Costumes pour le cinéma dans les archives du FBI

Le FBI est une institution qui a pour vocation de préserver les films britanniques, et tout ce qui a trait à leur histoire, pour les générations futures.

Pour les 80 ans nous avons eu accès à leurs archives. Les illustrations de ces créateurs de costumes de films britanniques font partie de cette collection.

La conception de la costumière Julie Harris pour le personnage de Julie Christie, joué par Diana Scott dans le film Darling, de 1965.

Darling

La conception de Cecil Beaton pour Anna Karenina (joué par Vivien Leigh) dans le film britannique de 1948 Anna Karenina.

Anna-Karenina

Proposé par Ivor Beddoes, un dessin exquis pour la séquence de ballet Heart of Fire, dans le film de 1948, The Red Shoes.

Red-Shoes

Le croquis de Cecil Beaton pour la fille fleur dans My Fair Lady (1964) avec Audrey Hepburn dans le rôle d’Eliza Doolittle.

My Fair Lady

Une conception de Motely pour la gouvernante de Deborah Kerr dans le film gothique d’horreur de 1961, The Innocents. Le film était basé sur le roman de Henry James, The Turn of the Screw.

The Innocents

Le costume de Glenda Jackson, imaginé par Shirley Russell, pour le film de 1969 Women in Love.

Women in Love

La conception de Christopher Hobb pour le film de 1978, Jubilé, un cultissime British, réalisé par Derek Jarman. Le film a été fortement influencé par le mouvement punk.

Jubilee

La conception d’un costumes par Anthony Mendleson pour la comédie dramatique, Kind Hearts and Coronets (1949). Le film est réputé pour la représentation de huit membres de la famille D’Ascoyne par l’acteur Alec Guinness.

Kind Hearts and Coronets

Le costume de Miss LaCreevy, par Victor Beaumont, en 1947 pour le film Nicholas Nickleby.

Nicholas Nickleby

Un croquis pour The Devils (1971) par Shirley Russell.

The Devils

Les perles à la Renaissance

Pour les historiens, la Renaissance est appelée "l’âge d’or de la perle" parce que ces trésors arrivaient par bateaux entiers, notamment grâce aux conquistadors, sur les marchés d’Europe pour servir d’atours aux monarques et aux nobles.

Toute cérémonie laïque se retrouve transformée en un défilé de bijoux de perles. Les colliers de perles sont présents dans le portrait de presque toutes les femmes de l’époque.

Bronzino : Eléonore de Tolède avec son fils Jean de Médicis.

Jusque-là rare, une perle devient plus abordable. Dès le XVème siècle conquistadors ont conquis les Aztèques, pillé les temples les plus riches, et ramené en Europe environ deux mille kilos de perles. Le marché se développe à une vitesse extraordinaire. Les perles sont devenues disponibles non seulement àpour la haute noblesse, mais aussi pour les couches sociales aisées de manière plus larges.

Nul portrait de cette époque n’est sans bijoux de luxe de perles rares du Nouveau Monde, mais, également, des populaires perles d’eau douce.

À la Renaissance, Catherine de Médicis (1519-1589), Marie de Médicis (1573-1642) et Elisabeth Ière d’Angleterre (1533-1603) furent les plus grands amateurs de leur temps.
Catherine de Médicis tenait de sa famille un goût sans défaillance pour les objets d’art, les pierreries… Une partie de sa dot fut constituée de bijoux et de perles. Son tuteur le pape Clément VII lui offrit en cadeau de mariage 6 somptueux sautoirs et 25 perles poires. Catherine les adorait et les portait constamment.

Marie de Médicis lors de la fête du baptême de son fils Louis XIII portait une robe, ornée de trente mille perles. Elle était experte en gemmes et bijoux et animée d’une quête perpétuelle. Sa cassette personnelle n’avait rien à envier aux bijoux de la couronne. En 1610, un rapport cite 5870 perles ! Les bijoux de Marie de Médicis comptaient parmi les plus beaux d’Europe.

Cependant, la plus forte passion pour les perles, fut celle, célèbre de la reine Elizabeth Ière, certains historiens qualifièrent sa passion pour les perles d’hystérique. Elle les accumule par dizaines de milliers – dont les perles de Catherine de Médicis qu’elle avait rachetées après la mort de Marie Stuart -. De plus sa garde robe comportait 3000 robes brodées de perles dont l’entretien nécessitait quinze personnes. Des portraits la montrent complètement statique sous le poids de robes qui devaient être très lourdes sans compter les accessoires et bijoux en perles. Une telle accumulation serait une offense au bon goût de nos jours.

Ce qui est frappant, dans les portraits de l’époque, ce sont ces robes littéralement jonchées de perles, les longs colliers, de grosses perles, en plusieurs rangées, qui ornent leur cou.

A la Renaissance, ce sont des kilos de perles qui ornent une robe !

Les hommes portaient également des perles. François Ier, Henri III, et même Henri IV, rois de France, Jacques et Charles Ier d’Angleterre en étaient couverts de la tête au pied !

Elisabeth I

Marguerite de France reine de Navarre

Élisabeth d’Autriche, épouse de Charles IX et reine de France

Les perles au moyen âge

Beaucoup d’écrivains médiévaux citent les effets bénéfiques des perles. Leurs qualités étaient tellement puissantes qu’il suffisait de les porter pour qu’elles fissent leur effet croyait-on.

Au Moyen-Âge, les dames offraient des perles à leurs chevaliers pour qu’ils les portent dans les tournois.

Avant le XVème siècle, quand a été inventé le polissage des diamants, les perles sont considérées comme le plus précieux des trésors. En Europe, les perles les plus rares ornaient les autels des églises.

Dans le monde religieux, on a toujours loué la perle comme un symbole de pureté, d’humilité et de crainte de Dieu. Les premiers chrétiens ont transformée un mythe ancien de l’origine divine dans une métaphore de la naissance du Christ, faisant de la perle un emblème tant du Christ que de la Vierge. La perle a aussi représenté l’âme incarnée dans un corps terrestre. L’âme de la perle était innocente, pure et pleine de foi et de sagesse, quoique entourée par la corruption du monde. Puis l’imagerie sacrée de la perle s’est concentrée sur sainte Marguerite d’Antioche, dont le nom vient du mot grec signifiant perle.

Ecole Française XVIIème Siècle – Entourage Jacques Stella – Sainte Marguerite D’Antioche

Les perles sont alors utilisées en grandes quantités pour la décoration de toutes sortes d’objets ecclésiastiques : croix, chapelets, tabernacles, couvertures de bibles, encadrements d’icônes, etc…

Surtout estimées dans les couvents, on appelle alors les perles "pierres des mariées du Christ".

Les perles dans l’Antiquité

La première mention à propos de perles à été retrouvée sur des tablettes d’argile sumériennes. C’était en 2300 avant J.C.

Depuis, les perles ont toujours eu la part belle dans l’ornementation, féminine principalement.

Selon la légende, Cléopâtre, reine d’Égypte, et Marc-Antoine firent une sorte de pari, à qui pouvait transformer un plat pour qu’il devienne le plus cher dans le pays des pyramides. Cléopâtre fit broyer dans une coupe de vin, une grosse perle qui valait une fortune. Puis, elle bu le précieux breuvage, gagnant ainsi son pari.

Cléopâtre possédait deux perles identiques en forme de gouttes, d’une grosseur et d’un lustre incomparables, qu’elle portait en pendants d’oreilles. Par la suite, la perle restante fut scindée en deux et donna naissance à une paire de pendants qui furent offerte à Vénus, au Panthéon, à Rome.

Les femmes grecques et romaines riches portaient des bijoux en perle qui étaient comme des yeux brillants et qui les protégeaient des affres de l’amour non partagé. La déesse grecque de l’amour, Aphrodite émergea de la mer, secoua la tête et, des gouttes d’eau, tombant de sa belle chevelure dorée, se cristallisèrent et se transformèrent en perles précieuses.

Celles-ci, se déposant sur la surface de l’onde, ont créé une huître géante qui porta la déesse sur l’eau à l’image de la représentation que Botticelli en a faite dans son chef d’œuvre la Naissance de Vénus que l’on peut admirer au Musée des Offices à Florence.

Les perles d'Aphrodite - Herbert James Draper

La perle est une gemme sensuelle, naturelle, symbole d’amour et de fertilité. Sa rondeur, sa douceur en font le joyau le plus féminin qui puisse illuminer la femme qui le porte.

Les Arabes, les Persans et les Turcs se servent du mot merovarid, pour signifier des perles. Le terme margarites, ou Margarita, dont se servent les Grecs et les Latins, semble venir de là. Les gisements perliers du golfe Persique, de la mer Rouge et de l’océan Indien ont été exploités tant pour l’ornementation des habits, des trônes royaux que pour les temples et objets de culture de ces civilisations.

Pline a écrit un livre sur les rochers, où il a décrit tout d’abord les principales caractéristiques de la qualité des perles : le blanc, la taille, la rondeur, la douceur et le poids.

Le Talmud dit que Dieu a fait des vêtements "beaux comme des perles" pour Adam et Eve.

Dans l’Ancien Testament,  Job (Job XVIII, 18), dit que la pèche ou la capture de la sagesse est plus précieuse que celle des perles. Salomon (Pr 3 :15 ; 8 :11 ; 20 :15) n’a rien de plus beau ni de plus précieux que les perles, pour relever le prix et la beauté de la sagesse.

Jésus-Christ dit à ses apôtres de ne pas jeter les perles devant les pourceaux (Mt 7 :6); c’est-à-dire n’exposez point les vérités saintes et les mystères de la religion aux railleries des libertins, des impies, des endurcis. L’auteur de l’Ecclésiastique a voulu dire la même chose, lorsqu’il conseille de ne pas parler, quand ne trouve pas ceux à qui l’on parle bien disposés à écouter (Eccli 32 :6).

3-L

Les perles d’Orient ont une eau qui tire sur l’incarnat. Celles de l’Amérique, sur le vert, et celles du Nord, sur le gris de lin. On trouve des perles en Bohême, dans des rivières d’eau douce, dans la Silésie, en Lorraine : on en trouve même quelquefois dans les huîtres communes.

Une situation semblable s’est produite en Chine, mais avec les perles d’eau douce.

Au-delà de l’ornementation, la valeur des perles en tant que gemmes leur accorda une place importante dans l’organisation socio-économique de ces civilisations. Les perles étaient souvent employées pour payer les tributs et pour accroître qualitativement le trafic commercial intérieur et extérieur.

Elles se forment dans la mère-perle, par lits, à la manière des oignons. On en a découvert, sur quelques mères-perles jusqu’à cent cinquante, mais pas toutes achevées. Les unes sont parfaites, les autres seulement ébauchées ; elles se perfectionnent dans l’huître.

Les perles qui ont été longtemps portées jaunissent et se détériorent au bout de quatre-vingts ou cent ans.

Perles de culture tahitiennes

Le costume de la Russie des 18-20ème siècles

Les images ci-dessous sont extraites d’un livre qui a été inspiré par la prodigieuse collection de Natalia Chabelskaya.

Le titre de ce livre est : Костюм народов России в графике 18-20-х веков

традиционный русский костюм

традиционный русский костюм

традиционный русский костюм

традиционный русский костюм

традиционный русский костюм

традиционный русский костюм

La Witzchoura

Au dix-neuvième siècle, les fourrures les plus précieuses, sont l’hermine, le chinchilla et la très rare zibeline (sable) qui arrivait de Russie.
Le cygne, également, qui paraît en nombreuses planches dans le Costume Parisien. Aujourd’hui la production en est interdite, mais il est encore possible d’en voir, rarement, sur quelque marché, ou chez les antiquaires.

C’est une bourgeoisie riche et de plus en plus puissante qui s’établit en France comme dans toute l’Europe. Cette bourgeoisie va transposer ses désirs dans le costume comme dans l’art : c’est une éthique d’ordre pratique qui apparaîtra et influencera l’habillement.

C’est surtout après les campagnes de 1807 que les premières véritables fourrures, comme nous concevons aujourd’hui, ont fait leur apparition.

Lancées par Louis Hippolyte Leroy "Prince des Tailleurs et tailleur des Princes" avec la Witzchoura : un très long manteau, tous droit, avec un grand capuchon tombant sur les épaules, complètement doublé de fourrure à l’intérieur, avec du satin ou du velours de soie à l’extérieur.
Le petit-gris, la martre et autres fourrures d’origine européenne étaient également à la mode.

Le manteau Witzchoura

Les uniformes, surtout ceux des hussards et des mamelouks, influencent robes, manteaux et redingotes qui se chargent de brandebourgs et de boutons. Après les campagnes à l’Est apparaissent les lourds manteaux, pèlerines et "douillettes" doublées ou bordées de fourrure. Les "witz choura"» manteau au col relevé et au capuchon de fourrure, se porte parfois en laissant les manches pendre dans le dos.

Venu de Pologne vers 1808, ce manteau de fourrure était fait de trois pièces, avec de grandes manches ouvertes, pour pourvoir habiller les manches en gigot courantes à cette époque. C’est un élément très important de la mode "Regency".

Mode "Vieux Russes"

Costume traditionnel de Russie de la seconde partie du XVIIIème siècle

Les vêtements féminins traditionnels étaient, aux XVIIIème et XIXème siècles extrêmement variés, mais donnaient lieu à une forte distinction entre les costumes du Nord et ceux du Sud de la Russie.

La sarafane et le kokochnik symbolisent traditionnellement le costume russe. On dit bien, en russe, LA sarafane et LE kokochnik (parfois, en français c’est inversé, comme bien souvent).

Les sarafanes pouvaient être coupées de différentes façons. Au début du XIXème siècle, la plus répandue est la sarafane évasée, coupée en biais et boutonnée sur le devant.

Sarafane

Elle est constituée de trois panneaux, deux devant et un derrière. Les panneaux avant s’agrafent de haut en bas avec des boutons à boucles de dentelle.

Patron d'une sarafane

Dans certains cas, les panneaux des sarafanes étaient assemblés verticalement de manière à former un plissé. Les tissus pouvaient être très variés et fabriqués aussi bien de façon industrielle que de manière artisanale. Les sarafanes en toile, en andinople ou en nankin de couleur unie étaient ourlées, en bas et le long de la fermeture d’un ruban de coton ou de soie. Celles en brocatelle, en velours ou de soies diverses étaient décorée de passementeries et de dentelles, parfois brodées au fil d’or.

1841

1877

Vers le milieu du XIXème siècle apparait la sarafane dite, "à la moscovite", ou "droite", constituée de plusieurs bandes de tissus cousues et froncées en haut. Les fronces sont bordées d’un ruban. De fines bretelles sont attachées à la poitrine et dans le dos.

1880

La ceinture était un élément obligatoire du costume et se portait à la taille, par dessus la sarafane. Souvent, pour protéger le tissus onéreux, la ceinture était placée juste sur la chemise en dessous de la sarafane.

Chemise

Les chemises avaient des manches larges et longues, atteignant le sol et resserrées et froncées aux poignets, ce qui les rendait bouffantes. Les chemises de fêtes étaient fabriquées avec du tissus onéreux, notamment de la brocatelle, de la soie ou de la mousseline. Souvent, les poignets étaient décorés avec une manchette en carton recouverte de tissus précieux tel qu’un brocard de velours ou de la soie brodée de fil d’or, de nacre ou de perles. Parfois, les manches comportaient un trou au niveau du poignet, et dans ce cas, elles retombaient jusqu’au sol. C’était le cas pour les robes de mariées du Nord de la Russie. Ainsi, selon la tradition, la future marié allait et venait dans la maison en se lamentant sur sa fin de vie de jeune fille tout en balançant ses longues manches.

Par dessus la sarafane on mettait un tablier.

Tablier

Dès le XVIème siècle était répandu, chez les boyards, un léger gilet droit à bretelles. Ces petites pelisses s’appelaient douchegreika (chaufferette de l’âme) et pouvaient être en velours, panne de soie, damas, brocart, ornées de crépines d’argent ou de fourrures.

Douchegreika

Dans les villes, dès le XVIIème siècle, on portait également le chougaï, sorte de gilet à manche longues.

chougaï

Au XIXème siècle, les chougaïs peuvent avoir des longueurs différente : jusqu’aux hanches ou jusqu’aux genoux. Cette veste avait un col ample, souvent amovible. Ils étaient généralement fait de brocarts ou d’une étoffe de soie façonnée de manière complexe. Les bords du col, des manches et le bas de cette veste étaient décorées de franges de fils de métal précieux. Elles étaient doublés d’ouate ou de fourrure.

Pour les saisons froides, il y avait des capes, comme la yepanetchka, une courte cape sans manches, les pelisses ou des caftans, ou encore des manteaux doublés de fourrure. La tête était alors recouverte d’une chapka en fourrure avec un châle.

Les jeunes filles portaient la sarafane avec des coiffures ouvertes, comme un bandeau ou une couronne. Ces coiffures étaient le plus souvent décorées avec des perles ou de la nacre, attachées devant au niveau du front, tandis que derrière, elles comportaient des bandes de tissus précieux qui descendaient le long du dos.

Couron

Dans certaines régions, on trouvait des coiffures nuptiales, comme la kourouna, portée dans la région de la Vologda.

Les femmes portaient une coiffure rigide appelée kokochnik.

Ils étaient très différents en terme de structure, forme et décorations, mais ils étaient toujours bien serrés autour de la tête et recouvraient les cheveux. La partie avant était souvent décorée de filets décoratifs en perles ou en nacre. Les mêmes éléments décoraient les parties temporales.

Kokochniks

Les kokochniks étaient fabriqués par des artisans spécialisés ou dans les monastères. Les matières utilisées était des tissus précieux, comme le brocard, le velours et la soie. On décorait abondamment avec de la passementerie, des perles, de la nacre, des pierres précieuses, les pièces métalliques incrustées de verre. Les broderies au fil d’or ou d’argent étaient aussi utilisée.

On portait ces coiffes avec un foulard, un un châle, un voile en mousseline ou en soie. Parfois la coiffure comportait deux foulards. En général il s’agissait de foulards en soie richement décorés de broderies d’or.

Châle

A l’extérieur on portait des chaussures en cuir, et, à la belle saison, des laptis, sortes de chaussures ancestrales, tressées avec des lanières d’écorce de tilleul de bouleau ou d’orme. Elles étaient facile à fabriquer mais d’une durée de vie courte.

Laptis

Les jeunes filles et les jeunes femmes, à l’occasion de toutes les fêtes, portaient toujours des bijoux. Boucles d’oreilles, colliers de nacre, de verre ou des chaînes de métal précieux, parfois agrémentées d’une croix. Certains, comme l’ocheïnik étaient assez spécifiques. Les femmes portaient aussi le yazyk, sorte de plastron souple orné de broderies d’or, le perles et de verre.

Les kosnikis, étaient des décorations portées au bout des nattes, essentiellement destinées au jeunes filles.

kosnikis

Il s’agit d’un pendentif rigide en forme de triangle ou de cœur, fabriqué sur une base en carton, recouverte de tissus précieux, brodés de fils d’or, avec de la nacre, des perles, et des franges de métal précieux ou de dentelle.

Photo ancienne, femmes en habits de fête

Le jeu du coussin

Cette huile sur toile, peinte par cet artiste italien probablement au début du XXème siècle, nous montre un aspect de la vie dans la bonne société de la fin du XIXème. Le Jeu du Coussin était une sorte de jeu des chaises musicales.

Les punitions étaient écrites sur des bouts de papiers placés dans un plat. tant que la musique jouait, les participants se passaient le coussin de l’un à l’autre. Quand le musique s’arrêtait, la personne en possession du coussin était contraint de réaliser une "punition". Le jeu continuait jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’un seul participant.

L’auteur de cette œuvre, Arturo Ricci (Italie, 1854-1919) nous a laissé un grand nombre de témoignages de qualité de cette époque.

Vente d’étoffes, papiers peints, costumes et haute-couture

Débute à l’instant même à l’hôtel Drouot à Paris une vente aux enchères organisée par l’étude de maître Coutau-Bégarie, 60 avenue de la Bourdonnais, sur le thème : Étoffes, papiers peints, costumes et haute-couture.

Étoffes, papiers peints, costumes et haute-couture

Dans cette belle vente, nous avons repérés quelques lots…

Lot n°9 : Les Modes Françaises, Journal des Tailleurs, grande édition, 1854-1859, rare périodique à usage des professionnels de la confection, Paris, 9 Rue Villedo-Richelieu, Ch. Compaing, directeur. 132 numéros mensuels en suite discontinue, années 1854, 1856, 1858, 1860, 1861, 1862, 1865, 1866, 1867, 1868, et 1869. Environ 133 gravures doubles et 80 gravures simples en couleurs, décrites et accompagnées de patrons présentant des tenues de ville, des habits de cérémonie, de travestissement, de chasse et d’intérieur à la mode orientale, des tenues d’enfants et de gens de maison et des uniformes militaires Onze volumes (reliures usées, quelques rousseurs), in-4 relié.

Les Modes Françaises, Journal des Tailleurs

Les Modes Françaises, Journal des TailleursLes Modes Françaises, Journal des Tailleurs

Lot n°168 : Deux imprimés à fleurs, Second-Empire, sergé de lin et percale de coton; médaillons en réserve d’aubépine, roses et anémones sur contre fond aubergine; fouillis de lilas, roses et dahlias, 240 x 215 cm et 215 x 140 sur un dessus de banquette.

Deux imprimés à fleurs, Second-Empire

Lot n°180 : Deux brocarts de style Régence et Louis XV, l’un fond cramoisi et or à décor de fleurs naturalistes mêlées à des feuilles et fruits d’inspiration bizarre. 3 coupes, 170 x 85 cm. Le second, fond damassé crème en chevrons, décor liseré et broché filé or et soie polychrome de lambrequin, pomme de pin et bouquet entre des guilandes de fleurs naturalistes et feuillage, 2 coupes, 115 x 55 cm.

Brocarts de style Régence

Lot n°210 : Devant d’un gilet à basques démonté, époque Louis XVI, en satin framboise brodé soie verte, cannetille, paillettes argent de fleurettes sur le pourtour et sur les poches, complet de ses boutons en pareil. Doublure en panne de velours crème dont les extrémités forment une frange, avec rappel sur les poches.

Devant d'un gilet à basques démonté, époque Louis XVI

Lot n°213 : Gilet droit, fin du XVIIIème siècle, gros de Tours ardoise changeant vert brodé soie polychrome, filé argent et paillettes de fleurs des champs en semis et guirlandes sur le plein et en bouquets le long de la boutonnière et d’une fausse boutonnière, sur les poches et le bas.Col droit à petits revers ; complet de ses 10 boutons en pareil (état superbe).

 Gilet droit, fin du XVIIIème siècle

Gilet droit, fin du XVIIIème siècle

Lot n°214 : Veste d’habit à basques, vers 1770, en brocart façonné soie verte et fil métal or à dessin vermiculé, entrelacs brodés en cannetille et paillettes or soulignant le pourtour et les rabats des poches. Boutons en pareil, manches en toile boutonnées aux poignets (acc sur le dos sinon bel état).

Veste d'habit à basques, vers 1770

Veste d'habit à basques, vers 1770

Lot n°215 : Habit à la française et gilet, vers 1780, velours façonné miniature à rayures et petits losanges de tons rose, gris, verts et crème. Habit à basques à col droit complet de ses 18 gros boutons couverts en pareil, gilet à basques complet de ses bouton coordonnés.

Habit à la française et gilet, vers 1780

Habit à la française et gilet, vers 1780

Habit à la française et gilet, vers 1780

Lot n°216 : Robe à la française pouvant se relever en Polonaise, milieu du XVIIIe siècle, dans une soierie de Spitalfield proche des compositions d’Anna Maria Garthwaite dans les années 1750-60; taffetas liseré crème, fond beige rosé broché de fleurs de soie prune et vert. Le manteau, qui a conservé ses lacets intérieurs pour être relevé en polonaise, est orné sur son pourtour de falbalas ondulants plissés de même étoffe rehaussés d’une frange dite en sourcil de hanneton. Manches en pagode, doublure de satin crème pour le bas et toile de lin pour le corsage. Pièce d’estomac d’origine richement ornée de sourcil de hanneton à agrafer sur le corps à baleine. Jupon entier avec agréments, doublé de taffetas jaune vif (légères déchirures sur les parties traînantes du manteau et du jupon).

Robe à la française pouvant se relever en Polonaise, milieu du XVIIIe siècle

Robe à la française pouvant se relever en Polonaise, milieu du XVIIIe siècle

Robe à la française pouvant se relever en Polonaise, milieu du XVIIIe siècle

Lot n°217 : Robe à la française, vers 1770-1780, mexicaine à rayures unies et ornées de fleurettes et arbustes chargés de fruits rouges. Manteau à plis Watteau dans le dos garni de falbalas froncés et bouillonnés soulignés de crête frangée de sourcil de hanneton. Manches mi-longues et compères ornés de même. Jupon paré sur le tablier, devenu attenant par un remontage tardif (faiblesses, petites taches, manches remontées comme le jupon).

Robe à la française, vers 1770-1780

Robe à la française, vers 1770-1780

Lot n°218 : Manteau de robe à la française, époque Louis XVI, toile de coton crème brodée laine aux points comptés de rameaux fleuris verts et rouges. Dos à plis Watteau, poches fendues sur les côtés, manches mi-longues garnies de falbalas froncés, compères agrafés garnis de même (bon état, des taches légères, petit accroc).

Manteau de robe à la française, époque Louis XVI

Lot n°220 : Gilet croisé, vers 1810-1820, en lainage pékiné jaune à rayures blanches soulignées de bleu, col montant haut à larges revers; 16 boutons en laiton doré en boutonnage double, 2 poches soulignées d’un passepoil. Dos en toile ajusté par 4 liens à nouer.

 Gilet croisé, vers 1810-1820

Lot n°223 : Robe, vers 1815, en mousseline de coton blanche brodée de grains de café. Corsage taille haute à décolleté carré, petites manches ballon bordées de fronces, jupe attenante à traîne bordée de même (quelques taches).

Robe, vers 1815

Lot n°225 : Rare parapluie, début du XIXème siècle, mât en bois, bec en corne sculpté d’un chien, virole poussoir et embout en laiton doré décoré, baleines en fanon, rayons en métal. Pavillon en taffetas prune façonné à décor d’un courant de fleurs. (rares petits trous, acc. à l’embout), H 100 cm.

Rare parapluie, début du XIXème siècle

Lot n°228 : Ombrelle, époque Restauration, mât en bois vernis, embout et manche en ivoire sculpté, Chine ou Japon(?). Pavillon en taffetas façonné vert, baleines en fanon (manque un pommeau), H.67 cm.

 Ombrelle, époque Restauration

Ombrelle, époque Restauration

Lot n°236 : Costume d’homme pour l’été vers 1850-1860, longue veste en lin écru fermée par 3 boutons en nacre ouvragée et laiton doré, petits revers et col en lin légèrement plus foncé. Deux boutons au niveau de la taille d’où partent deux plis de chaque côté de l’ouverture; poche plaquée sur la poitrine gauche et poche à gousset sur la taille à droite. Pantalon en coton blanc fermé par des boutons en laiton à la taille et à la braguette.

Costume d'homme pour l'été vers 1850-1860

Lot n°239 : Robe vers 1850, en gaze de coton imprimée quadrillée blanc et lie de vin, corsage baleiné à col rond; manches pagodes volantées, boutons à cocarde en pareil, fermeture agrafée. Jupe sur crinoline à 5 hauteurs de volants froncés (bel état).

Robe vers 1850

Lot n°242 : Robe d’après-midi, vers 1860, en taffetas quadrillé écossais, corsage baleiné à col rond, empiècement tombant en pointe, devant et dos, garni d’une frange à pampilles en soie noire rebrodée de perles de jais, boutons en pareil, manches longues ornées de même aux poignets. Jupe sur crinoline à grands plis creux ayant conservé son système de tirettes pour relever la jupe (rares petits trous). Le tartan écossais connait son heure de gloire dans la mode féminine entre 1850-1860, on peut y voir la double influence des prestigieuses arbitres des élégances que sont la Reine Victoria qui acquiert le château de Balmoral en 1852 et l’Impératrice Eugénie, très attachée à ses origines écossaises.

 

Robe d'après-midi, vers 1860

Robe d'après-midi, vers 1860

Robe d'après-midi, vers 1860

Robe d'après-midi, vers 1860

Lot n°243 : Robe vers 1855, en taffetas bicolore crème et marron glacé à rayures ondulantes chargées de fleurettes. Corsage baleiné à basque ronde plissée, souligné d’une fausse martingale en ruché; empiècement en pointe devant et dos bordé d’un ruban sinueux coupé dans l’étoffe de la robe, manches longues en pagode, boutons en pareil. Jupe simple sur crinoline (tache légère). Sur la taille figure le nom manuscrit de la propriétaire : madame la Colonel Rousseau.

Robe vers 1855

Robe vers 1855

Robe vers 1855

Lot n°251 : Corset, dernier tiers du XIXème siècle, en taffetas de soie rose baleiné, brodé de fleurettes vertes et bleues. Busc à crochets, le décolleté et le bas bordés de volants de dentelle blanche ponctuée de noeuds de ruban aux couleurs de la broderie. Agrafes d’accrochage pour le jupon (oeillets non montés, très bon état).

Corset, dernier tiers du XIXème siècle

Lot n°271 : Robe de bal, vers 1880, en velours de soie rubis, corsage en pointe à manches mi-longues, décolleté en v souligné de plis et de volants de dentelle aux fuseaux en fil métal or, rehaussé en chenille et soie de même nuance. Jupe à tournure attenante garnie sur le tablier de la même passementerie, importante traîne venant s’agrafer dessus (fente discrète au velours sur une manche et accroc au cordon de taille).

Robe de bal, vers 1880

Robe de bal, vers 1880

Robe de bal, vers 1880

Lot n°272 : Robe vers 1885, en taffetas de soie noir, garnie de franges de rubans de même nuance; corsage boutonné à col officier plongeant en arrondi devant à 2 poches plaquées soulignées de 3 boutons en parements. Petit châle assorti frangé, jupe sur tournure plissée devant (passementerie rapportée ?).

Robe vers 1885

Robe vers 1885

Lot n°274 : Visite dans un châle cachemire vers 1890, châle à champ uni crème, bordures à décors de palmes fleuries à dominante rouge et verte. Manches bouffantes à l’épaule, dos cintré, fausse martingale soulignant le haut de la tournure, fermeture agrafée devant.

Visite dans un châle cachemire vers 1890

Visite dans un châle cachemire vers 1890

Visite dans un châle cachemire vers 1890

Lot n°274.b : Robe du soir, griffée J. Erades Paris, fin du XIXème siècle, en velours de soie rubis, corsage en pointe décolleté, manches courtes bouillonnées. Jupe légèrement plongeante derrière (quelques coutures défaites et garnitures démontées).

Robe du soir, griffée J. Erades Paris, fin du XIXème siècle

Lot n°276 : Robe, vers 1900, façonné soie noir et vert à dessin très graphique de gerbes de feuillage; corsage baleiné à col montant plissé et empiècement en velours vert amande brodé en jais; manches ajustées, poignets en raquette. Jupe simple ornée devant d’une bande de velours brodé en rappel du corsage (fente sur la jupe, doublure fusée).

Robe, vers 1900

Lot n°277 : Robe du soir à deux corsages griffée Craignac Toulouse-Paris, vers 1900, en satin et velours de soie violet, corsage sans manches en satin bouillonné et corsage assorti en satin et velours à manches longues ajustées à effet de veste ouverte sur un corsage à col montant en satin et tulle brodé crème. Jupe à traîne (bel état).

Robe du soir à deux corsages griffée Craignac Toulouse-Paris, vers 1900

Robe du soir à deux corsages griffée Craignac Toulouse-Paris, vers 1900

Robe du soir à deux corsages griffée Craignac Toulouse-Paris, vers 1900

Lot n°278 : Collet à col Médicis, vers 1900, en velours de soie rubis bordé en agneau de Mongolie ; col garni de mousseline de soie bouillonnée, parements de guipure crème brodée de paillettes (bel état).

Collet à col Médicis, vers 1900

Collet à col Médicis, vers 1900

Lot n°285 : Robe de dîner, vers 1918-1920, en satin de soie vert bronze; corsage légèrement blousant à col arrondi rabattu, manches longues ajustées aux poignets. Boutons en acier poli facetté en parements, agrafes masquées. Jupe à la cheville garnie d’une résille frangée de perles nappées rebrodées et de grosse chenille soie.

Robe de dîner, vers 1918-1920

Robe de dîner, vers 1918-1920

Lot n°316 : Robe vers 1920-1930, fourreau sans manches, décolleté en v, en tulle noir brodé en perles de jais noires rondes et tubulaires de stries et frises de pois et fleurs stylisées soulignant la taille et sur le bas (accroc à l’épaule).

Robe vers 1920-1930

Lot n°319 : Collet vers 1900, taffetas imprimé sur chaîne au vif décor de roses et rubans de dentelle, pèlerine en mousseline de coton brodée de fleurs, incrustée et bordée de guipure d’Irlande.

Collet vers 1900

Lot n°321 : Camisole vers 1900, sans manches, en application d’Angleterre, panneaux du devant et du dos réunis par une guirlande de roses épanouies en rubans verts et rose. On y joint un sac en taffetas appliqué de dentelle aux fuseaux or rebrodée.

Camisole vers 1900

Lot n°327 : Ensemble du soir, été 1912, corsage blousant, taille haute, décolleté devant et derrière, en mousseline de soie gaufrée plissée chair, manches courtes. Broderies éclatantes en paillettes de gélatine verte et argentée, cabochons de verre colorés façon pierres précieuses et strass figurant un papillon devant et un sautoir dans le dos. Saroual en mousseline, bleu et chair et rouge, paré d’un tablier en gaze métallique or empesé de riches broderies d’inspiration russe (petites usures et déchirures). Cordon de taille griffé, au revers figurent le nom de la cliente et le numéro de griffe 45M8M manuscrits. Le peintre russe Léon Bakst est l’un des artisans du succès des Ballets russes pour lesquels il réalise de nombreux costumes et décors. En 1912, il collabore avec Jeanne Paquin et crée des modèles de couture qui s’inspirent de la Grèce antique, de l’Égypte, du Siam et bien sûr de la Russie. Notre ensemble du soir, daté de l’été 1912, est contemporain de la première de Daphnis et Chloé au Théâtre du Châtelet le 8 juin 1912. Des témoignages de ces costumes de scène sont conservés a la National Gallery of Australia. En revanche, de cette fructueuse collaboration avec Jeanne Paquin, seul subsiste un manteau du soir conservé au Metropolitan Museum of art de New-York.

Jeanne Paquin en collaboration avec Léon Bakst

Ensemble du soir, été 1912

Ensemble du soir, été 1912

Ensemble du soir, été 1912

Ensemble du soir, été 1912

Ensemble du soir, été 1912

Lot n°341 : Robe du soir vers 1925-1930, façonné fuchsia, bleu et or à décor de pivoines; corsage croisé à brettelles, décolleté en V, fond de robe en taffetas blanc bordé de lamé or. Jupe portefeuille travaillée dans le dos en drapé asymétrique, ceinture drapée soulignant la taille nouée du côté droit (petite déchirure cachée par le nœud).

Martial & Armand

Robe du soir vers 1925-1930

Lot n°344 : Robe du soir vers 1930, en crêpe vert lamé or, bustier à bretelles travaillé dans le biais, légèrement blousant, souligné d’une pointe drapée sur la taille se prolongeant en ceinture dans le dos. jupe longue plissée à effet de traîne retenue milieu dos, fond de robe attenant en crêpe rose.

Robe du soir vers 1930

Lot n°345 : Robe du soir, vers 1950, satin crème, bustier en V souligné d’une broderie flammée en perles de verres et paillettes argentées sur mousseline rose. Tablier drapé et ceinture froncée attenante nouée derrière, jupe longue et jupe de dessus asymétrique travaillée dans le biais et brodée, retroussée devant, plongeante dans le dos pour former une petite traîne (perles manquantes, griffure légère au satin).

Robe du soir, vers 1950

Robe du soir, vers 1950

Lot n°346 : Robe du soir, vers 1950, bustier à bretelles en tulle jaune paille bouillonné et smocké, jupe corolle en mille-feuilles de tulle arc-en-ciel ; chacune des couleurs correspondant à un panneau monté à pointe. Jupon en faille crème (petits accrocs au tulle).

Jacques Griffe

Robe du soir, vers 1950

Robe du soir, vers 1950

Lot n°348 : Robe de bal griffée Vogue, Paris Sao-Paulo, vers 1950, en linon blanc imprimé de grands ramages crème et gaufré nid d’abeille. Corsage décolleté souligné de volants; les mancherons, de nœuds de velours noir. Jupe légèrement plongeante à 4 hauteurs de volants. Probablement pour un bal costumé (accrocs aux emmanchures, manque un nœud).

Robe de bal griffée Vogue, Paris Sao-Paulo, vers 1950

Téléchargez le catalogue complet de la vente.

Le même commissaire priseur annonce pour le 16 décembre une vente sur le thème de l’Art Russe.

Lundi 16 Décembre 2013Collection d’objets de vitrine de la Maison Carl Fabergé
ayant appartenu à la
Grande-duchesse Hélène Wladimirovna de Russie (1882-1957)
et à divers.
Estimation : de 4 000/à 25 000 €

Le costume populaire russe

La Fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent présentait, du 18 mars au 23 août 2009, en collaboration avec le musée Ethnographique de Russie, une exposition consacrée aux costumes populaires russes des XIXème et XXème siècles.

Le costume populaire russe 18 mars - 23 août 2009

Portés à l’occasion de fêtes saisonnières ou de mariages, ces costumes russes représentent merveilleusement bien la tradition populaire, renforcée par des jeux subtils de superposition et de nuances de couleurs.

Le costume populaire russe

Le costume populaire russ

Le costume populaire russ

Le costume populaire russ

Le costume populaire russ

Le costume populaire russ

Une série de photographies de la collection de Natalia Shabelskaya (fin XIXème, début du XXème siècle) étaient également exposée. Ces photos sont un excellent témoignage de la richesse de ces costumes et de leur mise en scène.

Suite à cette exposition, Karina Solovieva et Hélène Madlevkaya publiaient avec le soutien de la Fondation, un livre reprenant cette série de photos

Collection Chabelskaya
une Russie fin de siècle
portraits de femmes en costume traditionnel

Collection Chabelskaya : Une Russie fin du siècle : portraits de femmes en costume traditionnel

Ce sont des portraits de femmes russes, de tout âge, à l’époque des Tsars. Elles ont revêtu leurs plus beaux vêtements pour être photographiées.

Adolescentes, jeunes femmes ou grands-mères, elles posent devant l’objectif d’un photographe anonyme, le regard fixé au loin, graves et dignes sans jamais paraître empruntées. Ces images hors du temps, baignées par la magie d’un certain exotisme et par la beauté de ces femmes vêtues comme des princesses, sont de précieux témoignages sur la Russie des tsars. Ces portraits de femmes russes font partie de l’exceptionnelle collection Chabelskaya, initiée par une mère, Natalia Chabelskaya, puis continuée par ses deux filles, photographies inédites du Musée d’ethnographie de la Russie à Saint-Pétersbourg.

Les filles de Natalia L. Chabelskaya ont elles même posées devant l’objectif du talentueux photographe de l’époque.

Varvara P. Chabelskaya, princesse Sidamon-Eristova, l’aînée :

Province de Nijni-Novgorod, Russie centrale

Province de Nijni-Novgorod, Russie centrale

Natalia P. Chabelskaya, la plus jeune :

Province de Pskov, Russie du Nord

Province de Pskov, Russie du Nord

Outre les deux sœurs, les brodeuses de l’atelier ont également servi de mannequins.

Peasant art in Russia

Dans le livre Peasant art in Russia écrit par Charles Holme et publié en 1912 on retrouve une version colorisée de quelques photos des deux sœurs Chabelskaya :

Natalia Chabelskaya dans le livre "Peasant art in Russia"

Natlia Chabelskaya dans le livre "Peasant art in Russia"

Varvara Chabelskaya dans le livre "Peasant art in Russia"

Comme leur mère, les deux filles ont émigrées en France, Varvara début 1925, et sa sœur Natalia, alors gravement malade l’été suivant. Comme leur mère, elles rêvaient du retour en Russie de le partie de la collection qu’elles avaient emmené avec elles en France. Elles espéraient que l’ensemble de leur collection, œuvre de toute une vie serait apprécié dans la Mère Patrie.

Elles sont mortes, comme leur mère, à Nice, et la reconnaissance n’est venue que bien des années plus tard.

Femmes en costumes populaire russe

École Française du XIXème siècle

Vu chez Drouot, en ce moment même, ce tableau qui pourrait bien inspirer quelques couturières pour leurs robes de bals…

École Française du XIXème siècle

Ce pastel sur papier, représentant une jeune femme de trois quart en robe décolletée blanche et ruban bleu, signé E. GIRAND et daté 18 juin 1870 en bas à droite. 99 x 72 cm, est parti pour un peu plus de 1.000 €uros.

D’ici la fin de l’année, seront mises en vente ces œuvres, avis aux amateurs :

59

Portrait de la Comtesse Charles de Maudre en buste de trois-quarts vers la gauche presque de face en robe de soie bleue décolletée bordée de voile blanc et coiffée de boucles. Miniature ovale sur ivoire. Signée à droite et datée 1834. H_8 cm L_6,4 cm. Ce portrait était toujours resté dans la famille de Maudre.

Élève de David, Félix Delmont, montra très jeune des dispositions pour le dessin et exposa ses premières miniatures au Salon de 1831. Demeurant en 1834 au 40, Palais Royal à Paris, l’artiste nous livre ici un portrait de la jeune Comtesse de Maudre, née Pauline Petit et sœur du fameux colonel Petit mort héroïquement à Biskra lors de la prise de la ville par l’armée française lors de la première campagne de colonisation Algérienne au XIXe siècle

37Jeune homme à la veste bleue.
Jeune femme au chapeau et à la rose.
Jeune femme d’après Nattier.
Jeune fille et sa mère.
Jeune femme à la robe rouge.

Ensemble de cinq portraits dans un encadrement. Une de ces miniatures est signée Odobez, actif au début du XIXème siècle

Chaussures – Histoire et histoires – Partie I

Un costume vénitien ou historique se doit d’être parfait de la tête aux pieds. Or, justement, c’est souvent au niveau des pieds que l’on peut voir des choses qui rendent immonde le plus beau des costumes. Bottes de moto, tennis ou sabots de jardinage ont rarement leur place dans un beau costume.

Gravure d'après Jean-François de Troy

Nous ne vous montrerons pas "ce qu’il ne faut pas faire", si vous avez déjà été dans un carnaval dans le nord est de la France, vous comprenez de quoi nous parlons en matière de "costume mal fini." .

Un petit voyage dans le temps, au niveau des pieds, vous donnera, nous l’espérons quelques idées pour vos prochains costumes.

Voici les plus anciennes "chaussures" que nous ayons vues… elles ont été trouvées près d’une tour de guet en Chine, et sont datées entre 400 avant J-C et le IIème siècle de notre ère.

Chaussures de la Limes Watchtowers

Ces chaussures sont en fibres végétales tissées. Elles proviennent d’un site connu sous le nom "tours de guet The Limes", une ligne de campements fortifiés destinés à assurer la sécurité du transport des marchandises à travers la région, le long de la la Route de la Soie, une série de routes commerciales terrestres qui traversaient l’Asie, de la Chine à l’Europe.

Ces objets ont été ramenés d’Asie centrale par l’explorateur et archéologue Sir Marc Aurel Stein (1862-1943). Le Victoria and Albert Museum possède environ 700 pièces de textiles antiques et médiévaux récupérés par Stein au début du XXème siècle. Les textiles vont du IIème siècle avant J.-C. au XIIème siècle de notre ère. Certaines pièces sont en soie tandis que d’autres sont faits à partir de la laine de différents animaux.

Maître anonyme allemand, XVème siècle. Le sortilège d’amour, c.1480. Huile sur bois, Leipzig, Museum der bildenden Künste.

Maître anonyme allemand, XVème siècle.
Le sortilège d’amour, c.1480.
Huile sur bois, Leipzig, Museum der bildenden Künste.

Au XVème siècle, nous retrouvons des chaussures de cuir, longues et basses.

Vers 1600

Vers 1735, cette paire est en soie brochée, bordée de cuir, ornée de ruban gros-grain et d’acier poli.

Paire de chaussures vers 1735

De telles chaussures délicates ont été conçues pour être porté à l’intérieur. Pour voyager, à cheval ou marcher à l’extérieur, les femmes portaient des bottes en cuir. La danse offrait une excellente occasion de montrer des chaussures élégantes normalement cachés sous des jupons. La passion pour les soies s’est vu jusque sur les chaussures pour femmes au XVIIème siècle. Jusque dans les années 1790, le cuir était très peu utilisé pour les chaussures, à l’exception des bottes.

Les talons courbés et les orteils pointus tournés vers le haut de ces chaussures sont typiques des chaussures des années 1730 des femmes. La semelle de la chaussure est en cuir avec la partie supérieure en soie. Un soin particulier a été pris pour adapter le motif floral sur le bout de la chaussure. Les sangles latérales  devaient normalement être maintenu fermées par une boucle en acier, taillé et polis pour simuler des diamants.

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