La collection de tissus de Mariano Fortuny

Le bureau de Mariano Fortuny

Dans le palais devenu musée de Mariano Fortuny, les scénographe du parcours de découverte muséographique laissent entrevoir une pièce supposée être le bureau de travail de Mariano.

Une porte vitrée, fermée à clef, laisse entrevoir une pièce encombrée de statues, échantillons de tissus, catalogues et autres, et lors des visites, on vous raconte que c’est là que Mariano Fortuny et sa mère conservaient leur précieuse collection de tissus du monde entier.

Heureusement pour la conservation de ce fabuleux trésor, il y a bien longtemps qu’il a quitté le palazzo … pour être protégé dans un lieu adapté, spécialement conçu pour la conservation de ces pièces uniques.

stola.lampasso.Francia.inizi XVIIIsec

« Voici les pesants velours de Venise, de Gênes ou de l’Orient, somptueux et délicats, éclatants ou graves, à amples ramages, à figures ou feuillages, des velours qui ont peut-être vêtu des Doges et des Khalifes. Voici les brocarts aux tons puissants, les soies aux nuances subtiles, voici des ornements d’église et des parures de cour. Voici les charmants taffetas et les luisants satins, semés de fleurettes et de bouquets dont le XVe siècle faisait les robes de ses femmes et les habits de ses hommes. Voici des étoffes de toutes les teintes et de tous les tissus, les uns évoquant la forme des corps qu’elles ont vêtus, les autres en longues pièces et en lés, certaines en lambeaux, en minces fragments. Et tout cela avec des froissements d’ailes invisibles s’entassant, s’amoncelant dans la vaste salle peu à peu assombrie par l’heure, tandis que, penchée sur le profond coffre inépuisable, madame Fortuny semble diriger de son geste magicien l’étonnant concert d’étoffes qui, au fond de ce vieux palais, se joue mystérieusement dans le silence du crépuscule vénitien.« 

Henri de Regnier, L’altane ou la vie vénitienne.

Si vous aussi, vous souhaitez voir ces précieux tissus, ce n’est ni à la fabrique de la Giudecca qu’il faudra vous rendre, ni au palazzo-Musée Fortuny, mais c’est au palazzo Mocenigo, musée de la mode, que vous pourrez les découvrir, lors de visites guidées qui sont organisées sur ce thème.

telo. damasco classico broccato. Italia o Inghilterra. 1715 ca.1

damasco broccato.Francia.1715ca.

telo.damasco broccato.Venezia.1715 ca.

Velluto alto basso a un corpo, broccato e allucciolato

Le jardin de la comtessa Elsie

Hier, nous vous avons raconté l’histoire du jardin de l’usine Fortuny, à la Giudecca.

Place, aujourd’hui, à la visite toute en images de cet endroit merveilleux que vous attendiez toutes et tous avec impatience.

Le jardin de l’usine Fortuny, à la Giudecca

Le jardin de l'usine Fortuny, à la Giudecca

Le jardin de l’usine Fortuny, à la Giudecca

Le jardin de l’usine Fortuny, à la Giudecca

Le jardin de l’usine Fortuny, à la Giudecca

Le jardin de l’usine Fortuny, à la Giudecca

Le jardin de l’usine Fortuny, à la Giudecca

Le jardin de l’usine Fortuny, à la Giudecca

Le jardin de l’usine Fortuny, à la Giudecca

Le jardin de l’usine Fortuny, à la Giudecca

Le jardin de l’usine Fortuny, à la Giudecca

L’arbre remarquable du parc, unique exemplaire à Venise, est ce Sophora japonica ‘Pendula’ ou Arbre des Pagodes. Cet arbre, greffé sur une tige haute, fleurit, rarement cependant, en été, une floraison blanche et odorante.

Le jardin de l’usine Fortuny, à la GiudeccaDIGITAL CAMERA

Le jardin de l’usine Fortuny, à la Giudecca

sophora

Nous avons évoqué hier, la partie la plus originale de ce jardin. La belle piscine voulue par la décoratrice américaine Elsie Lee McNeill, et qui fut, pendant très longtemps, la seule piscine privée de toute la lagune de Venise.

Le jardin de l’usine Fortuny, à la Giudecca

Le jardin de l’usine Fortuny, à la Giudecca

Le jardin de l’usine Fortuny, à la Giudecca

Le jardin de l’usine Fortuny, à la GiudeccaDIGITAL CAMERA

Un lieu magique qui est l’héritage d’un patrimoine constitué d’histoire, de culture, d’art et de design, temple des amoureux du raffinement exclusif des tissus de Fortuny, parmi les plus précieux du Made in Italy.

Le jardin de l’usine Fortuny, à la Giudecca

L’usine créée par Mariano Fortuny à la Giudecca ne se visite jamais pour préserver les secrets de fabrication des précieux tissus. Trois générations d’ouvriers, une dizaine de salariés, y travaillent toujours sur les machines imaginées par le créateur de la fabrique. Toutefois, vous pouvez visiter le show room librement, il vous suffit de sonner pour que l’on vous ouvre la porte. Le fabuleux jardin, quand à lui, se visite sur réservation.

Suivez-nous pour une visite guidée…

Le jardin de l’usine Fortuny, à la Giudecca

Pour tout promeneur, il est possible d’apercevoir les arbres du jardin de Fortuny, à la Giudecca, depuis les quais des fondamenta et ponte de le Convertite. Pour celui qui se rend à un rendez-vous pour la visite du jardin, c’est déjà l’occasion d’un avant goût d’un petit bonheur vénitien.

Le jardin de l’usine Fortuny, à la Giudecca

Le jardin de l’usine Fortuny, à la Giudecca

Le jardin de l’usine Fortuny, à la Giudecca

C’est en 1919 que Mariano Fortuny transfère son activité industrielle de production de tissus, jusqu’alors dans son palais, le palazzo Orfei, sur l’île de La Giudecca, où il acquiert à Giovanni Stucky un ancien monastère désaffecté depuis l’édit de Bonaparte.  Il fait construire le long bâtiment qui abrite encore aujourd’hui les machines qu’il a imaginées pour la production des tissus. Mais il ne s’intéresse nullement a l’espace autour, qui demeure une sorte de terrain vague.

Le jardin au début des années 1920 Photo Ets Fortuny

Le jardin au début des années 1920
Photo Ets Fortuny

C’est son amie, la décoratrice américaine Elsie Lee McNeill, qui devint plus tard la comtesse Gozzi, qui va créer ce parc, tout atour de l’usine.

Raimundo de Madrazo y Garreta (1841–1920) - Jardí de la casa de Fortuny

Raimundo de Madrazo y Garreta (1841–1920) – Jardí de la casa de Fortuny

Elsie McNeill, qui était la fille du chef de Coca-Cola pour l’Europe, a épousé Arthur Lee et ils ont ouvert une salle d’exposition de tissu sur Madison Avenue. Ils étaient les distributeurs exclusifs de tissus Fortuny, qui étaient à la mode dans la belle société depuis que Fortuny avait créé sa première robe imprimée plissée. Lorsque Lee est mort, Elsie a épousé un comte vénitien Alvise Gozzi, et a repris la Societa Anonima Fortuny après la mort de Mariano Fortuny en 1949.

Comtesse Elsie Lee Gozzi

Le jardin à été dessiné comme un parc d’agrément, avec, dans le fond, une piscine qui a longtemps été l’unique bassin privé de la lagune. Tous les étés, nouveaux designers viennent travailler, au fond du parc, près de la piscine, lors d’un séminaire destiné à imaginer les nouveaux arrangements des couleurs.

La visite est guidée par une employée préposée à l’accueil des visiteurs et clients de la fabrique.

Le jardin de l’usine Fortuny, à la Giudecca

La visite commence dans un cortille qui mène à l’ancien palazzino de Elsie McNeil, toujours occupé par les propriétaires actuels, derrière une grille en fer forgé. La margelle de puits est un  des vestiges de l’ancien couvent, dont on remarque également la trace sur le mur, puisque Mariano Fortuny a réutilisé un bâtiment existant qu’il a surélevé, comme on le voit bien encore.

Nous suivons ensuite un chemin qui longe des fenêtres de la fabrique obturées par des rideaux.

Le jardin de l’usine Fortuny, à la Giudecca

Le jardin de l’usine Fortuny, à la Giudecca

Henriette Negrin, la jolie jeune femme divorcée française qui avait rejoint la vie de Mariano Fortuny, en 1897, contre l’avis de sa mère, si elle fut une habile couturière, ne intéressa que très peu au jardin. Nous sommes donc bien dans un espace créé par une décoratrice…

Le jardin de l’usine Fortuny, à la Giudecca

En 1994, « la Contessa » disparaît… alors que tout le monde, à Venise, pense que la fabrique Fortuny est vouée à disparaitre, Maged Riad, son confident, relève le défi. Aujourd’hui, ses deux fils, Mickey et Maury ont repris, avec succès, la gestion de la fabrique… et habitent la maison blanche (le palazzino di terracotta) derrière la grille en fer forgé.

Le jardin de l'usine Fortuny, à la Giudecca

… à suivre dès demain !

Intérieurs Fortuny

Les plus belles maisons sont décorées avec des tissus Fortuny fabriqués à la Giudecca, c’est ce que l’on apprends en feuilletant le riche ouvrage de Brian D. Coleman, illustré de nombreuses photos d’Erik Kvalsvik publié en 2012 chez Gibbs M Smith.

Dans cet ouvrage, l’auteur et le photographe ont parcouru le globe pour vous présenter plus de 25 intérieurs parés des plus beaux tissus Fortuny.

Intérieurs Fortuny

Cette maison de tissus, fondée à Venise en 1921 par Mariano Fortuny, confectionne des tissages synonymes de qualité, de savoir-faire et de somptuosité qui peuvent  agrémenter un décor aussi bien traditionnel que contemporain. Laissez ces intérieurs remplis de détails exquis, d’éclats colorés et d’objets de curiosité vous transporter dans un monde d’opulence.

Photos par Erik Kvalsvik fournies par la maison Fortuny à Venise.

Intérieurs Fortuny

Intérieurs Fortuny

Intérieurs Fortuny

Intérieurs Fortuny

Intérieurs Fortuny

Intérieurs Fortuny

Intérieurs Fortuny

Intérieurs Fortuny

Références du livre :

Fortuny Interiors
Auteur: Brian Coleman   photographe: Erik Kvalsvik
300 pages
Éditeur: Gibbs M Smith (15 septembre 2012)
Langue : Anglais
ISBN-10: 1423624327
ISBN-13: 978-1-4236-2432-5

Voir, en italien, l’article sur Storie Veneziane : Le più belle case sono arredate coi tessuti Fortuny

La peinture de Marià Fortuny i de Madrazo

C’est parmi ses compatriotes installés à Paris, que le père de Mariano Fortuny rencontra sa femme, Cecilia de Madrazo, fille de Federico de Madrazo, peintre portraitiste et conservateur du Musée Royal de Madrid, et sœur de Raimundo, peintre lui aussi.

Dès l’âge de neuf ans, Mariano annonçait déjà un certain talent en réalisant une copie d’un tableau de Diego Vélasquez.

Ses maîtres en peinture furent surtout son oncle et des artistes peintres amis de son défunt père, comme Benjamin-Constant, dont il fréquenta assidûment l’atelier de 1876 à 1885.

Rapidement, il avait fréquenté les meilleurs milieux de Paris des arts du XIXème, des peintres et hommes de lettre comme Jean-Louis-Ernest Meissonnier et Théophile Gautier, qui appréciait son art de l’eau forte et disait de lui :
« Comme aquafortiste, Fortuny égale Goya et s’approche de Rembrandt. »

Puis ils s’installera à Rome, pendant quelques temps.

C’est en 1889, que Mariano Fortuny et sa mère s’installent au Palazzo Martinengo, au bord du Grand Canal.
Il n’avait alors que dix-huit ans, mais c’était déjà un jeune peintre passionné de théâtre et d’opéra.

Mariano Fortuny a dédié sa vie à l’Art : il a été un excellent créateur de vêtements et de tissus, mais il s’est aussi intéressé à de nombreuses disciplines artistiques, telles que le design d’intérieur et la scénographie, la peinture, la photographie, l’architecture et la création de lampes.

Mariano Fortuny hérita de son apprentissage avec ses maîtres conception mimétique de la peinture, qui faisait fonction d’illustration et de souvenir des lieux plutôt que l’expression de sentiments, et dont le réalisme apparent relevait plus de l’imaginaire que de l’analyse. C’est pourquoi il se tourna très vite vers la photographie, mais cela est une autre histoire…

Allez voir également la belle page sur le site e-Venise !

La robe « Delphos »

En 1907, Fortuny créa sa robe la plus spectaculaire: la « Robe Delphos » en soie plissée, rendue illustre par les légendes théâtrales de l’époque, Isadora Duncan et Sarah Bernhardt. Dessinée dans une forme révolutionnaire, inspirée des vêtements de la Grèce ancienne, la longue robe était à la fois simple et large, artistique et fonctionnelle; les ourlets étaient ornés de perles de verre coloré vénitien, avec une fonction décorative mais aussi fonctionnelle.


Isadora Duncan compta parmi les nombreux clients célèbres de Fortuny et dansa dans cette robe de soie plissée appelée « Delphos ». Si l’on en juge par l’effet subtil du jeu de lumière et d’ombre qui tombe sur les plis de soie transparente de la robe, il est clair que Marianao Fortuny a préparé son éclairage avec beaucoup de soin, et la pose du modèle très méticuleusement.

Toutes les soies plissées et imprimées, toutes les robes et les écharpes étaient réalisées dans son atelier, ainsi que les velours multi couleurs, les garnissages en satin et les cordons et ceintures en soie.

Ses robes fourreau Delphos, longues, moulantes et souples, sont des pièces uniques réalisées en soie d’une extrême finesse. chacune d’entre elles a sa propre couleur obtenue par des bains successifs dans des teintures importées telles que la cochenille du Mexique, l’indigo de l’Orient … et conférant au vêtement des jeux subtils de teintes dégradées.

Avant d’être façonnées, les soies étaient teintes dans toutes les couleurs imaginables, dans des formes et des combinaisons de couleurs différentes et changeantes en fonction de la lumière et du mouvement.
Ses réalisations étaient inspirées par les motifs floraux des tissus ottomans, par les broderies luxuriantes de la Renaissance, ainsi que par les dessins abstraits et les couleurs vibrantes de l’Art Perse.

Le grand écrivain français, Marcel Proust, écrivit ceci à propos des robes Fortuny:
« De toutes les robes d’intérieur ou d’extérieur que portait Madame de Guermantes, celles qui semblaient les plus répondre à une intention bien définie, celles qui semblaient devoir être endossées avec un sens spécial, étaient les robes créées par Fortuny y Madrazo à partir d’ancien modèles vénitiens. C’est leur caractère historique, ou plus tôt le fait que chacune d’elles est unique, qui leur donne cette signifiance si spéciale, que la pose de la femme qui la porte pendant qu’elle vous attend ou qu’elle vous parle, semble assumer une importance exceptionnelle…?« 

Bibliographie

Gérard Macé : Le Manteau de Fortuny, Gallimard, 1987.
Anne-Marie Descholdt et Doretta Davanzo Poli : Mariano Fortuny – Un magicien de Venise (Editions du Regard, Paris, 2000) – (ISBN 9782841051205)
Jean Autret : L`influence de Ruskin sur la vie, les idées et l´œuvre de Marcel Proust (Genève/Lille, 1955)
Delphine Delvaux :  Fortuny – Fashion Memoir (Thames & Hudson Ltd, 1998) (livre en anglais) – (ISBN 0-500-01846-4)

Mariano Fortuny Marsal

Marià Fortuny est né à Reus en Catalogne le 5 juin 1838 dans une famille de condition très modeste. C’est à l’école primaire de sa ville natale qu’il apprend les rudiments de la peinture et du dessin. A l’âge de 12 ans il devient orphelin et est dès lors élevé par son grand-père. Son talent de dessinateur est reconnu à un âge précoce et la municipalité de Barcelone lui accorde une bourse afin qu’il poursuive des études. Il entre à l’Académie des Beaux-Arts de Barcelone où il est l’élève de Claudi Lorenzale, obtenant un diplôme et une bourse lui permettant de poursuivre ses études à Rome en 1857. Il y passe deux années à copier les œuvres des Maîtres anciens.
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Il se rend à Paris en 1868 et peu de temps après se marie avec la fille de Federico Madrazo, le directeur du musée royal de Madrid. De cette union naitront deux enfants :  Maria Luisa et Mariano (1871-1949), futur peintre mondain et créateur de tissus.

L’œuvre de Maria Fortuny doit son charme et sa célébrité à la virtuosité de sa touche et de ses coloris. Henri Focillon qualifia sa manière de ‘chiffonné fringuant’.
Ce peintre brillant, également très bon dessinateur et graveur à l’eau-forte, a exprimé son talent dans des compositions orientalistes (importante production marocaine), des scènes de genre de style plus ‘pompier’ ainsi que des sujets de la vie quotidienne.
Peintre vagabond à la carrière précocement interrompue, il voyagea intensément et entretint même des relations avec le milieu artistique parisien. Malgré des influences diverses, son style est très espagnol, qualifié de ‘sauvagerie bohémienne’ par l’américain Edward Sulllivan1 et tranche avec l’esprit français et le classicisme italien de l’époque. Sa manière et le choix de ses sujets apportaient un ton nouveau dans l’internationale orientaliste.
Il fut l’un des peintres espagnols les plus admirés par ses contemporains, en Espagne mais aussi en Europe et aux États-Unis.

Après un nouveau séjour à Paris en 1870 et deux années passées à Grenade, il retourne à Rome où il meurt à l’âge de 36 ans, le 21 novembre 1874 du paludisme, contracté l’été précédent alors qu’il peignait en plein air à Naples et Portici

De nos jours, Maria Fortuny reste très méconnu du public français pour deux raisons : d’une part, parce qu’il n’y a pas de tableau de lui accroché à Orsay (qui possède cependant plusieurs aquarelles de premier plan) et surtout parce qu’on le confond avec son fils Mariano Fortuny y Madrazo (1871-1849), peintre mondain et créateur de tissus qui affadit le style de son père (lui est bien présent à Orsay par sa belle Femme à la gondole, à la manière d’Albert Besnard).

Bibliographie succincte
Charles Davillier : Fortuny, sa vie, son œuvre, sa correspondance (Paris, 1876)
Charles Yriate : Fortuny (Paris, 1889)
Catalogue de l’exposition Fortuny, Barcelone, Museu Nacional d’Art de Catalunya, novembre 2003-février 2004.
Catalogue de l’exposition Mariano Fortuny et ses amis français rédigé par Claudie Ressort, Castres, Musée Goya, 22 juin-1er septembre 1974.
Les orientalistes de l’école espagnole (ARC Edition).

Mariano Fortuny y Madrazo

Mariano Fortuny y Madrazo était un des artistes les plus créatifs de son temps. Il a surtout travaillé en Italie et il a connu sa plus grande renommée grâce à ses créations de textiles Art Nouveau, telles que les robes en soie finement plissée et ses écharpes raffinées en soie brillante et en velours.


Mariano Fortuny y Madrazo est né en 1871 à Granada, en Espagne. Son père, Mariano Fortuny y Marsal, était aussi peintre et collectionneur éclectique de tissus et tapis orientaux anciens, de céramiques et d’armoiries.
Son père mourut quand il avait seulement trois ans et sa mère, elle aussi très impliquée dans l’art, décida de déménager toute la famille en France, à Paris, où Mariano commença plus tard à peindre.

Ensuite, en 1889, la famille se transféra à Venise, en Italie, et Mariano Fortuny y Madrazo établit son atelier laboratoire dans un magnifique palais vénitien (Palazzo Pesaro Orfei), qui plus tard s’appellera le Palazzo Fortuny, aujourd’hui le Musée Fortuny.

Mariano Fortuny y Madrazo mourut dans son palais vénitien en 1949 et fut enterré dans le Cimetière de Verano à Rome.

Mariano Fortuny a dédié sa vie à l’Art : il a été un excellent créateur de vêtements et de tissus, mais il s’est aussi intéressé à de nombreuses disciplines artistiques, telles que le design d’intérieur et la scénographie, la peinture, la photographie, l’architecture et la création de lampes.

Nous consacrerons plusieurs articles à Mariano Fortuny…

Vous pouvez également visiter ce site merveilleux sur cet artiste et ses créations : Fortuny Venise

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