 € par personne, enfants 0-5 gratuits, 6-14 ans 5 €, 15 min – max 50 personnes sur réservation.

Informations et réservations : Sestante di Venezia 041 2413987 ou 3331566929 info@sestantedivenezia.it

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Burano, Pescaturismo nella laguna nord samedi 21 septembre 14:30 heures

Le tourisme de la pêche dans la lagune nord de Venise, excursion guidée à bord d’un bateau de pêche, de trois heures et demie environs, dans un des plus beaux paysages de la lagune.

Burano – Rendez-vous a l’embarcadère Actv
30 € par personne, min 7 personnes sur réservation.

Information et réservations : Cooperativa San Marco 041 730076

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Punta San Giuliano – Mestre, dimanche 22 septembre 11 heures

Les marais salants (barene), par terre et par eau. Excursion à bord du Dragon Boat de San Giuliano à l’île de Campalto, visite guidée "Laguna hier, lagune aujourd’hui." Retour à San Giuliano en passant près des bancs de sable avec explication de l’importance des marais salants dans l’hydrodynamique de la lagune. Balade de deux heures et demie environs.

Punta San Giuliano – Mestre
Gratuit, maximum 30 personnes. Réservation. 3351558187

Organisation et réservations : Associazione La Salsola, WWF Venezia-miranese, Canoa Club Mestre

Et la découverte des producteurs de la lagune :

Azienda “aperta”, vente de produits locaux produits par la ferme I Sapori di Sant’Erasmo

  • samedi 22 setpembre et dimanche 22 de 11.00 à 13.00 et de 14.00 à 18.00 heures
  • Sant’Erasmo – Via della Boaria Vecia, 6

Cantina “aperta”, visite des caves et des vignes de Orto di Venezia, vente de vins produit sur l’île et possibilité de dégustation des diverses années.

  • samedi 21 septembre et dimanche 22 de 11.00 à 18.00 heures
  • Sant’Erasmo – Via delle Motte 1 (de suite à gauche de la fermata ACTV Sant’Erasmo Capannone)

Isola La Salina

Dans l’archipel des îles autour d’Ammiana, à l’emplacement d’Ammaniella, l’ancienne citée engloutie dans la lagune, cette île, désormais privée, reste un témoin géologique d’un des tout premiers habitats dans la lagune de Venise, à une époque où même celle qui deviendrait la Sérénissime République n’existait même pas. Avec le monte di Gagià, voisin, le monte S. Felice devait être une des sept collines de la vile décrite par Aristote.

Habitée du Vème au IXème siècle, elle est également parfois appelée Isola de San Felice della Lagune ou aussi Isola di San Felice delle Saline.

Laguna Venezia

La présence d’un monastère et d’une église, dédiés aux Saints Felice et Fortunato est attestée en ce lieu depuis 889, quand les moines bénédictins de San Stefano d’Altino, fuyant les hongrois, fondèrent ici leur siège ecclésiastique.

Riche en fonds et doté d’une patrimoine important, le monastère fut le lieu de sépulture de plusieurs doges, dont Orso Partecipazio.

Entre les XIIème et XIVème siècle, les conditions environnementales provoquèrent l’abandon progressif des îles et de la presque totalité de l’archipel d’Ammiana.

Vers 1450, les derniers moines de San Felice e Fortunato se retirèrent à Venise dans le cloître de San Filippo e Giacomo.

Les édifices publics et religieux de l’île, encore visibles sur la carte de 1500, ont été dépouillés et bientôt démolis.

En 1555, ont pouvait encore voir une "haute tour émergeant des flots", telle qu’elle est décrite par Marco Gornaro dans ses Memorie del Sabbadini.

La Motta di San Felice, fut alors abandonnée pendant des siècles.

Salina

Isola di Sant’Angelo della Polvere

Le nom original de l’île est San Angelo di Concordia, modifié par les Vénitiens en Sant’Angelo di Contorta, Sant’Angelo di Caotorta.

Elle est située, dans la lagune de Venise, le long du canal de Contorta, à petite distance de la Giudecca et de l’île de San Giorgio in Alga.

Sant Angelo della polvere

En 1060 le Doge Domenico Contarini a fondé une église et un monastère qui a été confié aux moines bénédictins. Ceux-ci ont été remplacés par des religieuses Carmélites de la congrégation de Mantoue, puis des moines qui ont consacré le couvent à San Michele Arcangelo.  Les moines de San Michele Arcangelo ont été contraints, en 1474, de quitter le monastère et ont été envoyés au couvent de la Croix à la Giudecca, à cause de la corruption de leurs coutumes.

En 1518, le île a été accordée aux Pères Carmes, mais avec l’obligation de restaurer les bâtiments. En 1554, ces hommes ont quitté l’île à cause de l’insalubrité et l’année suivante, le Sénat l’a dédiée à la fabrication de la poudre à canon. C’est de cette fonction qu’est venu le nom actuel d’île de la poudre.

Le 20 août 1689, un éclair s’abattit sur l’île, faisant ainsi exploser les munitions présentes sur l’île et a provoqué un incendie qui a détruit la plupart des bâtiments et le grand mur qui ceinturait l’île. Ensuite, l’île a été laissé à l’abandon pendant plusieurs décennies. Ci-dessous, sur le plan de Coronelli de 1696 on peut voir S. Angello della polvere complètement détruite. C’est l’unique gravure de cette île à une époque lointaine.

Sant Angelo della polvere

Un dessin datant du XVIIIe siècle, semble avoir fait partie de documents qui indiquent la présence d’une force militaire vénitienne île : il est noté, autour du bâtiment central, les mots «casernes», «poudre» et «corps de garde», une série de bastions encercle complexe. Le cadastre napoléonien présente la même configuration, probablement jusqu’en 1814, les Français sont laissées inchangées les garnisons installées dans la lagune. Le cadastre autrichien et austro-italienne, ultérieurement, montre une situation différente, dans laquelle le grand corps de la caserne à été détruites et il ne reste plus que les latrines (voir la reproduction de ce plan ci-dessous).

Sant Angelo della polvere

Vers la fin du dix-neuvième siècle, après l’annexion de Venise par le royaume d’Italie, la ceinture de fortifications sur la lagune a été restaurée. C’est à cette époque que, selon toute probabilité, Sant’Angelo a pris son aspect actuel caractérisé par deux grands hangars et des  remblais qui les séparent. Curieusement, une usine autrichienne de 1900 (Kriegsarkiv Vienne) montre encore les installations antérieures à 1814: visant à une reconquête possible des Habsbourg de la lagune.

Sant Angelo della polvere dans les années 60

Après la guerre, des structures en béton ont été érigées : le mur, le château d’eau et le port. L’utilisation de cette île était encore militaire.

L’île de 0,53 hectares est maintenant complètement abandonnée et les bâtiments sont en ruines, mais un débat est en cours pour récupérer l’île et en restaurer le fonctionnement. Elle est encore la propriété du Ministère de la Défense Italien (Demanio dello Stato – Ramo guerra) qui, depuis 1994 recule le projet de la vendre aux enchères.

Sant Angelo della polvere

Bibliographie :

Girogio & Maurizio Crovato, Les îles abandonnées de la lagune – Comme elles étaient et comme elles sont. Liviana, Padoue, 1978.

On ne peut approcher de cette île qu’en barque. C’est donc avec un vénitien que nous appellerons… "Marmay" que nous allons nous y rendre.

Sant Angelo della polvere

Sant Angelo della polvere

Sant Angelo della polvere

Sant Angelo della polvere

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Sant Angelo della polvere

Sant Angelo della polvere

Sant Angelo della polvere

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