Parasol ou Parapluie ?

Costume Français. 1778

Ironie du sort, le parapluie, qui est connu depuis des milliers d’années, d’abord utilisé seulement pour se protéger du soleil, à l’instar des habitants des pays chauds.

En Europe occidentale, un parapluie est apparu en France au XVIIème siècle et a été appelé "parasol". La protection contre le soleil était alors la seule responsabilité du parapluie, à une époque où, maintenir une peau blanche était la marque d’une lignée aristocratique et où un visage bronzé était le signe évident d’un roturier.

Les premières images de parapluies ont été trouvés dans les images des pays "solaires" – l’Assyrie, la Chine antique et l’Egypte :

Lamech et ses deux épouses

Lamech et ses deux épouses. Paysage avec Lamech au centre, parlant de ses deux femmes: Ada et Tsilla assises devant une ferme à gauche, deux enfants jouant de la musique à l’extrême gauche, deux autres enfants au premier plan. Une des deux femmes se protège du soleil avec une ombrelle. Maarten de Vos, 1583.

Maarten van Heemskerck 1553

La découverte de Moïse. La fille du Pharaon découvre le bébé Moïse dans un cercueil, elle est accompagnée de deux servantes et est à l’ombre d’un parasol. Maarten van Heemskerck, 1553.

Amaravati

Dans les collections du British Museum, on peut voir cette pierre sculptée qui provient du village de Piprahwa qui a été identifié comme Kapilavastu, la capitale des Sakya, où le Bouddha a vécu pendant 29 ans. La sculpture représente le départ du prince Siddharta, de la coupole du Grand Stupa.

Culture Neo-Assyrian

Sculpture de la période néo-assyrienne.

Sémiramis en colombe

Sémiramis en colombe (Métamorphoses en rondeaux Mabre-Cramoisy 1676), Sébastien Le Clerc, dit le vieux. La reine Sémiramis debout sous un parasol supervise la construction de Babylone.

Il est à noter que, dans l’Antiquité, le parapluie certifiait un certain statut social : ne pouvait apparaître dessous que mandarins, pharaons ou autres personnes importantes. Le poids et la taille du parapluie étaient directement proportionnels à la position du propriétaire dans la communauté. En Chine, des parasols géants étaient particulièrement populaires, ressemblant à une pagode. Le roi de Birmanie est apparu en public, sous le couvert d’un parasol de 24 niveaux, chaque niveau brodé de fil d’or et orné de pierres précieuses.

G

Le Triomphe de Maria Foscari

Le triomphe de la dogaresse Maria Foscari

Le 15 avril 1423, Francesco Foscari est élu 65eme doge à seulement 49 ans.

C’est ce couronnement du bonnet ducal et le triomphe de Maria, sa jeune et resplendissante, autant que riche, épouse que José Villegas a représenté dans cette grande toile peinte au XIXème siècle.

Francesco Foscari avait épousé en 1395 Maria, fille d’Andrea Priuli "dal Banco" issue d’une famille patricienne très florissante, déjà active dans les entreprises orientales dès le XIème siècle.

La famille Priuli a donné trois doges Lorenzo (1556-59), Girolamo (1559-67) et Antonio (1618-23), un amiral  Francesco (vers 1430 – 1490), un littéraire et scientifique Alvise (1497-1560), et quelques cardinaux Lorenzo (1537-1600), Matteo (1583-1634), Alvise (1651-1720), Pietro (1669-1728), Antonio Mario (1707-1772).

Maria Priuli "dal Banco" avait donné quatre enfants à Francesco Foscarini.

Puis, en 1415, il épouse en secondes noces une autre Maria fille de Bartolomeo Nani, et c’est cette jeune femme qui triomphera le jour de l’élection de son époux, et que l’on voit ainsi célébrée dans ce tableau.

Mais le triomphe de Maria Foscari aura un goût amer. En 1445, son fils Jacopo sera accusé de haute trahison et de corruption, et le doge, sera contraint de le condamner à l’exil. Ce douloureux épisode fut choisi par le tristement célèbre Lord Byron, pour sa pièce dramatique Les deux Foscari.

Le doge Franscesco Foscarini fut déposé en secret, suite aux intrigues de son ennemi de toujours, Pietro Loredani, en 1457. Il est décédé peu de temps après. Comme il était resté très populaire, et que les vénitiens ne savaient pas qu’il avait été destitué par une intrigue, les autorités voulurent lui donner des funérailles d’État. Maria Foscarini refusa de leur abandonner le corps de son époux. Mais, finalement, elle dut se résoudre, par la force, à le faire. Toutefois, elle n’assista pas aux funérailles du doge.

Le tableau est désormais à Anderson house, un des lieux secrets les mieux gardés de Washington, léguée par Larz et Elizabeth Anderson à la Society of the Cincinnati dont elle est devenue le quartier général.

Dogaressa Maria Foscari

Histoire de l’ombrelle

Au XVIIe siècle, grâce aux efforts du parapluie français le parasol devient un accessoire de mode très fréquent, surtout pour les proches des cours royales d’Europe.

Le Chancelier Séguier - Charles Le Brun

Le Chancelier Séguier de Charles Le Brun, est un portrait équestre représentant le chancelier sur un cheval, placé au centre de la composition et entouré de six écuyers et pages à pied, habillés dans des tons bleu. Le fond est composé d’un ciel sombre. Ce portrait ne relate pas d’événement particulier. La richesse des parures et broderies couleur or sont en lien avec les honneurs fait au cavalier. Les deux parasols sont signes de protection. Ce symbole réfère à la personnalité du chancelier, protecteur des arts.

Elena Grimaldi

Anthony van Dyck. Portrait de la marquise Elena Grimaldi. 1623.

Marie Therese d'Austriche, Reine de France et de Navarre

Marie Thérèse d’Autriche, Reine de France et de Navarre, dessin de Jean-Baptiste Martin en 1682, gravé par Nicolas Bazin.

Avec le temps, ce parasol était devenu bien encombrant comme le raconte Henri Estienne dans ses Dialogues du nouveau langage françois italianzé en 1578 "devenu d’une grandeur démesurée, soutenu d’ un baston, et tellement faict, qu’estant ployé et tenant bien peu de place, quand ce vient qu’on en a besoin, on l’a incontinent ouvert et estendu en rond, jusqu’à couvrir trois ou quatre personnes" ; et Montaigne approuve en racontant "que ces parasols dont l’Italie se sert, chargent plus les bras qu’ils ne déchargent la tête".

La fille de qualité

Peu à peu, au milieu du règne de Louis XIV, on l’utilisait régulièrement. Les maîtres boursiers-colletiers-pochetiers qui avaient le droit de les confectionner, remplaçaient alors la toile cirée par du taffetas gommé, tendu sur de légères tiges en jonc. Avec un anneau glissant le long du manche, on pouvait le fermer ; pour le rouvrir, on remontait l’anneau et on l’arrêtait avec une grosse épingle. Peu d’écrits existent, seul Furetière le décrivait comme étant "un petit meuble portatif ou couverture ronde qu’on porte à la main pour défendre sa tête des grandes ardeurs du soleil, servant aussi pour se défendre de la pluie et alors quelques-uns l’appellent parapluie". Un ambassadeur anglais a mentionné en 1675 "de petits ustensiles forts légers que les femmes emploient ici pour se garantir du soleil et dont l’usage nous semble très commode". Avant la fin de son règne, Louis XIV accorde à un industriel, le monopole de fabriquer les parapluies "brisés ne pesant que cinq à six onces, vendus enfermés dans des étuis de sept à huit pouces de long sur un et demi de large.

Robe à la Versailloise de Gros de Naples

Pendant la Régence, le dais rond devenait l’ombrelle, montée sur des bambous des Indes, décorée de crépines d’or et d’effilés de perles, panaches de plumes et reflets de soie, prenant le charmant nom de "balancier des Grâces".

Bernard Lens

Une jeune femme à cheval sur une rivière, tenant un parasol, gravé par Bernard Lens d’après Jan Wyck, vers 1686, puis ​​republié dans les années 1720.

En 1757, le parapluie de taffetas étant très à la mode à Paris, il se transformait en parapluie-canne "on a imaginé pour la plus grande commodité des voyageurs, des parasols et des parapluies contenus dans une canne, de manière qu’en poussant un ressort qui est adhérent à la canne qui sert d’étui au parasol, on fait rentrer ou sortir celui-ci, suivant qu’on le juge à propos et qu’on en a besoin. Ainsi, l’instrument qui auparavant servait de point d’appui pour soulager la marche du voyageur est changé tout à coup en un autre pour le mettre à couvert de l’ardeur du soleil ou de l’incommodité de la pluie".

Dix années plus tard, l’usage voulait "de ne jamais sortir qu’avec son parapluie et de s’incommoder à le porter sous le bras pendant six mois pour s’en servir peut-être six fois ; ceux qui ne veulent pas se confondre avec le vulgaire aiment mieux courir le risque de se mouiller que d’être regardés comme des gens qui vont à pied, car le parapluie est la marque qu’on n’a pas d’équipage". Comme bien des gens étaient dans ce cas, un service de parapluies publics est créé en 1769, destinés surtout à la traversée des ponts, car il y avait suffisamment d’ombre dans les rues étroites. Une compagnie obtint le privilège pour la location de parasols "il y aura des bureaux à chaque extrémité du Pont-Neuf ; les parapluies seront rendus au bureau de l’autre côté, moyennant deux liards par personne".

Francisco Goya. L'ombrelle/Le parasol. 1776-78

June Cunningham, 1957

En septembre 1957, l’actrice anglaise June Margaret Cunningham pose en bikini sur la plage du Lido de Venise, en face de l’hôtel Elxelsior.

June Margaret Cunningham sur la plage du Lido de Venise en 1957

Elle est venue à Venise, du 25 août au 8 septembre, pour la Mostra de Cinéma, présidée par le réalisateur français Renée Clair.

La jeune actrice, de 22 ans à l’époque, a joué le rôle de Marlene Hogg dans une comédie The Smallest Show on Earth (Sous le plus petit chapiteau du monde) qui ne crèvera pas l’écran en dehors des îles britanniques.

The Smallest Show on Earth

En 1957, la Mostra consacrera le film  L’Invaincu (Aparajito) de Satyajit Ray qui se verra décerné le Lion d’Or, le New Cinema Award, le prix Fripesci.

L’autre grand vainqueur étant Fred Zinnemann pour Une Poignée de Neige.

Quand à June Cunnigham, elle tournera encore, pendant six ans, dans une quinzaine de films, dont aucun ne connaîtra une réelle notoriété. Après 1963 elle ne fit plus aucune apparition et l’Histoire du Cinéma semble l’avoir totalement oublié.

Il nous reste donc juste une photo sur une plage de Venise…

Ponte et corte de l’Anatomia

Non loin de San Giacomo dall’Orio on trouve un ponte, un sottoportego et une corte de l’Anatomia, dits aussi Ferenzuola (ou Fiorenzuola).

Ponte et corte de l'Anatomia

Une loi de 1368 prescrivait que l’on devait faire, chaque année, pendant un temps donné, l’autopsie des cadavres. Ce qui était, pour l’époque, une chose étonnamment moderne et même subversive. En effet, les superstitions et les préjugés de nature religieuse firent obstacle à la dissection des cadavres pendant des siècles. Il suffit de se rappeler les persécutions subies par Léonard de Vinci et le long oubli auquel fut soumis sa précieuse iconographie anatomique, restée inconnue de ses contemporains.

Ces opérations se firent dans un premier temps en divers lieux de Venise : dans l’église de San Paterniano, à l’hôpital des SS. Pietro et Paolo, au couvent des pères Carmélites, dans celui de San Stefano, dans celui des Frari, dans la Scuola de San Teodoro, ainsi que dans des lieux privés.

Ponte de l'Anatomia

Vers 1480, le médecin Alessandro Benedetti a proposé la construction d’un théâtre anatomique, mais son projet ne fut effectivement réalisé que deux siècles plus tard, grâce à un don laissé en héritage par le patricien Lorenzo Loredan. Le théâtre anatomique et sa scuola annexe ont ouvert le 11 février 1671, au 1707 du Campo San Giacomo dall’Orio, à peu de distance où les examens post-mortem étaient pratiqués depuis le projet d’Alessandro Benedetti. L’Observatoire est considéré comme l’un des plus anciens d’Europe, où les médecins de toute l’Italie et de l’étranger venaient s’initier à la pratique de la dissection des cadavres. L’Osservatorio a sa porte d’eau sur le rio de Sant’Agostin.

La scuola dei medici o il teatro dell'anatomia

Il a brûlé dans la nuit du 8 Janvier 1800 et a été reconstruit, mais de manière plus simple, et a servi, de nombreuses années aux autopsies.

De nos jours, les autopsies se pratiquent à l’Ospedale Civico, et la Scuola d’Anatomia est à l’Université de Padoue.

Galeni

Les lieux désignés par la toponymie "dell’Anatomia" sont également nommés, par corruption, de Firenzuola, ou Fiorenzuola, nom d’une famille citée dans une Mariegole appartenant à la Scuola Grande di San Giovanni Evangelista, dans laquelle nous avons trouvé un confrère, en 1473, "Cristofolo Fiorenzuola Uffiziale ai Consoli da S. Giacomo dall’Orio". Au début du XVIème siècle, cette famille a résideé de manière stable dans cette paroisse.

Ponte de l'Anatomia

Feux d’artifice du Rendentore 2014

Nous avons le plaisir de vous offrir le bouquet final du feu d’artifice, tiré à Venise, le samedi 19 juillet 2014, pour la fête du Redentore.

20 juillet 1954

Il y a soixante ans jour pour jour, le Circo Nationale Togni avait déployé son chapiteau sur le campo San Polo, à Venise après avoir, la veille, fait une traversée de la ville depuis la gare Santa Lucia qui restera mémorable.

Le Circo Togni à Venezia, le 19 juillet 1954

A propos de la traversée de la ville, dont se souviennent nombre de vieux vénitiens, voir notre article Le Circo Togni à Venise.

Pour la première fois, une cinquantaine d’artistes venaient se produire dans le cœur historique de la cité lagunaire, mais ce qui a marqué l’imagination des enfants de l’époque, reste sans conteste la traversée de la ville par les animaux, éléphants en tête de cortège.

Le Circo Togni à Venise

Le fait de voir des tigres dans notre ville flottante, ou des éléphants faisant une pyramide sur le pont des Scalzi, et encore des chameaux dans les calli de San Marco était très inhabituel.

De mémoire vivante, il n’y a rien qui puisse dépasser l’émotion de ces heures magiques et exceptionnelles, tant pour les artistes du cirque que pour les vénitiens. Même le public le plus profane, ne pouvait que rester fasciné par un monde si étrange, si proche, ne pouvait avoir les mots pour décrire un spectacle hors du commun. Le cirque Togni avait imaginé un programme qui fait encore envie de nos jours, et qui semble désormais impossible à réaliser de nouveau.

Sur la piste se succédèrent les étoiles circassiennes de l’époque : le Duo Loredani au trapèze, les Fratelli Martini à la corde. Le Trio Cavallini (Luigi Cavallini, Pietro et Peppino Balaguer), parmi les plus célèbres clown italiens, cité par l’historien Cervellati. Toute la famille de Wioris Togni, frère de Darix et fils d’Ercole. Dolly Togni, autre fille d’Ercole, admirable et sensuelle cavalière, qui présenta son numéro de chevaux en libertés, majestueux.

Albert Darix et son épouse Violette Carrè présentèrent un autre numéro équestre d’une extrême élégance.

Mais les chevaux n’étaient les seuls animaux présent dans ce cirque qui se vantait de posséder un des plus grands zoo mobile d’Europe. Les chimpanzés, chameaux, chiens, tous les félins mais surtout les éléphants. Les éléphants qui ont salué la ville depuis le  Ponte degli Scalzi menés par le prestigieux Ugo Miletti dont certains se souviennent encore aujourd’hui comme un génial dompteur d’éléphants. Et puis, il y avait Darix Togni

Darix, la légende parmi les félins, devenu dompteur par hasard, en cinq jours, en Septembre 1946, il reste l’unique exemple à travailler avec la même élégance féline du geste. Venise a toujours été un objectif pour lui et il a réussi, juste à l’été 1954, lorsque, pour remercier un public si affectueux, il a fait présenter un numéro qui fut le premier d’une longue vie, de celui qui lui était si précieux : Livio, 4 ans, son propre fils, qui se produisit à Venise pour la première fois.

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Le Saute-Ruisseau

Vous êtes nombreux, depuis que nous avions évoqué les saute ruisseau dans un ancien article, à nous demander à quoi cet objet peut bien ressembler et si on peut en retrouver de nos jours.

Saute Ruisseau

En réalité, on peut trouver cet objet insolite et si romantique sur des nombreux sites de vente en ligne de produits d’occasion (Le Bon Coin, Amazon ou  e-Bay, nous avons même trouvé un site bulgare, La Passion des Bijoux, qui propose de belles reproductions)…

Autrefois, on ne trouvait des saute-ruisseau que chez certains antiquaires spécialisés, et donc, à des prix… (censuré) allant de 30 à 50,00 €uros ou plus pour les pièces plus ouvragées, ou en métaux précieux, certains spéculateurs, se prétendant "antiquaires", en proposaient à plus de 100,00 euros.

Le Saute-Ruisseau

La crise étant passée par là, et quelques fois cela a du bon, surtout pour ramener les spéculateurs à la raison, on trouve des saute-ruisseau à moins de 10,00 €uros !

Il est revenu, donc, le temps où bien fouiner dans les brocantes et vides greniers, virtuelles ou bien réelles peut vous apporter de belles surprises.

Il s’utilise ainsi :

1) attraper le bas de la jupe grâce au crochet
2) tirez sur la chaîne à l’aide de la poignée
3) on peut même guider la jupe vers la droite ou la gauche

Utilisation de la pince à jupe

On l’appelle cependant plus communément "relève-jupe" ».

Et on trouve d’autres appellations, qui sont fausses en terme de lexicographie, mais qui, explicite l’objet faute d’en connaître le nom exact : pince à jupe, trousse-jupon, accroche-jupe, page, chatelaine…

Le saute-ruisseau date de la fin du XIXème siècle. Il s’en trouve d’ailleurs sur lesquels figurent des dates de la fin du XIXème siècle. On situe son apparition autours de 1870-1875.

On trouve alors les définitions suivantes, pour lesquelles, les dates de parution sont intéressantes et permettent de situer l’usage et la période d’intérêt de l’objet :

"Relève-jupe n.m.
1896 – Relève-jupe mobile. (in La Mode illustrée).
1904 – RELEVE-JUPE n.m. invar. Petite pince dont les femmes se servent pour relever leur jupe [...] Système de bandes élastiques fixées à la ceinture et relevant la jupe au moyen de pinces." (Nouveau Larousse Illustré)

A défaut, vous pouvez également opter pour le saute-ruisseau éco² (économique et écologique) inventé par Poséida !

Poséida et la saute-ruisseau

Pour vous aider à vous y retrouver dans vos recherches, voici quelques modèles se saute ruisseau que nous avons trouvés (nous ne vous dirons pas lesquels nous avons achetés).

Techniquement, le saute-ruisseau est une pince munie de deux pattes, dont les extrémités sont soit rondes et bombées, l’intérieur de certains est garni de patins de cuir ou de feutre, soit rectangulaires et légèrement rainurées.

Elles permettent de maintenir le tissu serré sans l’endommager.

Les pattes s’écartent par une simple pression manuelle comme pour une pince à sucre, pour les pinces les plus courantes.

D’autres systèmes d’ouverture existent, ils sont moins courants. Vous pourrez les découvrir sur les photos ci-dessous.

Le Saute-Ruisseau

Le Saute-Ruisseau

Le Saute-Ruisseau

Le Saute-Ruisseau

Le saute-ruisseau s’appelle aussi un "Suivez-moi jeune homme", car, de manière coquine, les jupes relevées des dames étaient une invitation à de doux moments… bien que, vous le savez (puisque vous êtes nos fidèles lectrices et lecteurs), en réalité, le suivez-moi jeune homme était le ruban du chapeau…

Le Saute-Ruisseau

Le Saute-Ruisseau

Le Saute-Ruisseau

Le Saute-Ruisseau

Le Saute-Ruisseau

Le Saute-Ruisseau

On notera également, que le XIXème siècle n’étant pas avare de termes imagés, le saute ruisseau désignait également les jeunes clerc de notaires :

  • Le saute-ruisseau est généralement, comme était Simonnin, un garçon de treize à quatorze ans, qui dans toutes les études se trouve sous la domination spéciale du principal clerc, dont les commissions et les billets doux l’occupent tout en allant porter des exploits chez les huissiers et des placets au Palais. — (Honoré de Balzac, Le Colonel Chabert, 1832)

Les ruisseaux dont il s’agit sont ceux de la ville, que l’on appellerait de nos jours des caniveaux : "Armé de la longue perche nécessaire au voyageur pédestre dans cette contrée coupée de canaux et de ravins, on le voyait, en parcourant les châteaux circonvoisins, franchir d’un saut des largeurs de trente et quarante pieds aussi lestement qu’un clerc d’huissier à Paris saute un ruisseau du Marais ou de la rue Saint-Honoré." — Le Baron de l’Empire, A. Dupont, Paris, 1832, p. 9-10.

Carlo Grubacs

Ce peintre vedutiste est né en Europe de l’Est en 1801, et il est mort, à Venise en 1870 où il vécut et travailla principalement, tant et si bien qu’il a été souvent considéré comme «vénitien».

Sa formation artistique, comme celle de nombreux autres peintres contemporains de son temps, n’est pas facile à documenter et il y a très peu d’informations sur son apprentissage.

Durant les premières décennies du XIXème siècle, Venise jouissait encore d’une position dominante culturelle en Italie et que le rôle a été renforcé après la rénovation complète de l’Académie promue par le comte Leopoldo Cicognara.

Carlo Grubacs intègre l’Accademia de Venise en 1818.

Après une étude attentive des "vedutisti" du dix-huitième, le grand siècle, en particulier Francesco Guardi, Grubacs a développé son propre style, avec un nouveau sens de la couleur et atteint une assurance totale qui lui ont permis de gagner l’estime de la critique et des collectionneurs de son époque.

L'entrée du Grand Canal

Santa Maria della Salute

Veduta du Palazzo Ducale

La Basilique San Marco

Riva degli Schiavoni

http://www.artscroll.ru/page.php?al=Carlo_Grubacs_hudozhnik

http://www.master-drawings.com/drawings_details.php?codice=84

"Venise du dix-neuvième siècle", un album de photos de 1891

Венеция ХIХ века" альбом фотографий 1891г.

Les photographies originales d’une époque révolue de Venise, trouvées dans la première édition, seulement en italien de "Canali E Calli" à Venise.
Оригинальные фотографии ушедшей эпохи Венеции, от первого и единственного итальянского издания "Calli E Canali" в Венеции.

Ferdinando Ongani était vendeur de livres anciens, et possédait une boutique sur la Place Saint-Marc à Venise. Son amour pour Venise et  l’architecture, l’a incité à créer un album de photos de sa ville bien-aimée.
Фердинандо Онгани был продавцом антикварных книг, с магазином на площади Святого Марка в Венеции. Его любовь к Венеции вдохновила его на создание альбома фотографий архитектуры любимого города.

Le Musée de San Marco à Venise, a organisé une exposition, en 2011, dédiée à cet album.
Музей Сан-Марко в Венеции организовал выставку в 2011 году, посвященную этому альбому.

Retour au palais Morosini

Nous vous avions déjà fait découvrir ce palais, de l’intérieur, mais nous avions gardé, sous le coude, encore quelques photos de cette grande maison sur le Grand Canal.

Palazzo da Mula Morosini

Dans la cour, derrière la très belle margelle de puits en marbre blanc, l’inscription nous rappelle que Francesco Mosrosini a vécu ici. Il fut le 108ème doge de Venise, élu au premier tour de scrutin le 3 avril 1688 après la mort de Marcantonio Giustinian (23 mars 1688). Il en fut informé pendant un siège et pour l’honorer, son couronnement eût lieu au milieu des soldats enthousiastes.

Palazzo Da Mula Morosini

Palazzo Da Mula Morosini

Le complexe des palais Morosini est formé par la connexion de trois résidences du XVème siècle, XVIIème siècle et XVIIIème siècle. La maison contient des éléments artistiques et ornementaux splendides: certains éléments architecturaux de l’architecte Jacopo Sansovino, une cheminée monumentale, plafonds décorés, avec les fresques néo-classiques gothiques.

Palazzo Da Mula Morosini

Les salles de réception, grandioses, conduisent à deux balcons sur le Grand Canal.

Palazzo Da Mula Morosini

Palazzo Da Mula Morosini

Palazzo Da Mula Morosini

Palazzo Da Mula Morosini

Palazzo Da Mula Morosini

Palazzo Da Mula Morosini

Palazzo Da Mula Morosini

Pink Floyd à Venise

Il y a vingt-cinq ans jour pour jour, Venise avait droit à un concert mémorable que nous vous proposons de revivre ci-dessous, comme les 100 millions de téléspectateurs de 20 pays, ce soir-là…

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… le lendemain, Venise se réveillait avec une sacré gueule de bois. Depuis, les musiciens et chanteurs du groupe sont toujours persona non grata dans la lagune, découvrez pourquoi dans notre article du 15 juillet 2012 : 1989 – Pink Floyd In Venice

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