Le Triomphe de Maria Foscari

Le triomphe de la dogaresse Maria Foscari

Le 15 avril 1423, Francesco Foscari est élu 65eme doge à seulement 49 ans.

C’est ce couronnement du bonnet ducal et le triomphe de Maria, sa jeune et resplendissante, autant que riche, épouse que José Villegas a représenté dans cette grande toile peinte au XIXème siècle.

Francesco Foscari avait épousé en 1395 Maria, fille d’Andrea Priuli "dal Banco" issue d’une famille patricienne très florissante, déjà active dans les entreprises orientales dès le XIème siècle.

La famille Priuli a donné trois doges Lorenzo (1556-59), Girolamo (1559-67) et Antonio (1618-23), un amiral  Francesco (vers 1430 – 1490), un littéraire et scientifique Alvise (1497-1560), et quelques cardinaux Lorenzo (1537-1600), Matteo (1583-1634), Alvise (1651-1720), Pietro (1669-1728), Antonio Mario (1707-1772).

Maria Priuli "dal Banco" avait donné quatre enfants à Francesco Foscarini.

Puis, en 1415, il épouse en secondes noces une autre Maria fille de Bartolomeo Nani, et c’est cette jeune femme qui triomphera le jour de l’élection de son époux, et que l’on voit ainsi célébrée dans ce tableau.

Mais le triomphe de Maria Foscari aura un goût amer. En 1445, son fils Jacopo sera accusé de haute trahison et de corruption, et le doge, sera contraint de le condamner à l’exil. Ce douloureux épisode fut choisi par le tristement célèbre Lord Byron, pour sa pièce dramatique Les deux Foscari.

Le doge Franscesco Foscarini fut déposé en secret, suite aux intrigues de son ennemi de toujours, Pietro Loredani, en 1457. Il est décédé peu de temps après. Comme il était resté très populaire, et que les vénitiens ne savaient pas qu’il avait été destitué par une intrigue, les autorités voulurent lui donner des funérailles d’État. Maria Foscarini refusa de leur abandonner le corps de son époux. Mais, finalement, elle dut se résoudre, par la force, à le faire. Toutefois, elle n’assista pas aux funérailles du doge.

Le tableau est désormais à Anderson house, un des lieux secrets les mieux gardés de Washington, léguée par Larz et Elizabeth Anderson à la Society of the Cincinnati dont elle est devenue le quartier général.

Dogaressa Maria Foscari

June Cunningham, 1957

En septembre 1957, l’actrice anglaise June Margaret Cunningham pose en bikini sur la plage du Lido de Venise, en face de l’hôtel Elxelsior.

June Margaret Cunningham sur la plage du Lido de Venise en 1957

Elle est venue à Venise, du 25 août au 8 septembre, pour la Mostra de Cinéma, présidée par le réalisateur français Renée Clair.

La jeune actrice, de 22 ans à l’époque, a joué le rôle de Marlene Hogg dans une comédie The Smallest Show on Earth (Sous le plus petit chapiteau du monde) qui ne crèvera pas l’écran en dehors des îles britanniques.

The Smallest Show on Earth

En 1957, la Mostra consacrera le film  L’Invaincu (Aparajito) de Satyajit Ray qui se verra décerné le Lion d’Or, le New Cinema Award, le prix Fripesci.

L’autre grand vainqueur étant Fred Zinnemann pour Une Poignée de Neige.

Quand à June Cunnigham, elle tournera encore, pendant six ans, dans une quinzaine de films, dont aucun ne connaîtra une réelle notoriété. Après 1963 elle ne fit plus aucune apparition et l’Histoire du Cinéma semble l’avoir totalement oublié.

Il nous reste donc juste une photo sur une plage de Venise…

Ponte et corte de l’Anatomia

Non loin de San Giacomo dall’Orio on trouve un ponte, un sottoportego et une corte de l’Anatomia, dits aussi Ferenzuola (ou Fiorenzuola).

Ponte et corte de l'Anatomia

Une loi de 1368 prescrivait que l’on devait faire, chaque année, pendant un temps donné, l’autopsie des cadavres. Ce qui était, pour l’époque, une chose étonnamment moderne et même subversive. En effet, les superstitions et les préjugés de nature religieuse firent obstacle à la dissection des cadavres pendant des siècles. Il suffit de se rappeler les persécutions subies par Léonard de Vinci et le long oubli auquel fut soumis sa précieuse iconographie anatomique, restée inconnue de ses contemporains.

Ces opérations se firent dans un premier temps en divers lieux de Venise : dans l’église de San Paterniano, à l’hôpital des SS. Pietro et Paolo, au couvent des pères Carmélites, dans celui de San Stefano, dans celui des Frari, dans la Scuola de San Teodoro, ainsi que dans des lieux privés.

Ponte de l'Anatomia

Vers 1480, le médecin Alessandro Benedetti a proposé la construction d’un théâtre anatomique, mais son projet ne fut effectivement réalisé que deux siècles plus tard, grâce à un don laissé en héritage par le patricien Lorenzo Loredan. Le théâtre anatomique et sa scuola annexe ont ouvert le 11 février 1671, au 1707 du Campo San Giacomo dall’Orio, à peu de distance où les examens post-mortem étaient pratiqués depuis le projet d’Alessandro Benedetti. L’Observatoire est considéré comme l’un des plus anciens d’Europe, où les médecins de toute l’Italie et de l’étranger venaient s’initier à la pratique de la dissection des cadavres. L’Osservatorio a sa porte d’eau sur le rio de Sant’Agostin.

La scuola dei medici o il teatro dell'anatomia

Il a brûlé dans la nuit du 8 Janvier 1800 et a été reconstruit, mais de manière plus simple, et a servi, de nombreuses années aux autopsies.

De nos jours, les autopsies se pratiquent à l’Ospedale Civico, et la Scuola d’Anatomia est à l’Université de Padoue.

Galeni

Les lieux désignés par la toponymie "dell’Anatomia" sont également nommés, par corruption, de Firenzuola, ou Fiorenzuola, nom d’une famille citée dans une Mariegole appartenant à la Scuola Grande di San Giovanni Evangelista, dans laquelle nous avons trouvé un confrère, en 1473, "Cristofolo Fiorenzuola Uffiziale ai Consoli da S. Giacomo dall’Orio". Au début du XVIème siècle, cette famille a résideé de manière stable dans cette paroisse.

Ponte de l'Anatomia

20 juillet 1954

Il y a soixante ans jour pour jour, le Circo Nationale Togni avait déployé son chapiteau sur le campo San Polo, à Venise après avoir, la veille, fait une traversée de la ville depuis la gare Santa Lucia qui restera mémorable.

Le Circo Togni à Venezia, le 19 juillet 1954

A propos de la traversée de la ville, dont se souviennent nombre de vieux vénitiens, voir notre article Le Circo Togni à Venise.

Pour la première fois, une cinquantaine d’artistes venaient se produire dans le cœur historique de la cité lagunaire, mais ce qui a marqué l’imagination des enfants de l’époque, reste sans conteste la traversée de la ville par les animaux, éléphants en tête de cortège.

Le Circo Togni à Venise

Le fait de voir des tigres dans notre ville flottante, ou des éléphants faisant une pyramide sur le pont des Scalzi, et encore des chameaux dans les calli de San Marco était très inhabituel.

De mémoire vivante, il n’y a rien qui puisse dépasser l’émotion de ces heures magiques et exceptionnelles, tant pour les artistes du cirque que pour les vénitiens. Même le public le plus profane, ne pouvait que rester fasciné par un monde si étrange, si proche, ne pouvait avoir les mots pour décrire un spectacle hors du commun. Le cirque Togni avait imaginé un programme qui fait encore envie de nos jours, et qui semble désormais impossible à réaliser de nouveau.

Sur la piste se succédèrent les étoiles circassiennes de l’époque : le Duo Loredani au trapèze, les Fratelli Martini à la corde. Le Trio Cavallini (Luigi Cavallini, Pietro et Peppino Balaguer), parmi les plus célèbres clown italiens, cité par l’historien Cervellati. Toute la famille de Wioris Togni, frère de Darix et fils d’Ercole. Dolly Togni, autre fille d’Ercole, admirable et sensuelle cavalière, qui présenta son numéro de chevaux en libertés, majestueux.

Albert Darix et son épouse Violette Carrè présentèrent un autre numéro équestre d’une extrême élégance.

Mais les chevaux n’étaient les seuls animaux présent dans ce cirque qui se vantait de posséder un des plus grands zoo mobile d’Europe. Les chimpanzés, chameaux, chiens, tous les félins mais surtout les éléphants. Les éléphants qui ont salué la ville depuis le  Ponte degli Scalzi menés par le prestigieux Ugo Miletti dont certains se souviennent encore aujourd’hui comme un génial dompteur d’éléphants. Et puis, il y avait Darix Togni

Darix, la légende parmi les félins, devenu dompteur par hasard, en cinq jours, en Septembre 1946, il reste l’unique exemple à travailler avec la même élégance féline du geste. Venise a toujours été un objectif pour lui et il a réussi, juste à l’été 1954, lorsque, pour remercier un public si affectueux, il a fait présenter un numéro qui fut le premier d’une longue vie, de celui qui lui était si précieux : Livio, 4 ans, son propre fils, qui se produisit à Venise pour la première fois.

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Carlo Grubacs

Ce peintre vedutiste est né en Europe de l’Est en 1801, et il est mort, à Venise en 1870 où il vécut et travailla principalement, tant et si bien qu’il a été souvent considéré comme «vénitien».

Sa formation artistique, comme celle de nombreux autres peintres contemporains de son temps, n’est pas facile à documenter et il y a très peu d’informations sur son apprentissage.

Durant les premières décennies du XIXème siècle, Venise jouissait encore d’une position dominante culturelle en Italie et que le rôle a été renforcé après la rénovation complète de l’Académie promue par le comte Leopoldo Cicognara.

Carlo Grubacs intègre l’Accademia de Venise en 1818.

Après une étude attentive des "vedutisti" du dix-huitième, le grand siècle, en particulier Francesco Guardi, Grubacs a développé son propre style, avec un nouveau sens de la couleur et atteint une assurance totale qui lui ont permis de gagner l’estime de la critique et des collectionneurs de son époque.

L'entrée du Grand Canal

Santa Maria della Salute

Veduta du Palazzo Ducale

La Basilique San Marco

Riva degli Schiavoni

http://www.artscroll.ru/page.php?al=Carlo_Grubacs_hudozhnik

http://www.master-drawings.com/drawings_details.php?codice=84

"Venise du dix-neuvième siècle", un album de photos de 1891

Венеция ХIХ века" альбом фотографий 1891г.

Les photographies originales d’une époque révolue de Venise, trouvées dans la première édition, seulement en italien de "Canali E Calli" à Venise.
Оригинальные фотографии ушедшей эпохи Венеции, от первого и единственного итальянского издания "Calli E Canali" в Венеции.

Ferdinando Ongani était vendeur de livres anciens, et possédait une boutique sur la Place Saint-Marc à Venise. Son amour pour Venise et  l’architecture, l’a incité à créer un album de photos de sa ville bien-aimée.
Фердинандо Онгани был продавцом антикварных книг, с магазином на площади Святого Марка в Венеции. Его любовь к Венеции вдохновила его на создание альбома фотографий архитектуры любимого города.

Le Musée de San Marco à Venise, a organisé une exposition, en 2011, dédiée à cet album.
Музей Сан-Марко в Венеции организовал выставку в 2011 году, посвященную этому альбому.

Retour au palais Morosini

Nous vous avions déjà fait découvrir ce palais, de l’intérieur, mais nous avions gardé, sous le coude, encore quelques photos de cette grande maison sur le Grand Canal.

Palazzo da Mula Morosini

Dans la cour, derrière la très belle margelle de puits en marbre blanc, l’inscription nous rappelle que Francesco Mosrosini a vécu ici. Il fut le 108ème doge de Venise, élu au premier tour de scrutin le 3 avril 1688 après la mort de Marcantonio Giustinian (23 mars 1688). Il en fut informé pendant un siège et pour l’honorer, son couronnement eût lieu au milieu des soldats enthousiastes.

Palazzo Da Mula Morosini

Palazzo Da Mula Morosini

Le complexe des palais Morosini est formé par la connexion de trois résidences du XVème siècle, XVIIème siècle et XVIIIème siècle. La maison contient des éléments artistiques et ornementaux splendides: certains éléments architecturaux de l’architecte Jacopo Sansovino, une cheminée monumentale, plafonds décorés, avec les fresques néo-classiques gothiques.

Palazzo Da Mula Morosini

Les salles de réception, grandioses, conduisent à deux balcons sur le Grand Canal.

Palazzo Da Mula Morosini

Palazzo Da Mula Morosini

Palazzo Da Mula Morosini

Palazzo Da Mula Morosini

Palazzo Da Mula Morosini

Palazzo Da Mula Morosini

Palazzo Da Mula Morosini

Pink Floyd à Venise

Il y a vingt-cinq ans jour pour jour, Venise avait droit à un concert mémorable que nous vous proposons de revivre ci-dessous, comme les 100 millions de téléspectateurs de 20 pays, ce soir-là…

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… le lendemain, Venise se réveillait avec une sacré gueule de bois. Depuis, les musiciens et chanteurs du groupe sont toujours persona non grata dans la lagune, découvrez pourquoi dans notre article du 15 juillet 2012 : 1989 – Pink Floyd In Venice

Jacopo Filiasi

Jacopo Filiasi était un historien né à Venise en 1750, mort dans la même ville le 17 Février 1829.

On voit également son nom écrit sous la forme Iacopo ou Giacomo Filiasi.

Jacopo Filiasi

Il était le fils d’Antonio Filiasi et de Maria de Bassanesi, une riche famille originaire de Padoue.

Orphelin très jeune, sa mère confie son éducation à l’abbé Benedetto Canossa, puis s’installe près de ce dernier à Mantoue. De retour à Venise, il a comme professeur l’abbé Placido Bordoni.

Pouvant compter sur des revenus substantiels, Filiasi se consacre entièrement à ses études scientifiques sur des sujets très divers : Botanique, Physique, Archéologie, Astronomie, Météorologie et même la Plomberie.

Mais l’Histoire a retenu son nom principalement pour les souvenirs historiques qu’il a compilé dans les deux tommes des Memorie storiche dei veneti qui est l’histoire de la Vénétie et de la lagune de Venise.

Il fut électeur au Collegio dei Dotti, membre du Conseil paroissial de San-Marco, directeur des Ginnasi Veneti.

Il s’enorgueillait du titre de Cavaliere dell’Ordine Imperiale di Leopoldo.

Il a été enterré dans l’église de Trivignano, localité de la campagne mestrine où il possédait une villa.

Bibliographie de Jacopo Filiasi :

On peut trouver certains de ses ouvrages réédités ou dans les collections anciennes…

Saggio sopra i Veneti primi da G. Filiasi – P. Savioni editore – 1781

Delle Strade romane che passavano anticamente pel Mantovano, dissertazione letta alla R. Accademia di Mantova, dal conte Giacomo Filiasi – Stamperia di S. Costa -1792

Memoria delle procelle che annualmente sogliono regnare nelle maremme veneziane, del signor co. Giacomo Filiasi – A. Zatta e figli editore – 1794

Ricerche storico-critiche da Giacomo Filiasi sull’opportunità della laguna veneta pel commercio, sull’ arti e sulla marina di questo stato – G. A. Curti editore – 1803

Memorie storiche de’ Veneti primi e secondi, del conte Giacomo Filiasi - Il Seminario editore -1811 (réédité en 2012 par Nabu Press)

L’église Santa Caterina de Mazzorbo

Les touristes qui partent des Fondamente Nuove pour visiter Burano, ses maison colorées et ses dentelles, passent devant Mazzorbo sans même y jeter un œil. Cette île, calme, tout aussi colorée, qui abrite de jolis jardins mérite pourtant une halte, d’autant qu’elle est reliée par un pont à Burano…

En suivant les quais paisibles, le promeneur arrivera certainement à la principale attraction architecturale de l’île : la chiesa di S. Caterina di Mazzorbo.

L'église Santa Caterina de Mazzorbo

Lorsque vous descendez du vaporetto, prenez la fondamenta qui longe le Canal Santo Spirito vers la droite, passez devant le restaurant des chasseurs, et suivez le quai qui tourne sur votre gauche auprès d’une jolie madona. En suivant le quai tout au bout, vous découvrirez le campanile et l’église que nous vous proposons de visiter aujourd’hui.

Santa Caterina di Mazzorbo est l’ultime survivante des dix églises qui se dressaient ici autrefois.

Le noble patricien vénitien Bernardo Trevisan nous apprends, dans son traité Della laguna di Venezia publié en 1715, que l’église à été construite pour un monastère bénédictin en 783.

Comme souvent dans la lagune l’église à fait l’objet d’un grand nombre de reconstructions, restaurations, ajouts et amputations… le monument que nous admirons de nos jours, de style romano-gothique doit dater de la fin du XIIIème siècle ou du début du XIVème. Quand à la date de 1291, visible dans le chœur, et que certains ont, avec facilité, donné comme la date de construction du monastère, elle semble liée, d’après les historiens, à la fondation du monastère homonyme, et de son église, dans Venise.

Le vaste campo avant l’église correspond au couvent des bénédictines qui s’élevait là, avant sa destruction ordonnée par Bonaparte en 1806. Après la porte du jardin, se prolonge un mur, jusqu’à une petite maison qui ferme le quai. Ces bâtiments aussi faisaient partie du monastère autrefois.

Traité de Napoléon à propos de la destruction des monastères de Venise et sa lagune

On peut imaginer qu’autrefois, la façade de ce monument était plus riche et plus ornée, avec des marbres, notamment, mais que les destructions des français on modifiés beaucoup de choses, comme la forme de la toiture.

En effet, un dessin de Giacomo Guardi, Le Cappuccine e S. Caterina di Mazzorbo, conservé à la Bibliothèque Nationale Marciana, nous montre un aspect totalement différent.

Le Cappuccine e S. Caterina di Mazzorbo

Le beau portail est surmonté d’un bas relief en marbre représentant le Mariage mystique de sainte Catherine et les portraits de deux donateurs. Le Christ est représenté sur un trône, avec, à la main gauche un livre sur lequel on peut lire "EGO SUM LUS MUNDI" tandis que, de la main droite, il passe la bague au doigt de la sainte agenouillée. Auprès d’eux, agenouillés, l’abbesse Elizabetta Dolfin, et de l’autre côté un Procureur du monastère. Sur la partie de droite, l’inscription, incomplète, datée de 1368 : "MCCCLXVIII DIE P / RIMO DE NOVEMBRIO FO FAT  / O QUESTO LAVORIERO I TENPO DE / LA EGREGIA E NOBELE E RELIGILIO / SA MADONA BETA DOLPHIN REVE  / RENDA BADESA DE QUESTO L  /  OGO SIANDO PROCURATO  /  OR".

Santa Caterina de Mazzorbo

Sur la massive porte en bois, on remarque les armoiries de la famille Michiel, qui était très liée au monastère.

Santa Caterina de Mazzorbo

Quand on passe le portail, après avoir descendu deux marches, on découvre un étonnant atrium, au sol recouvert de briques en terre cuites posées en chevron, qui ouvre, à droite, sur un minuscule jardin orné d’un puits. Trois arcs en plein cintre, en pierre blanche de Rovino, soutenus par deux colonnes courtes, et les visiteurs sont saisis par une étonnante impression de beauté, de simplicité et ce passage "dans un autre monde" qui devait saisir celles qui entraient dans le monastère pour la première fois. Les arches et les colonnes ornées de simples chapiteaux ioniques sont l’œuvre du maître Pietro, fils d’Alberto Lima, tailleur de pierre dans la contrà S. Angolo, comme on peut l’apprendre dans l’accord conclu le 2 Décembre 1552 à Venise, et signé par les procureurs des nonnes de S. Catherine, Federico Moresini et Salvador Michiel.

Le document est conservé dans les archives de Santa Caterina, aux Archives d’Etat de Venise (aux Frari), et il est écrit ainsi : Tre volti et doi cholone et doi mezi chapiteli eet le sue banchete sotto il portelo di la giexia, monthà ducati 26 … …di grossessa come quelle che al presente sono in opera in ditto monestier …

Santa Caterina de Mazzorbo

Sur les murs de la galerie sont fixés des fragments intéressants de corniches et des bas reliefs, formant une sorte de lapidarium, dont certaines sont très anciennes et probablement les restes d’une grande collection de fragments qui peuvent, entre autres choses, confirmer les écrits de G. Lorenzetti quand il se souvient : i frammenti di antiche sculture, cornici, patere ecc… dans son guide Venezia e il suo estuario, à propos d’un civilisation antique dans cette partie de la lagune.

Sur un de ces fragments, on peut voir un oiseau à longue queue a milieu de feuillages. Ce thème se retrouve aussi dans les collections du Musée de Torcello et dans le cloître de Sant’ Apolonia.

Une simple plaque , en date du 2 Juin 1983, rappelle la restauration du clocher de l’église et de l’atrium lui-même, Ettore Fortezza était alors le curé de la paroisse.

Santa Caterina de Mazzorbo

Devant l’église, au dessus d’une porte, une belle Madonna con Putto en bas relief, du XIIIème siècle. La Vierge, assise dsur un grand trône sur lequel repose un oreiller royal, tenant dans ses bras l’enfant qui d’un geste affectueux touche ses doigts (D. von Gabelentz, MittelalterKirche Plastik in Venedig, Lipsia 1903, pag. 156.). La tradition orale de Mazzorbo veut que ce bas-relief provienne de l’église de la Madonna delle Grazie, qui a été annexée au monastère des Ermites de capucins de Mazzorbo, et c’est pour cette raison qu’elle est aussi appelé Notre-Dame de Grâce.

Santa Caterina de Mazzorbo

Pour conclure cette visite, notez deux pierres tombales placées sur le sol juste avant la porte d’ entrée de l’église. La plus grande a perdu toute trace de l’inscription, tandis que la plus petite, qui vient de l’Oratoire de Saint-Barthélemy, recouvre les restes mortels de noble Antonio Grimani, patricien vénitien mort le 7 Février 1818.

Santa Caterina de Mazzorbo

Voir également : Le jardin de l’église Santa Caterina de Mazzorbo

Voir l’article dans Venise côté jardin : Le petit jardin de l’église Santa Caterina, Mazzorbo

Sources :

The Churchs of Venise : Santa Caterina

Enrico da Venezia : Mazzorbo occidentale et La chiesa di Santa Caterina di Mazzorbo, isola di Mazzorbo

Santa Caterina de Mazzorbo

Santa Caterina de Mazzorbo

Santa Caterina de Mazzorbo

Le Saint : Intermède à Venise

A Venise, le Saint aide une jeune fille à se débarrasser d’un importune et plonge la tête baissée dans une affaire de racket, de complots et de vengeances.

Le Saint Episode 2/26 - Intermède à Venise

Alors qu’il se promène le soir dans les rues de Venise, Simon vole au secours d’une jeune femme, Cathy Allardyce, agressée par un inconnu. Après une courte bagarre, l’homme, un certain Carlo, qui travaille pour un malfrat nommé Foots Fortunati, parvient à prendre la fuite…

Intermède à Venise

The Saint S05E02 (titre original)

Année 1966

Durée 50 min

  • Réalisateur
    • Leslie Norman
  • Acteurs
    • Roger Moore (Simon Templar) •
    • Clifford Evans (Keith Longman) •
    • Suzan Farmer (Anne Clanraith) •
    • Lois Maxwell (Helen) •
    • William Sylvester (Foots Fortunati) •
    • Quinn O’Hara (Cathy)
  • Scénario
    • Paddy Manning O’Brine
  • Société de Production
    • Bamore •
    • Incorporated Television Company (ITC) •
    • New World Productions

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Isola di Campana, Forte di Sopra

Campana était une des sept batterie qui depuis les temps de la Sérénissime faisaient partie d’un système de défense basé sur les petits forts.

C’est une petite île d’environ 5000 mètres carrés situé au milieu de la lagune sud,  au Nord–Ouest des Alberoni et au Sud–Est de Tronchetto.

Les bâtiments, d’abord très simples, ont été renforcées par l’armée autrichienne et ont été utilisées ensuite par la marine italienne.La construction de ces fortins autrichiens était toujours à peu près identique : un fortin à huit côtés (d’où le noms d’octogone donné à certaines de ces îles : sept petits côtés qui définissent la forme semi-circulaire et un côté long), et les rives de l’île protégées par des récifs de rochers rapportés d’Istrie pour leur résistance au sel.

Le fort de Sopra a été transformé au cours de la Première Guerre mondiale en batterie anti aérienne pour défendre la ville de Venise. Sur le côté ouvert, on peut encore voir les restes d’un étage en briques et certains tronçons de fondations qui sont les vestiges les plus probables du vieux réduit, tandis que sur le côté nord une grande partie de la digue s’est effondrée.

Actuellement, ce qu’il reste des constructions sur l’île est en ruines, et les quelques traces restantes des bâtiments sont couvertes de ronces entremêlées et impossibles à surmonter.

En 1996, la Società "Canottieri Bucintoro" avait organisé, autour de l’île, une manifestation festive pour inaugurer un capitello à la Madonna di Marina.

Comme la plupart des petites îles, c’est devenu une propriété privée.

Pourtant, comme presque toutes les îles de la lagune vénitienne, cette île possède également un mystère bien caché.

Une légende populaire, enracinée dans la lagune, raconte que l’île était habitée par un énorme chien, une bête noire, féroce et très agressive, avec deux yeux jaunes et ronds, apparaissant dans la nuit et empêchant quiconque mettre le pied sur l’île.

Cerbere

Le chien, selon la légende, gardait un grand trésor qui semble avoir été enterré quelque part sur ​​le territoire de Campana. Le trésor, cependant, était d’une valeur inestimable, et de provenance douteuse tant et si bien que le chien ne serait autre que Cerbère, le chien à trois têtes mythique de l’enfer, envoyé directement par le diable en personne pour garder quelque chose de très précieux.

Certains disent que le trésor était constitué de bijoux, pierres précieuses, des objets rares et inestimables apportés là, puis enterré.

Mais pour la plus grande majorité des habitants de la lagune, Campana est seulement l’île où diable a créé son dernier refuge pour quelque chose auquel il tient plus que n’importe quel trésor: les âmes des enfants qui meurent prématurément.

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