Giovan Battista Sèssa stampadore

Imprimeur et éditeur de Venise (XV et XVIème ss), originaire de Sessa (Lugano). Actif depuis 1489 (Proverbes de Sénèque) jusqu’en 1509, il a produit d’innombrables éditions de toutes sortes.

Marque d’imprimerie des Sessa (Venise)
Gravure tirée de : « Les Chats, histoires, mœurs, observations, anecdotes »
de Jules-François-Félix Husson, dit Champfleury (1821-1889), publié en 1869.

Au XVIème siècle, l’art de la typographie se développe à Venise et Jean-Baptiste Sessa, imprimeur de Venise, fait figurer un chat portant un rat dans sa gueule sur le charmant motif de son sceau.

Parmi ses éditions remarquables, “Delle maraviglie del mondo” de Marco Polo en 1496, ou, l’l’Arte del ben morire en 1503.

Trois générations de Sèssa imprimeurs se succédèrent à Venise, dont Melchiorre, le père. Puis, ses fils Giovanni Battista et Melchior travaillèrent avec lui. On trouve également la trace d’un autre frère, Giovanni Bernardo, les derniers poèmes retrouvés datant de 1596.

Voir également l’article abondamment illustré sur le sujet dans Les Carnets Vénitiens

The Sessa was an important family of printers active in Venice since the beginning of the century. Giovanni Battista and Melchior Sessa were brothers, sons of Melchiorre Sessa the elder (active 1505-1555), who published in Venice from 1563 through the end of the century. A third and final Sessa imprint of the poem (1596) was published by Giovanni Battista and another brother, Giovanni Bernardo, a collaboration which produced 23 editions between 1596-97. The Sessa used a charming printer’s mark, variously elaborated, depicting a cat with a mouse in its mouth. A version adorns the top of the first page of the Inferno in the 1578 edition to the left and includes the motto “Dissimilium in Fida Societas” (a partnership that is unequal in trust — referring to the cat and mouse of the printer’s device). The Sessa acted as publishers of these three Dantes, but they had the books printed by other well-known Venetian printers of the period: the first and third editions by Domenico Niccolini da Sabbio (active, 1557-1600), the second by Francesco Rampazetto (active, 1577-1602).

Veneto – Terremoto (tremblement de terre)

Depuis 5 heures ce matin, de nombreuses secousses sismiques ont été ressenties dans la région vénète. D’après les enregistrements, c’est une région comprise entre Ferrare et Modène qui serait touchée. Soit un petit peu plus au sud est que le séisme du 20 mai dernier (mais dans la même région).

Les secousses ressenties sont liés à des évènements qui ont lieu à une profondeur comprise entre 5 et 16 kilomètres, toujours sur la partie émilienne de la faille qui court sous l’Italie. Les communes les plus proches, de ce qui n’est pas encore un séisme, mais qui peut en être les signes annonciateurs, sont : Mirandola, Cavezzo, San Felice sul Panaro.

En tout début de matinée, une secousse de magnitude 5,7 à été ressentie jusqu’à Venise, suffisamment forte pour affoler la population. Voici que que nous écrit Luca Flavia : “9h05 : Mes amis, la terre vient de nouveau de trembler à Venise, c’est terrifiant… une secousse très forte à dresser les cheuveux sur la tête… une pensée à ceux de l’Emilie-Romagne qui se trouvent sur l’épicentre (Ferrare, Mirandola et Finale-Emilia)/Amici, la Terra trema di nuovo a Venezia e forte, da dare i capelli bianchi: pensate agli amici dell’Emilia, stringiamoci forte in questi tempi…

Nous avons reçu des nouvelles plus précises à propos de l’épicentre qui serait Mirandole et de la magnitude 5.8 localisé à une profondeur de 8 km à partir du sol. De nouveaux effondrements ont été signalés dans Mirandole, Finale Emilia et San Felice sul Panaro, les pays déjà touchés par le séisme du 20 mai.

Les vigili del fuego sont venus vérifier la stabilité de la statue vosine ce celle qui est tombée. De nombreux curieux viennent voir la “victime du terremoto”

A Bologne, la population à quitté maisons et magasins pour se protéger dans les rues.

Dans la mesure de nos moyens et de nos liens sur place, nous essaierons de vous tenir informés à propos de cette nouvelle alerte.

Un article vient de paraître sur le site du Corriere del Veneto, en voici une traduction partielle :

L’ampleur était de 5,8 sur l’échelle de Richter, ressenti dans la région. Ecoles évacuées à Padoue. Les retards sur les lignes de chemin de fer.
VENISE- Nouveau tremblement de terre, un puissant séisme d’ampleur 5,8 à été ressenti dans toute la région, à neuf heures du matin. L’épicentre du séisme dans la région de Modène. Les gens, vennaient d’arriver au travail, immédiatement tous sont descendus dans les rues de Padoue, Venise, Trévise, Vicence et d’autres villes de la Vénétie. Les bureaux de la Région dans le centre historique de Venise ont été vidés en quelques minutes. Toujours dans la capitale, Venise, une statue effondrée dans le jardin de Tolentini (près de la piazale Roma – photo ci-dessus). La peur dans les écoles avec les enfants qui ont été mis à l’abris dans les jardins, de peur de répliques. Un travailleur a été heurté par un morceau de corniche alors qu’il installait un échafaudage pour la sécurité de l’église de Salara (Rovigo), déjà endommagé par le tremblement de terre du 20 ami. L’homme a été transporté à l’hôpital pour des tests, mais ses jours ne semblent pas menacés.

À Padoue les écoles ont été évacuées par mesure de précaution après le nouveau choc. Surtout chez les enfants des écoles élémentaires et leurs enseignants sont sortis dans la cour, après s’être protégés sous leurs pupitres, comme ils l’avaient appris dans les exercices anti-tremblement de terre, qu’ils ont répété ces derniers jours après le premier séisme du 20 mai. Peu de temps après on a pu observer des scènes de course effrénée des parents qui voulaient s’assurer que leurs enfants étaient sains et suafs. Après les premiers moments de peur, les élèves sont en grande partie déjà retournés dans leurs salles de classe.

En direct à la télévision de Padova, Damiana Schirru, la présentatrice, a quitté le studio devant les caméras

Quelques dégâts également dans la basilique Saint-Antoine de Padoue où deux mètres carrés de décorations sont tombés.

Dans la région de Rovigo, il y a eu des dégâts postérieurs aux secousses antérieures. Dans le domaine de Ficarolo (Rovigo) des effondrements ont été enregistrés avec des dommages importants à des bâtiments déjà endommagés par le séisme de dimanche dernier.

Il se dresse le clocher de Ficarolo mai 20 blessés, l’un des plus élevés de la Vénétie. Selon la protection civile de la Vénétie, il ya des personnes blessées ou touchées par le tremblement de terre. Par mesure de précaution, les écoles et les bureaux publics de Rovigo, ainsi que de Padoue, ont été évacuées. Pour la protection civile, dans le reste de la Vénétie, il y avait aucun rapport de dommages ou de dégats importants. Mais de graves retards sur les lignes de chemin de fer, en particulier sur la Padova-Rovigo, où les contrôles techniques sont effectués sur les lignes.

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Un autre article en ligne sur Venezia Today

Un bruit sourd, puis, la terre a tremblé une dizaine de secondes. On l’a ressenti dans tous les étages supérieurs des maisons (effectivement, un ami nous a signalé qu’il n’avait presque rien ressenti au niveau du sol).

Ce journal déplore que, par le biais des réseaux sociaux tels que Facebook ou Twitter, la panique se propage auprès des habitants de façon démesurée : “Terremoto oggi Venezia: 29 maggio 2012
“Inizia a serpeggiare un po’ di paura tra le persone più sensibili a questo tipo di fenomeni, soprattutto tramite Facebook e Twitter. In questi casi il “canale” privilegiato per veicolare emozioni e sensazioni comuni.”

Seguici su Facebook: http://www.facebook.com/pages/VeneziaToday/252463908142196

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Aux informations de TF1 à 13:00 heures :
Il y aurait 6 morts aujourd’hui, dont deux ouvrier ensevelis sous les décombres de leur usine.
Une nouvelle réplique, longue et forte vers 13 heures, ce que confirment nos amis à Venise :

Grazie Luca Flavia per questo directo :
une autre secoussse. terrible. je sors.
Un altra scossaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa

Dino Simionato : “12.56 forte scossa a Venezia.”
et puis : “venezia, scossa doppia alle 13.01
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En fait il vient de se produire deux secousses en peu de temps, une première, forte mais brève, et une seconde, 5 minutes plus tard, aussi puissante et qui a duré une vingtaine de secondes.

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D’après la Nuova, il y aurait 12 ou 13 victimes à déplorer pour l’instant. Les secousses se succèdent à un rythme rapide.

40 tremblements vers Modène depuis ce matin, plus de 400 depuis le 20 mai. La secousse de 13 heures avait une magnitude de 5,4. A Venise, 15 écoles vont être vérifiées par les services techniques avant que les enfants puissent revenir en classe.

La Mairie de Venise communique : en cas de dégâts sur vos habitations dans la ville, contactez immédiatement le centre opérationnel de la Polizia Municipale (fax n. 0412747331 – tel. 0412747070) “in maniera che si provveda all’immediato invio di tecnici per la verifica“.

Lire en français l’article paru dans 20 Minutes.

Petit à petit, les vénitiens découvrent quelques traces laissées par les deux derniers séismes :

Calle delle Bande c’est une fissure qui a grossi…

Mario Monti, le banquier nommé à la place de Silvio Berlusconi (sans élection populaire) n’a pris aucune mesure en faveur des sinistrés, et il n’a rien fait pour mettre des moyens dans la région. Il a invoqué la crise financière et le manque de moyens. Mais il n’est pas question, pour lui, de minimiser la démonstration de force des fêtes du 2 juin, où l’armé paradera alors qu’on en a besoin en Emilie Romagne, pour un coût global de plus de 10 millions d’€uros. L’armé au service du pouvoir absolu, mais pas du peuple… c’est cela que veulent les banquiers et le FMI. Les italiens sont révoltés, car ce manque d’aide de l’État vient s’ajouter à la panique provoquée par 10 jours de séismes sans interruption.

Si vous séjournez dans la région, vous pouvez trouver les règles de base sur l’attitude à tenir pendant un tremblement de terre en suivant ce lien .

Potete trovare le regole fondamentali sul comportamento da seguire durante un sisma in questo link.

La danseuse aux pieds nus

Elle dansait pieds nus, refusait le mariage, méprisait les conformismes, entendait vivre libre et “sans limites” selon sa devise.

Elle dansait pieds nus avec le désir de rendre la danse à son essence naturelle, sans technique stricte ; enfin elle tenta de faire revenir la danse à une forme artistique capable de représenter librement toutes sortes de sentiments. C’est la première artiste qui dansa sur les musiques de Bach, Glück, Beethoven, Schubert, Chopin, Wagner et Beethoven, à ses débuts accompagnée seulement par un piano, puis plus tard par un orchestre.

Isadora Duncan naquit au numéro 55 Geary Street à San Francisco, benjamine d’une famille de 4 enfants dont les parents étaient le banquier Charles Duncan et Mary Dora Gray, elle aussi la benjamine de Thomas Gray, un sénateur californien. Peu après la naissance d’Isadora, son père perdit sa banque et tomba publiquement en disgrâce.

Isadora mènait une vie dissolue. En 1912, elle fut prise en flagrant délit dans les bras d’Henry Bataille. L’’Américain Paris Singer, héritier fortuné de l’entreprise de machines à coudre, la quitte sur le champ. L’année suivante un nouveau drame se produit, ses deux enfants partent en voiture avec leur nourrice. La voiture fait un écart pour éviter une collision. Le chauffeur sort de la voiture, mais oublie de mettre le frein à main. La voiture finit sa course dans l’eau. Les enfants et la nourrice meurent noyés.

Isadora va se consoler en Italie chez l’actrice Eleonore Duse. La rumeur grandit : les deux femmes auraient une liaison. Mais quand Isadora revient à Paris elle est enceinte d’un Italien inconnu. Isadora accouche d’un garçon mort-né…

Elle faisait partie des clientes fidèles de Fortuny… Isadora Ducan, Eleonora Duse, Mario Fortuny, Venise… que de choses à vous compter !

François Venier

Francesco Veniero (né en 1489 à Venise et mort le 2 juin 1556 dans la même ville) est le 81ème doge de Venise élu en 1554, son dogat dure jusqu’en 1556.
Les Veniero ont fourni avec Antonio Veniero (1382-1400), Francesco Veniero et Sebastiano Veniero (1577-1578) trois doges, ainsi que 18 procureurs et des amiraux.

Pour “voir” cet homme, il vous suffit d’aller admirer le tableau de Palma le Jeune au palais des doges ” le Doge Francesco Venier présente les villes soumises à Venise“. Palma il Giovane, né Jacopo di Antonio Negretti (Venise 1544, Venise 1628) était un peintre italien maniériste, le petit neveu de Palma le Vieux.

Francesco Veniero est le fils ainé de Giovanni et Maria Loredan. Tout jeune, il se consacre au commerce en Orient, s’enrichissant et faisant partie des hommes les plus riches de la République de Venise. Au service de la République, il occupe de nombreuses fonctions d’administartion, il est podestat de Padoue et Vérone, ainsi qu’ambassadeur au Vatican auprès du pape Paul III. Il devient sénateur mais sa candidature au poste de procurateur de Saint-Marc est repoussée cinq fois.
Malgré ce mauvais point, à la mort de Marcantonio Trivisano il réussit à être élu le 11 juin 1554.

Vieux et malade lors de son élection, il n’apporte rien à l’administration de l’état et préfère plutôt jouir de sa richesse faisant étalage de luxe.
Cette attitude, en période de crise, n’est pas appréciée par le peuple qui rapidement le hait. Pendant ces deux années, il n’y a pas de faits notables si ce n’est quelques visites d’états et une période de famine qui frappe la ville.
Francesco Veniero meurt le 2 juin 1556 sans être pleuré par le peuple qui le tient pour responsable de la situation économique déplorable.
Son tombeau de marbre coloré se trouve dans l’église de San Salvatore. Il a été conçu selon les projets de Jacopo Sansovino entre 1557 et 1561 et comprend un relief avec la représentation d’une Pietà et une statue de la personnification de la foi, d’Alessandro Vittoria.

“Les Plaisirs du Roy” au château de Maintenon

Les amis du Château de Maintenon
et
L’association le Bosquet
présentent

« Les Plaisirs du Roy »
au Château de Maintenon les 2 et 3 juin 2012

« Venez participer aux préparatifs de la fête et assister au Souper du Roy et à ses divertissements »

Nous vous transporterons en 1682, lors de la première visite de Louis XIV au château de Maintenon. Comédiens, danseurs et musiciens accompagneront le Roy et sa cour pour faire revivre au château les festivités de ce séjour.

Programme :

Tous les domestiques du Château sont en effervescence ! Le Roy tout juste arrivé de Versailles vient pour la première fois sur les terres de Maintenon. Les relations entre le Roy et Madame de Maintenon (Françoise d’Aubigné) ne sont plus un secret à la cour, elle est surnommée depuis quelques temps «Madame de Maintenant ».

Au château, deux visites thématiques partiront simultanément à 11h, 14h et 15h : Une approche ludique et pédagogique d’une durée approximative de 30 minutes déclinée autour des thèmes suivants :

11h :
-« Présentation à la Reine » : une explication du protocole de présentation devant une présence royale.
-« La table du Roy : son service et ses usages, les goûts et saveurs du XVIIe siècle »

14h :
-« Présentation à la Reine » : une explication du protocole de présentation devant une présence royale.
-« La mise en scène de la personne royale » : Une explication de la représentation du Roy dans les arts et ses divertissements.

15h :
-« La table du Roy : son service et ses usages, les goûts et saveurs du XVIIe siècle »
-« Etiquette et protocole » : une explication du protocole de présentation devant une présence royale.

La relève de la garde du Roy sera effectuée au son des tambours toutes les demi-heures.

Théâtre
Des ateliers ludiques vous seront proposés par les comédiens du Roy dans l’avant cour et le théâtre de l’Orangerie dès 11h.

A 16h le samedi et 15h30 le dimanche, une représentation du Bourgeois Gentilhomme de Molière (extraits) sera proposée au théâtre de l’Orangerie en présence du Roy et de sa cour.

De 14h à 16h, les danseurs et musiciens prendront place dans la Grande Galerie.

Ils ajusteront et répéteront face au public le divertissement qu’ils proposeront au Roy lors de son souper.

« Le cérémonial du Souper du Roy »

Samedi :

- La représentation théâtrale commencera à 16h00.

17h00 : Après avoir assisté à la représentation du Bourgeois Gentilhomme Le Roy et la cour prendront place.
Carlo Vigarani, Intendant des Plaisirs du Roy annoncera alors le déroulement des festivités qui ponctueront « le Souper du Roy »

Intermèdes musicaux, danse baroque et scènes théâtrales.

Après le repas, le Roy rejoindra les jardins pour y effectuer une longue promenade en compagnie des membres de sa cour.

Dimanche :

Le programme sera identique à celui de la journée du samedi à deux exceptions près :

- La représentation théâtrale commencera à 15h30.

« Le chocolat de la Reine »

16h30 : Après avoir assisté à la représentation du Bourgeois Gentilhomme, Le Roy et la cour prendront place.
Carlo Vigarani, Intendant des Plaisirs du Roy annoncera alors le déroulement des festivités qui ponctueront « Le chocolat de la Reine »

Intermèdes musicaux, danse baroque et scènes théâtrales.

Cette année, le concours de dessins proposé aux élèves des écoles primaires aura pour thème : « Les fêtes du Roy soleil ».

La remise des prix aura lieu le dimanche 3 juin 2012 à 17h30

Françoise de Maintenon avait posé nue pour le marquis de Villarceaux, peintre à ses heures. Plus tard après avoir épousé Louis XIV elle essaya en vain d'obtenir la destruction du tableau, cette peinture aujourd'hui retrouvée est accrochée dans la salle à manger du château de Villarceaux

Animations proposées par :

- L’association Le Bosquet
- La compagnie théâtrale Les Trois Coups
- Groupe Carlo Emmanuele Ier
- Compagnie de danse Baroque A la Présence

*ATTENTION CECI N’EST PAS UN ÉVÈNEMENT OUVERT A UN PUBLIC COSTUME* mais uniquement une animation du Château dans le contexte de l’une de ses plus célèbre propriétaire.

Tarif 2012 :
- Plein tarif » (adultes) 6,50 €
- Visite guidée adulte 8,50 €
- Enfant » (de 7 à 18 ans) 3,00 €
- Tarif réduit * 5,50 €

L’accès aux animations dans le parc sera gratuit à l’occasion de la Fête des Jardins.

Association le Bosquet

Château de Maintenon

Chiesa Santa Maria del Rosario

Construite au XVIIIème siècle par l’architecte Massari, Santa Maria del Rosario est connue pour son plafond rococo peint par Tiepolo qui retrace la vie de Saint Dominique.

Cette église, plus grand complexe conventuel du XVIIIème siècle, fut construite entre 1726 et 1735, pour remplacer l’antique construction des dominicains, ne pouvant plus accueillir tous les fidèles. L’architecte Giorgio Massari collabora avec les grands Giambattista Tiepolo et Gianmaria Morlaiter pour la décoration intérieure.

Sebastiano Ricci nous a laissé dans cette église une de ses oeuvres les plus caractéristiques. Sebastiano Ricci (né le 1er août 1659 à Belluno, en Vénétie et mort le 15 mai 1734 à Venise) est un peintre italien baroque de la fin du XVIIème et du début du XVIIIème siècle, formé à Venise. A droite du grand autel, vous découvrirez donc son “Papa Pio V e i santi Tommaso d’Aquino e Pietro martire” peint en 1733.

L’église comporte également une statuaire importante, que nous devons en grande partie à Giovanni Maria Morlaiter.

A voir également : Les fresques du Tiepolo: L’apparizione della Vergine a san Domenico, L’instituzione del rosario, La gloria di san Domenico, la pala de la Crucifixion de Tintoret…

Autant de bonnes raisons de revenir prochainement sur ce monument très riche !

Le pont des jouets

Parfois, un vénitien peut, très facilement, vous donner rendez-vous au Ponte dei Zogatoli (le pont des jouets). Dès lors, vous aurez beaucoup de difficultés à trouver ce joli pont sur un plan de Venise. Pourtant, vous connaissez tous ce pont pour l’emprunter souvent.

Laissez nous vous compter cette belle histoire, chère au cœur de tous les vénitiens, qui ont grandi le long des canaux. Vous allez comprendre dès que vous saurez tout sur ce pont que nous empruntons chaque jour.

Une des nombreuses fonctionnalités qui rendent Venise unique est la diversité de ses constructions, un assemblage extraordinaire de styles architecturaux se chevauchent, ce qui rend unique et différent de quelques autres villes dans le monde. Chaque époque est représentée par un bâtiment, un monument, un signe distinctif d’un temps déterminé. Les Vénitiens ont vu les changements dans leur ville de génération en génération, avec un peu plus d’ajouts à chaque fois, jusqu’à se chevaucher dans une composition aléatoire de ces divers styles et manières de penser l’architecture et l’urbanisme.

Quel sera le symbole, la caractéristique, le travail dont nous nous souviendrons de ces premières années du troisième millénaire ? La réponse peut être le pont de la Constitution, construit par le gouvernement de Berlusconi, sans vouloir entrer d’autres jugements. Bien que le pont conçu par Santiago Calatrava ait amplement modifié le visage de ce côté de la ville, il n’est pas familier à la plupart des Vénitiens.

À notre avis il y a quelque chose qui manque aujourd’hui dans l’imaginaire de la ville de Venise. Il manque quelque chose qui est vraiment lié à l’histoire de sa vie quotidienne et à la façon dont un Vénitien peut vivre dans sa Venise, quelque chose de moins dramatique et grandiose, mais plus proche de la vie quotidienne, plus facile et familier. Il manque quelque chose, vieux à peine de quelques décennies, et qui est fortement représentatif des Vénitiens qui ont vécu l’époque historique qui a vu la population diminuer de façon spectaculaire et la ville perdre son identité.

Le ponte dei Zogatoli, appartient bien à cet imaginaire que seuls les vénitiens partagent, en voici la raison :

Il y avait autrefois le long de ce pont, un magasin de jouets dont les vitrines longeaient les marches. Des générations entières de petits vénitiens on usés leurs culottes sur ces marches, le nez écrasé contre les vitres, à rêver devant les poupées, les belles voitures étincelantes, des armées entières de petits soldats, ou les jeu de Lego. Pour tous les petits vénitiens, ce pont, c’était le merveilleux pont des jouets, et c’est ainsi qu’il reste dans leur mémoire.

Tous sont restés là, de longs moments,  en espérant que leurs parents pourraient consentir à acheter quelque chose. Un lieu qui sans conteste fait partie de notre mémoire collective de la fin du millénaire à Venise, et sans doute qui marque une époque, notre époque. Même l’écrivain Alberto Toso Fei a fait la même suggestion voici quelques années.

Le nom officiel, celui que vous trouverez sur les cartes de Venise, c’est Pont de Saint-Jean Chrysostome. Tout comme le rio, la salizada et le campiello voisins qui ont tous pris le nom de l’église.

Nostalgiques d’une époque disparue, les vénitiens aimeraient bien que ce pont porte le nom qu’il affectionnent : le pont des jouets, en vénitien Ponte dei Zogatoli. Un nom dont eux seuls connaissent le sens (et désormais, vous aussi !).

Many streets in Venice are named after a shop or trade that was located there, as Calle del Forno (oven street) or Calle dei Fabbri (smiths streets).
There is a place where the shop is still there, it’s a toy shop, the official name of the place is ponte di San Giovanni Grisostomo, but all in town call it ponte dei giocattoli (toy bridge).
Unfortunately now the old toy shop (maybe the last in Venice centre)  is closing. So you probably never see it. But if you get lost and a Venetian talk to you about a Ponte dei Giocattoli, you will know that is not on the map.

L’année où Raoul Lévy voulut tourner à Venise

Cet article est la réponse la plus exhaustive, en l’état actuel de nos connaissances, à une question posée par Lorenzo, dans son célèbre TraMeZziniMag.

En effet, le 22 mai dernier, il demandait si quelqu’un avait quelques informations à propos d’une photo d’Alain Delon à Venise.

Cette photo à été prise le 12 mars 1962 par Jack Garofalo, et a été publiée dans le journal Paris Match avec comme légende “Journée de détente, le 12 mars 1962, parmi les touristes de la place Saint-Marc“.

Ce jour-là, Alain Delon est à Venise, où Raoul Lévy est censé faire tourner son “Marco Polo“.

En 1957, Raoul Lévy, producteur des premiers films avec Brigitte Bardot, a un rêve : faire un film sur la vie de Marco Polo. Le voyageur vénitien a décrit ses voyages en Asie dans “Le Livre des Merveilles du Monde“, qui pourrait donner lieu à une superproduction. En juillet 1960, il annonce que la réalisation est confiée à Christian-Jaque (réalisateur de “Fanfan la Tulipe“). Aussitôt, plusieurs projets sur Marco Polo sont mis en chantier des deux côtés de l’Atlantique, au grand dam de Lévy.

Début 1961, il dévoile son casting : Alain Delon incarnera le personnage.

Six ou sept mois de tournage sont prévus en Turquie, en Iran, en Inde, au Pakistan, au Vietnam et à Hong Kong, pays dans lesquels Christian-Jaque est parti faire des repérages.

Le tournage ne débute que le 2 janvier 1962 en Yougoslavie, dans les studios de Belgrade. Aux côtés de Delon se trouvent Dorothy Dandridge («Carmen Jones»), Grégoire Aslan, Michel Simon, Bernard Blier, Mel Ferrer, Douglas Wilmer et Robert Dalban. Christian-Jaque travaille d’arrache-pied à la séquence d’ouverture, qui est extrêmement spectaculaire, comme s’en souvient le cascadeur Yvan Chiffre  qui est la doublure d’Alain Delon dans le film :
“Une gigantesque partie d’échecs où les pions sont figurés par des personnages vivants, les pièces par de véritables cavaliers, et le roi par un cornac juché sur un éléphant. Delon et son adversaire (Grégoire Aslan) sont face à face dans des tours géantes, au-dessus d’un échiquier géant ; nous autres devons faire avancer les chevaux au gré de la partie.

La scène, qui doit durer huit minutes, va demander plus d’un mois de tournage et coûter huit millions de francs, soit l’équivalent de trois films à l’époque.

Lévy se retrouve vite avec un gros problème de fonds. Parti aux Etats-Unis montrer la séquence de l’échiquier aux pontes de la Columbia, dans l’espoir de les associer au financement, il revient bredouille. Les caisses sont vides. Il tente, notamment par de nombreux communiqués dans le “Film Français“, de rassurer la profession et d’intéresser d’éventuels investisseurs, alors que les techniciens ne sont même plus payés.

A Venise, Alain Delon doit courir sur les toits et Michel Simon se faire décapiter place Saint-Marc, rien n’est tourné, faute de moyens.

Raoul Lévy quittera Venise en laissant même, selon la légende, une grosse ardoise à l’hôtel Danieli !
Mais il ne nous a jamais été possible de vérifier vraiment cela…

Il ne nous reste, simplement, de la présence d’Alain Delon à Venise, qu’une série de photos que nous avons gardées pour vous :

En 1964, Raoul Lévy remontera le projet et le mènera à terme. «La Fabuleuse Aventure de Marco Polo» (intitulé «L’Echiquier de Dieu» pendant le tournage). Cette nouvelle production a repris le tournage en 1963, avec Denys de La Patellière comme réalisateur tandis que le rôle de Marco Polo était confié à Horst Buchholz, rival allemand, à l’époque, d’Alain Delon. La Fabuleuse Aventure de Marco Polo est une coproduction cinématographique internationale : Afghanistan, Égypte, France, Italie, Yougoslavie. Le film a été co-réalisé par Denys de La Patellière et Noël Howard, sorti en 1965.

Le Dragon de Venise

En juin 1956 une nouvelle aventure entraîne Tim et son oncle, le célèbre détective Mac Aron, suivis de l’inséparable Tom à Venise. L’histoire est parue dans le mensuel Dynamic Tony-Cyclone N° 44.

Dans le train qui les mène de Rome à Venise, ils font la rencontre de Sylvio, un metteur en scène vénitien, qui vient de terminer son premier grand film, “Le Dragon de Venise” et qui les invite à séjourner chez lui.

Nos deux héros arrivent à Venise et découvrent la ville avant de s’installer chez Sylvio. Les autres invités, interprètes du films arrivent, Gualdo, le dragon, Francesca, la fiancée de Sylvio, et, le lendemain, Lucezia et Luigi.

Le lendemain tous se rendent à la projection privée du film, où un mystérieux personnage vient, discrètement, assister et découvrir les premières images. Peu après la fin de la projection, on découvre le vol du film. Assez rapidement on soupçonne l’assistant…

Lorsque l’oncle de Tin se perd dans Venise cela nous vaut quelques jolies vignettes, et sa mauvaise rencontre avec un gondolier rancunier de savoureuses péripéties. Il faudra lire le numéro suivant pour suivre la piste d’un certain Orsini, un méchant borgne. Mais comme la suite de ces aventures se déroulent sur la terrafera elle vous intéresseront moins.

Édouard Charton à Chioggia

A Venise, un samedi, le 18 octobre 1869, errant sur la rive des Esclavons, j’aperçus à l’angle d’un canal, près d’une madone, une affiche bleue. Je m’approchai et je lus les lignes que je traduis :

« Demain dimanche, si le temps le permet, le vapeur la Città di Piacere fera une excursion à Chioggia.
Départ de la rive des Esclavons à huit heures du matin ; retour à Venise à six heures du soir. Prix, pour chaque passager, trois livres. »

Note : On prononce à  peu près Kiodjia, et aussi plus doucement Kiodza (Chiozza) et Kiodzottes. Cette indication toutefois ne satisferait guère un Vénitien.

En rentrant à l’hôtel, je demandai à mes deux compagnes, ma femme et ma plus jeune fille, s’il leur plairait d’aller à Chioggia sur la Città di Piacere ? – Aucun obstacle.

Mais le lendemain, premier revers ! il pleuvait. La Città di Piacere restait attachée au rivage, sans souci de renouveler sa proposition pour un autre jour.
A déjeuner, nous étions silencieux. Notre hôte, informé de notre déconvenue, nous vint en aide : il ne paraissait pas avoir grande estime pour Chioggia, qu’il n’avait du reste jamais eu la curiosité de visiter, et dont il connaissait seulement les costumes par quelques scènes grotesques du carnaval de Venise.

« Tenez-vous vraiment à voir Chioggia? nous dit-il. Rien n’est plus facile. Qu’est-il besoin de navire à vapeur ? Chioggia n’est, en droite ligne, qu’à vingt-deux ou vingt-trois kilomètres de Venise. Un beau matin, montez en gondole : vous serez de retour pour dîner. Il vous en coûtera , pour quatre rameurs, quinze ou dix-huit livres. »

Un des jours suivants, au lever du jour, j’allai à la Piazetta, et à peine avais-je dépassé les colonnes de Saint-Théodore et du lion, que huit ou dix gondoliers accoururent.

« Chioggia ! » dis-je.

Le premier répondit : quarante livres; le deuxième, trente; un troisième, Matteo, qui nous avait plus d’une fois promenés par les canaux, me demanda vingt-cinq francs sans compter la bottiglia ou la bonne main, un franc par rameur. Je consentis.

« Per l’interno ? » observa Matteo.

Sans doute. Nous n’avons assurément nul désir de sortir de l’enceinte des lagunes et de naviguer en pleine mer. Ce qu’il nous faut, c’est un ciel pur et, sous la gondole, un miroir.

« Vous aurez le miroir ! » dit gaiement Matteo en consultant l’horizon.

Tant d’îles et d’objets divers défilaient avec rapidité sous nos regards que nous avions à peine le temps d’en demander les noms :
le Lazzaretto ; la Grazia, îlot où l’on fabrique la poudre ; San Seraglio ; San Lazaro ; San Clemente ; à gauche, le Lido et son église rouge , le Lazzaretto Vecchio ; à droite, au loin, Fusino où l’on va chercher l’eau douce ; Sacramento, hôpital d’aliénés, idée qui offusque au milieu de ces enchantements.
« Et cependant, dit une de mes compagnes, si l’on venait à sentir sa raison troublée, qu’aurait-on à désirer de mieux que de venir s’asseoir pour le reste de sa vie à l’une de ces grilles? »
- San Spirito, encore une poudrière ; mais comment tout énumérer ?

Extrait de : LE TOUR DU MONDE – Édouard Charton  – Volume XXVI -1873-2nd semestre – Pages 401-416

Parti sur une eau comme un miroir, Édouard Charton et sa compagnie essuyèrent une rude tempête lors du retour. « Tempo brutto ! » disent les vieux loups de mer.

De nos jours, vous pouvez aller de Venise à Chioggia par le vaporetto. Le village est également accessible par la route.

La coupe de l’America à Venise

L’évènement, “planétaire”, dont nous ne vous avons pas, volontairement, parlé, ces derniers jours à Venise, c’est l’America Cup.

Un évènement, qui, une fois de plus, démesuré pour Venise, a mis la ville sens dessus dessous et le flegme (légendaire) des vénitiens à rude épreuve. Celles et ceux qui suivent notre page sur Face de Bouc on déjà vu quelques photos de notre vision des choses.

De plus, la reprise des menaces terroristes à placé Venise comme cible potentielle dans le plan de prévention italien, et, qui plus est, avec la coupe, la Sérénissime s’est retrouvée en état de guerre.

Pour nous, cependant, la photo la plus parlante, nous a été proposée par Valter Bolzonella, de Spinea.

Deux monstres marins se toisent, entre la formule 1 des mers et le HLM flottant (pas toujours), lequel sera le plus dévastateur pour la lagune ?

Fort tremblement de terre, la nuit dernière, en Emilie-Romagne.

Un violent tremblement de terre dont l’épicentre se situe dans la municipalité de Finale Emilia, près de Modène à été ressenti cette nuit à 4:03 heures. Selon l’Institut National de Géophysique et de Volcanologie, la magnitude du séisme de 5,9 (remonté à 6 puis 6,1) sur l’échelle de Richter et à une profondeur de 6,3 km, il a duré 30 secondes. C’est une forte secousse comparable à celle d’Aquila en 2009.

(Nous construisons cet article au fur et à mesure que les informations nous parviennent de nos amis sur place)

Une seconde secousse, d’une dizaine de secondes, moins violente, à été ressentie à 5:05 heures.

Pour le moment, on dénombre six victimes, dont quatre à Ferrare et une à Bologne (une allemande de 37 ans, qui a fait un malaise fatal causé par la frayeur, à Sant’Alberto di San Pietro in Casale près de Bologna). Les secousses ont été ressenties dans toute la région, notamment à Brescia et Venise. Il ne nous a été fait part d’aucuns dégâts dans ces deux villes où nous avons des (beaucoup) d’amis.

Malgré l’heure de l’évènement, les réseaux sociaux et les liens de solidarité se sont immédiatement activés. Nous recevons, par nos amis italiens, avec qui, nous ne pouvons qu’affirmer notre solidarité, les premières photos, inédites, de la catastrophe et de ses conséquences.

Deux victimes, Nicola Cavicchi et Leonardo Ansaloni, étaient des ouvriers de la Sant’Agostino Ceramiche ensevelis sous la toiture de leur usine. Ils auraient terminé leur service à 6 heures. Un autre, ouvrier marocain de 29 ans, est mort dans l’effondrement d’une installation industrielle, tué par la chute d’une poutre métallique, à Ponte Rodoni di Bondeno. L’usine Ursa y produit du polystyrène expansé. La quatrième victime à été retrouvée dans les décombres de la fonderie Tecopress de Sant’Agostino. En plus de l’allemande, une centenaire est morte de peur à Sant’Agostino, ce qui porte à six le nombre des victimes à cette heure. On dénombre également une cinquantaine de blessés.

Depuis hier soir, on compte une cinquantaine de secousses dans toute la région : voir relevés et carte

Les anciens d’une maison de retraite ont été évacués et des soins leur sont prodigués à l’abri sous des tentes.

Comme les secousses se succèdent encore et encore, c’est dans les parcs que les italiens attendent désormais

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