La Chasse et l’Amour

Barocker Maskenball Schloss Engers

Le bal masqué est cette année consacré à une passion profondément baroque : la chasse.

Johann Philipp von Walderdorff, électeur de Trier et architecte du plaisir baroque dans le château, déposera les armes dans la fameuse salle de Diane, pour célébrer la soirée en société.

 

Der Maskenball steht in diesem Jahr ganz im Zeichen einer zutiefst barocken Leidenschaft – der Jagd. Erklang das Horn zu „Hahn in Ruh’“ wurden schon zu Zeiten Johann Philipps von Walderdorff, Kurfürst von Trier und Erbauer des barocken Lust- und Jagdschlosses zu Engers die Jagdwaffen niedergelegt, um des Abends nach erfolgreicher Jagd im berühmten Saal der Diana in bester Gesellschaft zu feiern. Das erlegte Wildbret, die Früchte der Gärten und Felder füllten die Teller, Schüsseln und Töpfe mit den erlesensten Speisen. So wird auch unser Maître de Cuisine zum Schüsseltreiben mit einer beinahe nicht enden wollenden Anzahl raffinierter Gaumenfreuden aufwarten.

Unter dem kostbaren Deckenfresko der Diana entführt uns Venez-y-Voir in die mythische Welt der Jagdgöttin. Man darf gespannt sein, welch aufregende Geschichten Comtesse de Planchenault de l’Escalier für das Amouröse Kabinett bei Ihrer Jagd aufgespürt hat und unter der charmanten Ägide von Madame Jutta Voss werden Sie es nicht bereuen, den Jagdschirm gegen das Tanzparkett eingetauscht zu haben. Es steht Ihnen jedoch auch frei, sich ganz den jagdlichen Überraschungsgästen  dieser berauschenden Nacht zu widmen.

Wir wären auf das Äußerste entzückt, würden Sie uns die Ehre geben und diese opulente Ballnacht mit uns feiern. Seien Sie bedacht, dass Ihnen keines unserer Amusements oder gar die Reservierung einer Ballkarte durch die Lappen geht.

Ihre Hortense Gräfin von Hatzfeld
Ulrike Dittrich

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Le bal annuel d’ATAD aura lieu fin mai

Ce bal est organisé en hommage aux musiciens et à leurs égéries, période 1800/1865 pour les danses et les costumes.

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Vous trouverez dans le château de Santeny (94) situé dans la proche banlieue-est de Paris*, entouré de pelouses, des salons parquetés, un majestueux escalier, une salle de vestiaire, le parking possible dans le parc, des hôtels à proximité.

Les séquences de danses seront entrecoupées de pauses collations et des boissons chaudes ou froides seront à votre disposition en libre service.

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Vous pouvez télécharger le formulaire d’inscription.

Grand bal costumé annuel proposé par l’association Autres Temps – Autres Danses
Jeudi 29 mai (Ascension) de 14h30 à 19h30
Château de Santeny (94)

* situé à 10 km de Boissy St Léger, terminus du RER A

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Le dernier bal impérial des 11 et 13 janvier 1904

Les 11 et 13 Février 1903 a été donné le dernier bal de la cour impériale russe dans le Palais d’Hiver, bal dont la préparation a nécessité plusieurs mois.

Vasily Sadovnikov: Vue du Palais d'Hiver dans les Nuits Blanches, 1856.

Les invitations ont été envoyées bien avant le bal, avant Noël, pour donner le temps de choisir et de préparer robes et habits. Mais comme au palais on ne savait pas qui était à Saint-Pétersbourg, les invités devaient se pré-inscrire auprès du Grand Chambellan.

Être invité au bal du tsar s’avérait une mission difficile. L’argent et les connaissances n’aidaient pas. Pour cela, il fallait être un officier supérieur, un proche de la famille impériale ou un diplomate étranger (et encore, les étrangers n’étaient invités que pour le 13 janvier). Certains avaient le rare privilège d’être invité personnellement par le tsar. Seuls les hommes étaient invités.

Grand Duc Alexei Alexandrovich

Les invités pouvaient venir avec leur femme et leurs filles. Mais pas avec leurs fils qui pouvaient être invités en fonction de leur mérite indépendamment de leurs pères.

Certains officiers, notamment de la Garde, formaient une catégorie à part. Pour eux, c’était un service. Le chef du régiment nommait des candidats et leur donnait des instructions très précises « Pour vous, ce n’est pas la fête, c’est un travail. Dansez avec des dames, amusez-les. Ne restez pas en groupe. Рассыпайтесь… Рассыпайтесь… Поняли ? » Il y avait un antécédent ; lors d’un bal précédent un officier avait dansé uniquement avec une seule dame, la princesse Ekaterina Dolgorukaya, la future femme du tsar Alexandre II. Après le bal, l’officier et son régiment avaient été punis « Разве ты не знаешь, каково ее положение при дворе ? – распекали юношу после бала. – Ты позоришь полк… Ступай и намотай себе на ус... » .

Grand Duc Boris Vladimirovich

Tous les participants devaient porter des costumes inspirés de l’époque du deuxième tsar de la dynastie Romanov, Alexis Mikhaïlovitch (XVIIème siècle). Des costumes d’avant la réforme vestimentaire imposée par Pierre le Grand : boyards et nobles, gouverneurs, intendants, militaires et artilleurs de l’époque, fauconniers, citadins, etc. Même les serviteurs et laquais de la cour étaient costumés comme au XVIIème siècle, dans des tenues de toutes les contrées de toutes les Russie.

Madamme M.F. Belyaeva

Ce fut un grand événement dans la vie de la société de Saint-Pétersbourg comme on n’en avait pas connu depuis très longtemps. On se mit à regarder les portraits de famille, à visiter les galeries de peintures, à étudier les gravures anciennes. L’activité fut grande dans les ateliers des costumes de théâtre, chez les tailleurs et les modistes. On fit venir de Moscou des tissus d’or et d’argent, brocarts et somptueux velours vénitiens. Des personnes se rendaient exprès à Moscou pour visiter une exposition consacrée aux vêtements, joyaux et étoffes de la Russie antérieure au XVIIème siècle. C’était féérique, beaucoup d’anciens costumes nationaux, décorés de fourrures rares, des brillants magnifiques, des pierres précieuses. Ce jour la, des bijoux étaient en quantités incroyables.

Princesse Olympiada Alexandrovna Baryatinskaya

Les costumes de la famille impériale ont été faits d’après des esquisses du peintres Sergei Solomko, et ils ont couté des fortunes. Certains costumes sont toujours conservés dans les fonds de l’Ermitage (ils ont fait l’objet d’une exposition en 2003). Ils sont venus de différents musées, des palais et des résidences de la noblesse de Saint Petersbourg. D’autres costumes et accessoires sont au Kremlin de Moscou.

Princesse Maria Nikolaevna Vasilchikova et sa fille, la Princesse Sofia Sergeevna

Au bal, les robes, sans décolleté, étaient relevées par l’ancienne coiffure russe, le kokoshnik, en forme de grande auréole, richement brodé d’or et d’argent et serti de pierres précieuses et joyaux de famille, souvent pesamment broché d’or. Les cheveux des dames mariées étaient cachés, tandis que ceux des jeunes filles étaient ramassés en deux longues tresses parfois entrelacées de rubans et perles.

Maria Nikolaevna Voeykova

Les robes des dames étaient le sujet de discussions. Si une dame avait une robe trop neuve et trop chère, on pensait d’elle qu’elle faisait partie des nouveaux riches, des parvenus. Les vraies aristocrates ne portaient jamais des nouvelles robes, car au bal, il y avait trop de monde, on ne pouvait pas porter la robe avec facilité, donc, elle pourrait être froissée ou abimée. Les traines étaient interdites, sauf pour les dames de la cour, qui devaient porter des robes conformes à l’étiquette (voir notre article). Sur ces robes spéciales « de cour » avec un grand décolleté et une traine, elles mettaient un chiffre (un monogramme) en brillants et pierres précieuses à gauche du corset. C’était le signe distinctif pour les dames d’honneur de la cour du tsar.

Princesse Zinaida Nikolaevna Yusupova

Le 11 février 1903.

La soirée donnée dans une grande salle du palais d’Hiver, avec un concert au thèâtre de l’Ermitage où l’on a joué un extrait de l’opéra de Modeste Moussorgsk Boris Godunov chanté par Fiodor Ivanovitch Chaliapine.

Puis, Riccardo Eugenio Drigo, compositeur et chef d’orchestre italien qui travailla longtemps au Théâtre Mariinsky à Saint-Pétersbourg dirigea Le lac des cygnes de Thaikovsky avec la danseuse Anna Pavlova.

Après le spectacle on dansa la mazurka, puis un grand diner fut servit avant le bal qui dura très tard dans la nuit.

Nadezhda Dmitrievna Vonlyarlyarskaya

Le 13 février 1903.

Quelques jours plus tard, la fête fut reprise une deuxième fois au profit du corps diplomatique, dans une salle plus grande du Palais d’Hiver. Tous les représentants des pays étrangers et leurs familles étaient invités : ainsi les filles des ambassadeurs des pays d’Europe occidentale eurent-elles l’occasion unique de danser avec des nobles russes des siècles passés.

D’habitude il y avait de 200 à 700 personnes qui participaient aux bals. Mais ce soir du 13 février 1903, 3000 personnes ont assisté au bal et aux festivités.

Christopher Platonovich Derfelden

Il avait neigé sur Saint-Pétersbourg ce jour-là et il faisait un froid intense. Le Palais d’Hiver s’était voilé de blanc, comme une dentelle sur le marbre. A côté de la colonne d’Alexandre, en face du palais, avait fait de grands feux. Des carrosses et des voitures se présentaient. Les officiers arrivaient à cheval, les cheveux étaient couvert de tissus bleu. Du jamais vu. Du grandiose. Sous les manteaux de fourrure, de sublimes vêtements restituaient le faste de la cour de Russie au XVIIe siècle, car, en souvenir du temps des boyards, les invités étaient tenus de porter des costumes de l’ancienne Russie.

Vasiliy Dolgorukov

Les invités venaient vers 20h30, impossible d’être en retard. Chacun savait à quelle entrée du palais il fallait se présenter.

Tout était prévu selon l’étiquette, bien prévu d’avance, pour éviter le chaos avec 3000 personnes dans un palais immense.

Les invités montaient le grand escalier entre deux rangées de cosaques.

Grande Duchesse Elizabeth Feodorovna

Les dames en manteaux de zibeline, sans chapeau sur la tête, car les femmes mariés devaient porter des diadèmes ou la coiffe traditionnelle, le kokochnik, les jeunes filles une coiffure avec des fleurs sur la tête. On attachait les cartes de visite de chaque invité à leur manteau et les laquais du palais les portaient au vestiaire. Alors apparaissaient les robes, somptueuses, le talent, le goût, le style de la fameuse couturière moscovite Lamanova étaient extraordinaires. Elle était le génie russe de l’élégance.

Большой бал в Николаевском зале

L’arrivée du tsar et la tsarine fut le point culminant de la soirée.

La tsarine aimait les parles, son collier lui arrivait jusqu’aux genoux, elle avait décoré ses cheveux avec un diadème en forme de mitre, couvert d’émeraudes. « L’Empereur avait grande allure en tsar de Moscou, vêtu de brocart écarlate, orné de fourrures et de joyaux. Il paraissait moins grand que son épouse, qui portait une tunique de drap d’or avec des broderies d’argent, et comme coiffure une sorte de mitre byzantine qui rehaussait encore sa taille… » raconte la princesse Varvara Dolgorouki.

Olga Mikhailovna Zografo

Derrière une grille en or l’orchestre de la cour du tsar, également en costumes des musiciens du tsar Alexei Michailovitch, jouait une ouverture de Tchaïkovski, les portes s’ouvrirent, tout le monde fit la révérence. Tous les invités se bousculaient, se poussaient du coude, pour apercevoir la famille impériale, on reconnaissait l’empereur Nicolas II dans le costume du tsar Alexis Mikhaïlovitch, l’impératrice Alexandra Fédorovna portant un costume inspiré de celui de la tsarine Marie Ilinitchna Miloslavskaïa (voir notre article).

Le tsar Nicolas II et son épouse en costume ancien.

Puis il fut joué la classique polonaise d’ouverture. Et les règles étaient strictes : le tsar et la tsarine ouvraient la danse, puis des princes avec des femmes de diplomates, puis les ambassadeurs avec des grandes princesses. Les autres n’avaient pas le droit d’y participer. Après la première danse, on changeait de dame, mais toujours d’après les rangs.

Natalia Ivanovna Zvegintsova

Puis l’orchestre joua une série de valses. Un jeune lieutenant du régiment des Chevaliers-Gardes et la comtesse Nadia Tolstoï, sa partenaire désignée bien à l’avance par l’impératrice, ouvraient la danse. Mais tout le monde ne pouvait pas participer aux danses. Beaucoup de gens étaient debout le long des murs. Comme il y avait beaucoup de monde, et que tout le monde voulait regarder les danseurs, l’espace pour évoluer devenait de plus en plus petit. Alors « … j’invitais une dame assez grande pour danser et nous avons fait reculer des spectateurs » (mémoires du général Mossolov).

Светский бал в традициях начала XIX века

Ceux qui ne dansaient pas parlaient et mangeait un peu. Les laquais apportaient des douceurs, de la glace, des boissons. Dans les salles voisines, il y avait aussi des zakuskis.

Il y eût la mazurka, puis on passa au diner.

Великая княгиня Мария Павловна с фрейлинами

Les invités étaient répartis en deux grandes catégories : ceux qui mangeaient dans la même salle que le Tsar, ce qui était un grand privilège … et les autres.

A la table du Tsar, centrale et bien visible par tous, les places à table étaient bien fixées par le protocole. Le Tsar, en face de lui, le chef du corps diplomatique, à gauche du tsar l’héritier du trône. Les princesses ont été placés entre les diplomates et les personnes de premier rang de la cour.

Tout autour, il y avait douze tables rondes, qui occupaient toute la salle. le Tsar, comme d’habitude mangea peu, mais alla saluer ses invités, d’une table à l’autre. S’il voulait passer un peu plus de temps à côté de quelqu’un, on lui apportait une chaise.

Pendant tout le temps du diner, les musiciens ont accompagné une chorale qui a chanté des chansons russes.

Après le diner, le Tsar et la Tsarine invitèrent les convives dans la salle de Nicolaï pour continuer le bal (d’où son nom de Nicolaïevski bal – Николаевский бал). La première danse après le repas fut le cotillon, suivi de valses, de quadrilles, de mazurkas…

Николаевский зал

Le clou du bal fut une série de trois danses russes exécutées par vingt-quatre couples. Ces chorégraphies avaient donné lieu à des répétitions préalables, dont une générale en costumes, le 10 février, devant la Tsarine.  C’est la comtesse Betsy Chouvalov, maîtresse de maison incomparable et femme de grand goût, qui avait conçu l’idée de ces danses, préparées spécialement pour ce bal par le metteur en scène Felix Adam Valerian Krzesiński (dont la fille Mathilde était la maitresse du tsar ! … elle l’appelait Niki).

Après avoir dansé toute la nuit, lorsque l’orchestre de la Garde joua la dernière mesure, aucun convive ne sentit le rideau tomber définitivement.

Большой бал в Николаевском зале

Quand tous les invités furent partis, le ministre de la cour, tout le personnel et la garde, se rendirent au dernier étage ou le diner leur fut servi. Les lumières étaient éteintes. Plus jamais des fleurs ornèrent aussi massivement les salons du Palais d’Hiver, plus aucune musique de danse ne se joua sous ses lambris magnifiquement peints. Les temps de grandeur étaient passés. Il n’y eut plus jamais de bal au Palais d’Hiver !

Retrouvez tous nos articles précédents sur le dernier Bal Impérial :

Le bal des Romanov

Le dernier bal impérial – Le Bal de l’Ermitage

Le dernier bal impérial – Le Tsar Nicolas II et l’impératrice Alexandra Fiodorovna

Le dernier bal impérial – invités et costumes

Le dernier bal impérial – Bal « vieux russes »

Le dernier bal impérial – Chaliapine chante Boris Godounov

Les dames de la cour de Russie

Et, également :

Bal à Saint-Petersbourg, 23 janvier 1883

 

Grand Bal de Sissi

Gran Ballo di Sissi

Compagnia Nazionale di Danza Storica
dirigée par Nino Graziano
vous invite

le 9 novembre 2013

au

Gran Ballo di Sissi – edizione II
au Palazzo Brancaccio de Rome
à 20h30
avec vin d’honneur et buffet sucré.
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Le bal est organisé en commémoration du premier voyage de Sissi et son mari en Italie qui remonte à Novembre 1856 avec leur fille Sofia.

La data dell’evento ricorda il primo viaggio di Sissi in Italia risalente proprio al novembre del 1856 con il marito e la figlia Sofia e diversamente dal solito non venne acclamata da folle festanti, rendendosi conto che l’impero non aveva il consenso di tutte le sue popolazioni. Il regime militaristico austriaco aveva cioè portato come conseguenza il disprezzo e l’odio degli italiani nei confronti degli austriaci.

Palazzo Brancaccio

Le Grand Bal de Sissi est donc un must pour l’extraordinaire beauté des costumes portés par les participants venus de diverses villes italiennes et des capitales européennes.

L’appuntamento con il GRAN BALLO DI SISSI è dunque imperdibile per la straordinaria bellezza dei costumi indossati dai partecipanti provenienti da varie città italiane e da alcune capitali europee, per la precisione filologica delle danze tratte dai manuali dei maestri di Ballo dell’epoca, per la presenza di un prestigioso parterre di ambasciatori internazionali, personalità della cultura e membri della nobiltà.

Palazzo Brancaccio

Le dernier bal impérial – invités et costumes

Nous allons encore vous parler de ce bal, pour vous montrer un peu plus en détail cette fois les costumes des principaux invités (comme ils étaient 3.000 en tout, nous n’allons pas tous vous les présenter).

Nous ne parlerons que de ceux dont nous avons trouvé des photos qui valent la peine d’être publiées.

Le grand-duc Michel Alexandrovitch

Le grand-duc Michel Alexandrovitch, le frère de Nicolas II. Il est alors héritier du trône (il le restera jusqu’à la naissance du fils de Nicolas II l’année suivante). C’est surement pour cette raison qu’il porte un costume de tsarévitch du XVIIème siècle. Un malheureux incident fut considéré comme un signe prémonitoire : le grand-duc Michel perdit, sans doute pendant une danse, un bijou de très grande valeur qu’il avait emprunté à sa mère pour le porter en aigrette sur sa cape de fourrure. Ce bijou avait appartenu au tsar Paul Ier et l’impératrice le portait très rarement. Jamais on ne le retrouva …

La grande-duchesse Xénia Alexandrovna

La grande-duchesse Xénia Alexandrovna, la sœur de Nicolas II, portait quasiment ses cinq parures complètes sur son costume d’épouse de boyard (nom des anciens nobles).

Le Grand Duc Alexandre Mikhailovich

Son mari, le grand-duc Alexandre Mikhaïlovitch était en costume de fauconnier.

La grande-duchesse Marie Pavlovna

La grande-duchesse Marie Pavlovna, née princesse de Mecklembourg-Schwerin, la tante de Nicolas II. En épouse de boyard de la fin du XVIIème.

Andreï Vladimirovitch a épousé la ballerine Mathilde Kchessinskaïa

Son fils, le grand-duc Andreï Vladimirovitch, le cousin de Nicolas II, en habit de fauconnier. Andreï Vladimirovitch a épousé la ballerine Mathilde Kchessinskaïa.

Le grand-duc Serge Alexandrovitch

Le grand-duc Serge Alexandrovitch, l’oncle de Nicolas II, en habit princier du XVIIème.

la grande-duchesse Elisabeth Fédorovna,

L’épouse du précédent, sœur de l’impératrice : la grande-duchesse Elisabeth Fédorovna, née princesse de Hesse-Darmstadt en habit princier.

La grande-duchesse Marie Guéorguievna

La grande-duchesse Marie Guéorguievna, née princesse de Grèce, en paysanne de la ville de Torjok du temps d’Alexis Mikhaïlovitch: le traditionnel sarafan (robe longue sans manches), chemise et kokochnik. Ce costume est conservé à l’Ermitage.

Voici quelques autres costumes tirés de l’album souvenir.

SA

AA

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GAK

KA

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Vous pouvez retrouver de nombreuses photographies réalisées ce jour-là dans nos divers articles consacrés à ce bal.

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Outre la dimension invraisemblablement fastueuse de l’évènement, il s’agissait du dernier grand bal costumé des Romanov, les troubles commenceront dès 1905 et le tsar abdiquera en 1917.

Le dernier bal impérial

Le dernier bal impérial

Le dernier bal impérial

Le dernier bal impérial – Bal « vieux russes »

Le 13 février 1903, le Tsar Nicolas II et Alexandra Fiodorovna organisent un grand bal destiné à éblouir toute l’Europe par son faste.

Le grand bal à la Cour de Russie. Saint-Pétersbourg, 11-13 février 1903

Il a neigé sur Saint-Pétersbourg ce jour-là et il fait un froid intense. Le palais d’Hiver s’est voilé de blanc, comme une dentelle sur le marbre. Du jamais vu. Du grandiose. Sous les manteaux de fourrure, de sublimes vêtements restituent le faste de la cour de Russie au XVIIe siècle, car, en souvenir du temps des boyards, les invités sont tenus de porter des costumes de l’ancienne Russie.

Pourtant, cet événement grandiose marque la fin d’une époque. C’est le dernier grand bal costumé. Une Russie hostile commence à regarder à travers les fenêtres du palais, le couple impérial va bientôt vivre un drame avec la maladie de leur héritier… mais cela est une autre histoire.

Ce 13 février 1903, tous les participants portent des costumes inspirés de l’époque du deuxième tsar de la dynastie Romanov, Alexis Mikhaïlovitch (XVIIe siècle). Ces costumes ont été créés d’après les esquisses du peintres Sergei Solomko, et réalisés avec les meilleurs brocards, des soies de Venise, tous brodés d’or et garnis de pierres précieuses, diamants, rubis, saphirs que les élégantes ont fait dessertir de leurs parures pour les broder sur des sarafans de velours.

23 janvier 1883 chez le grand duc Vladimir Alexandrovitch

Tous les invités se bousculent, se poussent du coude, pour apercevoir la famille impériale, on reconnait l’empereur Nicolas II dans le costume du tsar Alexis Mikhaïlovitch, l’impératrice Alexandra Fédorovna portant un costume inspiré de celui de la tsarine Marie Ilinitchna Miloslavskaïa, le grand-duc Michel Alexandrovitch, la grande-duchesse Xénia Alexandrovna, la grande-duchesse Marie Pavlovna, le grand-duc Andreï Vladimirovitch, le grand-duc Serge Alexandrovitch.

A la demande du maître des cérémonies de la Cour, les invités furent priés de se faire photographier par les meilleurs photographes de l’époque, présents à Saint-Petersbourg, dans leur costume d’époque afin de laisser un souvenir de l’événement. L’imprimerie d’État édita ensuite, en 1904, un album dans un luxueux, tiré à quelques centaines d’exemplaires et vendus au profit d’œuvres de bienfaisance. Aujourd’hui, maigre trésor emmené en émigration, quelle est la famille russe qui n’a pas dans un tiroir des photos sur carton jauni de parents ou grands-parents en costume d’inspiration byzantine, souvenirs d’un temps à jamais révolu ?

Le bal de 1903 à la cour de Russie

Le dernier bal impérial – Chaliapine chante Boris Godounov

Le 11 février 1903 est donnée une grande soirée dans la grande salle du Palais d’Hiver.

Le concert donné au théâtre de l’Ermitage est un extrait de l’opéra Boris Godounov (Бори́с Годуно́в) de Modeste Moussorgski sur un livret russe du compositeur, basé sur le drame du même nom d’Alexandre Pouchkine et sur l’Histoire de l’État russe de Karamzine, avec dans le rôle titre Fiodor Ivanovitch Chaliapine (en russe : Фёдор Иванович Шаляпин) une vedette dans la Russie des Tsars !

Chaliapine dans le rôle de Boris Godounov dans l'opéra éponyme (Photo de Sergueï Prokoudine-Gorski 1915)

Chaliapine dans le rôle de Boris Godounov dans l’opéra éponyme (Photo de Sergueï Prokoudine-Gorski 1915)

Chaliapine était considéré comme la plus grande basse slave de son temps, et ses successeurs les plus illustres (Mark Reizen, Boris Christoff, Nicolaï Ghiaurov) ont tous été jugés — avec sévérité — à son aune. Ses interprétations de Boris Godounov et de Dossiféï (personnages de Modeste Moussorgski) et de Salieri (dans l’opéra Mozart et Salieri de Nikolaï Rimski-Korsakov) sont toujours considérées comme immortelles.

Puis, Riccardo Eugenio Drigo (né le 30 juin 1846 à Padoue, compositeur et chef d’orchestre italien qui travailla longtemps au Théâtre Mariinsky à Saint-Pétersbourg dirigea Le lac des cygnes de Thaikovsky avec la danseuse Anna Pavlova.

Anna Pavlova

Le spectacle fut suivi d’un diner de gala et d’un bal.

Soirée XVIII ème avec diner au Château d’Artigny

Château d'Artigny

L’association Chouans et Vendéens organise une soirée en costumes XVIIIème avec diner au Château d’Artigny le 27 juillet 2013.

Château d'Artigny - Restaurant

Soirée XVIII ème avec diner au Château d’Artigny le 27 juillet 2013 Menu à 53€ pour les membres adhérents « chouans et vendéens » les autres participants 55€ TTC (entrée, plat, dessert – vins eau minérale et café)

Dos de saumon confit à l’huile d’olive,
vinaigrette haricots verts au pamplemousse.

Dos de sandre façon chaudrée au muscadet, chouée
***
Flan maraichin à la vanille, bottereaux à la vanille
***
Petits fours et café

Château d'Artigny - Vallée de la Loire

Niché dans un parc de 25 hectares dominant la vallée de l’Indre, à 15 km de la gare TGV, au sud de Tours, le Château d’Artigny est une somptueuse demeure construite au début du XXème siècle par le parfumeur François Coty.

Jardin à la française, marbre, boiseries, fresque en trompe l’œil, rien n’est trop beau pour cet élégant château qui offre un cadre exceptionnel à une soirée en costume.

Pour plus d’information et pour vous inscrire, voir la page dédiée dans le forum de « Chouans et Vendéens » .

C’est l’occasion pour nous de vous parler de cette association de costumés.

Chouans et Vendéens

Née d’une passion commune pour l’histoire et les costumes du XVIIIème siècle, l’association Chouans et Vendéens vous propose de faire un bond dans le temps grâce à de nombreuses sorties costumées.

Chouans et Vendéens est une association dont les membres sont répartis sur l’ensemble de la France mais majoritairement sur le grand ouest.

Que vous soyez de Bretagne, Pays de Loire, Poitou, Charentes, Normandie, Maine, Anjou, Vendée, il y a toujours un membre proche de chez vous.

Les membres de l’association partagent, discutent et débattent sur des sujets concernant les différents costumes d’époque sur leur forum.

Chouans et Vendéens

Les modèles de tenue d’époques, les différents modèles de robes pour les dames, les uniformes pour les messieurs, les accessoires au féminin, les armes pour les messieurs, la fabrication, les tissus, les trucs et astuces, la coiffure au XVIIIème. Mais aussi les bons plans du net pour trouver les fournitures, les accessoires, les tissus sont des sujets abordés par les membres de l’association.

Chouans et Vendéens, c’est aussi du partage entre ses membres, une autre façon de vivre, à travers le temps  grâce à ce que le XVIIIème siècle nous a donnés de plus beau. Loin des propagandes politiques ou religieuses. Loin des aléas de notre quotidien. Ils sont avant tout là pour revivre le passé, l’instant d’un dîner accompagné de quelques pas de danse, d’un déjeuner sur l’herbe ou d’un souper aux chandelles dans un château …

Que vous vous sentiez poète,  musicien, dame à la cour, gentilhomme, officier, bourgeois, simple paysan, chacun à sa place parmi cette joyeuse bande de costumés passionnés.

 Chouans et Vendéens

Bal à Saint-Petersbourg, 23 janvier 1883

En Janvier 1883, le grand-duc Vladimir Alexandrovitch et sa femme ont organisé un bal dans le «style russe». L’empereur Alexandre III était un ardent russophile très attaché à l’idée du nationalisme russe.

Grand-duc Vladimir Alexandrovitch et sa femme Maria Pavlovna.

23 janvier 1883 chez le grand duc Vladimir Alexandrovitch

Le grand-duc Vladimir Alexandrovitch était vêtu d’un costume de Boyar du XVIIème siècle, en velours vert foncé et garni de fourrure de martre, un chapeau de Boyar, chemise en soie, la ceinture et le col étaient parsemés de pierres précieuses

Grand-duc Vladimir Alexandrovitch

La grande-duchesse Maria Pavlovna avait revêtu un costume de la même époque. Sur sa tête elle avait posé un kokoshnik. Ce kokoshnik, et le manteau de brocart brodé d’or étaient parsemés de pierres précieuses et de perles de couleurs.

23 janvier 1883 chez le grand duc Vladimir Alexandrovitch

23 janvier 1883 chez le grand duc Vladimir Alexandrovitch

23 janvier 1883 chez le grand duc Vladimir Alexandrovitch

L’impératrice Maria Feodorovna était vêtue d’un coûteux brocart d’or orné d’émeraudes, de diamants, de rubis, de perles et d’autres bijoux. Le manteau de brocart à fleurs d’or et garni de manches de fourrure de martre. Elle portait sur la tête une couronne d’argent posée sur un coussin en fourrure de  zibeline parée et ornée de gros diamants, d’émeraudes et de perles de grande taille. L’impératrice Maria Feodorovna disait que sa belle robe était incroyablement étouffante et lourde.

23 janvier 1883 chez le grand duc Vladimir Alexandrovitch

Ce bal a réunis 250 invités de la noblesse qui étaient accueillis, dans le grand escalier, par des serviteurs, également costumés avec des costumes traditionnels des régions de toutes les Russies.

Le bal a commencé avec une polonaise, puis une mazurka.

Ensuite, il y eu le dîner, au cours duquel la musique et la chorale ont interprété uniquement de la musique russe.

Enfin la danse a repris par le fameux cotillon et la fête s’est terminée au delà de 4 heures. L’empereur quitta la soirée après le dîner, et sa femme, comme d’habitude, n’a pas pu résister à participer jusqu’à la fin de la soirée.

Le bal de 1883 à la cour de Russie

Zinaida Beauharnais, grand amour du grand-duc Alexeï Alexandrovitch, était également présente en femme fatale, et le luxe de sa tenue n’avait rien à envier à celui de ses hôtes.  Elle portait une robe de femme de boyard, bleu parsemé de diamants et de perles.

Zinaida Beauharnais

Le bal des Romanov

La cour de Russie était réputée pour sa magnificence. La fête bat son plein en ces 11 et 13 février 1903 dans la grande salle de bal du palais d’Hiver de Saint-Saint-Pétersbourg.

Photo de groupe au bal de 1903

Des milliers d’invités parmi les plus hauts dignitaires de la cour, dont le tsar Nicolas II et son épouse, Alexandra Feodorovna, dansent en costume traditionnel russe du XVIIème siècle. Ils commémorent le célèbre bal qui s’est tenu 20 ans plus tôt. Mais l’élite de l’aristocratie impériale ne sait pas qu’il s’agit du dernier bal costumé des Romanov.

Ces bals en costumes de la « Russie ancienne » ont été des évènements marquants de cette époque.

Tous les participants portaient des costumes inspirés de l’époque du deuxième tsar de la dynastie Romanov, Alexis Mikhaïlovitch (XVIIe siècle). Des costumes d’avant la réforme vestimentaire imposée par Pierre le Grand.

Pour ces bals, les ateliers spécialisés ont produit brocarts et velours vénitiens, tissus d’or et d’argent. Les joyaux, pierres, perles, dentelles, broderies anciennes ont été largement utilisé.

Nous avons retrouvé pour vous de nombreux documents d’époque, ainsi que des informations inédites pour les costumes. De quoi émoustiller votre imagination pour les prochains Carnavals de Venise pour l’année de la Russie en Italie…

Suivez donc attentivement notre blog pour tout apprendre sur les merveilleux costumes de la cour du dernier Tsar de toutes les Russies

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Bal costumé (Epoque 1870 – 1900)

Château de Santeny

L’association « Autres Temps – Autres Danses » organise son bal costumé annuel (époque 1870/1900) le lundi (de Pentecôte) 20 mai 2013 après-midi au château de Santeny (94) proche banlieue est de Paris.

Le programme de danses comprendra des valses, polkas, scottishs, quadrilles et des danses d’animation.

Participation aux frais : 80,00 €uros si vous vous inscrivez avant le 15 mars.

Pour recevoir le bulletin d’inscription s’adresser par mail à l’association.

Les danses typiques fin XIXe siècle font l’objet d’apprentissage à raison de 3 heures un dimanche après-midi par mois à Paris 14e. Détail sur notre site www.atad.asso.fr

bal costumé (Epoque 1870 - 1900)

D’un empire à l’autre…. 1813 – 1863

L’association « Le Bal Mabille » organise un bal costumé en hommage au comte Charles de Flahaut et son fils le duc Charles de Morny avec pour thème « D’un empire à l’autre…. 1813 – 1863« 

le dimanche 10 mars 2013 après-midi
au château du Breuil
78890 à Garancières
Pour participer vous pouvez soit contacter l’organisatrice au 06 86 23 80 71 soit demander un bulletin d’inscription par mail

Participation aux frais : 60,00 €

Nos lecteurs assidus connaissent déjà le duc de Morny qui avait épouse Sophie Troubetskoy réincarnée par Olia :

Sophie Troubetzkoy

Olga dans une robe inspirée par Sophia Troubetskoy, duchesse de Morny

Vous retrouverez toutes la vie très remplie de ces deux personnages historiques dans notre série Catherine, princesse à San Michele, épisode V et épisode VI

L'association "Le Bal Mabille" au chateau du Breuil

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