La Ballerine et le Stoïque Soldat de Plomb

Conte d'Andersen- Le petit soldat de plomb

Le Vaillant Soldat de plomb, conte célèbre d’Andersen, a toujours connu des adaptations. L’histoire du petit tirailleur unijambiste qui tombe amoureux de la ballerine est très connue : écarté, il manque de se noyer, puis revient et finit par s’unir à la belle en un cœur fondu dans la poêle fumante.

Amour, gloire et beauté poignante composent les éléments de ce conte.

La Ballerine et le Stoïque Soldat de Plomb

Un petit garçon reçut une boîte de 25 soldats de plomb. L’un d’entre eux était un peu différent des autres car il n’avait qu’une seule jambe. Les soldats furent rangés sur une table, où il y avait beaucoup d’autres jouets. Le soldat de plomb qui n’avait qu’une jambe remarqua parmi eux une danseuse, qui se tenait gracieusement sur une seule jambe, et la croyant comme lui, il pensa que ce jouet lui ferait une femme merveilleuse. Le soir, quand les gens de la maison furent couchés, tous les jouets se mirent à faire la fête. Le soldat de plomb restait immobile et fixait des yeux la danseuse. Minuit sonna alors et un diable en boîte s’ouvrit, qui se mit à avertir le soldat de plomb de ne pas la regarder. Mais le soldat continua à regarder la danseuse.

Le lendemain, alors qu’on l’avait posé sur la fenêtre, le soldat de plomb fut enlevé par le diable en boîte et tomba la tête la première du troisième étage. L’enfant et sa bonne le cherchèrent, mais sans succès. Ce furent deux autres garçons qui le trouvèrent ensuite et qui décidèrent de le faire voguer dans le caniveau, sur un bateau en papier. Que va faire le petit soldat? Le soldat de plomb navigua le long du trottoir puis tomba dans les égouts. Après avoir croisé un rat en fureur, n’ayant pas la permission de voguer sur son territoire, il déboucha sur un ruisseau, où il fut avalé par un gros poisson. Le poisson fut pêché, acheté au marché, amené dans une cuisine et coupé. On retrouva le soldat de plomb et le plaça sur une table.

Celui-ci se rendit compte qu’il était arrivé dans la même salle qu’auparavant, dans la maison de l’enfant. Il vit alors la danseuse et fut ému. Mais un petit garçon prit le soldat et le jeta dans le poêle (sûrement sous l’influence du diable en boîte). Le soldat de plomb fut brûlé. Quelqu’un ouvrit une porte et la danseuse tomba, dans la poêle aussi, avec le soldat de plomb. Ils fondirent ensemble. À la place du soldat de plomb, il ne restait qu’un cœur de plomb et à la place de la danseuse, une paillette.

 

Le Stoïque Soldat de plomb

Le Stoïque Soldat de plomb

Le Stoïque Soldat de plomb

Le Stoïque Soldat de plomb

Le Stoïque Soldat de plomb

Le Stoïque Soldat de plomb

Le Stoïque Soldat de plomb

Le Stoïque Soldat de plomb

Le Stoïque Soldat de plombLe Stoïque Soldat de plomb

Frederico Paul Nerly, dit le Jeune

Federico Paul Nerly dit le jeune, fils de Friedrich von Nerly l’Ancien (1807 – 1878) et d’Agathe Alginovich (1810 – 1890) est né à Venise le 24 octobre 1842.

Sa mère était la fille adoptive du marquis Maruzzi, ministre de Russie à Venise.

Très jeune, il montra des dispositions pour la peinture de paysages.

Voile à Venise

Il travailla d’abord avec son père qui était également paysagiste, puis sous la direction de Eugene von Blaas ainsi que Federico Moja et Pompeo Molmenti.

Federico Paul Nerly a travaillé jusqu’en 1915 à Rome sur ses paysages de prédilection : les ports italiens, la paysages de plage et les couchers de soleil, l’Adriatique, Capri ou la côte d’Amalfi.

Si la plus grande partie de ses œuvres connues sont des peintures à l’huile, on lui attribue également quelques aquarelles :

Venezia, gondole a Rialto

Venezia, gondole e vele a S. Marco

Il est mort le 15 mai 1919 à Lucerne.

Pour en savoir plus :

  • Helga Brück: Johann Wilhelm und Sophia Hässler: Eine Erfurter Musikerfamilie Online-Auszug, Erfurter Geschichtsverein, Band 8, 2003.
  • Anton von Werner: Jugenderinnerungen (1843–1870), Deutscher Verlag für Kunstwissenschaft, 1994, S. 439 Online-Auszug.

La place Saint-Marc, le soir

Le Grand Canal, Venise

Santa Maria Della Salute, Venise

Galerie du Palais Ducal

Vue de Venise

Romance à Venise

Le pont des soupirs au clair de lune

1961, Jean et Romain à Venezia

 Jean Seberg et Romain Gary (Photo par Keystone / Hulton Archive / Getty Images)

Jean Seberg et Romain Gary
(Photo par Keystone / Hulton Archive / Getty Images)

C’est à Venise, le 27 octobre 1961 que la liaison entre Jean Seberg et Romain Gary fur révélée au grand jour.

On les a vus sur le Grand Canal et l’Italie verra peut-être un mariage, rêve déjà le journal féminin ELLE.

Jean Seberg et Romain Gary

Roman Kacew est né à Vilnius en 1914, de parents juifs. La mère est actrice de théâtre et le père fourreur qui, très tôt, les quitte pour fonder une autre famille.

Arrivé à Nice, en 1928 avec sa mère, Roman devient Romain. Mina, la mère adorée, mise tout sur son fils. Il aura la gloire dont elle fut privée : "Tu seras Casanova, Guynemer, d’Annunzio". C’est elle qui trouve son nom de plume, Gary, qui signifie "Brûle !" en russe.

Jean Dorothy Seberg est née le 13 novembre 1938 à Marshalltown dans l’Iowa.

Ils se rencontrèrent en décembre 1959, à Los Angeles. Elle fut reçue à la table de Gary, consul de France, accompagnée de son jeune époux, François Moreuil, un avocat français qui raconte dans un livre cette rencontre : "L’année d’après (en 1960, après le tournage d’À Bout de souffle), elle part tourner à Los ­Angeles. John Derek et Ursula ­Andress nous hébergent à Beverly Hills. Comme me l’a conseillé mon parrain Jean de Lipowski, ambassadeur de France, j’ai, dès mon arrivée, déposé ma carte au consulat général. Romain Gary, récemment nommé au poste, nous convie à ­dîner. Jean est sublime dans une robe de soie bleu nuit signée ­Hubert de Givenchy. Devant elle, le consul fait le paon. Ses pavanes ne vont m’amuser qu’un moment. (…) A la fin de la soirée, je l’informe que je dois ­regagner Paris, et lui confie naïvement ma femme : « Prenez-en soin, Monsieur le Consul ! » Avec aisance (…), il met la main sur Jean et devient, je ne l’apprends que plus tard, son amant."

Lorsqu’elle rencontre Gary, Jean vient d’achever À bout de souffle, le film de Jean-Luc Godard qui va lui apporter la gloire.

Jean Seberg

D’un extrême puritanisme, elle a refusé de se déshabiller, même sous les draps. Elle a quitté son jeune mari pour vivre avec Gary dans une suite au Lutetia.

2 juillet 1960 : la télévision française réalise une interview de Jean Seberg. L’étudiante un brin trapue d’À bout de souffle a cédé la place à une belle jeune femme qui capte la lumière. Une journaliste la torture avec des questions cruelles, forçant l’intimité de la jeune femme.

Pour l’écrivain Romain Gary à l’âme tourmentée par une relation fusionnelle avec une mère adorante et le souvenir de la Shoah, qui a vécu jusque là un mariage de raison et des aventures sans lendemains, Jean Seberg alors âgée de 21 ans incarne l’idéal féminin de ses romans, la femme fantasmée que sa plume inventait. Il en tombe éperdument amoureux et s’installe avec elle dans une suite au Lutetia, puis au printemps 1960 dans un appartement de l’Île Saint-Louis et enfin plus tard, en 1963 dans un vaste appartement au second étage du 108 rue du Bac. Il l’épouse en 1963 après que son divorce ait été prononcé. La même année naît leur fils Alexandre Diego Gary.

Jean Seberg et Romain Gary

Sora Gemma

Sora Gemma

La maison de plaisirs de Sora Gemma, était équipée pour accueillir les jeunes poulets de printemps, l’eau et la serviette de toilette étaient fournis.

La maison de Sora Gemma a réellement existé, à Venise, de 1860 à 1949, un immeuble qui était sa propriété, et où elle pratiquait le plus vieux métier du monde.

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Célèbre pour son grand professionnalisme et ses coups publicitaires glorieux, les clients habituels de "SORA GEMMA" étaient tous des personnalités importantes de l’époque. Quand aux "jeunes poulets de printemps", la première fois était gratuite pour eux.

Dans ces maisons, venaient parfois des clients désargentés, qui étaient là uniquement pour regarder, sans "consommer". Ces flanellisti qui venaient "respirer l’atmosphère pécheresse" n’étaient pas désapprouvés par les maitresses de maisons, il leur était seulement demandé, comme on peut le voir encore de nos jours sur des Avviso, petits cartons qu’il est toujours possible de chiner chez les antiquaires : "Giovanotti! Le signorine lavorano! Si raccomanda di non intrattenerle con le bagattelle inutili". Jeunes gens, les demoiselles travaillent, nous vous recommandons de ne pas les perturber avec des bagatelles inutiles…

Avviso

Il y a seulement cinquante ans la prostitution était pratiquée en Italie presque exclusivement dans des bordels, ou maisons closes, ou maisons de plaisirs, gérées par l’État.  Pour être précis jusqu’au 20 Février 1958 à laquelle le Parlement italien les a abolis en approuvant la loi 75/58 proposée par la sénatrice socialiste Angelina Merlin. Cette dernière n’a pas voulu abolir "le plus vieux métier du monde, qui mourra avec le monde", mais seulement supprimer l’ exploitation de la prostitution par l’État Italien, ou "Stato pappone".

Prezzario

Bartolomeo Bon il Giovane

Il convient de ne pas confondre Bartolomeo Bon le jeune (mastro Buono de Bergame) avec la dynastie de sculpteurs homonymes du début du siècle.

En réalité, on ne sait pas s’ils appartenaient à la même famille.

Bartolomeo Bon il Giovane est né à Bergame en 1450, et est mort à Venise en 1510.

On doit à cet architecte du XVIème siècle, le sommet en pointe du Campanile de San Marco reconstruit en 1513 après sa destruction, le 11 août 1489, par un incendie provoqué par la foudre. C’est lui qui ajouta la pyramide surmontée de l’Ange en bois recouvert de feuilles en cuivre doré de 5,15 m de hauteur, qui servait à indiquer la direction des vents et qui y resta jusqu’à écroulement de la tour le 14 Juillet 1902 à 10 heures du matin. La hauteur du clocher y compris le nouveau pignon était alors de 98.60 mètres.

Il est aussi l’architecte qui a imaginé le troisième étage des Procuratie Vecchie (1496-1517).

Il a travaillé sur des aménagements de la Torre dell’Orologio.

Il est aussi l’architecte sur les plans duquel fut commencée en 1517 de la Scuola di San Rocco.

Scuola Grande di San Rocco

Il est l’architecte choisi pour la construction de la Scuola Grande di San Marco, avant qu’on ne lui impose une collaboration avec Pietro Lombardo et Mauro Codussi.

Visite de la Scuola Grande di San Marco

Sources bibliographiques :

  • Carlo Someda de Marco, Architetti e lapicidi lombardi in Friuli nei secoli XV e XVI, in Edoardo Arslan (a cura di), Arte e artisti dei laghi lombardi, I, Noseda, Como 1959, 311, 312, 317, 336. Tav. LXIII: 170, 171, 172.
  • Laura Damiani Cabrini, Caratteri di un’affermazione. Scultori e architetti dei "Laghi Lombardi" a Venezia nel Quattrocento, in Svizzeri a Venezia…, Arte&Storia, a. 8. n. 40, Lugano settembre-ottobre 2008, 64-71.

Dans les sables sous Torcello

Décembre 1972.

Dans un bateau qui remonte un canal au nord de Torcello, des hommes ont pris place, ayant emporté avec eux tout un imposant matériel de plongée, avec des bouteilles à oxygène, plus légères que l’air comprimé.

Nous sommes à la marge de la lagune, là où l’eau salé et l’eau douce se mélangent et où poussent les roseaux, dans un espace essentiellement aquatique. Le temps est clair, l’eau est à une température de 6°C, mais la curiosité et le sentiment d’être proches d’une grande découverte pousse ces hommes à se surpasser.

Leur objectif est une zone endiguée utilisée pour l"élevage des poissons.

Valée d'élevage de poissons au nord de Torcello

Lors du curage des grands réservoir au milieu des marais, les travaux ont remonté de grands blocs en bois clair, certains de section circulaire, d’autre carrés, similaires à des colonnes de taille considérables, associés à des fragments de briques et de pierres.

Ils sont accompagnés par l’ispettore della Soprintendenza, le signore Canal, à qui l’on a révélé la découverte.

Ces hommes qui sont des scientifiques et des archéologues se préparent à plonger dans les eaux froides espérant trouver encore plus de surprises. La visibilité est bonne, chacun a son propre champ d’investigation bien délimité et sait ce qu’il a à faire une fois au fond.

Des pieux restent toujours solidement plantés dans la vase, entourés de fragments de briques, tuiles, tessons. Tout du matériel datant du 1er siècle après J-C. Ils retrouvent également un fragment de mosaïque.

Cela correspond bien au sondages réalisés précédemment, depuis la surface.

Klod sur les traces de la villa romaine...

Les alignements de pali à près de 2,5 mètres de profondeur se perdent dans le sol marécageux. Mais, à mesure de l’avancée des recherches, d’autres pieux sont localisés à intervalles réguliers. Les relevés fait sur cette zone montrent une construction qui ressemble à un rectangle dont un côté est bordé de colonnes à section rectangulaire. Cela semble appartenir au plan complexe d’une vaste villa romaine.

Les universitaires se souviennent alors des vers du poète Marco Valerio Marziale : "…o lidi di Altino, emuli delle ville di Baia o selva memore del rogo di Fetonte. . ."

Ce jour-là, les archéologues de la lagune ont peut être retrouvé une des villas décrites par le poète romain…

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Jole Veneziani (1901-1989)

Omaggio a Jole Veneziani

Jole Veneziani (1901-1989) est une célèbre styliste italienne. Nombreuses fois récompensée par les professionnels de la Haute Couture, elle a surtout connu un grand succès de 1969 à 1975.

Jole Veneziani, abito femminile, Venezia 1964-1965 Robe de velours noir, photo prise à l'extérieur du Palazzo Grassi, Venise 1964-1965 (Fondation Bano di Padova, Archives Jole Veneziani)

Jole Veneziani, abito femminile, Venezia 1964-1965
Robe de velours noir, photo prise à l’extérieur du Palazzo Grassi, Venise 1964-1965 (Fondation Bano di Padova, Archives Jole Veneziani)

Jole Veneziani est parmi les fondateurs de Haute Couture italienne, ayant participé, parmi les rares choisis par Giovanni Battista Giorgini, au premier défilé de mode à la Villa Torrigiani à Florence, en 1951.

Elle est l’une des créatrices les plus représentatives de la mode italienne des années cinquante et soixante.

Jolanda Veneziani est né en 1901 à Leporano, près de Tarente. Elle aurait aimé suivre les traces de sa mère, une passionnée d’opéra , mais la mort prématurée de son père avocat, l’oblige à abandonner ses rêves artistiques et se fait engager dans une entreprise française de cuirs et fourrures.

Avant la guerre elle est à Milan. En 1938, elle ouvre, via Nirone son atelier où elle attire l’attention des maisons de haute couture pour la légèreté, la qualité de ses productions, et la compétence de ses employées.

En 1943, en plus de la production de peaux, elle crée ses propres modèles. Josephine Baker, Marlene Dietrich, Maria Callas deviendront rapidement des clientes attitrées.

Omaggio a Jole Veneziani

C’est aussi elle qui a introduit après un voyage aux États Unis la couleur sur les automobiles en Italie.

Omaggio a Jole Veneziani

Elle réussit tout d’abord à convaincre les dirigeants d’Alfa Romeo avec 7 coloris. Fiat suivra ..

Omaggio a Jole Veneziani

Omaggio a Jole Veneziani

Omaggio a Jole Veneziani

Omaggio a Jole Veneziani

Au cours de sa carrière, Jole Veneziani a reçu de nombreux prix et reconnaissances.

Omaggio a Jole Veneziani

Omaggio a Jole Veneziani

Omaggio a Jole Veneziani

Omaggio a Jole Veneziani

Elle est morte à Milan en 1989.

Jole Veneziani entre Vera Lodomez Rossi et Beppe Modenese photographiée par Ugo Mulas, dans les années 50-60 (Fondazione Bano di Padova, Archives Jole Veneziani)

Jole Veneziani entre Vera Lodomez Rossi et Beppe Modenese photographiée par Ugo Mulas, dans les années 50-60 (Fondazione Bano di Padova, Archives Jole Veneziani)

Bibliographie:

  • M. Boneschi, Le sarte milanesi del “miracolo” tra moda, industria e cultura, in «Annali di storia dell’impresa», 2007, vol. 18, pp. 75-103
  • E. Ferri, Le persone che hanno fatto grande Milano: Jole Veneziani, s.n., 1980
  • E. Golzio Aimone, Jole Veneziani, in AA.VV., La moda italiana, vol. I, Milano, Electa, 1987
  • M. T. Olivari Binaghi, La moda: le tendenze, in Storia di Milano, vol. XVIII, Il Novecento, Roma, Istituto della Enciclopedia Italiana, 1996

Venise dans le Grand Tour de JFK

John Fitzgerald Kennedy, dit Jack Kennedy, souvent désigné par ses initiales JFK a tout juste 20 ans quand il se rends pour la première fois à Venise, à l’occasion d’une sorte de Grand Tour qu’il effectue en Europe, sur le conseil de son père qui est alors installé à Londres.

John Fitzgerald Kennedy et les pigeons de San Marco

John Fitzgerald fait ce voyage en Europe avec son ami Kirk LeMoyne Billings, dit "Lem". Ils vont traverser le vieux continent a une grande vitesse, comme on peut en juger si l’on relie, bout à bout, les étapes de ce périple.

Nous avons retrouvé les carnets de voyage du jeune homme

Carnets de voyage de John Filgerald Kenedy

Carnets de voyage de John Filgerald Kenedy

Carnets de voyage de John Filgerald Kenedy

Carnets de voyage de John Filgerald Kenedy

Le 1er juillet 1937, les deux amis embarquent à bord du SS Washington. John Fitzgerald Kennedy emportera avec lui trois pyjamas, sept mouchoirs, seize paires de chaussettes, sept paires de caleçons, quatorze chemises, quatre paires de pantalons, un blouson et … une Ford décapotable.

Ils passeront (ou visiteront) le Mont-Saint-Michel, Rouen, Beauvais, Soissons, Reims, Paris (13 juillet 1937), le Musée du Louvre (14 juillet 1937), Versailles, Chartres, Orléans, Bois, Angoulême, Tours, Poitiers, Saint-Jean-de-Luz, Biarritz et enfin Irun, ville frontière basque dans le nord de l’Espagne. Ils souhaitaient visiter l’Espagne, mais cela leur a été refusé, sur les passeports, l’ambassade américaine a clairement notifié : "voyage en Espagne exclu".

Le 27 juillet 1937, ils quittent Saint-Jean-de-Luz pour leur nouvelle destination, l’Italie via Marseille.

Le 1er août 1937, ils foulent le sol de l’Italie fasciste et rouleront vers le sud en faisant un détour par Gênes et Milan où ils arriveront le 3 août 1937. Lors de son séjour à Milan, il note que le fascisme est une bonne chose pour l’Italie où Mussolini exerce son pouvoir autoritaire depuis 1922. La première impression est plutôt bonne. Il y a des portraits du Duce partout, mais les gens semblent heureux de vivre. Pour Jack, le fascisme est peut-être le régime qui convient le mieux à l’Italie et à l’Allemagne, tout comme le communisme à la Russie et la démocratie à l’Amérique. Il précise même : "Que sont les maux du fascisme comparés à ceux du communisme ?"
Ils vont ensuite à Piacenza, Pise, et ils arrivent à Rome, le 5 août 1937.
Vient ensuite Florence qu’ils quittent au matin du vendredi 13 août 1937, pour se rendre à Venise.

John Fitzgerald Kennedy sur la plage du Lido

Repos à Venise, après cinq semaines de route.

John Fitzgerald Kennedy s’est dit impressionné par Venise où il sont resté tout le week-end, écumant les bars (un passage mémorable au Harry’s Bar où ils rencontrent des compatriotes), et, après quelques difficultés, la plage du Lido avec leurs amis auto-stoppeurs allemands et leurs conquêtes, dont une demoiselle prénommée Johan qui les suivra jusqu’en Autriche puis en Allemagne jusqu’à Cologne.

Enfin, promenade romantique en gondole pour Jack dans les bras d’une jolie fille (Johan ?), passablement gâchée par la présence malencontreuse de Lem (qui était gay  et jaloux).

Ils quittent ensuite Venise sous la pluie et l’Italie par la traversée des Dolomites en direction d’Innsbruk et de l’Allemagne le 16 août 1937.

Le convento delle Penitenti

Le couvent des Pénitents a été fondé en 1703 à l’initiative du Patriarche Giovannni Badoer, afin d’accueillir les jeunes filles et femmes qui avaient décidé de quitter la prostitution et d’essayer de se racheter.

Pio Loco delle Penitenti

Déjà, en 1357, Bortolomio Verde avait obtenu du Mazor Consejo l’autorisation de mettre en place un refuge pour accueillir les peccatrici penitenti de l’isola Santi Christoforo e Onorio. Cependant, malgré toutes les bonnes intentions, l’hospice ferma quelques années après sa création. L’initiative a donc été tentée de nouveau 250 ans plus tard avec l’aide d’Elisabetta Rossi et Rinaldo Bellini qui obtinrent l’accord du Consejo Diese pour le Patriarche Giovanni Badoer.

Installé à l’origine dans une autre partie de la ville (corte Borella dans la contrada Santa Maria Formosa, Sestier de Castelo), c’est une donation substantielle de la noble dame Marina Priuli de Lezza, en 1825, qui a permis la construction du couvent conçu par l’architecte Giorgio Massari avec trois bâtiments autour d’un cloître et d’un jardin. La construction a pris fin en 1749, en même temps que la chiesa di Santa Maria delle Penitenti, dans le nord de Venise, à Cannaregio, entre le rio de Cannaregio et la lagune, dans la zone appelée Baia del Re, en face de la chiesa di Sant’Agiopo (Contrada San Geremia).

Les dons affluèrent ensuite, de la part de marchands et de notables vénitiens. Les contributions ultérieures du Patriarche Piero Barbarigo, de Marina Nani Donà contribuèrent à rendre l’établissement florissant.

Les règles pour entrer dans ce couvent étaient très strictes. Les filles devaient être âgées de 12 à 30 ans, résider à Venise depuis, au moins un an, être saines d’esprit de de corps, ne pas être enceinte et avoir quitté la prostitution depuis au moins trois mois.

En 1765, on a confié à Jacopo Zanchi, la réalisation d’un nouveau bâtiment au nord-est.

Tant pendant les suppressions napoléoniennes que les diverses occupations du XIXème siècle, le Pio Loco delle Penitenti a continué à servir de refuge pour les ancienne prostituées, sous le non d’Ospissio del Socorso et cela jusqu’à la Seconde Guerre Mondiale.

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Puis il a été converti en refuge pour les femmes exilées d’Istrie ou en provenance des anciennes colonies d’Afrique avec deux institutions successives : les Ospizi Riuniti di San Giobbe et le Pensionato San Giobbe.

En 1956, les Ospissio de San Boldo, (Contrada San Boldo, Sestier de San Polo), Ospissio Aletti (Contrada San Moisé, Sestier de San Marco) et Ospissio Bandi (Contrada San Canzian) ont été fermés et réunis en ce vaste lieu.

En 1995, le lieu à été définitivement fermé et les bâtiments laissés à l’abandon.

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Du point de vue architectural, le complexe date principalement du XVIIIème siècle, avec deux ajouts du XIXème siècle et l’église de Santa Maria delle Penitenti.

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Insula Spa a restauré l’ensemble pour y réaliser 90 logements pour personnes âgées en perte d’autonomie dans les étages, le rez-de-chaussée étant occupé par un espace de rééducation, un service de médecine externe, et un lieu pour 18 malades de la maladie d’Alzheimer autour de la cour interne et du jardin.

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Lors des travaux de restauration de l’intérieur du complexe du Pio Loco delle Penitenti ont été mis en lumière des éléments archéologiques de grand intérêt. Les fouilles ont mis à jour un four à creuset qui est probablement du XVIème siècle et qui indique la présence à cet endroit d’un forgeron, un “macellagione” avec des parties de bovins, et des cuves de teinture du XVème siècle.

Une analyse approfondie a été menée sous la supervision de la Surintendance, et les éléments trouvés ont été sécurisés.

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La fabrique Fortuny, à La Giudecca

Factory

Mickey et Maury Riad, en plus de s’investir avec passion et dévouement dans la tradition de Fortuny, ont commencé une innovation progressive, à la fois dans les produits et la distribution. Dans ce cadre, ils ont ajouté la réalisation de produits et accessoires tels que des vases, des lampes, en collaboration avec certaines parmi les plus importantes entreprises italiennes.

Les tissus sont toujours produits à La Giudecca, selon des procédés de fabrication secrets inventés par Mariano Fortuny au XIXème siècle. Les artisans qui se sont succédé dans l’usine ont mis au point des procédés, des couleurs, qui ont permis de maintenir la qualité tout en innovant, dans les formes et les coloris. Les processus de fabrication sont encore jalousement gardés secret et l’accès à l’usine est interdit à tout étranger.

La société maintient la même production, mi industrielle, mi artisanale, avec le même coton d’Égypte, et les mêmes types de colorations issues de substances organiques, avec l’ajout de métaux pour les colorants or et argenté.

Comme le processus est unique pour chaque lot, le résultat de chaque teinture est variable dans les coloris à chaque fois, en raison des conditions climatiques ou de la dose de pigments.

Dans la nouvelle collection on a ajouté deux dessins inédits de Mariano Fortuny, retrouvés dans les archives de la maison : Girandole et Nuvole. Et depuis ce printemps, une nouvelle collection de velours et de laines.

Fortuny Velours et laines

Bien que, désormais, le siège de la marque soit à Manhattan, les bâtiments historiques de La Giudecca sont toujours mis en avant, et le nouvelle notoriété de la marque à l’étranger a donné une nouvelle gloire à l’ancienne usine de Venise.

Le showroom, confortable et accueillant reste, au cœur de ce quartier unique dans Venise, un espace chargé d’histoire, de culture et d’art.

L’accès est libre, il vous suffit de sonner à la porte, pour visiter le jardin, vous devez prendre rendez-vous.

Klod chez Fortuny

VENISE SHOWROOM

Fortuny SpA
Giudecca 805
Venice, Italy 30133
39.041.528.7697

http://fortuny.com/

Showroom de la fabrique Fortuny à La Giudecca

Showroom de la fabrique Fortuny à La Giudecca

Showroom de la fabrique Fortuny à La Giudecca

Showroom de la fabrique Fortuny à La Giudecca

OLYMPUS DIGITAL CAMERAShowroom de la fabrique Fortuny à La Giudecca

Showroom de la fabrique Fortuny à La Giudecca

Showroom de la fabrique Fortuny à La Giudecca

Showroom de la fabrique Fortuny à La Giudecca

Comment naît un sujet, avec Zavattini

Cesare Zavattini plaisante avec un gondolier

Cesare Zavattini plaisante avec un gondolier

En 1959, la comédie de Cesar Zavattini Come nascce un soggetto cinematografico est mise en scène au théâtre La Fenice de Venise, dans les années suivantes, la pièce sera reproduite dans de nombreux théâtres européens.

Zavattini travaille pendant cette période avec d’autres réalisateurs, tels qu’Alberto Lattuada, Pietro Germi, Giuseppe De Santis, Luchino Visconti, ou encore René Clément.

En 1954 il entre dans une période de confusion. Vittorio De Sica et lui-même sont peu à peu dépassés par les nouvelles formes de représentation du réel que développent des réalisateurs comme Federico Fellini, Visconti, Michelangelo Antonioni, Marco Bellochio ou Francesco Rosi. Les deux hommes poursuivent leur collaboration jusqu’au décès de De Sica, et Una breve vacanza (1973) est leur œuvre ultime.

En 1982 Zavattini a présenté à la Mostra de Venise La verità (La vérité) et a remporté le Lion d’or pour l’ensemble de sa carrière.

1961 - Cesare Zavattini et Vittorio De Sica à Venise

1961 – Cesare Zavattini et Vittorio De Sica à Venise

Le paradis de Diana

Diana Vreeland, née Diana Dalziel le 29 juillet 1903 à Paris et morte le 22 août 1989 à New York, est une journaliste et éditrice de mode américaine. Elle fera avec Carmel Snow le succès du magazine Harper’s Bazaar au milieu du XXème siècle, et sera la rédactrice en chef du Vogue américain par la suite. C’est une personnalité influente de la mode durant ses années d’activité, reconnue pour son élégance.

Diana Vreeland sur la piazza San Marco

“Nothing is more marvelous than sitting at a little table in the gathering of dusk in the Piazza san Marco, the guest of six golden-bronze horses prancing away to paradise” – Diana Vreeland

Diana Vreeland sur la piazza San Marco

Les deux photos ci-dessus font partie d’une série, prise pendant l’été 1973, et qui ont été utilisées, plus tard, pour illustrer un livre écrit par Eleanor Dwight sur Diana Vreeland, New York, Harper Collins, 2002. La photo la plus connue, de cette journée, car reprise sur de nombreux blogs et sites sur la princesse de la mode, est en noir et blanc, où l’on peut voir Diana Vreeland, Andy Warhol et Fred Hughes sur la Piazza San Marco.

Diana Vreeland, Andy Warhol et Fred Hughes, Piazza San Marco

Diana Vreeland séjournait régulièrement à Venise, où elle fréquentait toute l’intelligentsia de son époque. Elle a laissé de nombreux témoignages dans beaucoup de maisons, où son souvenir perdure encore lorsque nous avons l’occasion de l’évoquer.

Diana Vreeland et la Princess Irene Galitzine. Image courtesy of Galitzine.

Le musée de la mode du Palazzo Fortuny lui avait consacré une belle exposition, en 2002, Diana Vreeland after Diana Vreeland. Le choix du Palazzo Fortuny ne cachait pas la filiation avec son historique propriétaire Mariano Fortuny y Madrazo, artiste touche à tout qui fut célèbre dans la première moitié du XXème siècle pour ses créations textiles.

“Diana Vreeland after  Diana Vreeland” (Palazzo Fortuny, Venezia 10 Mars — 26 Juin 2012)

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