The Witness

Ses collègues pilotes de motoscafi lui ont déjà trouvé un surnom "The Witness" (Le Témoin) et c’est vrai qu’on l’a beaucoup vu ces derniers jours, même si c’est deux autres personnes qui se sont fait remarquer à Venise ces derniers jours.

Sandrone

Sandrone, de son vrai nom Sandro Greco, c’est le pilote du motoscafo Amore, qui est probablement le taxi vénitien le plus photographié de ce début de siècle. En effet, depuis 15 ans désormais, il est le taxi attitré de la star hollywoodienne adulé de ces dames, George Clooney.

Ce grand gaillard de 54 ans dont on a beaucoup aperçu la calvitie naissante ces derniers jours, air sérieux et lunettes noires sur le nez, a conduit le couple dans la lagune, avec, parfois des moments un peu sportifs. Heureusement pour lui, il a toujours piloté un taxi dans Venise où il a fait toute sa carrière.

Quand on lui pose la question, il estime que "il momento più difficile? Quando siamo entrati in Canal Grande, il primo giorno. I motoscafi con i fotografi ci inseguivano, tutti correvano, c’erano un sacco di onde. Il giorno dopo è andata meglio. Ringraziamo le forze dell’ordine per il lavoro che hanno fatto. Sono stati davvero preziosi".

Et c’est vrai qu’il fallait garder son sang froid quand tous ces taxis sont arrivés à grande vitesse pour tourner autour de lui, créant de grandes vagues, pour faire plaisir aux journalistes avides de photos pour vendre aux médias du monde entier. La police enquête d’ailleurs sur ces fait, et dans les semaines à venir, on pourrait bien voir des licences supprimées et des bateaux saisis. C’est ce qu’il devrait en coûter à ces pilotes qui ont oublié de rester des professionnels.

Quinze années de relation sans nuage entre Sandrone et George Clooney, ont créé des liens qui vont au delà de la simple relation client – taxi. Clooney aime Venise (nous en avons déjà parlé), et vient souvent dans la ville où il a ses habitudes. Donc, pour son mariage avec Amal Alamuddin, Clooney a demandé, à Sandrone, son amis taxi vénitien, non seulement de le transporter dans Venise et sur la lagune, mais également d’être son témoin pour la cérémonie officielle, non pas à la mairie, mais au Casino, non pas devant le maire de Venise (en ce moment, il n’y en a pas, remplacé par un super préfet), mais devant un ancien maire de Rome.

"Un altro momento delicato è stato quando gli ospiti hanno voluto visitare la Biennale architettura ai Giardini e all’Arsenale. Siamo andati in incognito, per evitare l’assalto. Ce l’abbiamo fatta. Loro sono stati molto contenti" continue de nous raconter le pilote, qui assure ne pas avoir la grosse tête.

… on verra…

Venise, octobre 1874

A huit heures du soir, le premier octobre, nous reprenons le chemin de fer pour Venise.

On traverse d’abord des plaines coupées de canaux : puis soudain la terre disparaît : nous voici engagés sur un interminable viaduc entouré d’eau de tous côtés ; au loin les becs de gaz et les lumières d’une grande ville se reflètent en scintillant sur le lac. Avec la même soudaineté, tout s’éclipse : on entre en gare et nos surprises vont commencer.

Au mois de septembre 1874, René Mathurin Marie Pocard du Cosquer de Kerviler, communément appelé René Kerviler, eut occasion d’entreprendre, avec sa femme Cécile M Guieysse, un voyage de vacances en Suisse et en Italie. Ils laissèrent leurs enfants à leur grand-mère et sont partis directement de Nantes par la voie de Lyon et de Genève. A Venise un de ses beaux-frères, Léon Guieysse, qui sortait de l’école d’application du génie de Fontainebleau vint les rejoindre et acheva le voyage avec eux.

René Mathurin Marie Pocard du Cosquer de Kerviler

Ici point de grande place d’arrivée, ni de longues files d’omnibus stationnant devant la gare ; mais un vaste escalier au pied duquel le grand canal, chargé d’une foule de gondoles, fait jouer aux lumières ses eaux sombres et tranquilles. Chaque hôtel possède une gondole avec une lanterne à ses couleurs et à son nom. Avisant celle de la Cita di Monaco, nous lui trouvons bon augure et nous nous installons sur sa banquette en velours rouge. En avant, gondolier !…

Nous glissons avec agilité au milieu de tout ce monde de rameurs, et quittant bientôt le grand canal nous nous engageons dans une série de canaux secondaires obscurs et mystérieux qui doivent raccourcir la route. L’impression de ce voyage nocturne est saisissante : un silence de mort ; à peine un petit clapotement de l’eau sous l’aviron du gondolier dont la silhouette se détache à l’arrière de la barque ; de loin en loin, un cri bizarre et plaintif qui se perd dans la nuit : ce sont les gondoliers qui s’avertissent aux détours pour ne pas s’entrechoquer dans l’ombre. On se croise rapides comme des flèches, et l’on se prend à rêver drames et crimes ; s’il prenait fantaisie à notre conducteur de nous supprimer, qui s’en apercevrait ?…

Au milieu de ce silence, on se sent pris de frisson, et l’on glisse, toujours enveloppé de mystère, sous des ponts sombres comme la mort, au pied de maisons aux fenêtres grillées, défendues contre toute attaque extérieure. Où allons-nous ?…

Les canaux se croisent avec des cours sinueux; on n’aperçoit rien devant soi, et seulement à nos côtés l’eau noire qui baigne le pied des portes des hôtels : de temps en temps un petit quai, une église, une lampe devant une madone. Tout d’un coup le salut et la vie : voici de nouveau les lumières et le grand canal : des gondoles circulent nombreuses; de grands piquets bariolés destinés à les attacher pour l’accostage se dressent comme des fantômes le long des deux rives : les palais se succèdent, et les dômes et les portiques : nous approchons de la place St-Marc; mais avant d’atteindre son escalier, la gondole nous dépose à la Cita di Monaco. Hélas ! Quelle déconvenue; nous sommes reçus en italien mâtiné d’allemand : Nous ne nous étions pas aperçu que Munich, la capitale de la Bavière, s’appelle ici Monaco ! et nous sommes tombés en pleine Allemagne. Il est trop tard maintenant pour chercher un autre hôtel; mais après avoir en vain cherché à rêver aux étoiles que nous cachent des nuages malencontreux, nous nous endormons en jurant qu’on ne nous reprendra plus à l’homonymie franco-italienne.

Fête Dieu à Venise, par Luigi Passini (Vienne, 1832 † Venise, 1903) vers 1873-74.

Notre premier soin, au réveil, est d’aller chercher à nos fenêtres un aperçu du classique ciel bleu de Venise. Peine inutile ; il est gris comme en Bretagne, si ce n’est qu’à travers la pluie qui tombe en fines gouttelettes que nous apercevons en face de nous, du haut de notre troisième étage, l’immense campanile et les pittoresques coupoles de St-Marc : au loin le dôme de St-Jean-le-Majeur est enveloppé dans une brume légère, au milieu de son île : et l’horizon se termine vers l’Adriatique par une ligne plombée qui ne nous laisse pas grand espoir pour le reste du jour. Si des senteurs pénétrantes ne s’élevaient du joli jardin qui s’étend à nos pieds derrière la Librera Vecchia, nous augurerions fort mal du climat vénitien. La réaction produite par le retour du beau temps n’en sera que plus vive. Notre plan de campagne est aussitôt dressé : nous visiterons aujourd’hui l’église de Saint-Marc, le palais des Doges et le musée de peinture, et nous réserverons pour demain la ville, ses monuments et ses innombrables palais.
La façade postérieure de notre hôtel s’ouvre sur une étroite ruelle qui aboutit en quelquespas sous les galeries de la grande place St-Marc. A peine sommes-nous entrés sous ces galeries que, sans avoir le temps de jeter un coup d’œil sur les belles perspectives d’arcades superposées qui s’alignent devant nous, couronnées par la resplendissante basilique, nous sommes assaillis par une foule de marchands de bracelets et de colliers en coquillages, qui, n’ayant pas encore rencontré de touristes à cette heure, s’attachent à nos pas, et nous forcent, pour nous débarrasser de leurs cris, de leur acheter quelques-uns de ces frutti di mare : mais nous n’avançons sous les galeries que pour tomber de Charybde en Scylla : ce sont maintenant des marchands de photographies nous offrant, dans de petits albums à mille replis, des vues des principaux monuments de Venise.
Un ricordo di Venezia, signor, due lire, signor, un ricordo !
Vingt photographies pour 2 francs, c’est pour rien : nous achetons un ricordo et pouvons enfin respirer.

Mais la pluie tombe de plus belle; ce n’est pas le moment d’admirer les magnificences de la place de St-Marc, ni de comparer sa disposition à celle de notre jardin du Palais-Royal, à Paris, où la basilique remplacerait la galerie d’Orléans. Un agent de ville nous indique le chemin de l’hôtel des postes, et nous nous engageons, à sa recherche, dans un dédale sans fin de ruelles étroites pavées en larges dalles, coupées par des ponts en dos d’âne à parapets triangulaires et aux escaliers de marbre, bordées de vieilles maisons qui surplombent et qui s’enchevêtrent les unes dans les autres, agrémentées de piliers, d’arcades et de galeries de tout style et de toutes dimensions. C’est dans ces ruelles que se trouvent les magasins ou plutôt les boutiques, car il ne faut pas leur demander de luxueuses devantures, et les seules qui ressemblent aux nôtres sont celles des galeries de la place St-Marc : les vraies rues sont les canaux et comme toutes les constructions y plongent directement sans terrasse, il ne peut y être question de magasins : seules les ruelles étroites établies parallèlement en arrière en ont le privilège.

Rassurez-vous, la suite du séjour à Venise de René Kerviller et sa famille ne sera plus aussi décevante. Dès que le soleil va revenir, et au fur et à mesure de sa découverte des principaux monuments de la ville, il ira de plaisir en émerveillements, bien qu’il ne se soit guère aventuré au delà de San Marco.

Son récit de voyage est un ouvrage devenu rare, mais Trente jours à travers la Savoie, la Suisse et l’Italie est disponible en ligne sur Gallica, le site de la Bibliothèque Nationale de France.

L’arrivée à Venise se situe vers la page 103, voici le lien direct.

Trente jours à travers la Savoie, la Suisse et l'Italie

Zaccaria Dal Bo

Zaccaria Dal Bo est né à Venise en 1872.

Sa biographie se trouve pour le moins succincte, car il fait partie des artistes totalement méconnus de Venise.

Bragozzi in Laguna a Venezia

Bragozzi in Laguna a Venezia

Nous savons qu’il a participé à plusieurs Biennales de Venise, lors d’exposition de groupes, en 1903, 1907, 1909 …

Scorcio della Riviera del Brenta

Scorcio della Riviera del Brenta

Généralement, il signait Z Dal Bo en bas à droite de ses toiles (plus rarement des huiles sur bois), ce qui le rends aisément identifiable.

Scorcio della Laguna a Venezia

Scorcio della Laguna a Venezia

Lors des dernières ventes aux enchères que nous avons eu l’occasion de suivre, ses œuvres se sont vendues aux alentour de 500 €uros, ce qui en fait un artiste encore tout à fait abordable car totalement méconnu.

Canale A Venezia

La Passeggiata

Vele A Venezia

Venezia, Il Canal Grande Presso La Salute

L’artiste est mort dans sa ville natale en 1935.

Venezia, Il Canal Grande verso Vendramin

Venezia, Il Canal Grande verso Vendramin

Détails :

Zaccaria Dal Bo 1872-1935

Zaccaria Dal Bo 1872-1935

Quand Venise accueillait une possible tsarine

En ce début de l’année 1774, Venise est en effervescence, et un parfum de complot et de rébellion flotte sur le ville en plein carnaval.

Pour une fois, ce ne sont pas quelques patriciens qui souhaitent se rebeller contre le doge en place, Alvise Giovanni Mocenigo.

Non, la conspiration est bien internationale, et les polonais, les français, sont alliés aux vénitiens et aux opposants russe de Catherine II de Russie, et au centre de cette agitation politique, se trouve une étrange jeune femme.

On voit apparaître ce personnage vers 1772 à Paris. Elle porte alors le nom d’Aly Emetey, Princesse de Vlodomir. Elle dit être née de parents inconnus d’elle, et avoir été élevée en Allemagne puis en envoyée en Perse. A Ispahan, un Prince lui aurait révélé sa noble identité et l’aurait convaincue de revenir en Europe à la conquête de son destin. Entourée d’intrigants elle mène grand train à Paris, Londres ou Berlin. Elle commence alors à raconter que l’impératrice russe Elisabeth morte depuis 1761 est sa mère et se fait alors appeler Elisabeta Alekseïevna Tarakanova. Séduisante, elle rallie à sa cause un certain nombre de personnages comme le comte polonais Michał Kazimierz Ogiński,  Grand Général de Lithuanie, et le comte de Rochefort Valcourt qui s’éprennent follement d’elle.

Images du film Tarakanova

La Tarakanova compte de plus en plus de partisans et défenseurs de sa cause au fil des années, ces derniers étant prêts à l’aider par haine de la tsarine régnante Catherine II. Elle se trouve par ailleurs dans un contexte politique favorable. À cette époque aussi, les Polonais exilés depuis le partage de leur patrie en 1772 complotent contre la Russie. Ils voient en cette jeune femme le moyen de destituer Catherine, qu’ils haïssent car elle dirige d’une main de fer une partie de leur pays. Ne pouvant assassiner l’impératrice sous peine d’être discrédités sur la scène internationale, ils préfèrent soutenir une prétendante au trône, en l’occurrence la Tarakanova. L’un d’eux, le prince Nicolaï Charles Radziwiłł, entre en relation avec elle.

En ce début d’année 1774 donc, en pleine période de Carnaval, Elisabeta Tarakanova est à Venise, sous le nom d’emprunt comtesse Pinneberg. Pendant sa courte existence aventureuse, cette jeune femme eu beaucoup d’identités différentes, dont : Fräulein Frank, Lady Shelley, Madame Scholl, Madame de la Trémoille, Kniaguinia Vladimirskaïa (princesse de Vladimir) ou encore princesse d’Azov. Elle loge à l’ambassade de France et mène grand train. Les vénitiens se pressent autour du bâtiment, d’autant plus que la princesse, qui aime Venise, passe beaucoup de temps à sa fenêtre, admire les gondoles et les beaux et jeunes gondoliers.

Edith Jehanne dans le rôle de la Tarakanova

La jeune princesse raffole d’un met qu’elle a découvert dans la lagune : le risotto avec des moules et des fruits de mer.

Elle est traitée dans les salons mondains comme une personne d’une extrême importance, une possible tsarine. Elle a autour d’elle toute une cour qui s’abandonne, en pleine période de carnaval, dans des fêtes ruineuses la nuit, et dans des conspirations politiques le jour. Le compte Pototskiy, la comtesse Theophne Moravskaya, le prince Nicolaï Charles Radziwiłł, entre temps ruiné par la tsarine Ekaterina, qui l’avait fait mettre hors la loi, et confisquer ses biens immenses, qui montaient à plus de 5 millions de revenu. Un certain Tcharnomskiy, qui servait Radziwiłł, devait trouver de l’argent pour organiser un voyage auprès du sultan, dans le but l’organiser une insu rection. Il tentait d’emprunter, mais en réalité il mendiait.

A cause de l’humidité, elle est tombée malade, elle toussait beaucoup. Le docteur, qui l’a alors examinée, n’a pas trouvé de maladie grave et a simplement prescrit du repos. On lui a alors présenté un anglais, Sir Edward Wortley Montagu qui avait été ambassadeur auprès de l’Empire Ottoman. Il est venu la voir, un jour,en costume oriental en disant que c’était un costume turc. Il lui a donné les lettres de sa mère, l’écrivain Lady Mary Wortley Montagu, où elle décrivait les saunas turcs où les dames turques l’avaient invitée, étant devenue la seule femme européenne de son temps à avoir visité un harem. Tarakanova enviait Lady Mary car elle ne devait pas se cacher, ni cacher sa véritable identité. Tarakanova était fatiguée, cil lui semblait qu’elle était née comme une poupée, déjà grande dame.

Pour revenir en Russie et prendre le trône, elle avait besoin de soutient, de l’armée, d’argent.

A Venise, on lui présenta deux turcs. Radziwiłł pensait qu’il fallait s’adresser au sultan pour avoir de l’aide ( qui aiderait volontiers la vraie fille de l’impératrice défunte ) Cette préparation pour le voyage à Istamboul était tellement séduisante. Le comte Pototzkiy, la comtesse Moravskaya, le Sir Edward iraient avec elle à Istamboul. Le banquier Martinelli a donné de l’argent pour ce voyage.

Le jour du départ, une foule de vénitiens a entouré le palazzo où se trouvait la résidence de l’ambassadeur de France. Tout le monde voulait voir cette princesse russe mystérieuse avant son départ. En attendant les gens achetaient des gnocchi, des boissons. Quelques gondoles virent devant le palais, le compte Radziwiłł et la comtesse Moravskaya prirent place dans une des gondoles. Enfin la comtesse Pinneberg (La Tarakanova) est sortie du palazzo. Tout le monde savait que c’était une princesse russe, héritière du trône russe, dans sa robe bleue, et un petit chapeau. Les gens la saluaient avec des "VIVA", elle a pris place dans la gondole principale pour aller au port de Malamocco.

La suite de l’histoire est un drame.

Catherine ne peut supporter davantage pareil affront et décide de la ramener en Russie par n’importe quel moyen. Elle met donc au point une machination avec Alexis Orlov, commandant de la flotte russe en Méditerranée. Ce dernier fait courir le bruit qu’il est en disgrâce à Saint-Pétersbourg et la Tarakanova, toujours à la recherche de nouveaux appuis, lui envoie une missive où elle lui explique sa filiation avec la tsarine morte.

Lettre d'Alexis Orlov en 1775

La flotte russe se trouve à Livourne ; Orlov propose donc de faire sa connaissance. Il lui jure par la suite qu’il l’aidera à accéder au pouvoir et la demande en mariage. La cérémonie doit se dérouler, quelque temps plus tard, sur le bateau d’Orlov, c’est-à-dire en territoire russe. Mais à peine montée sur le navire dans sa robe de mariée, la princesse est mise aux arrêts et emmenée par celui qui l’a trahie à Saint-Pétersbourg, où elle est interrogée. L’interrogatoire est mené par le grand chancelier Galitsine.

Demande de clémence

La Tarakanova lui donne la même version des faits dans l’espoir qu’on la libérera. Cette obstination lui est hélas fatale car elle est emprisonnée au sein de la forteresse Pierre-et-Paul, à Saint-Pétersbourg, dans des geôles sous le niveau de la mer qui n’ont rien à envier à celles des Puits de Venise, et qui se remplissent d’eau à chaque marée.

G. Serdioukov. Portrait d'une inconnue. Selon le propriétaire de la peinture PF Simpson, portrait de la princesse Tarakanova

G. Serdioukov. Portrait d’une inconnue. Selon le propriétaire de la peinture PF Simpson, portrait de la princesse Tarakanova

Peu à peu, sa santé décline. Galitsine lui-même s’en émeut et demande à l’impératrice d’adoucir le sort de sa prisonnière, en vain. Elle finit par succomber de la tuberculose le 4 décembre 1775.

Ce tableau peint en 1864 par Constantin Flavitski représente la légende selon laquelle la princesse Tarakanova fut tuée dans une inondation en 1777.

Ce tableau peint en 1864 par Constantin Flavitski représente la légende selon laquelle la princesse Tarakanova fut tuée dans une inondation en 1777.

Cette tragédie de l’histoire de Catherine la Rouge, la tsarine arrivée au pouvoir après avoir assassiné son mari, a servi de prétexte à plusieurs livres et des films.

Une comédie dramatique de 1929

Tara

Réalisation de Raymond Bernard
Scénario de André Lang et Ladislao Vajda
Directeur de la photographie Jules Kruger
Musique de André Roubaud
avec Camille Bert, Charles Lamy, Paule Andral, Antonin Artaud, Ernest Ferny, Andrew Brunelle, Edith Jehanne, Olaf Fjord, Rudolf Klein-Rogge…

Princess Tarakanova (Knyazhna Tarakanova) produit par Pathe en Russia, en 1910, dirigé par Kai Hansen et Maurice Maitre…

Il fut un temps où la lagune n’était pas une poubelle

Les anciens s’accordent tous pour faire la même affirmation, dans leur jeunesse, l’eau était plus limpide qu’aujourd’hui, et moins haute.

Arsenale1960

Sur cette photos prise entre les deux guerres à l’occasion d’une grande marée basse, on peut voir les galets derrière l’Arsenale. La passerelle de fer n’existait pas encore, et celle de bois, plus basse, semblait bien plus périlleuse.

Ce que l’on remarque surtout, sur cette photo, c’est qu’il n’y a aucun déchet, aucun plastique, aucune bicyclette rouillée et pas plus de vieille machine à laver le linge sur les galets. Si l’eau baissait autant de nos jour, le spectacle ne serait pas le même !

Arsenale

1897

C’était une époque où, enfant, on pouvait pécher dans les canaux, et dès que la chaleur écrasait la ville, se baigner sans danger.

Carnaval de Venise 2015

Comme vous avez peut-être pu le ressentir, personne n’est capable, pour le moment de vous donner des nouvelles, ne serait-ce que le thème, du Carnaval de Venise 2015.

La raison à cela, c’est que la plus grande incertitude règne sur l’avenir même du Carnaval, dont beaucoup de vénitiens ne souhaitent plus entendre parler.

La démission de Giorgio Orsoni de son mandat de maire de Venise après le scandale des pots de vins qui auraient servis à financer sa campagne électorale, qui lui avaient valu d’être arrêté dans le cadre de l’enquête sur la corruption autour du projet Mose a plongé la ville de la lagune dans l’incertitude totale.

Un Commissaire Spécial à été nommé par le Président Napolitano. Le commissario straordinario de la Comune di Venezia, Vittorio Zappalorto doit jongler avec un Conseil Municipal réduit à la portion congrue de celles et ceux qui sont passé entre les mailles du filet, et la nécessité d’assainir les finances de la ville de Venise tout comme le gouvernement démocrate de Matteo Renzi doit assainir celles de l’Italie. Vittorio Zappalorto cumule à lui seul les pouvoirs du Maire (Sindaco), des Adjoints Municipaux (Giunta Municipale) et du Conseil Communal (Consiglio Comunale).

Or, le Carnaval, désormais géré par une société privée, Venice Events, coûte très cher à la ville de Venise, mais ne rapporte pratiquement rien à la commune pas plus qu’à l’État Italien. Tout l’argent généré par le Carnaval de Venise profite à des intérêts privés, qui, le plus souvent pratiquent ce que l’on nomme désormais, avec pudibonderie, l’optimisation fiscale.

De plus, cet été, nous avons eu à déplorer de nombreux touristes dormant dans les lieux publics, urinant n’importe où et transformant la piazza San Marco et l’entrée des lieux de cultes en aires de pique-nique. L’accumulation de ces incivilités a fait émerger de nouveau l’idée du numerus closus pour restreindre l’accès des "touristes d’un jour" dans la cité lagunaire. Et parmi les événements festifs qui cristallisent les tension auprès des résidents de la ville lagunaire, le Carnaval figure en première place. Sa disparition serait donc ici, vécue plus comme une bonne chose que comme une grande perte.

Pour le moment, aucune décision n’a encore été prise.

Nous ne savons pas si, comme convenu, le Carnaval de Venise 2015 aura bien lieu …

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… ou, si, pour des raison financières, pour plaire à l’Union Européenne de madame Angela Merkell, il sera purement et définitivement annulé.

L’Église de San Clemente

L’Église de San Clemente

L’église de l’île de San Clemente, tournée vers le soleil levant symbole du Christ, fut érigée en 1131 et devint rapidement un lieu de rassemblement des pèlerins.

D’origine romane, comme le monastère, sa façade, qui remonte à 1485, est de style Renaissance lombarde. Malgré les remaniements effectués au XVIIème siècle elle a conservé le style du XVème siècle. De la façade primitive il reste la Madone à l’Enfant enchâssée dans un des arcs de la façade.

L’intérieur de l’église a été également remanié, comme le témoignent les transformations de style Renaissance apportées à la corniche qui supporte la partie la plus ancienne. La restauration de l’église fut effectuée par les Camaldules, avec le soutien financier de Bernardo Morosini qui confia les travaux à Andrea Cominelli en 1653.

L’église de S. Clemente n’a jamais été vraiment reconstruite, elle a été profondément modifiée au fur et à mesure des agrandissements et restaurations successifs, de sorte qu’il est difficile d’en retrouver le plan d’origine. Cette dernière avait probablement un plan roman à croix latine, à nef unique avec transept, accueillant le maître-autel et l’abside. L’église était certainement de style transition roman-gothique, comme le témoigne la fenêtre en ogive, signalée par Seguso et aujourd’hui disparue, et par la hauteur de la voûte en berceau de la nef centrale ; toutefois aucune document retrouvé jusqu’à présent ne l’atteste avec certitude.

L’Église de San Clemente

L’église a été enrichie aux  XVIIème et  XVIIIème siècles de sculptures et de bas-reliefs, mais les monuments les plus importants sont les tombeaux des Morosini. A la moitié du XVIIè siècle, en effet, elle avait déjà été transformée par la construction de la Chapelle de Notre-Dame de Loreto.  Du côté de la Maison de Loreto, tourné vers les fidèles, se trouve le maître-autel de l’église, à l’opposé, du côté du chœur, se trouve  le très beau bas-relief de Giuseppe Mazza  représentant la naissance du Christ et l’adoration des bergers, réalisé dans les fonderies de l’arsenal en 1703.

Le chœur, au fond de l’abside,  comportait des stalles en noyer réalisées en 1672; cinq grand tableaux de 1748, d’auteur inconnu, ornaient les murs. On ne sait pas s’ils sont du même auteur ou s’ils ont été peints par des artistes différents, mais ils dénotent l’influence de l’école  vénitienne en particulier celle de Ricci i et celle de Tiepolo.

La sacristie est une des parties les plus belles de l’église avec ses murs recouverts de vieilles armoires en noyer foncé et de compartiments en bois travaillés avec finesse destinés à recevoir les ornements et les objets du culte. Malheureusement l’humidité de la pièce a laissé des marques profondes aussi bien dans le mobilier que dans les structures, comme du reste dans la plus grande partie de l’édifice.

L'église de l'île de San Clemente

Carnaval

Raymond Bret-Koch est un artiste né en 1902, apparenté à l’éminent médecin allemand docteur Koch qui avait, fin XIXème, donné son nom au bacille de la tuberculose.

Il avait épousé Christine Garnier (de son véritable nom Raymonde Germaine Cagin), née 23 janvier 1915, qui a d’abord été mannequin pour des magazines féminins tel Marie-Claire. Elle est ensuite devenue journaliste pour Le Figaro.

Raymond Bret-Koch est mort en 1996.

Il a peint son huile sur toile (190 x 116 cm) intitulée Carnaval vers 1928.

Carnaval, c. 1928 - Raymond Bret Koch (1902-1996)

Le marquis Pano Maruzzi

Le marquis Pano Maruzzi (1720 – 1790), banquier de Courfou et attaché à la religion grecque, était venu à Saint-Pétersbourg où il fut décoré, par l’impératrice Catherine II, du cordon de Sainte-Anne en 1764 et du titre de Ministre de Russie à Venise le 10 mars 1768.

Il épousa la princesse Zoie (Zoe) Ghika (de Moldavie) qui avait fui son pays avec sa mère, Luxandra Moruzi, veuve de de Scarlat Ghica (1715-1766), souverain de la Roumanie. Ce portrait de Zoe Ghica a été réalisée en 1777 sur l’ordre de la Grande Catherine, par le célèbre portraitiste suédois Alexandre Roslin, il est actuellement exposé au Musée national de Stockholm .

Alexander Roslin – Princesse Zoie (Zoe) Ghika

Le banquier grec offrit en reconnaissance trente-cinq millions tournois pour financer l’expédition d’Alexis Orloff contre l’empire Ottoman.

Zoe Ghika et Pano Maruzzi eurent trois fils : Pano, Constantino (né à Moscou le 16 septembre 1784) et Lambro qui furent faits marquis, à Venise, par l’Impératrice Maria Teresa par Souveraine Résolution du 30 mars 1819. Il devient, dès lors, assez difficile de démêler si on parle de Pano Maruzzi père, ou de Pano Maruzzi fils, car, de plus, ils furent tout deux "ambassadeurs de la cour de Russie à Venise", et tout deux fait marquis. Seules les dates nous aident à nous y retrouver, après la mort du père, on peut supposer que c’est du fils dont on parle. Toutefois, les éléments biographiques du fils sont épars et souvent confondus avec ceux du père.

Constantin Maruzzi, Grand Prieur de l’Ordre de Malte, est mort à Venise (sans postérité selon M.D. Strudza) le 20 février 1846.

Zoe Ghika et Pano Maruzzi eurent également une fille, Alexandra Maruzzi, née en 1790 qui épousa le comte Sergei Soumarokov (1791-1875). Ils vécurent à Saint-Pétersbourg, sur la Serguievskaya où, en juillet 1829 est née leur fille unique, Elena.

La très belle comtesse Elena Soumarokova fut la dernière descendante de la famille.

Sumarokova_Elena

Pietro Buratti dans un de ses célèbres pamphlets fait, du marquis Pano Maruzzi (le fils aîné, également ambassadeur de la cour de Russie) le héros de l’Elefanteïde.

Le 30 novembre 1825, dans une lettre à M. Strich, Stendhal écrit à son propos : "Le marquis Maruzzi, dont Buratti se moque dans l’Elefanteïde, a quatre-vingt mille livres de rente et jouit à Venise du plus grand crédit ; c’est un roué Russe qui aurait bien pu faire noyer le poète dans quelque canal."

Le 16 novembre 1879, Pierre Rousseau écrit dans son Journal Encyclopédique : "Le marquis Maruzzi, qui réside à Venise de la part de cour de Russie, ayant requis, au nom de sa souveraine, le Senat d’accorder l’entrée des ports de cette République aux escadres de cette puissance, il lui a été répondu qu’on ne pouvait s’engager à les recevoir, ni à leur fournir des provisions, la régence devant, avant tout, penser à se ménager la Porte et les autres alliés, et qu’on admettrait jamais plus de trois vaisseaux à la fois."

Les historiens pensent que le père, époux de Zoe Ghika, serait le commanditaire à Guardi d’une série de peintures sur la visite à Venise en janvier 1782 du Grand-Duc Pavel Petrovitch et de son épouse Maria Fedorovna, venus "incognitos" sous le nom de comte et comtesse Severny.

Banquet Tsarevich-Pavel-Petrovich- Venise

Sources bibliographiques :

Franco Venturi, Settecento riformatore.

Sergey Androsov, Russian Patrons and Italian Artists in the 18th Century

Le sceptre du gondolier

Les sceptres ou "bâtons d’apparat" des gondoliers Vénitiens étaient utilisés lors des fêtes nautiques et des défilés de la Sérénissime depuis le XVIème siècle.

Sceptre de gondolier

Ce sceptre de gondolier est un souvenir rare du début du XIXème siècle, de 85 centimètres de long, ce long bâton de bois est encerclé de métal. La partie supérieure (à droite sur notre photo) est décoré avec un fero di prova. Le corps, à quatre pans, est incrusté de médailles commémoratives et de monnaies du XVIIIème et du début du XIXème siècle.

La symbolique attachée au fer de proue des gondoles, s’élevant en panache, renvoie à l’orgueil des gondoliers. Dans sa découpe du métal stylisé apparaissent la corne du Doge, les 6 sestieres de Venise, la Giudecca et les 3 îles de la lagune (Torcello, Murano et San Michele)

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Cet autre sceptre du début du XIXème siècle est en en métal plaqué d’argent figurant la tête du lion de San-Marco en ronde-bosse, le fût est avec un décor tournoyant de spirales dans la partie basse et de chevrons dans le haut, la bouterolle est à godrons.

Les sceptres de gondoliers ont disparus à la fin du XIXème siècle.

Véronèse dans l’église de San Sebastiano

Nous sommes vraiment désolés !

Nous n’avons pas encore terminé avec nos histoires à propos des peintures de Véronèse dans l’église de San Sébastiano. Pensez, nous avons passé une journée entière à tout découvrir pour vous, alors, nous savourons notre plaisir de vous raconter tout ce que nous y avons appris.

Dans les prodigieuses Scènes de la vie d’Esther, pour le plafond de l’église, les tons purs et contrastés accentuent la solidité majestueuse des structures et des personnages.
Les fresques (Scènes de la vie de saint Sébastien) pour la nef centrale (1558), les Pèlerins d’Emmaüs (désormais au Louvre), la Présentation au Temple (de nos jours à Dresde, Gg), les tableaux de l’orgue et le retable du maître-autel (la Vierge en gloire avec saint Sébastien et des saints) sont autant d’étapes d’un développement logique qui aboutit au Repas dans la maison de Simon exposé de nos jours à la Galeria Sabauda de Turin.
Selon certains historiens d’art, Véronèse aurait, lors d’un voyage à Rome fait une étude attentive du Jugement dernier de Michel-Ange. De cette confrontation, l’artiste aurait développé une imagination fraîche et puissante et par une aisance sereine, la lumineuse et transparente poésie d’un monde fantastique de couleurs que nous lui louons de nos jours.

Martyr de saint sébastien

Madone en gloire avec les saints

Le mariage vénitien de George Clooney et Amal Alamuddin

George Amal Venise 03

George Clonney aime Venise, et il a réussi à faire partager cet amour de la ville lagunaire à sa promise, Amal Alamuddin, au point qu’ils vont se marier à Venise, et que la fête durera du 27 au 29 septembre.

On a tout entendu sur ce mariage, tous les potins possibles et imaginables… bref, ce qui semble être le mariage du siècle pour Hollywood (mais qui ne sera peut-être que l’évènement de l’année, voire du mois à Venise) a fait noircir de nombreuses pages de tabloïds.

A point que les journalistes et les paparazzi semble être devenus la bête noire du futur couple.

Palazzo Papadopoli, Hotel Aman Resort 001

George et Amal ont choisi de loger au Palazzo Papadopoli, Hotel Aman Resort, un palace gratifié de 7 étoiles. Et comme il sera impossible d’approcher de ce palais dès que l’acteur sera arrivé, nous avons choisi de vous y emmener avant tout le monde. Ainsi, vous ne resterez pas songeurs devant les reportages à lé télévision qui ne vous montreront rien (ou de rares images tournées sous le contrôle strict et la censure du wedding planner).

Le grand hôtel de luxe Aman Canal Grande Venice, qui a transformé le Palazzo Papadopoli est situé en bordure du grand canal, à quelques pas du Rialto, Calle Tiepolo 1364 dans le sestiere de San Polo.

Palazzo Papadopoli, Hotel Aman Resort 100

C’est donc là que logera le couple, et dont George Clooney et Amal Alamudin ne bougeront pratiquent pas.

Le suite qui leur a été réservée est somptueuse, digne des comtes de fées… nous avons pour vous la faire visiter :

Palazzo Papadopoli, Hotel Aman Resort 003

Palazzo Papadopoli, Hotel Aman Resort 002

Palazzo Papadopoli, Hotel Aman Resort 004

Palazzo Papadopoli, Hotel Aman Resort 006

Palazzo Papadopoli, Hotel Aman Resort 005

Prisonniers dans ce lieu féerique, ils pourront profiter des jardins et des nombreux salons.

Palazzo Papadopoli, Hotel Aman Resort 007

Palazzo Papadopoli, Hotel Aman Resort 008

Palazzo Papadopoli, Hotel Aman Resort 009

Palazzo Papadopoli, Hotel Aman Resort 010

Palazzo Papadopoli, Hotel Aman Resort 011

C’est dans ce palace que le 27 ils échangeront leur vœux dans une cérémonie "à l’américaine" mais qui, en Europe, n’a aucune valeur juridique.

La cérémonie officielle de mariage aura donc lieu le 29 septembre, non pas à la Ca’ Farsetti siège de la municipalité de Venise, comme tout citoyens ordinaires, vénitiens ou non, mais au Casino de Venise, privatisé pour l’occasion. C’est donc à la Ca’ Vendramin Calergi que le mariage sera célébré par l’ami italien Walter Veltroni, qui a sollicité une procuration qui n’attends plus que la signature du Commissaire Extraordinaire Zappalorto (qui fait office de maire depuis la démission de Giorgio Orsoni à cause de l’affaire du Mose).

Le 28 septembre, il y aura une fête à l’hôtel Cipriani, à la Giudecca, pour la centaine d’invités venus du monde entier, dont Brad Pitt et Angelina Jolie. Mais le couple Clooney restera à l’Aman resort.

George Amal Venise 02

Il faut dire que la presse et les paparazzi ont donné des sueurs froide à la société, américaine, chargée de la sécurité de l’évènement. Ne doutant de rien, ils avaient même demandé, officiellement, l’interdiction de circuler sur le Grand Canal pendant ces trois jours. De quoi émouvoir beaucoup de monde à Venise, imaginez, c’est comme si la même société demandait la privation pendant 78 heures des berges de la Seine !

Comme quoi, certains estiment qu’en payant on peut obtenir tout ce que l’on veut, quitte à gêner la population de toute une ville.

Une réunion à la Préfecture à réuni tous les responsables chargés de la sécurité à Venise : le préfet et ses chefs de cabinets, le questeur (chef de la police), les responsables de la police municipale…

Il a été décidé que la circulation sur le Grand Canal ne serait pas interdite, à aucun moment, surtout à proximité du Rialto. Par contre, il sera interdit de s’arrêter, et même simplement de ralentir à proximité du palace.

George Amal Venise 01

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