Naturaliste vénitien

Nos pas peuvent nous mener parfois vers des découvertes que nous n’aurions même pas imaginées.

Une promenade printanière dans la campagne aux environs de Venise nous a amené à entrer dans la boutique d’un antiquaire, ou brocanteur, à l’orée d’un village de la terraferma.

Entre autres vieilleries, nous y avons vu ces deux natures mortes d’un artiste vénitien non identifiable.

Notre marchand, nous a assuré qu’il rencontrait souvent ce genre de peintures, et qu’il s’agissait d’un peintre, selon lui actif entre Trévise et Padoue à la fin du XVIIIème siècle et au début du XIXème siècle.

Il nous a montré ces deux dessins qu’il estimait des premières années du XIXème siècle, rehaussés de crayon de couleur et d’aquarelle sur papier monté sur un support cartonné,  de 435 x 545 mm environ, dans son cadre et verre d’époque.

Naturaliste vénitien

Il s’est montré bien moins intéressant lorsqu’il nous a annoncé un prix… (encore un qui nous a pris pour des gogos).

Natura morta con fiori, frutta, uccelli, e farfalla

Natura morta con fiori, frutta, uccelli, e farfalla

Natura morta con vaso di fiori, frutta, uccelli, farfalla, pesci e cacciagione

Natura morta con vaso di fiori, frutta, uccelli, farfalla, pesci e cacciagione

Un monde de perles

Mondo di perle e colori, le "impiraresse"

Louisa Conventi dans son entreprise maintient en vie une tradition vénitienne ancienne et enseigne un métier qui défie la crise.

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Au XIXème siècle, il y avait, partout dans Venise, les impiraresse du verbe impirare, qui signifie enfiler, un travail qui était fait exclusivement par les femmes à la maison : voir notre article Le impiraresse.

Surtout, il y avait à Murano, les Conterie ces fabriques de perles en verre. Aujourd’hui, les usines sont en République Tchèque où l’on a transféré au nom du capitalisme et de la rentabilité à outrance, brevets et secrets de fabrication, méthodes de travail, usines et tout le savoir faire ancestral vénitien.

“Impiraresse”, mondo di perle a colori

Autrefois, deux hommes prenaient une boule de verre en fusion et partaient en courant à l’opposé l’un de l’autre sur 100 mètres, reposant sur le sol un long spaghetti de verre.

Aujourd’hui, ces hommes ne sont plus à Murano, et les insolentes impiraresse ont disparues des calli de Castello… leur travail n’est plus coordonné par une mistra, et les ouvrières ne se rebellent plus contre cette femme qui s’enrichissait sur le fruit de leur travail si mal payé.

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Disparu ?

Avec la crise, de nombreux métiers reviennent. Au numéro civique 100 de Cannaregio, calle Priuli dei Cavaletti, Luisa Conventi a créé son entreprise.

Tutto nasce nel dopoguerra veneziano. L’azienda creata dal figlio del mio bisnonno si occupava delle conterie e nel tempo abbiamo proseguito, tra alti e bassi…

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Après-guerre, l’entreprise créé par son arrière grand-père a continué, avec des hauts et des bas, mais, aujourd’hui, l’entreprise dispose d’un vaste assortiment de plus de 200 nuances de couleurs pour des perles de tailles et caractéristiques diverses. Il y a les perle tonde avec des trous ronds ou carrés, les mezze linee et les quarti di linea, les tre cut, les charlotte et puis encore les burattini, les tosca, les papagà, les rigadin, les corniola, les incamiciati et les macà.

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Anna vient de temps en temps pour faire des démonstrations, et montre son art avec un éventail de 60 aiguilles tenu dans une main pour insérer rapidement les petites perles. Elle rêve, tout en agitant ses mains « Andiamo a fare delle rappresentazioni un poco ovunque, per esempio un nostro amico ci ospita in un locale a Rialto e con la scusa del “garangheo” si fa vedere cos’era questo mestiere che alla fine non morirà mai. Ancora oggi si fa così e le frange vengono fatte con i vecchi telai in legno. Certo non ci sono più le signore sotto la porta di casa con la sessola. Ci si evolve. Come ho fatto io, ma sempre con lo stesso spirito e metodo di lavoro. La mia è un’azienda alla luce del sole, ma ci si deve ricordare che questo mestiere era fatto per arrotondare senza il bisogno di allontanarsi dalla famiglia. Di questi tempi potrebbe tornare come mestiere, visto che il prodotto delle perle è molto richiesto« .

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Peut-être reverrons nous un jour des jeunes femmes tricoter les perles sur le devant de leur porte dans les calli de Venise, tout en commentant d’un on cru et acide celles et ceux qui passeront devant eux… espérons seulement que ces commentaires seront bien en vénitien et non pas en chinois…

“Impiraresse”, mondo di perle a colori

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Ces vénitiens qui ont trouvé les Amériques

En 1558, le Vénitien Nicolo Zeno (1515-1565) fait publier le récit des voyages que deux de ses ancêtres, les amiraux Nicolò et Antonio Zeno, auraient entrepris dans l’Atlantique nord à la fin du XIVe siècle , ainsi qu’une « Carta da navegar » décrivant les terres explorées à cette occasion.

Carta de Navegar - 1558

Nicolò et Antonio Zeno, les deux frères vénitiens, auraient donc, au cours d’un voyage sur l’Atlantique Nord, fait escale sur plusieurs îles et auraient même atteint la Nouvelle-Écosse. Nicolò, était né vers 1326, il est mort vers 1402 ; Antonio est mort peu après 1403.

Il auraient fait ce voyage pour le compte d’un potentat nommé Zichmni. Pendant qu’ils se trouvaient à son service, et parfois accompagnés par lui, ils visitèrent plusieurs îles de l’Atlantique Nord et atteignirent même la Nouvelle-Écosse, selon diverses interprétations du Dello scoprimento dellisole Frislanda, Eslanda, Engrouelanda, Estotilanda e Icaria fatto sotto il Polo artico, dadue fratelli Zeni, MNicolo il Ke MAntonio. Ce récit, basé sur des lettres et une carte écrites vers la fin du XIVème siècle par les ancêtres de l’auteur, à leur frère Carlo Zeno. Ce courrier relate les explorations vers le Groenland et les côtes nord-américaines, entreprises par les frères Zeno sous le commandement du comte écossais Zichmni, alias Henry Sinclair.

Selon ces lettres, donc, ils partirent de Orkney, principal port des Orcades en Ecosse, en 1398.

Henry Sinclair était le fils de William Sinclair Lord de Rosslyn (+ 1358) et de son épouse Isabelle fille de Malise V de Strathearn. En tant que comte des Orcades, Henry Sinclair comme tous ses prédécesseurs était sujet des rois de Norvège pour ces îles nordiques. Il est investi du titre de comte des Orcades comme héritier de son grand-père maternel par le roi Haakon VI de Norvège en 1379.

Le naturaliste germano-écossais Johann Reinhold Forster, spécialiste et passionné de la faune et de l’histoire nord-américaine, identifia le mystérieux prince Zichmni comme pouvant être le comte Henry Sinclair.

Nicolò raconte comment il échoue sur une île située entre la Grande-Bretagne et Islande, appelée Frisland, décrite comme de taille plus grande que celle de l’Irlande.

Lors de ce naufrage, Nicolò est recueilli par Zichmni, un prince possédant au large de la côte sud de Frisland des îles appelées Porlanda, et qui règne sur le duché de Sorant, ou Sorand, au sud-est de Frisland. Nicolò invite alors Antonio à Frisland, qui accepte et qui y séjourne 14 ans.

Sous la direction de Zichmni, Antonio attaque Estlanda, manifestement les Shetland comme l’atteste la similarité des noms des lieux mentionnés. Puis Zichmni projette d’attaquer l’Islande, mais la trouvant bien défendue, il se rabat sur 7 îles de la côte est : Bres, Talas, Broas, Iscant, Trans, Mimant et Damberc.

Zichmni fait construire un fort sur Bres qu’il confie à Nicolò. De là, celui-ci explore le Groenland, où il décrit dans une lettre un monastère équipé d’un système de chauffage central. Il retourne alors à Frisland.

Zichmni apprend qu’un groupe de pêcheurs frislandais disparu était de retour après une absence de plus de 25 ans. Les pêcheurs racontèrent avoir accosté des pays inconnus dans l’ouest lointain du nom d’Estotiland et Drogeo, peuplés pour la première d’une population accueillante.

Zichmni entreprend alors un voyage à l’ouest avec Antonio, qu’il nomme chef de sa flotte. Ils atteignent une grande île appelée Icaria (cf. Carte Zeno).

Selon les lettres, les habitants d’Icaria vinrent au-devant d’eux avant qu’ils puissent débarquer. Un seul des Icariens fut capable de converser dans une langue comprise de Zichmni. Ils désignèrent leur visiteurs comme non grata et manifestèrent leur volonté de défendre au besoin l’île jusqu’au dernier. Zichmni navigua alors le long des côtes pour trouver un point où débarquer, mais comme les icariens le suivirent, il abandonna.

Naviguant encore plus à l’ouest, ils débarquèrent sur un promontoire appelé Trin, à la pointe méridionale d’Engrouelanda. Zichmni y aima le climat et la terre, mais son équipage le trouva inhospitalier. Les marins rentrèrent à Frisland avec Antonio, Zichmni resta pour explorer le territoire et y bâtir une ville, son expédition pourrait être à l’origine de la construction de la tour de Newport.

Les Sinclair sont étroitement liés à l’Ordre des Templiers. Leur nom revient régulièrement dans l’histoire des Templiers. Les Sinclair auraient participé aux côtés de Robert le Bruce (excommunié par le pape deux ans avant la décision royale de Philippe le Bel d’exterminer tous les Templiers), à la victoire écossaise lors de la Bataille de Bannockburn contre les Anglais.

La chapelle de Rosslyn serait un des lieux où serait enfoui le trésor des templiers.

Certaines théories avancent l’hypothèse que le voyage d’Henri Sinclair en Amérique aurait permis, selon une légende des amérindiens Micmac, d’y déposer le fameux trésor.

Toutefois, cette narration ne serait, selon les historiens qu’une invention grossière : il n’existe aucune preuve de la présence de ces deux frères à aucune époque dans l’Atlantique Nord. Au contraire, les historiens ont bien établi que Nicolò Zeno a passé la plus grande partie de sa vie au service de l’État de Venise, notamment les années où il aurait été auprès de Zichmni. Il n’est pas non plus mort au service de ce dernier, ainsi que le raconte la narration, car il fit un testament à Venise en 1400 et mourut vers 1402.

Mais alors, comment ces hommes si savants expliquent ils la découverte d’un canon vénitien au large de Terre-neuve ?

Carta de Navegar - 1588

Le projet Venis Cruise 2.0

Paquebot Venise

Si vous êtes venus à Venise pendant la saison des croisières, vous avez probablement vu, vous aussi, ce spectacle terrifiant.

Le MSC Musica dans le canal de la Giudecca à Venise

Si vous êtes lectrice ou lecteur assidu-e de notre blog, vous connaissez déjà notre opposition à la présence de ces monstres dans la lagune de Venise où ils n’ont pas leur place et où ils font des dégâts, écologiquement très importants, et en partie irréversibles. Si vous avez découvert notre blog récemment, depuis de nombreuses années, nous manifestons contre ces monstres des mers aux côtés de nos ami-e-s vénitiens, car ces navires n’ont rien à faire là et sont un danger pour la ville.

Le décret Clini-Passera du 2 mars 2012 interdit l’accès à la lagune des navires de plus de 40.000 tonnes, mais Paolo Costa, président de l’autorité portuaire, ancien magistrat de Venise, et attentif aux intérêts de l’industrie du tourisme de masse a obtenu, dans un premier temps que cette loi ne s’applique pas à la lagune vénitienne.

Puis, sept projets ont été présentés au gouvernement italien qui a choisi le pire d’entre eux, proposé, toujours par le même Paolo Costa : le creusement d’un nouveau canal afin de créer une route alternative pour les grands navires qui rejoindraient le port actuel. Cependant, ce qui paraît simple sur le papier est autrement plus complexe dans les faits. Cinq kilomètres de canal d’une largeur de 100 à 250 mètres, une profondeur de 10 mètres, des parois à couler sur une partie du canal pour bloquer les sédiments, la disparition d’une île qui fait partie de l’histoire de Venise, la création de barenne artificielles… On parle d’un coût initial de 150 millions d’euros, mais la facture pourrait être bien plus salée.

Canale Contorta

Surtout que, même si miraculeusement, Paolo Costa est passé entre les mailles du filet à propos des dernières affaires de corruption qui agitent les eaux les plus troubles de la lagune, sa collusion avec des personnages sans scrupules est un fait avéré. Ceux qui pensent que l’opération pourrait être l’occasion d’une petite combinazione des entrepreneurs locaux sont des malveillants ; comme si c’était possible…

Croisières de France écologique

Surtout que les associations environnementales, qui s’opposent au transit actuel, ne voient pas pour autant d’un bon œil ce projet alternatif de creusement d’un nouveau canal. Le déplacement de millions de mètres cubes de sédiments même non pollués (on avance le chiffre de 6,4M) détruirait selon eux la lagune et son écosystème. D’autre part, comme le soulignent Silvio Testa et Lia Vianello, représentants du Comitato NO Grandi Navi – Laguna Bene Comune, ce parcours est plus long de 7,5 kilomètres (parcour actuel 9 km, par le canale Contorta 16,5 km). Alors, comme Paolo Costa peut affirmer que le projet n’aura aucun impact sur l’environnement, quand on sait que plus de 550 navires emprunteront ce canal chaque année, soit, avec l’aller et le retour, plus de 8.500 kilomètres de plus par des navires qui polluent chacun comme 40.000 voitures. Les affirmations de Paolo Costa semblent un peu fumeuses !

Phoque

Même les phoques de l’Adriatique rigolent des affirmations écologiques de Paolo Costa, dont la démission à été demandée par sept associations vénitiennes.

Dans ce contexte effroyablement compliqué, la seule alternative acceptable pour les vénitiens est le projet Venis cruise 2.0, il est porté par une figure politique locale, Cesare De Piccoli (ex-adjoint au maire et député, ancien secrétaire d’État à l’Industrie et ex-secrétaire d’État au Transports), qui s’est adjoint les compétences de l’homme d’affaires Antonio Gozzi, patron du groupe sidérurgique Duferco.

Ensemble, ils proposent aujourd’hui la création d’un nouveau terminal croisière, composé de quais flottants et d’une île artificielle. Cette île serait installée à quelques encablures du grand projet Moïse (permettant d’éviter l’inondation de Venise lors du phénomène de l’Acqua Alta) et à quelques dizaines de mètres de Cavallino-Treporti, à l’entrée de la lagune. Un quai de 940 mètres de long et de 34 mètres de large accueillerait jusqu’à cinq grands paquebots ainsi qu’une flottille de catamarans de 800 places. Selon le principe des parkings relais qui équipent désormais les grandes métropoles, les passagers débarqueraient sur ce quai extérieur à la vieille ville et embarqueraient sur les catamarans qui, grâce à leur faible tirant d’eau, seraient autorisés à rejoindre le terminal croisière actuel par le Canal de la Giudecca. La durée du transfert serait d’une petite heure. Ainsi, les croisiéristes conserveraient la magie de l’arrivée, offrant la plus belle vue sur Venise, tout en respectant la législation. Embarquements et débarquements des paquebots en tête de lignes se feraient de la même manière. Point positif, selon Antonio Gozzi, le projet aurait déjà reçu l’aval de la fondation nationale environnementale italienne FAI et d’associations écologistes. Ce projet avait déjà été proposé il y a quelques années par le président du Port, Paolo Costa, qui envisageait d’y installer un terminal conteneurs. De nombreuses questions se posent déjà et le projet va être étudié par le gouvernement. La société Duferco espère une réponse avant Noël.

Cette idée de génie ne demanderait que deux petites années pour être réalisée, et, cerise sur le gâteau , ça apporterait aux affairistes du coin une belle occasion de faire du fric. Encore plus fortiche ! Plus de 120 millions d’euros sont en jeu…

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Palazzo Malombra

Ce palais est intimement lié à la vie vénitienne de la Reine de Chypre, après son abdication en faveur de la Sérénissime en 1489.

Après son retour de Chypre, Caterina Cornaro partagea sa vie entre son palais sur le grand canal, et sa résidence d’Asolo.

Le palais de San Maurizio avait été acheté par son frère, Giorgio Cornaro (Zorzi), à Bartolomeo Malombra,  Guardian Grande della Scuola di S. Giovanni Evangelista, en 1480, pour la somme de 20 ooo ducats. Dans les années qui suivirent, Zorzi a dépensé près de 10 000 ducats pour le restaurer et l’embellir. Il a aussi agrandi la propriété, par l’achat de parcelles voisines, en 1483, 1483 et 1521.

Marino Sanudo, dans ses Diarii (vol. 56, p. 751) écrivait à propos du palazzo Malombra qu’il était “casa bellissima e la più bella di Veniesia e potria dì de Italia, signoril, magnifica et comoda”.

A la mort de Zorzi en 1527, la belle maison et ses autres biens firent partie de l’héritage de ses quatre fils, Francesco, Giovanni (Zuanne), Geronimo (Hieronimo) et Giacomo (Iacomo). Seuls Zuane et Iacomo vécurent dans le palais avec leurs familles. Ils achetèrent encore une propriété adjacente en 1534.

Dans la nuit du 15 août 1532, la Ca’ Malombra-Cornaro, fut en grande partie détruite par un incendie.

Lors du règlement définitif de la succession en 1545, la propriété à été divisée en deux. Giorgio Cornaro (Zorzetto), le fils du Proc. Giacomo Cornaro, mort en 1542, reçu en héritage la partie contenant les ruines de l’incendie. Il demanda alors à Jacopo Sansovino d’entreprendre la construction d’un nouveau palais, tel qu’il avait été imaginé par son père avant sa mort (le palais que nous pouvons voir de nos jours).

Ca' Corner della Ca' Granda - architettura e committenza nella Venezia del Cinquecento

Une église de Venise menacée par un incendie

Piero Pazzi est un vénitien attentif à sa ville, à son riche patrimoine et qui se souvient des catastrophes du passé.

Chiesa di San Lio di Venezia. - 001

En passant sur le Campo San Lio, Pierro Pazzi a remarqué la présence d’une baraque de chantier adossée au mur de l’église par l’entreprise Orseolo Restauri srl. Cette baraque est utilisée pour entreposer la matériel nécessaire à la réfection du toit de l’hôtel Canada et d’autre copropriétés voisines. Parmi les matériaux stockés, il y a de nombreuses planches de volige.

Or, selon Pierro Pazzi, cette situation contraste avec les règles les plus élémentaires de la prévention des incendies, surtout dans une ville aussi fragile que Venise. Or, il faut se souvenir que ce sont des circonstances similaires qui ont permis l’incendie qui, à l’abe du 4 mai 2010 a éclaté dans une baraque de chantier adossée à l’église de Santa Maria dei derelitti (Ospedaletto) détruisant la peinture L’annonciation et la visitation de la Vierge d’Antonio Molinari, endommageant d’autres chefs d’œuvres d’une inestimable valeur.

Chiesa dell'Ospedaletto après l'incendie du 4 mai 2010 © photo Fausto Maroder

Chiesa dell’Ospedaletto après l’incendie du 4 mai 2010 © photo Fausto Maroder

Dans l’église San Lio, à proximité de la cabane de chantier qui constitue une menace pour ce monument, se trouve un autel avec un retable figurant Saint Jacques, qui est une œuvre du Titien. Remarquable également, l’orgue de chœur du XVIIème siècle, recouverte de peintures et de parements de bois précieux.

Chiesa di San Lio : l'autel du Titien à droite, et l'orgue sur la gauche de la fenêtre

Chiesa di San Lio : l’autel du Titien à droite, et l’orgue sur la gauche de la fenêtre

Chiesa di San Lio di Venezia. - 011

Nous reproduisons ci-dessous la lettre que Pierro Pazzi a envoyée aux autorités responsables de Venise. Lettre que nous ne traduisons pas, puisque le texte ci-dessus et une résumé de son contenu.

All’ Attenzione
Della Soprintendenza dei Monumenti di Venezia
Del Comando Polizia Municipale
Del Comando Vigili del Fuoco e Ufficio Prevenzione Incendi
Del Nucleo dei Carabinieri per la Tutela Patrimonio Artistico
Dell’ Ufficio Promozione e Conservazione dei Beni Culturali Ecclesiastici
Del Titolare Hotel Canada
Della Ditta Orseolo Restauri
Della Ditta Boscolo Bielo Ivano
Del quotidiano Il Gazzettino
Del quotidiano La Nuova Venezia

ESPOSTO
PERICOLO DI INCENDIO PER LA CHIESA DI SAN LIO

Questa mattina passando in Campo San Lio mi sono accorto che addossato alla facciata della chiesa, a sinistra dell’ingresso principale e’ stato costruita una una baracca di cantiere contenente materiale per il rifacimento del tetto dell’Hotel Canada e altri condomini.
Tra i materiali ivi deposti si intravvedono anche molte assi di legno.
Questa situazione che contrasta con le più elementari regole di prevenzione degli incendi, in una città così fragile particolare come la nostra ricorda molto le circostanze che hanno dato luogo all’incendio scoppiato all’alba del 4 Maggio 2010 quando da un analoga baracca di cantiere si sono sviluppate le fiamme, poi divampate all’interno della Chiesa di Santa Maria dei derelitti (Ospedaletto) distruggendo il dipinto “Annunciazione e Visitazione della Vergine” di Antonio Molinari danneggiando altre opere contenute all’interno di quel tempio.
E’ impensabile quindi, che nonostante vi siano dei precedenti, si agisca con leggerezza e superficialità, o forse più appropriatamente con incompentenza e irresponsabilità negli odierni lavori di rifacimento del tetto in oggetto.
Considerando oltretutto che all’interno della Chiesa di San Lio, in prossimità della finestra sottostante al cantiere, vi è un altare con una pala raffigurante San Giacomo opera del Tiziano, oltre alla pregevole cantoria settecentesca dell’organo ricoperta di dipinti e ai numerosi dossali lignei sottostanti, si ritiene che sia demenziale l’allestimento di simile baracca del cantiere addossata al muro della chiesa suddetta.
Il presente esposto indirizzato, corredato dalle allegate immagini, si invia a tutte le realtà coinvolte nell’autorizzazione, nella vigilanza, nella committenza e nell’esecuzione dei lavori in oggetto affinchè nel più breve tempo possibile rimuovano detta baracca di cantiere al fine di scongiurare immeritate sciagure per il patrimonio storico ed artistico della nostra città.
Con osservanza e confidando in una pronta e ragionevole soluzione

Piero Pazzi

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La Venise en plomb d’Adriano Scroccaro

Adriano Scroccaro est un passionné de soldats de plombs.

Il nous a reconstitué, spécialement pour les lecteurs de notre blog,  la vie dans une corte secrète de Venise vers 1910…

En image, empruntons la machine à remonter le temps d’un éternel grand enfant, mais aussi un grand magicien du merveilleux, et habille maquettiste vénitien.

cortesconta

compari

comari

ciacole

ceti diversi

giochi

imposte

la venezia di visconti

lampione

lavandaia

panni stesi

venditrice di latte

vien putea

vita in campo

Piera sbusa

Piera sbusa - photo Gian Luigi Vianello

 

A Venise, il y a de nombreuses pierres avec des trous (Pietra bucata) qui dépassent des murs de certains monuments, surtout les plus anciens.

En dialecte vénitien, ces pietre bucate sont devenues des piere sbuse et représentent toujours un véritable casse-tête auquel personne n’a véritablement apporté une réponse.

Ces piere sbuse sont fabriquées en pierre d’Istrie, et dépassent des murs où elles sont scellées de 25 à 35 centimètres. Elles ont le plus souvent une forme arrondie et sont percées d’un trou dans leur partie externe d’un diamètre d’environs 10 centimètres et elles sont toujours situées à proximité d’une fenêtre. On en voit dans de nombreux secteurs de Venise, surtout sur des édifices privés d’une certaine importance dans le secteur Rialto / San Marco des XIIIème et XIVème siècles.

« Chi va a zonzo per Venezia vede qua e colà due e più pietre bucate, che si protendono parallelamente dagli antichi edifici. Se la pietra è una sola, è segno che l’ altra, o le altre, furono tolte via in occasione di rifabbrica » ainsi s’exprimait l’architecte Pietro Selvatico au sujet de ces fameuses pierres.

Une des explications serait que « avevano l’ uffizio di sostenere grosse sbarre di ferro, o di legno, per tenervi ben serrati gli assiti ad uso delle bertesche colle quali munivansi le abitazioni dei palazzi magnatizi, se venivano asalite da nemici« … mais Venise est toujours restée éloignée d’un danger d’agitation à l’intérieur de sa lagune. Donc, même au temps incertains de la féodalité, ces pierre trouées pour y disposer rapidement des protections destinées à ralentir l’assaut des pillards n’ont aucune raison d’âtre.

D’autres ont évoqués un système permettant aux teinturiers de faire sécher les tissus : comment les teinturiers auraient pu posséder autant de maison dans Venise, dont de luxueux palais ?

On peut légitimement penser que, dans le trou, on passait un bâton, mais pour suspendre quoi ?

Outre la version qui propose de faire sécher des tissus fraîchement teints, on trouve également :

  • pour faire sécher le linge de la lessive ;
  • pour faire sécher des peaux de bêtes tannées pour la fourrure :
  • pour suspendre des tapis lors des grandes fêtes ;
  • pour suspendre des rideaux devant les fenêtres pour calmer l’ardeur du soleil…

Mais parfois, on trouve ces pierres avec le trou disposé à la verticale, souvent sous une terrasse. Servaient-ils alors à disposer une sorte de grillage sur des bâtons comme on peut le voir encore de nous jours ?

Giotto ou Carpacio les ont peint dans leurs œuvres.

Carpaccio

Tassini, Trincanato, Lorenzetti, Molmenti… tous les historiens de l’architecture vénitienne ont écrit une version différente de l’utilisation de ces pierres, mais aucun n’a résolu le mystère.

Chère journée à Poveglia

A l’occasion du Cleaning Day en Italie, l’association Poveglia per tutti avait mobilisé ses volontaire pour un grand nettoyage dans ce merdier géant qu’est devenue l’île, propriété de l’État Italien qui s’en désintéresse totalement du moment que ce bout de terre perdue ne lui rapporte rien.

L’association vénitienne, sur son site, a annoncé à ses adhérents du monde entier « que cette journée avait été extraordinaire, dans une ambiance de camaraderie et la volonté de préserver ce patrimoine qui appartient à toutes et tous les citoyens de la lagune« .

Sauf que l’île appartient toujours à l’État Italien et que les domaines, dans leur opération de brader les trésors de famille pour faire plaisir à l’Europe de madame Merkell ont toujours l’intention de tirer de ce lopin de terre un maximum d’argent, quitte à se mettre la population à dos.

Donc, depuis le début du mois de huillet, et quoi qu’en disent les portes paroles de l’association Poveglia per tutti, les négociations en vue d’une éventuelle mise à disposition de l’île n’ont pas avancées d’un iota, bien au contraire.

Ce qu’oublient de dire les portes paroles de l’association Poveglia per tutti, c’est qu’une demande très officielle avait été faite pour obtenir les autorisations en bonne et due forme de débarquer toute une petite troupe sur l’île de Poveglia.

Jusque là, rien de véritablement navrant…

Une journée de préparation le samedi, et une journée d’action le dimanche, qui ont permis, sans que le gouvernement italien de Matteo Renzi ne débourse le moindre centime d’€uros, de mettre propre comme un sous neuf, ou presque, ce coin de terre abandonnée.

Plus d’un millier de personnes sont allées sur l’île dimanche, mettre toutes les ordures dans des sacs poubelles, puis faire la fête avec un grand pique-nique, de la musique et de la bonne humeur.

Mais ce travail s’est avéré contre productif pour les bénévoles de l’association, car l’administration n’a pas apprécié ce travail fantastique.

En effet, c’est ensuite que les Domaines ont envoyé la facture :

Pour les droits de concession pour deux jours, l’utilisation des pontons, frais et droits de timbres inclus, le montant exigé par l’administration s’élève à plus de 2.000 €uros.

Au moins, nous savons désormais comment est dépensé que trésor de guerre que nous avons créé pour cette association : cela sert à remplir les caisses de l’État le plus corrompu d’Europe.

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… heu …

… sinon, on vous le répète : il n’y a pas de fantômes sur l’île de Poveglia !

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Monte dell’Oro

Nous vous emmenons aujourd’hui vers un endroit mythique, puisque la légende le la lagune veut que c’est ici que le trésor d’Attila serait encore caché.

Monte dell'Oro

C’est une petite île (0,13 ha) de la Lagune Nord de Venise, le long du canale Silone, dans la partie septentrionale des palude della Rosa. Le nom fait référence à une ancienne légende, rapportée par Paoletti, selon laquelle Attila, pourchassant les habitants après avoir détruit Altino, serait resté embourbé dans les marais de la lagune et aurait perdu son butin de guerre, chargé sur le plus gros et le plus lourd des charriots, qui aurait disparu dans les sables perfides.

D’ailleurs, tous les pêcheurs de Burano vous raconteront que, la nuit, on peut encore voir les esprits des soldats Huns qui veillent sur le trésor maudit, promettant à ceux qui tenteraient de le chercher une mort violente. D’ailleurs, les palines voisines portent encore de bien curieux reliefs :

Canale Silone près du Monte dell’Oro

Canale Silone près du Monte dell’Oro

Canale Silone près du Monte dell’Oro

La région était habitée par des réfugiés de l’intérieur du pays qui ont érigé un monastère bénédictin et une église dédiée à San Cataldo. Il semble aussi que se trouvait ici aussi le séminaire du diocèse de Torcello.

La zone s’est dépeuplée vers la fin du Moyen Age, et la partie immergée s’est considérablement réduite, plus tard ce lopin de terre a été utilisé pour construire un petit poste militaire, avec une cinquantaine de soldats, une position intermédiaire entre les principaux points fortifiés, dans le but de contrôler également les canaux secondaires d’accès à la lagune.

Ridotto dell Monte dell'Oro

Ridotto du Monte dell'OroDeux plans autrichiens publiés par http://www.fortificazioni.net

En 1848, les insurgés Vénitiens ont construit un fort, développé plus tard par les Autrichiens. Il fut ensuite utilisé par l’armée italienne pendant la Première Guerre mondiale, aujourd’hui il reste qu’un amas, une bosse de forme arrondie, où il n’existe aucune trace des anciens bâtiments et où vous pouvez prendre le temps de déguster de délicieuses mûres sauvages en rêvant de trésors cachés…

En 1994, l’État italien, alors propriétaire de l’île l’a adjugée à un « ingénieur sicilien ».

Monte dell'Oro

Maurice Brazil Prendergast

Maurice Brazil Prendergast a découvert les scènes peintes par Vittore Carpaccio, lors d’un voyage à Venise en 1898.

Alors qu’il travaillait principalement à l’aquarelle depuis plusieurs années, la rencontre avec la peinture du Carpaccio l’encouragea à expérimenter des arrangements encore plus complexes et rythmés.

Ses aquarelles, inventives, de Venise, figurent parmi ses œuvres les plus apprécies de nos jours.

Ombrelles sous la pluie - Maurice Prendergast

Duncan Phillips, qui a acheté son Ponte della Paglia, huile sur toile, ci-dessous, pour son musée, le Phillips Collection, décrit la technique unique de Prendergast :

« Prendersgast a posé des touches rondes de couleur, l’une sur l’autre, permettant aux couleurs du dessous de remonter au travers des touches. Ainsi, il a créé un scintillement de tons, et sa peinture, qui ressemble à une tapisserie n’est pas plate et sans relief, mais un monde d’espace incandescent.« 

Le Ponte della Paglia a valu de nombreuses années de travail à l’artiste, puisque l’œuvre débutée en 1898-1999 lors de son voyage à Venise, ne fut achevée qu’en 1922.

Pont de la paille - Maurice Prendergast

Maurice Prendergast est né le 10 octobre 1858 à Saint-John’s, une ville de Terre-Neuve, au Canada. Cet aquarelliste postimpressionniste appartenait, sur le plan technique, à l’école d’Ashcan, mais ses composition délicates n’ont rien en commun avec la philosophie de ce groupe.

Venise - Maurice Prendergast

Canal à Venise - Maurice Prendergast

Canal Grande - Maurice Prendergast

Procession pascale - Maurice Prendergast

San Marco - Maurice Prendergast

San Marco sous la pluie et le soleil - Maurice Prendergast

Santa Maria Formosa - Maurice Prendergast

D’un tempérament timide, il est resté célibataire toute sa vie. Maurice Prendergast est mort le 1er févier 1924.

The merchant of Venice d’Orson Welles

Cette adaptation de la pièce de Shakespeare était au départ destinée à la télévision dans le cadre de la Orson’s Bag pour la CBS. Des problèmes financiers contraignirent Orson Welles à financer lui-même le film qui restera inachevé.

Selon certains, le film ne fut jamais terminé, selon d’autres, il fut entièrement tourné en 1969 puis monté, mais deux bobines disparurent mystérieusement de la société de production. Ce qu’il en reste permet de saisir la manière fragmentée dont Welles a dû tourner le film.

L’histoire s’inspire de l’œuvre de William Shakespeare.

Le marchant Antonio, Pour rendre service à son protégé Bassanio, emprunte de l’argent à l’usurier Shylock. Et il signe une reconnaissance de dette où il autorise son créancier à lui prélever une livre de chair en cas de défaut de paiement.
Ne pouvant honorer sa dette, il voit Shylock venir lui réclamer sa livre de viande.

The merchant of Venice

D’après le critique américain Jonathan Rosenbaum, ce film aurait été totalement tourné puis monté. A la fin de l’été 1969, Welles aurait montré le film à Oja Kodar et sa mère à Rome. Malheureusement, peu de temps après cette projection, deux des trois bobines auraient disparu. Par contre dans le documentaire The one man band, il est affirmé que le montage n’avait pas encore commencé lorsque quelques bobines furent volées. Quoi qu’il en soit ce film reste inachevé et on ne peut en voir que des fragments. Le négatif original existe encore de nos jours, mais il manque le son.

Il fit preuve de ses « ruses » créatives habituelles : quelques plans du carnaval de Venise pour créer l’ambiance et le tournage commencé à Venise fut transféré dans le petit village d’Almata dans la région de Dubrovnik lorsque les difficultés financières ont commencées ; quelques mannequins en bois en guise de figurants pour signifier la foule… Des plongées et contre-plongées savamment utilisées pour rendre la solennité des scènes et de grandes profondeurs de champs pour augmenter les distances…

Le film, dont certains disent qu’il durait 30 à 40 minutes, était une version abrégée de la pièce. Welles avait même éliminé le personnage de Portia après que Oja Kodar, sa maîtresse de l’époque, ait décliné le rôle en raison de sa méconnaissance de la langue anglaise.

Mais au-delà du film, disparu en grande partie, il reste la scène du monologue de Shylock, que Welles tourna plus tard, dans les années 1970, dans le style de ses lectures de Moby Dick ou de The spirt of Charles Lindberg. Cette lecture magnifique lève l’ambiguïté de ce marchand de Venise, qui mettait au centre de l’intrigue l’opposition entre chrétiens et juifs, les uns capables de compassion, les autres seulement animés par la soif de vengeance.

Scenario : Orson Welles, d’après William Shakespeare

Image : Giorgio Tonti, Ivica Rajkovic, Tomislav Pinter

Interprétation : Orson Welles (Shylock), Charles Gray (Antonio), Irina Maleeva (Jessica),  Dorian Bond, Bill Cronshaw, Mauro Bonnani et Nina Palinkas.

(Mauro Bonnani n’était pas un acteur professionnel, mais un éditeur qui travaillait alors sur le Don Quichotte de Welles, tandis que Nina Palinkas était la sœur cadette de Oja Kodar, de son vrai nom Olga Palinkas)

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