Cardinalis pervertunt – 7 – Dans la Bocca dei Leone

Les criminels ne restent jamais en paix, à Venise, où la délation fait partie de l’art de vivre.

Revenus dans la sérénissime, les membres de la petite bande ne connurent pas un bien grand répit. Rapidement, des dénonciations secrètes, des informations parvinrent au scribes des inquisiteurs vénitiens.

Le Conseil des X pris rapidement la décision de na pas les laisser agir dans la république de Venise.

Dans la boca de leone

Les inquisiteurs demandèrent donc à l’ensemble de leurs espions de concentrer leurs forces sur le cardinal et sa bande.

Il nous est resté, encore de nos jours, de nombreux rapports, écrits par les plus célèbres d’entre eux, sur ce personnage. Même le célèbre Casanova a écrit à son sujet. L’ensemble de ces rapports nous permet de mieux connaître ce terrible personnage. Nous n’avons retranscrit que ce qui était admissible de vous répéter, les espions de Venise ayant pour habitude de relater les faits, certains rapports sont vraiment trop choquants pour être repris ici.

G. B. Manuzzi : J’ai appris de la bouche de Don Gio Batta Pandini que le cardinal s’est rendu chez le curé Lorenzo Fontana, de l’église de San Martino, pour s’y entretenir avec Christoforo Pedrochi, de Castello, lequel est accusé de sodomie, non seulement pour les faits survenus, mais aussi parce que lui-même s’en vante.

Le même, dans un autre rapport nous apprends que : Le cardinal s’est rendu au pont de San Fatino, face aux Case Nove, où habite Cecilia Todeschi, véronaise et prostituée. Dans la nuit on a entendu la femme hurler comme si on la torturait. Elle n’est sortie de sa maison que trois jours plus tard, et avait des marques sur le visage. Une commère m’a dit qu’elle portait des marques affreuses de sévices sur tout le corps, et qu’elle avait affirmé ne pas comprendre pourquoi il ne l’avait point tuée.

Antonio Andrioli : Le cardinal se rend souvent chez une dame qui habite dans la calle de la Madona, près du cafè vis-à-vis de l’église des SS. Giovani e Paolo. J’ai entendu dire, par une voisine de cette maison, que cette dame, sans égard pour son caractère et sans aucune retenue, vit comme une fille publique, et que, passé une certaine heure, comme le font les courtisanes, elle se tiens sur le pas de sa porte, d’où elle invite ceux qui passent à entrer.

Giacomo Strapparava : Le cardinal s’est rendu dans une maison à côté du cafè vis-à-vis de l’église des SS. Giovani e Paolo, où il a ses habitudes chez une femme qui y vit comme une courtisane. Celle-ci avait amené dans sa maison une très jeune fille qu’elle avait été chercher sur l’île de Murano. Les voisins ont entendu la fillette hurler une grande partie de la nuit. Personne ne l’a revue et nul ne sait ce qu’il en est advenu.

Giacomo Casanova : J’ai appris d’une certaine Polonia, qui vit près de l’église San Luca avec ses deux filles jeunes et avenantes, que le cardinal lui a demandé des faveurs. Mais quand elle a vu qu’il était à demi mangé par le petite vérole, elle a cru bon de refuser. Le lendemain, les mercenaires du cardinal sont venu dans sa maison où ils ont tout cassé et les ont violées toutes les trois à maintes reprise.

Découvrez la suite des aventures du Pervertito Cardinale prochainement sur notre blog !

Ce récit est une fiction. Toute ressemblance avec des personnes vivantes ou ayant existé ne serait que coïncidence fortuite.

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