La légende carolingienne

La scena si apre su Malamocco disabitata, svuotata per l’arrivo di Carlo Magno. Protagonista cruciale è una donna, un’anziana, qui è indicata come ostessa, in altri casi come una saggia e aristocratica donna, che salva i veneziani. E il racconto ripropone anche un tema cruciale per la vita in questo luogo, cioè i saperi necessari per affrontare questo sito così particolare, di acque e terre, di venti, di barene tranquille ma anche di tempeste improvvise.

Signature de Charlemagne

Le doge Obelerio s’était opposé à Charlemagne et à l’empire ottoman qui, tous deux, remettaient en cause l’indépendance du duché.

La légende se situe à Malamocco, vidée de ses habitants, qui à l’arrivée de l’empereur Charles, s’étaient enfuis sur une île de la lagune nommée Rivo Alto. Charlemagne demande alors à une vieille femme qui était restée là, pourquoi le peuple vénitien a disparu. Elle réponds qu’ils ont eu peur de sa venue et se sont enfuis sur une île.

L’empereur demande alors à la femme comment il pourrait se rendre sur cette île, à la rencontre du peuple veneti. La vieille réponds "Io ho molti parenti poveri in Rivo Alto. S’el vi piace darmi una certa quantità de denari".

L’empereur acheta alors son désir, fit construire de grands radeaux de bois où il lui fut possible de s’embarquer avec ses chevaux et ses gens.

Mais, à mi chemin, "la volonté de Dieu" provoqua une tempête, avec un fort vent qui fit se briser les radeaux qui sombrèrent dans un canal profond. Une grande partie de la troupe, hommes et chevaux se noyèrent, et c’est pourquoi on nomme depuis ce canal où eût lieu le naufrage : Canal Orfano (le canal des Orphelins).

Charlemagne reconnut avec intelligence, qu’il était venu détruire les veneti contre la volonté de Dieu.

Alors, il envoya au doge des gages de sa venue pacifique, et les vénitiens acceptèrent car si son bons et pleins d’humilité.

Le bienheureux doge reçu l’empereur Charlemagne à Rivo Alto avec tous les honneurs dus à un prince. Flatté par cet accueil, Charlemagne confirma l’indépendance du duché, et accorda aux vénitiens leurs premiers privilèges, dont celui de choisir librement leur doge. Liberté dont on se souvient comme le saint privilège de l’année 805.

Source : Origo civitatum Italiae seu Venetiarum

Charles Magne - Albrecht Dürer, 1511-1513.

Le smerdariol

Nous ne saurons jamais si c’est une histoire véritable, ou si elle est née de l’imagination de quelques facétieux de la belle époque au temps du Carnaval de Venise, mais de nombreux anciens nous l’ont confirmée.

Toujours est-il que nous allons vous la narrer telle qu’elle nous a été racontée.

Mer

Il existait autrefois à Venise un ou plusieurs hommes qui avaient une fonction bien particulière, surtout, paraît-il pendant les périodes de Carnaval.

Cet homme, coiffé d’un grand chapeau, portait un grand tabaro noir et deux seaux, et à la nuit se munissait d’un lumignon rouge. Le tabaro, nous le rappelons est cette grande cape que l’on porte beaucoup à Venise lors du Carnaval, et qui était un vêtement très courant à Venise du XVIIème au XVIIIème siècle.

Inlassablement il parcourait, ainsi équipé de sa cape et de son seau, les calli et les campi de la Sérénissime pour servir les dames indisposées par un urgent besoin corporel.

Vous aurez deviné de quoi il s’agit, le monsieur était des toilettes ambulantes pour dames. La personne se tenait au dessus du seau et la grande cape permettait de préserver sa dignité pendant qu’elle se soulageait. Une façon pour ce(s) brave(s) homme(s) de continuer à vivre sans mendier et garder sa propre dignité.

Une fois soulagée, la dame se voyait présenter la pessetta, un torchon pour la toilette. Il était probablement appelé ainsi car c’est à ce moment que le smerdariol réclamait son dû : 3 sous sans le torchon, 5 avec mais 10 sous pour un torchon propre.

A l’époque, le papier toilette n’existait pas. Dans chaque lieu d’aisance était pendu un torchon nommé Leopardo (on vous laisse le soin d’imaginer pourquoi).

Ce n’est peut-être pas une légende, car, à Toulouse, il existait également des porteurs de seaux des rues, où chacun pouvait se soulager, au XVIème siècle. Le produit de la récolte était ensuite vendu aux tisserands qui s’en servaient lors de la coloration des tissus en bleu pastel, la couleur étant fixé par l’azote de l’urée.

La présence de smerdarioli à Venise dans les XVI, XVII ou XVIII ème siècles ne nous semble donc pas incongrue. Il paraît même qu’on en a vu à Venise jusqu’à la première guerre mondiale.

Et d’ailleurs, quand on voit (et quand on sent) les calli de Venise en plein été ou plus encore pendant le carnaval, on se dit qu’il est bien dommage que ce métier ait disparu.

Merdasser

Maurizio Bastianetto, pendant les années 1980, a voulu faire revivre ce personnage sous un aspect carnavalesque dans les théâtres de rue d’abord, puis, vers l’an 2000, dans de vrais théâtres, en le présentant dans un monologue ayant pour titre Naturalia non sunt turpia ou l’Histoire de la Médecine racontée par un Merdassier. Pour ce faire, il eut recours à la mémoire de quelques vieux vénitiens. Il reconstruit ainsi les faits qui ont donné matière à une série de gags très drôles.

Nous lui avons emprunté les images qui illustrent cet article.

Vous pouvez voir des photos du spectacle sur son site : Merdasser

La légende du Ponte del Diavolo.

la leggenda del Ponte del Diavolo

Il y a quelques jours, nous vous avons raconté la véritable histoire du Pont du Diable, telle qu’elle nous à été raconté par un chat autochtone. Mais son histoire ne s’arrêtait pas là…  il existe d’autres histoires à propos de ce pont.

Voilà une autres des histoires que nous a racontées ce chat de Torcello :

Pendant l’occupation autrichienne, une jeune vénitienne est tombée amoureuse d’un officier de l’armée austro-hongroise.

Sa famille s’est immédiatement opposée à cette liaison, et a tout fait pour y mettre un terme au plus vite. On éloigna la jeune fille de Venise, mais elle trouva un moyen de rencontrer secrètement son bel amoureux.

Mais un jour, je jeune officier ne s’est pas présenté au rendez-vous. La jeune fille a attendu, en vain… quelques jours plus tard, elle apprit qu’il avait été assassiné, et qu’on n’avait pas retrouvé son meurtrier. Elle s’enferma dans sa chambre et a refusé d’en sortir, déprima, et refusa de s’alimenter, restant alitée et pleurant toutes les larmes de son corps.

La famille, qui était très connue dans la lagune, en deuil, a réalisé l’erreur qu’ils avaient faite, cependant, on ne pouvait plus y remédier. Un vieil ami se prit de pitié pour cette jeune fille qui se laissait ainsi dépérir. Il vint lui promettre qu’il ferait tout, tout ce qu’il est possible de faire, pour retrouver son amoureux… et il alla trouver une befana, ces vieilles sorcières de la lagune, et lui demanda d’évoquer un de ces démons mineurs, qui, sous leur langue, cachent trois clefs, capables d’ouvrir les portes du temps.

La jeune fille courut rencontrer la sorcière, et la vieille femme était très heureuse de l’aider. La sorcière fit un pacte avec le diable : le jeune officier serait été ramené à la vie en échange de l’âme de sept enfants tous morts prématurément, non baptisés.
La jeune fille était si désespérée qu’elle accepta sans réfléchir. Le contrat fut signé.

Il n’y avait plus qu’à choisir l’endroit où l’échange aurait lieu : le diable lui proposa le pont de Torcello, isolé et assez caché et, surtout, sans église voisine. La sorcière dit que le jeune fille devrait venir la voir le soir du 24 décembre, à un moment où tout le monde pensait à se réjouir et oubliait les démons de la lagune.

Cette nuit là, dans le silence, une gondole amena le jeune fille et le vieil homme dans l’obscurité. La sorcière les attendait. Elle donna une bougie allumée à la jeune fille, et lui recommanda de ne jamais avoir peur et de suivre sans crainte ses instructions. Elle fit monter la jeune fille sur le pont, puis invoqua les démons.

Le diable est apparu en noir gigantesque en face d’elle. Sans rien dire, le diable a décollé de sous sa langue une petite clé d’or, pris en échange de la monnaie d’or de la jeune fille, et cracha la clé d’or dans l’eau, où l’ombre du pont se reflète dans le clair de lune.

Dès que la clé a frappé l’eau, de l’autre côté du pont est apparu le jeune officier autrichien. La jeune fille traversa le pont, puis face à son amant, souffla la bougie et l’obscurité les a enveloppé pour les transporter dans un endroit hors du temps et de l’espace où ils peuvent vivre leur histoire d’amour sans être dérangés.

Mais le Diable voulait être payé. Sept jeunes âmes de bébés mort-nés et non baptisés, tel est le prix convenu pour les services rendus. Le Diable et la sorcière s’entendirent pour la livraison : elle aurait lieu dans la nuit du 31 Décembre, dans le voisinage de ce même pont.

La légende du Pont du diable

Le Diable et la sorcière ne savait pas, cependant, qu’ils étaient espionnés : accroupi derrière un buisson un jeune homme, voulait sauver la vie de sept enfants. Il a décidé de tuer la sorcière. Il a suivi jusqu’à sa maison, et quand il était tout à fait sûr que la sorcière s’était endormie, il mit le feu à la cabane de bois et de paille.

Dans la cabane la sorcière à été réduite à un tas de cendres.

Le Diable, cependant n’a jamais rien su de la mort de sa dévote. Le 31 Décembre, il est allé au pont de Torcello, comme convenu, et attendu en vain son chargement d’âmes chrétiennes.

Depuis lors, chaque fin d’année, un chat noir se promène près du pont, en attendant que la vieille sorcière vienne lui porter les sept âmes d’enfants chrétiens comme promis … mais personne n’est jamais venu, et tapis dans les fourrés alentours, les chats de Torcello veillent à ce que le Diable reparte bien bredouille.

Mais, ce n’est pas tout, dit notre guide félin. Suivez-moi, je vous emmène voir des amies qui vous vous conter l’histoire du fantôme de Torcello

Les légendes de Torcello

La véritable histoire du Pont du Diable

Le Pont du Diable, à Torcello

Un jour, nous étions partis en balade sur l’isola de Torcello, avec Olga et notre amie Svetlana. Alors que Klod faisais le pitre sur le Ponte del Diavolo, un chat indigène s’approcha de nous et, à notre grande surprise, nous demanda si nous connaissions "La véritable histoire du Pont du Diable" …

Voici, mot pour mot, l’histoire qu’il nous a contée :

Il n’y avait autrefois aucun pont qui enjambait le canale de Torcello, comme aujourd’hui, et il fallait aller jusqu’à la cathédrale, puis revenir sur l’autre rive pour se rendre dans le quartier opposé du canal.

D’ailleurs, en ce temps là, le canal s’appelait Rio di Borgogno, à cause des bourguignons qui exploitaient le gaz de la lagune. Plus loin, il était prolongé par le Rio della Piazza qui contournait la piazza de Tor Zelo. Sur la droite, partait le Rio di S. Zuane, menant au monastère homonyme, où il se jettait dans le Rio Cavata da Dietro il Domo qui passait juste derrière la cathédrale où il se jetait dans le Canale de Torzelo longeant la palude della Rosa.

Carte du XVIIe siècle Torcello où vous avez marqué l'abbaye de Saint-Thomas des Bourguignons.

Donc, au XIIIème siècle, on décida de construire un pont sur le rio, pour relier deux quartiers où les marchands et les palais étaient nombreux.

Les fondations furent facilement réalisées, mais impossible de construire un tablier qui puisse résister plus d’un mois. Deux siècle plus tard, le pont était toujours en construction…

L’architecte a qui on avait confié cette délicate mission au XVème siècle n’eût pas plus de succès que ses précédents collègues. Il venait à peine de terminer son ouvrage, que, quelques jours plus tard, le pont s’écroula.

Venu constater les dégâts, il marmonna, entre ses dents, "Vendrais-je mon âme au diable, pour concevoir un pont indestructible…" à peine ces mots étaient-ils prononcé, qu’il aperçu, au milieu du rio, sur les pierres entassées par l’éboulement du pont, un viel homme entouré de six chats.

"Je connais le secret pour construire ici un pont qui défie le temps...", lui dit le vieillard, "... mais, pour que je t’en donne le secret, tu devras signer un pacte avec moi."  .

Tout juste si l’architecte eût le temps, d’un battement de cils, de faire entendre qu’il serait, peut-être, d’accord. Un des chats sauta sur la berge, muni d’un papier, et, d’un vif coup de patte griffa le bras de l’architecte. Il trempa une plume dans la goutte de sang qui perlait, et intima l’ordre de signer le pacte.  "En échange de mon aide pour la construction de ce pont indestructible, je prendrai la première âme qui passera sur le pont" ricana le diable avant de disparaître avec ses six chats.

Jamais, dans la lagune de Venise, un pont fut construit aussi rapidement, une merveille de finesse et d’élégance, dont encore aujourd’hui, quand on le regarde, on se demande comment il peut bien tenir si ce n’était œuvre diabolique.

Le pont achevé, l’architecte en fit barrer l’accès. Le jour où il devait être inauguré, il chercha un moyen de duper le diable. Avec un batelier il partit dans une ferme chercher une brebis.

De retour près du pont, ils étaient occupés, avec le batelier à débarquer l’animal, quand surgit la femme du marin. Bousculant les barrières, elle accourut sur le pont pour crier à son mari que leur enfant allait naître, qu’il fallait se presser…

On se pressa bien, mais l’enfant était mort-né, le diable avait pris son âme, conformément au pacte.

Parfois, certains soirs, surtout quand souffle la sinistre bora, le vent glacial venu des montagnes, on entends un nourrisson qui pleure près du pont. Écoutez bien, même les chats vous le diront.

Le Pont du Diable à Torcello

Monument à Giuseppe Garibaldi

Le 2 juin 1882 Giuseppe Garibaldi expirait dans sa maison de Caprera, entouré de sa famille et de Menotti. Victor Hugo déclarait « L’Italie n’est pas en deuil, ni la France, mais l’humanité »

Quatre jours plus tard, le Consiglio Comunale di Venezia décidait d’ériger un monument, sans, bien entendu, recevoir l’accord de l’aile monarchiste qui, en signe de désaccord, boycotte l’initiative. Tous les élus monarchistes au Conseil Municipal se levèrent, laissant leur siège déserté et quittèrent la salle. Mais la popularité du "Héros des deux mondes" fit que le projet fut approuvé à la plus grande majorité.

C’est le sculpteur Augusto Benvenuti qui remporta le concours. Déjà, en 1885, il avait signé le Monumento in onore dell’Esercito Italiano. Le monument qui était autrefois situé sur la Riva San Biagio, et qui, plus tard, a été  déplacé aux Gardini.

Une fois l’œuvre terminée, restait en suspend la question de son emplacement. Plusieurs propositions avaient été faites, de la balustrade du Rio Sant’Anna au campo Santa Maria Formosa. Mais l’idée qui a prévalu fut de placer la sculpture à l’entrée des Giardini sur la via récemment élargie. Entourée d’un bassin, de manière à renforcer l"importance du rocher de l’île de Paprera, sur lequel le héros national scrute la mer. A ses pieds, on n’avait pas oublié de placer le lion, Venise oblige.

"Qui si fa l’Italia o si muore" (Ici, c’est l’Italie ou mourir) à lancé Giuseppe Garibaldi à Nino Bixio lorsque le sort de la bataille de Calatafimi paraissait de nature à favoriser les Bourbon. C’est l’un des épisodes les plus célèbres du Risorgimento, évoqué ici par le peintre Walter Molino.

Le dernier acte de cette histoire s’est terminé le 24 juillet 1887, lorsque le monument à été inauguré lors d’une cérémonie solennelle. L’absence, remarquée, du maire Dante Di Serego Allighieri, absent pour un deuil familial, fit dire à de nombreux malins, que c’était très "providentiel". De fait, ce fut le dernier maire de Venise nommé par le Roi.

En 1921, alors que Vinicio Salvi marchait dans les jardins à le recherche d’escargots, comme il le faisait régulièrement chaque semaine, et alors qu’il s’était approché de la statue du "Héros des deux mondes", il sentit qu’on le tirait par le bras. Suffisamment fort pour le faire tomber à terre. Alors qu’il se relevait, il vit une "ombre rouge" qui s’enfuyait. Quand il raconta cette nouvelle à ses amis, ils se moquèrent, en disant aue l’unique "ombre rosse" qu’il avait vue était à la taverne. A Venise, "une ombre" est un verre de vin rouge servi en vrac dans les bacari.

Plus personne n’y pensait, mais, une semaine plus tard, un couple qui s’était isolé un soir près de la statue, fut perturbé par une "ombre rouge". Puis, ce fut le tour d’un pécheur qui rentra chez lui avec une belle bosse.

Ces évènement répétés alertèrent les carabinieri qui organisèrent, un soir, une patrouille dans le secteur. Alors que la patrouille approchait de la statue, l’ombre rouge apparut, mais, au lieu de se jeter dans l’ombre, elle s’interposa entre les militaires et la statue de Garibaldi. Tous virent alors devant eux un homme en uniforme et chemise rouge (l’uniforme des hommes de Garibaldi). Immédiatement, personne ne le reconnut vraiment. Mais, dans la foule qui avait assisté à cette apparition, se trouvait certains qui l’avaient connu : "ma quelo xe Bepi, Bepi el garibaldin" Giuseppe Zolli, né en 1838, qui, pendant l’expédition des 1000 avait fait la promesse de surveiller les arrières de Garibaldi, même après sa mort.

Tous les habitants du quartier furent si émus, et tous les vénitiens si reconnaissants en ce noble héros. Sous la pression des habitants, la municipalité demanda qu’une statue fut rajoutée à l’arrière du monument, qui représente Giuseppe Zolli qui veille sur son général.

Depuis, il n’y a plus jamais eu d’apparitions fantomatiques, ni aucune agression dans ce secteur.

Source : "Leggende veneziane e storie di fantasmi" de A. Toso

Nous vous ferons désormais visiter Venise, avec un brin de nostalgie, au travers de photographies anciennes de nos collections. Les quartiers oubliés, les monuments disparus, les grands travaux… régulièrement nous vous ferons revivre la Venise de la fin du XIXème et du début du XXème siècle et la vie entre murs et canaux à cette époque.

Nous vous raconterons également quelques Légendes vénitiennes, avec de bonnes histoires de fantômes…

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