Luigi Zanon, dit "Gigio"

Luigi Zanon, ou "Gigio" comme on l’appelle communément, est un véritable vénitien d’origine né dans la capitale lagunaire.

Luigi Zanon, dit "Gigio"

Gigio Zanon n’est pas un écrivain professionnel, mais ses écrits ont l’avantage, et ce n’est pas un des moindres, de transmettre au lecteur sa vaste expérience accumulée au travers des nombreuses activités, qu’il serait vraiment long d’énumérer, qui ont construit sa vie.
Comme de nombreaux grands vénitiens, il a en effet connu de nombreuses activités, sans pour autant négliger les intérêts économiques et professionnels, ni ses engagements pour la culture, l’histoire, la politique et l’écriture.

Amoureux de la mer et tout ce qui est pertinent pour la lagune, il en est un fin connaisseur après avoir navigué au loin. Il a édité plusieurs publications sur la navigation vénitienne dont le contenu et les compétences enrichissent la littérature existante et où précisément Gigio Zanon n’écrit pas parce qu’il a étudié la question, mais surtout parce qu’il a vécu en personne.

La famille Zanon est une ancienne famille vénitienne, dont la souche semble provenir directement de Paphlagonie, vers 2200 avant JC, dans le sillage de Pilemene, roi des Paphlagoniens, fuyant Troie après sa destruction par les Grecs. L’étymologie du patronyme Zanon vient de "Giovanni" (en Vénétie: "Zuane"), à partir de laquelle, par corruption, sont dérivés tous les autres patronymes : Zuane, Zuanon, Zane, Zanin, Zen, Zanella, etc.  Le patronyme Zanon est très populaire dans la région de Vénétie.

Tous ses livres sont en italien, et n’ont pas été traduits… pas encore.
Il pratique également le vénitien, dans un dialecte pur et riche.

Tous les livres de Gigio :

La galea veneziana - Luigi Zanon

LA GALEA VENEZIANA
Autore Luigi Zanon G.
Dati 2004, 152 p., ill., rilegato
Editore Editoria Universitaria

"La Galea Veneziana"
fut un succès instantané dans les librairies de toute l’Italie (trois éditions : 2004, 2006,2007). Ce livre raconte comment ont été construites les "Galea" à l’Arsenal de Venise : de l’arbre au navire achevé, les différents types de bois utilisés, comment iles bois ont été transportés, comment a été construit la coque, les mâts et les rames, voiles, etc.

IL PROCESSO A NAPOLEONE
Autore Luigi Zanon G.
Dati 318 p., ill., rilegato
Editore Editore Filippi

Cette initiative de publication confirme la passion et la participation de Gigio zanon à la vie politique et culturelle de sa ville.
Gigio Zanon a publié en 2005 un livre sur les travaux du "procès de Napoléon" qui s’est tenu à Venise en 2003, après l’acquisition par la Ville d’une statue de l’agresseur français.
Ce "processus" a eu lieu après que le maire Paolo Costa ait accepté un don du français Zienesiss (Président du Comité pour la protection de Venise), en collaboration avec la Fondation Caisse d’épargne de Venise : la statue la plus grande et la plus sinistre du dictateur que l’Europe ait jamais eu, provoquant, durant son règne, plus de vingt millions de morts.
Après avoir détruit ou pillé l’ensemble du patrimoine culturel de Venise, il a abandonné la ville aux autrichiens!
Et nous avons également eu un maire qui a accepté ce cadeau!

L’ARTE DE FAR GONDOLE
Autore Luigi Zanon G.
Dati 2006, 183 p., ill., rilegato
Editore Editoria Universitaria

C’est un livre écrit sur le ​​"Squero" (chantier où sont construites et réparées des gondoles), qui, avec plus de 200 photographies raconte la construction du bateau le plus populaire au monde.
Le Maître charpentier Nedis Tramontin montre sa construction, avant même, dès l’ouverture de la "courbure" du bois, encore pendant la pousse de l’arbre et tout le chemin pour voir flotter la belle barque noire dans les canaux de Venise.
Un bref glossaire des 270 pièces de plus de 7 types de bois nécessaires à la construction d’une gondole font encore plus l’intérêt de ce livre.

L’ARSENALE DEI VENEZIANI
Autore Luigi Zanon G.
Dati
Editore Editoria Universitaria

Toute l’histoire de l’Arsenal de Venise depuis sa fondation jusqu’à nos jours.
les usages, les magistrats, les artisans, les méthodes de construction, fours, "Corderie", le "Velere", la "Fonderie", etc.
Ce livre raconte tout ce qu’il ya à savoir sur le plus grand Arsenal couvert de tous les temps, celui qui a provoqué un cri d’admiration de Dante Alighieri, qui l’a si bien décrit dans le "Malefosse" du chant XXV de l’Enfer.

LA BATTAGLIA DI LEPANTO
SCONTRO FRA DUE CIVILTA’
Autore Luigi Zanon G.
Dati
Editore Editoria Universitaria

La plus grande et la plus célèbre bataille navale de tous les temps est décrite ici en détail avec de nombreux documents.
Les personnages principaux : qui ils étaient et ce qu’ils faisaient.
les alliances, le fond, les préliminaires, dans les coulisses, les "armes secrètes" des Vénitiens.
La bataille est racontée, divisée en trois "cornes", comme l’ont été répartis armées pendant la bataille, et … après la bataille.
Mais par-dessus tout est révélé, ce qui c’est effectivement passé pendant la bataille et qui fut le véritable vainqueur : Sebastiano Venier.

CO S. MARCO COMANDAVA
Autore Luigi Zanon G.
Dati
Editore

En DVD, un recueil de lois anciennes comparées à celles d’aujourd’hui.
Les tribunaux, les lieux, les coutumes, la façon dont était construite une maison à Venise, écoles, commerce, etc.
Un aperçu de la vie à cette époque par rapport à aujourd’hui.

ANNO 1866 : LA LIBERTA’ PERDUTA
Autore Luigi Zanon G.
Dati
Editore Raxie Veneziane – Spresiano

La véritable histoire de l’annexion forcée de la Vénétie à l’Italie, avec des documents inédits sur les deux batailles perdues sur terre et en mer, mais gagné par le roi du Piémont par la tromperie et la fraude sur les gens de Vénétie.
Le livre a été inspiré par le journal du ministre plénipotentiaire pour l’acquisition du Piémont Vénétie, Tahon de Revel.
En outre, sont inclus les différents traités internationaux, rejetés ensuite par la Maison de Savoie.

FRANCESCO MOROSINI, IL "PELLOPONESIACO"
Autore Luigi Zanon G.
Dati
Editore

De la vie, les actions, les batailles, les poursuites judiciaires qu’il a subis et qu’il a remporté, de l’un des plus grands condottiere de tous les temps.

LA BASILICA DEI S.S. GIOVANNI E PAOLO
IL PHANTEON DEI DOGI – IN CD
Autore Luigi Zanon G.
Dati
Editore

Un DVD sur la panthéon des doges de et de nombreux illustres personnages de Venise.

LA BASILICA DEI FRARI – IN CD
Autore Luigi Zanon G.
Dati
Editore

En DVD, la basilique de Tiziano.

LE REGATE VENEZIANE – IN CD
Autore Luigi Zanon G.
Dati
Editore

L’histoire des régates vénitiennes en DVD

LA CHIESA DI S. STEFANO IN VENEZIA – IN CD
Autore Luigi Zanon G.
Dati
Editore

Un DVD qui raconte l’histoire de la basilique de Francesco Morosini

Brunetti, un bo-bo pour les bourgeois-bohèmes

C’est ce qu’affirme Michel Del Castillo sur son site, dans un article intitulé : Donna Leon, la madone des bobos

Michel del Castillo (ou Michel Janicot del Castillo) est un écrivain français né à Madrid le 2 août 1933  à 05h45, peu avant la guerre civile. Son père, Michel Janicot, quitte son épouse Candida Isabel del Castillo en 1935, après avoir été convaincu de son infidélité. Il rejoint la France et ne s’occupe plus de son jeune fils. Sa mère, Candida Isabel, très engagée politiquement, est proche du parti républicain de Manuel Azaña. Pourtant elle sera emprisonnée par ces mêmes républicains de 1936 à 1937, pour s’être inquiétée du sort des prisonniers politiques. Durant son emprisonnement le jeune Michel lui rend visite accompagné de sa grand-mère. Présentatrice connue et efficace à la radio républicaine à partir de 1937 elle sera condamnée à mort par les franquistes.

Candida Isabel del Castillo avec son fils Xavier, né en 1923 du premier mariage. Il sera élevé par son père et ne reverra sa mère, furtivement, qu’en 1942 alors qu’elle traverse l’Espagne pour rejoindre l’Afrique du Nord. Photo Michel del Castillo

"J’ai savouré les mille détails de la vie quotidienne des Vénitiens, la des­cription des différents quartiers, l’évocation sans complai­sance d’une Italie gangrenée par la corruption." .

Quelque chose manquait, mais quoi ?

"Très vite, j’ai compris ce qui causait mon insatisfaction. Toutes les in­trigues reproduisent le même schéma: invaria­blement les assas­sins appar­tiennent à la classe diri­geante, nobles cor­rompus, industriels dou­teux, politi­ciens véreux, bigots hypocrites et vicieux, militaires factieux, ma­gouilleurs vêtus de cachemire et de soie, spéculateurs sans scrupules, ban­quiers louches, j’en passe ; invariablement aussi, les humbles y sont les vic­times innocentes des turpitudes des puis­sants. C’est un monde en noir et blanc." .

"Les Brunetti sont écologistes avec une nuance d’ironie. Gé­néreux, ils ont l’aisance tranquille de ceux qui se savent à l’abri du besoin. Ils peuvent se permettre d’accrocher un tableau de Tintoretto dans leur cuisine. Paola, la fille unique du comte Falier, l’un des hommes les plus riches et les plus puissants de la ville, héritera de sa fortune. Faut-il préciser que Paola est une féministe détermi­née?" .

Voilà donc ce qui permet à Michel Janicot del Castillo de définir le bo-bo vénitien : écologiste, féministe et héritier. Mais les Brunetti ont une tare encore plus grande à ses yeux : ils sont de gauche !

"An­ciens militants de gauche, l’un, le commissaire, a perdu toute foi dans la poli­tique, cependant que Paola vote, sans trop d’illusions, communiste." .

Forcément, puisqu’ils sont de gauche, ils sont déçus par cette idéologie, mais ils restent ficèles aux politiques qui la défendent. Forcément, les gens de gauche sont tous des abrutis finis qui n’ont aucune culture…

Pas tout à fait, puisque "elle enseigne la littérature anglaise à l’université, il lit à ses mo­ments de loisir Thucydide ou Hérodote, quand ce n’est pas La guerre des Gaules ou Tacite. Ils professent des idées toujours justes et généreuses." .

On est en effet, avec la famille Brunetti, à mille lieu de celle de Michel Janicot del Castillo.

Il n’a même pas su résister aux deux monstres qu’il a eus pour géniteurs. Rue des Archives nous faisait assister à la fin de sa mère, ogresse octogénaire, obèse et invalide, que n’effleurait nul remords et qui ne régnait plus que sur un grouillement de vermine. Son nouveau récit autobiographique, De père français, nous peint le monstre mâle. "Mon assassin", écrit-il dès la première phrase. La liste des crimes de ce père semblerait interminable. Qu’on sache seulement que ce lâche abandonna sa femme et leur fils dans la tourmente madrilène de la guerre civile. Et lorsque, en 1940, cette femme, républicaine espagnole, vint à Clermont-Ferrand lui demander secours, pour s’en débarrasser il la dénonça comme "étrangère indésirable". Arrêtée, elle se retrouva internée au camp de Rieucos. Son petit garçon la rejoignit bientôt derrière les barbelés.

Chez les Brunetti, la mo­rale politique est toujours sauve.

Les Brunetti seraient donc des Bo-bo ?

Le terme bobo, contraction de bourgeois-bohème, traduction de l’anglais bourgeois bohemian, est issu d’un livre de David Brooks intitulé Bobos in Paradise: The New Upper Class and How They Got There publié en 2000 ; il s’agit d’une sorte de sociostyle, c’est-à-dire de tentative de caractériser un groupe social selon les valeurs que ses membres partagent, plutôt que selon des caractéristiques socio-économiques ou démographiques. L’auteur entendait caractériser et regrouper sous ce terme l’évolution et la transformation du groupe des yuppies des années 1980.

On peut trouver un emploi précurseur dans le roman Bel-Ami, de Guy de Maupassant, publié en 1885 : "Ce fut elle alors qui lui serra la main très fort, très longtemps ; et il se sentit remué par cet aveu silencieux, repris d’un brusque béguin pour cette petite bourgeoise bohème et bon enfant qui l’aimait vraiment, peut-être." .

Les Brunetti "se cha­maillent quand il arrive au policier d’émettre un propos qui pourrait passer pour homophobe, ils morigènent leur fille parce qu’elle laisse échapper une remarque anodine qui semble flairer le racisme, puis discutent longuement pour savoir si elle a émis une opinion personnelle ou si elle n’a fait que répé­ter des propos en­tendus dans son lycée. Débat essentiel car, dans le premier cas, c’est l’éduca­tion reçue à la maison qui serait en cause, donc aussi leur res­ponsabilité de parents." .

Deux conceptions de la ville et de la vie. Le bobo aime la ville socialement mélangée, croit en une société pacifiée. Une attitude différente de celle du bourgeois qui, lui, souhaite que son environnement reflète sa réussite matérielle et pense que la compétition et la sélection constituent, de loin, la meilleure façon d’assurer une certaine équité. Ces conceptions trouvent logiquement des traductions politiques différentes. Le bobo est de gauche mais il peut également se reconnaître dans un candidat ambitionnant de réconcilier les deux camps, d’où l’intérêt pour les candidats de droite de faire croire à une certaine teneur sociale de leurs programmes, écran de fumée pour plaire à cette catégorie de la population qui participe fidèlement aux élections.

"Donna Leon habite une île enchantée. Le clair soleil de la fraternitude brille sur ses rivages paradisiaques. Loin, très loin de cet appartement lu­mineux, de cette terrasse où Carlo Brunetti s’installe pour savourer son vin blanc en relisant Suétone, il existe un continent barbare, ha­bité par la canaille de la haute, mais le couple peut ignorer ses turpitudes, lui en relisant ses Grecs, elle plongée dans les romans de son cher Henry James. Assez riches pour feindre de mépriser l’argent, ils vivent dans la béatitude des Bobos, avec une conscience sereine. Ce sont des purs, des cathares." .

En 2008, Michel Janicot del Castillo publie un récit biographique inattendu, consacré à Franco. Il rédige cependant le portrait d’un homme physiquement courageux, un militaire "chimiquement pur", en aucun cas fasciste, mais un conservateur autoritaire, assez banal, en lui accordant au passage le décollage économique de l’Espagne.

Ce jongleur des mots qui réinvente l’Histoire, juge on ne peut plus sévèrement Donna Leon : "Ces romans pour jeunes filles de la Haute Gauche, avec leurs méchants ban­quiers, leurs patrons cupides, leurs politiciens vendus n’en sont pas moins, je le redis, construits avec force, ils fourmillent de détails bien vus, de person­nages vraisemblables, ils sont remplis de descriptions sug­gestives. Avec nostalgie, on explore tous les quartiers de Venise, on entre dans des tratorie simples et familiales, on visite les îles, par tous les temps, sous diffé­rentes lumières.

Com­tesse de Ségur de la gauche caviar, Donna Leon possède un incontes­table savoir-faire. Pour être une romancière authentique, il lui manque seule­ment le sens de la complexité." .

Pour conclure, d’après le révisionniste Michel Janicot del Costillo, Donna Leon est un pur produit de la médiocrité culturelle mondialiste américaine : "Pourquoi parler de Donna Leon, auteur honorable, artisan habile et consciencieux ? Elle symbolise la dégénérescence de la lit­térature, sa lente glissade, son américanisation. Elle fait des produits mécaniques, reproduc­tibles, à la fois différents et identiques, tels que les ateliers d’écriture en­seignent à les faire." .

Moony Witcher

Nous allons vous parler de livres, aujourd’hui.

Mais pas de livres d’Histoire de Venise… non, d’une histoire de livres à Venise. Un conte de fées, ou de sorcières, moderne et bien réelle. Une histoire qui ressemble à s’y méprendre à cette de la maman de Harry Potter, transposée dans la lagune de Venise cette fois.

Un jour, en vous promenant à la Giudecca, sur les Zitelle, en fait, comme tout le monde, vous ne remarquerez même pas cette plaque à coté d’une porte :

C’est la maison des parents de Roberta Rizzo, une belle vénitienne comme les autres, affublée d’un curieux surnom de "Lunette hantée." Pourtant dans cette maison il n’y a aucun fantôme.

Mais Roberta Rizzo, journaliste de profession, n’est pas une "vénitienne ordinaire." Cette véritable giudecchina a fait ses études à l’Université Ca’Foscari d’où elle est sortie diplômée en philosophie en 1985. Puis elle a commencé une carrière de journaliste et a occupé plusieurs postes dans divers journaux du groupe "L’Espresso" où elle toujours rédacteur en chef adjoint. Elle vit désormais à Pavia.

Mais, en réalité, c’est sous le pseudonyme d’écrivain de "Moony Witcher" qu’elle est mondialement connue.

Nina, son héroïne, c’est un peu le Harry Potter de la lagune de Venise et pour tout savoir sur cette vénitienne, rendez-vous sur le forum Venezia.

Ses livres sont publiés désormais en dix-sept langues !

En fançais, seuls les trois premiers opus de la série sont disponibles :

Nina. 1. L’étoile de la sixième lune

Nina 2. Le mystère de la huitième note

Nina 3. La malédiction du serpent à plumes

Tous ces romans sont traduits de la série en italien qui est plus complète :

La série des romans de la Sesta Luna est constituée de cinq volumes, tous publiés par l’editeur Giunti:

  • La Bambina della Sesta Luna (2002)
  • Nina e il mistero dell’Ottava Nota (2003)
  • Nina e la maledizione del Serpente Piumato (2004)
  • Nina e l’occhio segreto di Atlantide (2005)
  • La mia alchimia della luce – manuale scritto da Nina (2007)
  • Nina e il numero aureo (2012)

La saga de Arx Mentis

Désormais, un autre héros à pris le relais ; Geno, avec trois opus pour l’instant :

  • Geno e il sigillo nero di Madame Crikken (2006)
  • Geno e la Runa Bianca del Girifalco d’Oro (2007)
  • Geno e lo specchio rosso della verità (2008)

L’idylle Vénitienne

Ce livre, écrit par Gabriel Soulages à été édité, avec son texte définitif, à Paris, en 1921, par la société "Le Livre", 9, rue Coëtlogon.

De petits textes courts, une page, deux ou trois chacun, tout au plus. Une écriture fluide, empreinte de poésie.

Un petit trésor qui a été réédité en 1945 avec des illustrations originales au burin de Jean Traynier.
Paris, Presses de la Cité, 1945 (achevé d’imprimer du 29 avril), 8° carré, en ff. sous couverture.
Orné de 49 burins délicatement coloriés, ravissantes illustrations de Jean Traynier.
Tiré à 510 exemplaires  numérotés dont 10 hors commerce sur vélin chiffon de Lana. 1/400 contenant l’état définitif en couleurs.

Les deux éditions se trouvent toujours à un prix encore raisonnable (entre 20/25 €uros par le première et jusqu’à 100/150 euros pour l’édition en coffret luxe numéroté de la seconde). Certains blogs d’amateurs de Venise, probablement à court d’inspiration et n’ayant aucune poésie personnelle à offrir à leurs lecteurs,  se sont même réappropriés amplement et sans vergogne  ces jolis textes, doux et si reconnaissables.

Venezia come

Venise est la ville idéale pour les enfants: pas de danger, pas de bruit, pas de circulation – ils peuvent donc prendre conscience de l’espace en toute liberté.
Toutefois, les petits touristes qui viennent la visiter avec leur famille la perçoivent autrement. La ville leur semble difficile, fatigante, et surtout incompréhensible : un Disneyland moins amusant que le vrai Disneyland.

Après avoir admiré les premières merveilles, ils s’étonnent et commencent à se poser toute une série de questions: comment les maisons et les palais peuvent-ils tenir debout ?
Pourquoi le tissu urbain, qui est si dense, est-il percé de tant de places et de cours ?
Et pourquoi y a-t-il un puits sur chaque place et dans chaque cour ?
Pourquoi les cheminées ont-elles cette forme bizarre ?

Et ainsi de suite.
Comprendre comment est faite Venise, comment elle fonctionne et comment elle fonctionnait, c’est la première étape pour pouvoir bien en profiter et s’y sentir heureux.

Les guides traditionnels, y compris le grand Lorenzetti, donnent, bien sûr, beaucoup de réponses, à condition que vous recherchiez dans la grande quantité d’information offerte : l’objectif de ce livrev est donc d’offrir l’information dans un langage très simple, mais fondé et sérieux, de sorte qu’il sont à la portée de chaque niveau culturel.
Le livre est divisé en quatre phases, thèmes temporels :
Une nation de pêcheurs et de travailleurs du sel
Les origines des marais et marécages
La ville s’est construite
Éléments constitutifs urbains: ponts, routes, trottoirs, fondations, approvisionnement en eau …
La ville de pierre
Comment pouvez-vous construire des maisons et des palais, tout en tirant le le meilleur de l’espace limité disponible …
La ville n’est plus l’île
Entre déclin et renouveau: la fin de l’insularité et sa modernisation: l’intervention franco-autrichienne, la première opération d’envergure du Royaume d’Italie.

Les illustrations de cet article nous ont été aimablement fournies par monsieur Giovanni Keller.

Voilà Venise
par Giorgio Gianighian et Paola Pavanini
illustrations par Giorgio Del Pedros

  • Collection: VENEZIAinPICCOLO
  • ISBN: 9788896224274
  • Traduit en français par Gabrielle Gamberini
  • Pages: 80
  • Dimensions: 18 x 25
  • Éditeur : Gambier & Keller Editori
  • Prix: € 15.00

Ruskin à Venise: Les Pierres Revisitées

Le chef-d’œuvre de John Ruskin Les Pierres de Venise (1851-1853) fut l’un des livres les plus influents sur l’art et l’architecture ait jamais été écrit et est toujours considéré comme un ouvrage classique. Cependant, les problèmes posés par sa longueur (près d’un demi million de mots en trois volumes) en font un défi à lire dans son intégralité.

Sarah Quill a résolu ce problème en sélectionnant les descriptions des bâtiments par Ruskin et en les reliant à ses propres photographies des mêmes bâtiments, créant ainsi un guide fascinant qui allie la vision de Ruskin de la ville avec des images de l’époque actuelle.

Sont également inclus des extraits de lettres de Ruskin, et les chapitres d’introduction qui donnent des éclaircissements essentiels sur Ruskin à Venise et l’architecture vénitienne. Le résultat est un livre magnifiquement illustré qui communique avec succès la passion de l’écrivain pour Venise et sa préoccupation pour son patrimoine architectural.

Contents: Introductions, Alan Windsor; Before "the Stones": Ruskin’s early impressions of Venice, documented in letters and reminiscences; The Stones of Venice – Byzantine: Torcello – Murano – St Mark’s – Byzantine palaces; The Stones of Venice – Gothic: Gothic palaces and churches – The Ducal Palace; The Stones of Venice – Renaissance: Early, Central and "Grotesque" Renaissance architecture; After "the Stones": Ruskin’s later engagement with Venice and his views on the restoration issue s; Map ; Glossary ; Bibliography and recommended reading ; Index.

  • Imprint: Lund Humphries
  • Illustrations: Includes 210 colour and 70 b&w illustrations
  • Published: September 2003
  • Format: 245 x 180 mm
  • Extent: 208 pages
  • Binding: Paperback
  • ISBN: 978-0-85331-895-8

La magie d’un Carnaval de rêve

C’est le titre du livre de Giorgio Cauchi à présent disponible auprès des librairies en ligne, cent pages illustrées au format 20×30 (50,00 euros)

Ciao a tutti/e.. vi informo che per poter acquistare il mio libro direttamente dalle varie librerie online… Io, per chi volesse, ho già una trentina di copie..quindi, se volete, potete acquistarle anche direttamente da me e pagherete cosi solo il prezzo del libro , ovvero 50 €uro. Lo so, forse vi sembrerà caro, ma non sono riuscito a proporlo di meno, essendo un libro illustrato di 100 pagine con carta fotografica 20×30..

… grazie a tutti per l’attenzione e il sostegno comunque dimostratomi… è un orgoglio per me e per la mia passione "carnevalesca".

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Présentation et dédicace du livre samedi 20 octobre de 18 à 22 heures, à Cortile Platamone, avec un défilé de costumés vénitiens.

Con Immenso Piacere E Anche Emozione, Vi Invito tutti Alla Presentazione Del Mio Libro Con Annessa Sfilata Delle Maschere Direttamente Da Venezia…. Ci Tengo Che Ci Siate!!

SABATO 20 OTTOBRE dalle ore 18 alle 22

CORTILE PLATAMONE (Catania)

Intérieurs vénitiens à la Renaissance

Venise au XVIe siècle. La città nobilissima et singolare est à son apogée artistique et économique. Les voyageurs envient sa qualité de vie, son esprit de liberté. Le cosmopolitisme triomphe. A la lecture de plus de six cents inventaires, Isabella Palumbo Fossati Casa ouvre toutes les portes des demeures qu’elles soient nobles ou populaires, soit les objets des coffres. On pénètre ainsi dans les maisons des avocats et des médecins, dans celles des marchands ou des patriciens… Défile alors devant nous la vie sociale, familiale et culturelle des Vénitiens, empreinte d’une diversité et d’une vitalité unique.

Le beau livre «Intérieurs vénitiens à la Renaissance. Maisons, société et culture» de Isabella Palumbo Fossati Casa – que nous vous invitons à découvrir dans cet article – sera présenté à l’Istituto Italiano di Cultura, 73 rue de Grenelle, Paris 7e, mardi 16 octobre à 18h30. L’auteur s’entretiendra avec Elisabeth Crouzet-Pavan, Michel Hochmann, Krysztof Pomian et Pierre Rosenberg. Pour réserver…

Après des études de Lettres et d’Histoire à l’Université de Venise, Isabella Palumbo Fossati Casa a obtenu un doctorat d’histoire à l’École des Hauts Études en Sciences sociales de Paris, avec une thèse sur la maison et la société vénitiennes à la fin du XVIe siècle. Spécialiste de l’histoire culturelle, elle travaille aussi sur les relations artistiques, commerciales et linguistiques entre Venise et la Méditerranée orientale. Auteur d’une quarantaine d’articles, elle est maître de conférences d’italien à l’université de Picardie-Amiens.

A Venise aujourd’hui, le promeneur curieux d’architecture et d’ameublement se heurte aux volets clos, aux murs trop hauts d’où dépasse une glycine, parfois même aux fenêtres murées d’une maison de guingois. Les visites de palais remarquables ou de Ca’ Rezzonico, le musée du XVIIIème siècle, ou encore la lecture des coffee table books aux photographies sur papier glacé de demeures nobles ne permettent pas de comprendre dans sa totalité la vie quotidienne des Vénitiens, ni d’imaginer ce que furent les conditions économiques et sociales des classes dominantes comme des classes populaires.
Les propriétaires de maisons vénitiennes peuvent également difficilement récolter les informations nécessaires pour les restaurer dans l’esprit de l’époque.

Cette curiosité et ce besoin sont désormais satisfaits par le copieux et passionnant livre d’Isabella Palumbo Fossati Casa. Grâce à l’étude minutieuse des inventaires de biens mobiliers établis par des notaires vénitiens entre 1570 et 1600, elle nous introduit dans l’intimité de plusieurs familles de différentes catégories sociales, des plus riches aux plus modestes. La fin du XVIe siècle est une époque d’autant plus importante à scruter qu’elle est à la charnière entre la splendeur et la décadence de Venise, qui comptait alors 150.000 habitants, pour moins de 60.000 de nos jours.

Une version en italien du livre sera très prochainement publiée par la maison d’édition Gambier & Keller, à Venise !

  • Broché: 384 pages
  • Editeur : Michel de Maule (7 juin 2012)
  • Collection : ESTHETIQUE
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2876233029
  • ISBN-13: 978-2876233027
  • Prix conseillé : 32,00 €uros

Agostino Steffani vedette vénitienne de l’automne

Agostino Steffani naquit le 25 juillet 1654 dans la ville de Castelfranco Veneto, près de Padoue.

Il eut six frères dont un seul survécut, Ventura Terzago (né le 2 janvier 1648, et qui prit le nom de la tante maternelle qui l’adopta), qui deviendra un admirable librettiste. Agostino Steffani a passé son enfance à Padoue, fit probablement ses études primaires à l’école municipale de Padoue, qu’il quitta pour un établissement rattaché à l’église, où il reçut une éducation musicale assez complète. Il fut admis comme choriste à la Basilique Saint-Marc à Venise.

C’est à Venise qu’il rencontra un couple princier bavarois (le Comte Tattenbach) qu’il accompagna en 1667 à Munich pour rester finalement 21 ans à leur service. C’est là qu’il a appris à jouer de l’orgue avec Johann Kaspar Kerll.

En mai 1688 Steffani est honorablement congédié par le prince. Après un court séjour en Italie, il devient fin juin kapellmeister pour l’opéra à la cour du duc Ernest-Auguste, prince électeur d’Hanovre. Il compose alors jusqu’en 1696 presque un opéra par an.

En 1696 il déménage à Bruxelles, où il est en contact avec les opéras de Lully. En 1702 Steffani réduit ses activités diplomatiques et se concentre davantage sur sa création musicale.

La même année il est appelé à Düsseldorf par le prince électeur Jean-Guillaume de Neubourg-Wittelsbach et est nommé président du conseil spirituel puis rapidement reconnu comme conseiller. Pendant un temps il est Rector magnificus et curateur à l’Université de Heidelberg pour être finalement nommé, en septembre 1706 évêque de Spiga in partibus infidelium.

En 1708, Steffani est envoyé à Rome comme intermédiaire dans le différend entre l’empereur et le pape. L’année suivante il est nommé vicaire apostolique pour la Haute et basse Saxe. C’est avec le projet de regagner à l’église catholique quelques familles princières allemandes qu’il rentre en Allemagne. Après la mort de quelques uns de ses nobles bienfaiteurs, Steffani connait des difficultés financières. Il meurt en 1728 d’une attaque d’apoplexie à Francfort-sur le Main, alors qu’il cherchait à vendre quelques-unes de ses compositions ramenées d’Italie.

Voir une biographie plus complète.

Cet automne, deux amoureuses de Venise hissent de nouveau Agostino Stefani parmi les vedettes.

Sauf à être sourd et aveugle, vous échapperez donc difficilement à l’évêque musicien baroque !

Faux crâne, col romain, imperméable, borsalino… Pour évoquer la figure d’Agostino Steffani, Donna Leon et Cecilia Bartoli ont pris la pose. Crédits photo : Decca / Uli Weber

La star d’opéra Cecilia Bartoli publie un nouvel album, Mission, qui sort dans les bacs, ce jour même, 24 septembre. Elle cherchait, pour son prochain album, un compositeur né de la transition entre la Renaissance et le baroque. "Je connaissais Steffani de nom, pour sa musique de chambre et quelques duos, qui étaient à peu près tout ce que l’on avait joué de lui. Je me suis donc procuré des copies sur microfilms de ses manuscrits conservés à Londres. Dès la première lecture, j’ai pris conscience du fabuleux compositeur d’opéras qu’il avait été."

Le nouvel album est constitué de nombreuses premières mondiales, et atteste du nouvel engagement de Cecilia Bartoli pour le bel canto du premier baroque, celui propre au Seicento italien (XVIIè), marqué par un sensualisme ardent autant que dramatique, une virtuosité intérieure jamais factice qui inscrit Agostino Steffani, telle le chaînon manquant entre les premiers maîtres Monteverdi, Cavalli, Carissimi, et les grands compositeurs du XVIIIè: Handel, Rameau, Bach…

Génie des mélodies suaves, intelligence dramatique affûté, virtuose avant Haendel dans le genre des cantates de chambre et des duos vocaux, Steffani compose une musique particulièrement raffiné dont son opéra le plus célèbre à son époque, et que Cecilia Bartoli s’ingénie à dévoiler, Niobe, concentre les joyaux encore méconnus.

La reine vénitienne du polar Donna Leon publie, elle, un nouveau roman, Les Joyaux du paradis, qui sortira le 3 octobre.

Une enquête magistrale menée dans la Venise actuelle sur des secrets d’État, religieux et artistiques vieux de quatre cents ans, mêlant brillamment fiction et réalité. Caterina Pellegrini, musicologue au chômage, accepte à contrecœur un poste de documentaliste au sein d’une Fondation à Venise.

Contre toute attente, la place n’est pas de tout repos. Deux cousins se disputent l’héritage d’un lointain ancêtre dont la succession serait tranchée par de vieux documents auxquels seule Caterina a accès. Le fameux ancêtre, compositeur baroque et diplomate, remplissait des missions cruciales auprès des cours allemandes pour le Saint-Siège. Mais c’est sa musique qui le rendit immortelle. À mesure que Caterina se passionne pour la biographie de cet homme, elle soulève un mystère : le musicien espion aurait-il trempé dans la plus grave affaire de meurtre de son temps ?

Et que trame au juste maître Moretti, élégante avocate, qui travaille pour ses deux descendants ?

Autumn 2012 marks the release of Mission, a sensational release from the world’s best-selling classical artist Cecilia Bartoli and a project with international politics, religious conflict, diplomatic secrecy, spying and sensational music at its heart.

Rejoignez la Mission.

Servez-vous des mots de passe cachés (regardez les webisodes pour les obtenir !) pour accéder aux contenus secrets du nouvel album de Cecilia Bartoli !

Chats de Venise

Certains d’entre vous se désolent de ne plus voir de chats, "comme autrefois", dans Venise. Il en reste encore, mais souvent, ils se cachent des touristes, comme bien d’autres véritables trésors vénitiens.

Les chats de notre quartier, pourtant, semblent "nous attendre", et, lorsque nous arrivons à Venise, le premier "chemin pour aller au supermarché" est l’occasion de retrouvailles.

Ces retrouvailles avec nos voisins félins est ponctué de réclamations, du style "Il y avait longtemps qu’on ne vous avais pas vus !"

Et d’invitations non dissimulées

Les plus faciles à observer et admirer, sont les chats de Luigi, à la librairie Aqua Alta, qui semblent dormir sur la littérature du monde entier… mais qu’un chien s’aventure et il comprendra vite que cette boutique lui est totalement interdite.

Si vous ne savez pas les voir, les chats de Venise, eux, vous surveillent attentivement. Tous les postes d’observation leurs sont favorables, même les plus incongrus !

Comme beaucoup de vénitiens, quand il y a trop de touristes, la chats restent à l’abri derrière les hauts murs et profitent des jardins secrets de Venise…

L’occasion pour nous de vous parler d’un petit livre de Jean-Michel Labat (Auteur, Photographies), Robert de Laroche (Auteur), Chats de Venise, dont les seuls héros sont les chats vénitiens :

Le Chevalier Gérard

Cette histoire, imaginée par Pierre Adam, à été publiée le 17 novembre 1936 dans Histoires en Images, qui, à cette période, paraissait trois fois par semaine, les mardi, jeudi et dimanche.

Un jeune et vaillant inconnu sauve un vieillard de la noyade, après que sa gondole ait été heurté par une autre embarcation. Le valet du vieil homme demande à son sauveur de l’emmener jusqu’à son palais.

Là, il rencontre Isabella, la fille du noble patricien Dandili, que le jeune homme vient de sauver. Le Conseil des Dix souhaite que le jeune Isabelle épouse le prince Lussino d’Illirye. Mais le geste si noble du jeune chevalier français, Gérard de Magnac, pourrait bien perturber ces plans…

Corto l’initié

Corto l’initié [Joël Gregogna]
Préface de Didier Convard

Corto Maltese, personnage mythique d’Hugo Pratt, est, certes, un "gentil-homme de fortune" mélange d’aventurier et de dandy romantique dont les pérégrinations nous entraînent sur les traces de Stevenson, Conrad et Melville, mais il est aussi un initié. De La Ballade de la mer salée à mû, la citée perdue en passant par Fable de Venise, l’itinérance maritime et terrestre de Corto est d’abord la métaphore du voyage intérieur. Cette saga constitue un espace de références multiples et complexes aux mythologies et aux ésotérismes tant occidentaux qu’orientaux. En explicitant à chaque fois le symbole ou le mythe auquel il fait référence (tel que la "fontaine de la rose" ou les "clavicules de Salomon"), Joël Gregogna guide le lecteur dans le labyrinthe de l’imaginaire d’Hugo Pratt, immense connaisseur en matière d’ésotérisme, et permet ainsi de mieux comprendre pourquoi Corto Maltese est lui-même devenu un mythe quasi universel.

Broché : 491 pages
Editeur : Dervy (26 mai 2008)
Collection : LITTÉRATURE
Langue : Français
ISBN-10 : 2844545343
ISBN-13 : 978-2844545343

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