Les pèlerines de Venise

Le voluptueux voyage, ou Les pèlerines de Venise à été écrit par le comte Marie Aimery de Comminges sous le pseudonyme Ginko et Biloba, et édité par la Société du Mercure de France, en 1906.

Hormis les ouvrages hippiques qu’il signait de son nom, le comte Aimery de Comminges usait des pseudonymes les plus inventifs.

"Tirez-moi donc les "Petit Beurre" du sac jaune. J’ai une faim de loup." .

"La dame italienne arriva enfin, élégante, mince, agréable, avec une figure de chèvre ardente, des yeux fiévreux à la Ricard, une bouche tentaculaire, du rouge au lèvres, un peu de noir aux dents, un pied cambré comme un embauchoir et chaussé de daim blanc.

Très aimable, sa tête seule se mouvait. son corps restait raide au bord de la banquette de velours. Cette attitude s’adaptait mal avec l’ensemble, plutôt "chiffonné", de la personne. On crut en déchiffrer l’énigme lorsqu’on remarqua la préoccupation constante de l’italienne à raidir une forte poitrine qui se tenait insuffisamment sur une taille sans corset."

Ce roman nous promène dans une Venise de fin de siècle sur les pas d’aristocrates et de bourgeois oisifs et blasés, mais qui retrouvent dans Venise, comme un âme d’enfants, s’émerveillant des choses les plus simples, alors que les grands palais délabrés les laissent de marbre (parce qu’ils ont été vidés de leurs richesses et qu’ils sont délabrés).

Un livre à ressortir de l’oubli où il s’est retrouvé plongé, car il vaut bien des navets modernes.

Introuvable à un prix normal en France, on peut trouver une réédition en version française (attention, il existe une version en anglais).

Le bréviaire Grimani

Réalisé entre la fin du XVème et les premières années du XVIème siècle, le Bréviaire Grimani est l’un des manuscrits flamands les plus célèbres et précieux de la Renaissance. Il est précieusement conservé à la bibliothèque Marciana, à Venise.

Riche de près de 1670 pages, pourvu d’une somptueuse reliure de velours cramoisi ornée d’élégants cadres finement ciselés, tous en bronze doré, contenant des cartouches et médaillons représentant le doge Antonio Grimani et le cardinal Domenico, le Bréviaire témoigne à la fois de l’inégalable splendeur flamande à la Renaissance et de la magnificence et du raffinement de la République sérénissime.

Le bréviaire de la fin du quinzième siècle, illustré de cent dix miniatures flamandes, est un manuscrit tout à fait extraordinaire par le nombre et la qualité de ses enluminures. Certaines illustrations du bréviaire reflètent le style des artistes flamands Hugo Van der Goes, Hans Memling et Gérard David, ainsi que celui des artistes Quentin Metsys, Joos Van Cleve et Jan Gossaert de l’école de Bruges et Gand.

Thomas Sterling : Le tricheur de Venise

William Fieramosca est un comédien américain fauché, redoutable joueur de cartes, qui vient d’être engagé par le vieux Cecil Fox.

Celui-ci vit depuis plusieurs années dans une belle demeure vénitienne, qu’il a fait moderniser. La richesse de cette ville a toujours fasciné cet américain fortuné : "Ils ont bâti cette cité avec de l’argent, y ont vécu pendant des siècles. Ils y ont dépensé, dépensé, dépensé. Personne n’a jamais osé en faire autant." Néanmoins, Fox est bien conscient des hypocrisies qu’entraîne l’argent, et il va le démontrer. Ce célibataire n’a jamais eu de véritables amis, ni de famille. Pourtant, il va inviter trois supposés "amis", leur faisant croire qu’il est mourant et qu’ils pourraient hériter de ses millions. William Fieramosca sera son complice pour duper ces personnes avides de s’enrichir…

Le tricheur de Venise

Thomas Sterling est né dans le Nebraska en 1921.

Il n’aurait écrit que quatre romans policiers, dont deux traduits en français.

Le premier Défense de sortir fut publié dans la collection Un Mystère en 1950.

Le second, Le tricheur de Venise est paru en 1960 dans la collection Le Cachet, Éditions de Trévise. Il a été récompensé par le Grand prix de Littérature policière cette année-là. Ouvertement, c’est un roman qui s’inspire de la pièce de théâtre  Volpone de Ben Jonson, datant de 1606. Le riche et cynique usurier vénitien Volpone fait semblant, avec son serviteur Mosca, d’être mourant afin de jouer un mauvais tour à ceux qui visent son héritage. Une histoire d’argent qui se prêtait parfaitement à une version criminelle actualisée.

La pièce de Ben Jonson était sous-titrée Le Renard.  Le fait que le personnage central du roman se nomme Fox, n’est donc pas étonnant, encore que ce soit une identité d’emprunt.

Ce roman, qui fut plus tard réédité chez Le Masque, a vraiment mérité son Grand prix de Littérature policière.

Il ne se contente pas de parodier Volpone. Il est à la fois bien construit et d’une belle écriture, sans abuser du côté théâtral. Selon la formule disant que l’argent pourrit tout, aucun des héros n’est vraiment attachant. Même la jeune Celia n’est pas si candide, et William est un fieffé filou. Une histoire ironique, évidemment, mais aussi riche en nuances qu’en suspense. Un excellent polar de cette sorte ne vieillissant pas, c’est donc un roman à redécouvrir.

Auteur
Thomas Sterling
Titre
Le Tricheur de Venise ; trad. de l’anglais par Geneviève Hurel.
Editeur
Librairie des Champs-Elysées, Paris – 1990.
Description
220 p. ; 17 cm
Notes
Titre original: The Evil of the day.
Langue
Français.
ISBN
9782702420256

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L’idylle Vénitienne

Ce livre, écrit par Gabriel Soulages à été édité, avec son texte définitif, à Paris, en 1921, par la société "Le Livre", 9, rue Coëtlogon.

De petits textes courts, une page, deux ou trois chacun, tout au plus. Une écriture fluide, empreinte de poésie.

Un petit trésor qui a été réédité en 1945 avec des illustrations originales au burin de Jean Traynier.
Paris, Presses de la Cité, 1945 (achevé d’imprimer du 29 avril), 8° carré, en ff. sous couverture.
Orné de 49 burins délicatement coloriés, ravissantes illustrations de Jean Traynier.
Tiré à 510 exemplaires  numérotés dont 10 hors commerce sur vélin chiffon de Lana. 1/400 contenant l’état définitif en couleurs.

Les deux éditions se trouvent toujours à un prix encore raisonnable (entre 20/25 €uros par le première et jusqu’à 100/150 euros pour l’édition en coffret luxe numéroté de la seconde). Certains blogs d’amateurs de Venise, probablement à court d’inspiration et n’ayant aucune poésie personnelle à offrir à leurs lecteurs,  se sont même réappropriés amplement et sans vergogne  ces jolis textes, doux et si reconnaissables.

Ce livre ancien est une bible !

Voilà certainement un livre que beaucoup, parmi les amateurs de Venise que nous connaissons, aimeraient bien posséder. Nous en avons récemment vu un bel exemplaire en vente aux Éditions Jeanne Lafitte (pour le modeste prix de 2.200,00 €uros). Nous n’en possédons qu’un pauvre fac-similé sans valeur marchande, mais d’un grand intérêt pour nous.

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ALBRIZZI Jean-Baptiste
L’étranger pleinement instruit des choses les plus rares et curieuses anciennes et modernes de la ville de Venise et des Isles à l’entour avec la description de ses églises ,  Monastères , Hôpitaux
Ouvrage enrichi de quantité de figures . Il parait pour la première fois en langue française sous les auspices de son excellence Frédéric Calvert
fort vol in 12 de 16 ff.n.ch. et 490 pages(mq pp259 à 270) demi basane contemporaine avec étiquette et plats papier dominoté.
Guide précieux d’un tirage remarquable en reliure d’époque (renforcée) complet de la vue de Venise à vol d’oiseau dépliante et des 71 gravures reproduisant paysages et monuments – 11 sur double page , 32 pleine page et 15 à double sujets – Première édition française de ce guide qui témoigne de la richesse touristique de la ville au XVIIIème. Les gravures toutes animées sont d’une finesse particulière. Les textes nous renseignent sur la transmission historique de cette époque et sont d’une précision étonnante.
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Quand nous disons que ce livre est "une bible", c’est peut-être lié au grand intérêt que porte son auteur pour toutes les églises, chapelles et tous ce qui les ornemente. Grâce à cet ouvrage, nous connaissons tout des monuments religieux de la ville à cette époque, dont certains, à cause de Bonaparte, ont disparus depuis.
Les gravures sont exquises…
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Le Marchand de Venise

Le Marchand de Venise est une pièce de théâtre de William Shakespeare écrite entre 1596 et 1597.
Classée comme comédie dans le premier in-folio de 1623, elle partage certains aspects avec les autres comédies romantiques de l’auteur, mais contient également des passages d’une grande intensité dramatique.
Le portrait qui y est fait du Juif Shylock suscite de nombreuses interrogations et des interprétations très diverses, les uns y voyant un bouc émissaire, reflet des préjugés de Shakespeare et de son époque, les autres le porte-parole éloquent d’une communauté qui revendique un traitement humain.
Cette ambigüité fait que la pièce est parfois considérée comme l’une des « pièces à problème » de Shakespeare, au même titre par exemple que Mesure pour mesure.
Le Marchand de Venise
Shakespeare a mis l’un de ses discours les plus éloquents dans la bouche de Shylock :
« Un Juif n’a-t-il pas des yeux ? Un Juif n’a-t-il pas des mains, des organes,
des dimensions, des sens, de l’affection, de la passion ; nourri avec
la même nourriture, blessé par les mêmes armes, exposé
aux mêmes maladies, soigné de la même façon,
dans la chaleur et le froid du même hiver et du même été
que les Chrétiens ? Si vous nous piquez, ne saignons-nous pas ?
Si vous nous chatouillez, ne rions-nous pas ? Si vous nous empoisonnez,
ne mourrons-nous pas ? Et si vous nous bafouez, ne nous vengerons-nous pas ? »
— William Shakespeare, Le Marchand de Venise, Acte III, scène 1
 
 
Shylock e Jessica - Maurycy Gottlieb

Shylock e Jessica - Maurycy Gottlieb

Bassanio, jeune Vénitien, désire se rendre à Belmont (province de Cosenza dans la région Calabre en Italie) pour demander la main de Portia. Il emprunte 3 000 ducats à son ami le marchand Antonio. Comme tous ses navires sont en mer, Antonio emprunte la somme à un usurier juif, Shylock. Ce dernier déteste Antonio, qui prête sans usure et le malmène constamment. Il lui impose une condition : en cas de défaut de paiement, Shylock sera libre de prélever une livre de chair sur Antonio. Bassanio essaye de le dissuader d’accepter le marché, mais Antonio, surpris par ce qu’il prend pour de la générosité de la part de l’usurier, signe le contrat.
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Désireux d’éviter à sa fille un mariage malheureux, le père de Portia a élaboré une épreuve à laquelle doivent se soumettre les prétendants à sa main ; ils doivent choisir entre trois coffrets, en or, en argent et en plomb et s’engager à quitter les lieux s’ils font le mauvais choix. Deux candidats échouent mais Bassanio, aidé par Portia, choisit le bon coffret.
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La nouvelle arrive à Venise que les navires d’Antonio sont perdus, le laissant incapable de rembourser son emprunt dans les délais. Shylock est plus que jamais déterminé à se venger des chrétiens depuis que sa fille Jessica a fui sa maison pour se convertir et rejoindre Lorenzo, emportant une bonne part de ses richesses. Le contrat en main, Shylock fait arrêter Antonio et le traîne devant le doge.
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À Belmont, Portia et Bassanio viennent de se marier, ainsi que leurs amis Gratiano et Nerissa, la suivante de Portia. Ils reçoivent une lettre qui leur apprend les difficultés d’Antonio. Bassanio et Gratiano retournent à Venise avec de l’argent prêté par Portia pour sauver Antonio. À l’insu de Bassanio et Gratiano, Portia et Nerissa se rendent à Venise déguisées en hommes.
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À la cour du doge, Shylock refuse l’offre de Bassanio, qui lui propose de lui rembourser 6.000 ducats (le double de la somme empruntée) en échange de la dette d’Antonio et exige sa livre de chair. Le doge, qui souhaite sauver Antonio mais sans établir de précédent dangereux en dénonçant le contrat, demande l’avis de Balthazar, jeune « docteur de la Loi » ; Balthazar est en fait Portia déguisée, et son clerc n’est autre que Nerissa. Portia exhorte Shylock à la pitié, mais il s’obstine et la Cour l’autorise à prélever sa livre de chair.
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Au moment où Shylock va trancher, Portia observe que le contrat spécifie une livre de chair, ni plus ni moins : si une goutte de sang coule, il sera en tort. Shylock accepte alors le remboursement en argent mais Portia rappelle qu’il y a renoncé, et que, pour sa tentative d’assassinat sur Antonio, ses propriétés seront confisquées et sa vie remise à la merci du doge. Celui-ci gracie Shylock et un compromis est trouvé grâce à la générosité de chacun.
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Bassanio ne reconnaît pas Portia et pour remercier le « docteur de la Loi » d’avoir sauvé son ami, lui offre ce qu’il voudra. Balthazar-Portia refuse mais devant son insistance, lui demande son anneau et ses gants ; il remet ses gants sans hésitation, mais refuse de donner l’anneau, cadeau de Portia. « Balthazar » insistant, il cède et Gratiano fait de même avec le clerc.
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De retour à Belmont, Portia et Nerissa réclament leurs anneaux et font mine de se fâcher. Mais tous se réconcilient avec des excuses et de nouveaux serments et tout finit bien lorsqu’Antonio apprend que ses navires sont rentrés à bon port.

Sir Herbert Beerbohm Tree dans le rôle de Shylock - Charles Buchel

On pense que le Marchand de Venise a été écrit entre 1596 et 1598. La pièce est mentionnée par Francis Meres en 1598, ce qui indique qu’elle était sur scène à cette date. L’allusion de Solanio à son navire, l’André (I,i,27), est considérée comme une allusion au navire espagnol Saint-André, capturé par les Anglais à Cadix en 1596. Par ailleurs, une date entre 1596 et 1597 correspond bien au style de la pièce.
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L’intrigue principale du Marchand de Venise est inspirée d’un conte italien de Giovanni Fiorentino, « Giannetto de Venise et la dame de Belmonte », paru dans Il Pecorone (Le Niais) en 1558 à Milan ; on y trouve la dame de Belmont, l’emprunt gagé sur une livre de chair pour permettre à l’amant de se rendre à Belmont, l’impossibilité de rembourser, l’opiniâtreté du créancier, le retour in-extrémis de l’ami à Venise, suivi par son épouse déguisée en juge, le procès où l’usurier est ironiquement confondu par la lettre même du contrat.
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L’histoire d’amour entre Jessica et Lorenzo se trouve déjà dans un récit de Masuccio Salernitano qui date de 1470, et dans Le Juif de Malte de Christopher Marlowe qui date de 1589 et jouit toujours d’une grande popularité dans les années 1590 ; Shylock emprunte un certain nombre de traits à Barabas, le héros de la pièce de Marlowe.
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L’épreuve des trois coffrets, quant à elle, figurait dans la Gesta Romanorum, inépuisable mine d’exemples pour les élisabéthains. Une traduction anglaise en avait été publiée par Wynkyn de Worde vers 1510-1515.

Kate Dolan incarnant Portia - John Everett Millais

Certains critiques pensent que Shakespeare aurait pu réécrire une pièce ancienne pour la remettre au goût du jour. Ils se basent sur le fait qu’un critique du théâtre et des débordements qu’il était supposé occasionner, Stephen Gosson, avait publié en 1579 A School of Abuse (L’École des abus), diatribe qui épargnait deux œuvres, dont une pièce intitulée Le Juif. Cette pièce aurait eu pour sujet « la cupidité de ceux qui font des choix mondains et l’esprit sanguinaire des usuriers » ; la référence aux choix dictés par la cupidité pourrait correspondre à la scène des trois coffrets, et celle qui mentionne « les usuriers sanguinaires » pourrait être une description du prototype de Shylock.La pièce est toujours jouée aujourd’hui, mais elle pose un certain nombre de problèmes aux metteurs en scène en raison du conflit entre chrétiens et juifs qui est au centre de son intrigue. Œuvre antisémite ou œuvre sur l’antisémitisme, la critique n’a toujours pas tranché de façon satisfaisante.

Les traces de Giacomo… le manuscrit

Il est quelqu’un dont on vous parle beaucoup à Venise, et que nous n’avons jamais évoqué. Il est vrai que tout semble avoir été dit ou écrit à son propos, et il nous semblait difficile de trouver autre chose à dire qui n’ait déjà été repris sur tous les blogs, tous les sites, tous les livres sur Venise et le Carnaval.

Que pouvions nous dire sur Giacomo Casanova que vous ne sachiez déjà ?

Quel meilleur moyen, pour nous, pour découvrir de façon plus intime le légendaire Giacomo Casanova, que de feuilleter, non sans une certaine émotion, les feuilles jaunies par le temps du véritable manuscrit original de la main même de l’écrivain. Des pages couvertes d’une délicieuse écriture fine, élégante et gracieuse, extrêmement lisible (pour notre Klod, habitué à déchiffrer les manuscrits anciens lors de ses recherches généalogiques), en français de surcroît.

Quand on parcours ces lignes empreintes de foi, il est difficile d’imaginer qu’à huit ans encore, il était un enfant illettré, et que, dès l’âge de 13 ans, il fit succomber toutes les jeunes et belles filles qu’il a croisé. Changement d’époque, changement de mœurs et de repères, les "victimes" plus ou moins consentantes de Casanova, mis à part quelques patriciennes, étaient toutes très jeunes (entre 13 et 16 ans). Aujourd’hui"hui il serait donc considéré non comme le plus génial des amants et des libertins qu’ai connu la sérénissime, mais comme un pédophile notoire et récidiviste, considéré comme un animal redoutable et pervers, que la société se serait empressée de stigmatiser et enfermer pour le restant de ses jours.

Il serait donc impossible à Giacomo Casanova de vivre de la même manière au XXIème siècle, dont Malraux prophétisait qu’il serait "spirituel" et dont on constate, qu’en fait, il devient victime du sectarisme des extrémismes religieux de toutes tendances.

Celles et ceux qui ont lu ou liront un jour "Les mémoires de Casanova de Seingalt écrit par lui-même" ignorent que toutes les édition  proviennent de celle de 1880 ; déjà largement censurée. Revenir à l’écriture originelle du vrai manuscrit est donc une chance inouïe de retrouver la véritable âme de ce séducteur tourmenté, dont l’éducation par des religieux avait fait de lui en grand croyant "en la vraie Foye," et que l’esprit des femmes de l’époque, attirées par son charisme, entrainait constamment vers le pêché.

Dès la première ligne, nous voilà plongé dans l’Histoire, quand, en 1428 Jacobo Casanova enleva du couvent Anna Salafox le lendemain de ses vœux…

… trois cent ans plus tard, le 17 février 1724, Gaetano Casanova épouse Giovanni Maria Farussi, dite Zanetta, actrice surnommée la "Buranella" dans l’église de San Samuele.

Ils étaient les futurs parents de Giacomo, né le 2 avril 1725 d’une relation de la "Buranelle" avec le noble Michele Grimani, propriétaire d’une théâtre dans laquelle jouait Zanetta. Une plaque à l’entrée de la ruelle en rappelle le souvenir. Casanova lui même dans "L’histoire de ma vie" écrit : "La maison possédait un beau salon… et ma chambre était au troisième étage". L’immeuble était la propriété des comtesses Savorgnan. Le père putatif, Gaetano Casanova, qui donna son nom à Giacomo mourut d’une otite purulente quand celui-ci avait seulement 8 ans.

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