Le Chevalier Gérard

Cette histoire, imaginée par Pierre Adam, à été publiée le 17 novembre 1936 dans Histoires en Images, qui, à cette période, paraissait trois fois par semaine, les mardi, jeudi et dimanche.

Un jeune et vaillant inconnu sauve un vieillard de la noyade, après que sa gondole ait été heurté par une autre embarcation. Le valet du vieil homme demande à son sauveur de l’emmener jusqu’à son palais.

Là, il rencontre Isabella, la fille du noble patricien Dandili, que le jeune homme vient de sauver. Le Conseil des Dix souhaite que le jeune Isabelle épouse le prince Lussino d’Illirye. Mais le geste si noble du jeune chevalier français, Gérard de Magnac, pourrait bien perturber ces plans…

La Vengeance du Vénitien

Cette histoire complète imaginée par Régine Véran est parue dans Histoires en Images du 17 juin 1930.

A cette époque, Marino Sanudo gouvernait Venise…

Le Dragon de Venise

En juin 1956 une nouvelle aventure entraîne Tim et son oncle, le célèbre détective Mac Aron, suivis de l’inséparable Tom à Venise. L’histoire est parue dans le mensuel Dynamic Tony-Cyclone N° 44.

Dans le train qui les mène de Rome à Venise, ils font la rencontre de Sylvio, un metteur en scène vénitien, qui vient de terminer son premier grand film, "Le Dragon de Venise" et qui les invite à séjourner chez lui.

Nos deux héros arrivent à Venise et découvrent la ville avant de s’installer chez Sylvio. Les autres invités, interprètes du films arrivent, Gualdo, le dragon, Francesca, la fiancée de Sylvio, et, le lendemain, Lucezia et Luigi.

Le lendemain tous se rendent à la projection privée du film, où un mystérieux personnage vient, discrètement, assister et découvrir les premières images. Peu après la fin de la projection, on découvre le vol du film. Assez rapidement on soupçonne l’assistant…

Lorsque l’oncle de Tin se perd dans Venise cela nous vaut quelques jolies vignettes, et sa mauvaise rencontre avec un gondolier rancunier de savoureuses péripéties. Il faudra lire le numéro suivant pour suivre la piste d’un certain Orsini, un méchant borgne. Mais comme la suite de ces aventures se déroulent sur la terrafera elle vous intéresseront moins.

Le Secret de la Lagune

C’est le 14 mai 1935 que les lecteurs de Histoires en Images ont découvert cette nouvelle histoire sur Venise.

La belle Maria Giordani a un faible pour l’artiste qui est amoureux d’elle : Syvio Perinni. Mais le chevalier Luiggini, qui a des vues sur la belle, va tout tenter pour contrarier cet amour. A Venise, tout tenter signifie complot, bocca de leonne, arrestation, prison… et la justice du doge.

Est-ce que Marie saura surmonter toutes les épreuves qui l’attendent ?

Madrake, le magicien à Venise…

"La Chasse au Trésor" est une histoire de Phil Davis qui met en scène Mandrake, le magicien, dans une série de dix-neuf planches dont la publication à débuté en 1937 en supplément de Mondes Mystérieux.

Cette aventure va mener nos héros, Mandrake, Lothar et la belle Élisabeth à Venise… un soir, leur avion décolle du Caire…

Venise, c’est là que Mandrake croit pouvoir gagner la seconde manche de la Course au trésor, grâce à une phrase sur une note…

… et voilà donc les 3 planches, sur les 19 de l’histoire, où Phil Davis a campé pour vous une partie de son histoire à Venise, ville où Mandrake ne reviendra plus dans aucune autre de ses aventures.

Du signe du dragon … les carabinieri de l’Art

Silvano Mezzavilla a signé une histoire qui a pour cadre Venise, et qui va paraître demain dans l’hebdomadaire chrétien pour la jeunesse : "Giornalino dei Ragazzi". Nous nous sommes déjà procuré quelques planches de cette nouvelle BD !

Silvano Mezzavilla est un écrivain bien connu dans l’univers de la Bande dessinée et a déjà été l’auteur de nombreuses histoires pour la jeunesse, dont certaines ont été déjà publiées dans l’hebdomadaire pour la jeunesse "Il Giornalino dei Ragazzi".  L’histoire qui sera publiée demain, est la première partie d’une série titrée "La Police de l’Art". La série, dont Mezzavilla a écrit le scénario a pour auteur le milanais Massimo Bertolotti, et est mise en couleurs par Monica Catalano.

Su “Il Giornalino dei Ragazzi”, il periodico edito da Famiglia Cristiana, uscirà la prima puntata di una serie che si intitola "Carabinieri dell’Arte". La serie, sceneggiata da Mezzavilla, vede come autore dei disegni Massimo Bertolotti (milanese, nato nel 1970), mentre i colori sono stati realizzati da Monica Catalano (Roma, 1972).

La prima puntata, “Nel segno del drago”, è ambientata a Venezia. Un’indagine tra il giallo e il fantasy interpretata e condotta dai carabinieri del reparto tutela del patrimonio culturale. La storia comincia due anni fa quando Legambiente commissiona una sceneggiatura a Mezzavilla. Per chi non lo sapesse, Legambiente tra i suoi scopi ha anche la salvaguardia dell’ambiente culturale e spesso lavora con uno specifico reparto dell’arma dei Carabinieri sulle tracce di opere d’arte trafugate dall’immenso patrimonio artistico italiano. Il nucleo operativo è fautore di clamorosi recuperi. Questi carabinieri non sono critici d’arte ma con l’arte hanno un rapporto strettissimo, frutto di capacità, fiuto e conoscenza.

Mœbius Celeste

Le monde de la bande dessinée vient de perdre l’un de ses géants, sinon "le" dernier des géants d’un certain âge d’or. Jean Giraud, plus connu sous le nom de Mœbius, est mort ce samedi 10 mars à l’âge de 73 ans des suites d’une longue maladie.
J’ai découvert Mœbius à l’âge de 16 ou 17 ans dans un magasin toulousain aux grandes bibliothèques en bois exotique.

C’était un merveilleux chaman, un rêveur éveillé. Un grand manitou qui osait tout. Libre et frondeur. Virtuose et irrévérencieux, mais toujours avec ce grain d’innocence que jamais il ne perdit.

Je ne vais pas faire mon gros malin, je n’ai pas beaucoup croisé Mœbius dans la vraie vie. Je n’ai qu’un seul album dédicacé de sa main, à Angoulême, je crois : "Venise Celeste" évidemment, et en plus, il s’est trompé dans le prénom "à Jean-Claude".
C’est ballot !
On ne pourra plus corriger à présent…

Venise Celeste la vision fantasmée par Mœbius de la Sérénissime cité des marais.

Jean Giraud connaissait bien et aimait Venise, preuve si besoin était, ces affiches de la cité lagunaire.

Sur le même sujet, voir également l’article dans TraMeZzinMag

Venezia ha sempre ispirato la mente degli artisti, con le suggestioni delle sue architetture e la magia del suo mondo in bilico tra il sogno e la veglia, ma mai nessuno come Moebius, nome d’arte del grande fumettista Jean Giraud, ha raffigurato una Venezia dello spirito in un’utopistica visione di grande fascino.

Une Aventure à Venise

Cette histoire est parue le 18 septembre 1932 dans "Histoires en Images" qui, à cette époque paraissait trois fois par semaines : le mardi, le jeudi et le dimanche. En 1836, Jacques Libert vient de brillamment passer son doctorat en médecine et s’offre quelques jours à Venise. Le soir même de son arrivée, il est invité, par un inconnu, à le suivre dans sa gondole pour une mystérieuse mission.

Quel est le danger qui menace la belle Teresa ? Le médecin français pourra t’il la sauver ?

C’est ce que nous vous proposons de découvrir dans cette histoire que nous avons ressortie pour vous de notre grande malle.

La Tour des Saléza

Cette histoire est parue dans "Les Histoires en Images" du 7 juin 1923. Dans cette période de l’après-guerre, l’histoire met en valeur le courage, l’esprit d’aventure et les valeurs familiales. En haut de la tour des Saléza, un campanile qui tinte les heures, et qui, autrefois, permettait de donner l’alarme si nécessaire. Le commandeur Vottorio Saléza n’a plus, pour famille, que Paolo, douze ans, et Ginetta, une délicieuse gamine de dix printemps. Un soir, on informe le commandeur qu’il doit se rendre rapidement à un rendez-vous. Les enfants restent seuls dans le palais…

Découvrez donc cette vieille histoire que nous avons retrouvée pour la partager avec vous. C’est, pour le moment, la plus ancienne BD que nous ayons, de cette collection, à avoir Venise pour décors.

En 2012 nous vous ferons découvrir Venise au travers de la Bande Dessinée, en vous montrant de petits trésors anciens comme celui-ci, ou des BD plus contemporaines… que vous retrouverez dans la catégorie : "BD (Bandes Dessinées)"

La Gondole Noire

Le 30 août 1925, paraît, dans le bi-hebdomadaire "Les Histoires en Images" une nouvelle aventure qui a pour décors une ville que nous connaissons bien. Des palais, des riches patriciens qui complotent, des espions à la solde du Conseil des Dix, des prisons, le bourreau qui exécute les nobles à la hache, et la gondole noire… mystérieuse. Nous sommes bien à Venise, et nous vous proposons de découvrir cette histoire écrite il y a presque un siècle.

La Lampe de Murano

L’histoire est parue le 12 mai 1929 dans le numéro 646 de la revue "Les Histoires en Images" qui paraissait tous les jeudi et tous les dimanches. Quand on parle de revue, il s’agit en réalité de 4 pages (deux en couleurs et deux en noir et blanc) au format 19 x 20 cm. Autant dire une feuille au format A3 pliée en deux.

Elle fait partie d’une des plus anciennes pièces de notre collection de BD sur Venise, et à notre connaissance, n’avait jamais été reproduite.

Nous vous laissons donc découvrir cette pièce Historique !

Emilio Salgari

En 1880, Emilio Salgari à tout juste 18 ans, s’embarqua comme mousse sur un petit bateau de commerce "Italia Uno"  qui, parti de Venise, et après trois mois et diverses escales sur les deux côtes de l’Adriatique, rejoint Brindisi. 

Emilio Salgàri naît à Vérone, issu d’une famille de petits-bourgeois. Il ressent dès son plus jeune âge le puissant désir d’aller en mer. Adolescent, il entre à l’Académie navale Sarpi de Venise. Il n’est pas certain qu’il ait décroché son diplôme de capitaine, quoi qu’il en soit il ne connaît qu’une courte expérience en mer (probablement à cause de problèmes de santé). Cette brève expérience avec la mer à suffit au jeune Salgari pour le décider enfin dans son désir d’enfance de devenir écrivain. Bon élève en italien et en géographie, ces deux matières allaient vite lui devenir indispensables pour lui fournir le matériel d’un écrivain qui nous fait voyager dans l’imaginaire.

Il signe cependant ses premières œuvres du nom de "Capitaine Salgari" et tient à revendiquer publiquement ce titre (sous la menace d’un improbable duel). E. Salgari démarre sa carrière comme reporter au quotidien La Nuova Arena de Verona et son imagination débordante le pousse à s’inventer un passé aventureux.

Dès 1883 il publie dans "La Valigia" une courte histoire sur la Papouasie. Suivi, l’année suivante du Tigre de la Malaisie, et ainsi de suite jusqu’en 1911… Il enseignera également l’art de la bande dessinée à de nombreux futurs grands auteurs.

Il prétend avoir exploré le Soudan, rencontré Buffalo Bill au Nebraska et navigué dans les mers du Sud et l’Extrême-Orient. Pourtant, il n’a jamais franchi la mer Adriatique et entame une carrière dans l’Administration, pour décrocher enfin un poste à Turin.

Déçu dans son espoir de devenir officier de marine, et pour oublier la banalité de sa vie bourgeoise, il alimente sa passion pour l’exploration et la découverte, passant tout son temps libre à fréquenter les bibliothèques et à écrire.
Il est l’auteur de plus de deux-cents romans et nouvelles d’aventures, situés dans un grand nombre de lieux exotiques divers. Il puise son inspiration dans les romans et feuilletons de l’époque, les journaux et magazines de voyages et les encyclopédies. L’époque étant très favorable aux récits d’aventure, il parvient rapidement à publier son premier récit, I selvaggi della Papuasià (littéralement « Les sauvages de Papouasie ») sous la forme de feuilleton dans un journal.

Il est l’auteur de trois grands cycles :
I pirati della Malesia (Les Pirates de Malaisie) comprenant les aventures de Tremail-Naik, chasseur de tigres
I corsari delle Antille (Le Cycle du Corsaire Noir)
I Corsari delle Bermude (Les Pirates des Bermudes)
ainsi que d’autres situés au "Far West" américain, en Afrique, en Indochine, etc…
Ses héros sont pour la plupart des pirates et des hors-la-loi, généralement idéalistes ou gentlemen, en lutte contre l’avidité, l’abus de pouvoir, le colonialisme et la corruption.

Après avoir écrit plus de 80 romans d’aventures, écrits à un rythme étourdissant (25 ans !) pour répondre à d’incessants besoins d’argent, auxquels il faut ajouter quelques 150 récits et nouvelles et de nombreux articles de vulgarisation scientifique, sans compter le travail de traduction… l’état dépressif de l’auteur affecte la qualité de son œuvre, avant de le conduire au suicide le 25 avril 1911 (si l’on en croit la légende, avec un seppuku à la mode japonaise).

Dans les années 60, alors qu’il a été quasiment oublié, ses scénarios sont repris et copiés par de nombreux auteurs contemporains. Soit qu’ils soient carrément plagiés, soit que de nouveaux héros s’inspirent de ceux de Salgari. Kit Carson est presque la copie carbone du flegmatique Yanez.

La précision avec laquelle Salgari indiquait les évènements, les lieux où il faisait vivre ses histoires à montré la voie à suivre à des Bonelli père et fils, Galleppini, Rino Albertarelli, Hugo Pratt, Andrea Lavezzolo… et ils ne se sont pas vraiment privés !

Les cycles de la Malaisie et des pirates des Caraïbes ont été les plus saccagés, donnant "naissance" à l’œuvre de grands auteurs : outre ceux cités plus haut, Moroni Celsi a "réinterprété" presque toutes les histoires de la Malaisie.

Bibliographie :

  • Bruno Traversetti : Introduzione a Salgari, Rome-Bari, Laterza, 1989.
  • Collectif : " Il Caso salgari", Naples, CUEN, 1997.
  • Collectif :  Scrivere l’avventura: Emilio Salgari, Turin, Quaderni dell’Assessorato per la Cultura, 1980.
  • Giovanni Arpino – Roberto Antonetto, Emilio Salgari il padre degli eroi, Milano, Oscar Mondadori, 1991
  • "Emilio Salgari (1862-1911) : Considerazioni sugli Sviluppi del Genere Romantico in Italia nel XIX Secolo", dans Perspectives on Nineteenth-Century Italian Novels, Ottawa, Dovehouse, 1989.
  • La Giovinezza di Emilio Salgari, Francescon Bresaola, Vérone, Casa Editrice ICA, 1963.
  • "La Malesia di Salgari", Resto del Carlino, 24 février 1974.
  • "Salgari, the Atlas an the Microscope", R. L. Lucas, dans Literature and Travel, Amsterdam, Rodopi, 1994.
  • "Salgari e l’Oro della Tigre", Paragone, 1979, n°350.
  • La revue Euro Bis a consacré son numéro 7 aux adaptations cinématographiques du cycle indo-malais de Salgari; son numéro 9 aux adaptations du cycle de Corsaire Noir.

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