Ces vénitiens qui ont trouvé les Amériques

En 1558, le Vénitien Nicolo Zeno (1515-1565) fait publier le récit des voyages que deux de ses ancêtres, les amiraux Nicolò et Antonio Zeno, auraient entrepris dans l’Atlantique nord à la fin du XIVe siècle , ainsi qu’une « Carta da navegar » décrivant les terres explorées à cette occasion.

Carta de Navegar - 1558

Nicolò et Antonio Zeno, les deux frères vénitiens, auraient donc, au cours d’un voyage sur l’Atlantique Nord, fait escale sur plusieurs îles et auraient même atteint la Nouvelle-Écosse. Nicolò, était né vers 1326, il est mort vers 1402 ; Antonio est mort peu après 1403.

Il auraient fait ce voyage pour le compte d’un potentat nommé Zichmni. Pendant qu’ils se trouvaient à son service, et parfois accompagnés par lui, ils visitèrent plusieurs îles de l’Atlantique Nord et atteignirent même la Nouvelle-Écosse, selon diverses interprétations du Dello scoprimento dellisole Frislanda, Eslanda, Engrouelanda, Estotilanda e Icaria fatto sotto il Polo artico, dadue fratelli Zeni, MNicolo il Ke MAntonio. Ce récit, basé sur des lettres et une carte écrites vers la fin du XIVème siècle par les ancêtres de l’auteur, à leur frère Carlo Zeno. Ce courrier relate les explorations vers le Groenland et les côtes nord-américaines, entreprises par les frères Zeno sous le commandement du comte écossais Zichmni, alias Henry Sinclair.

Selon ces lettres, donc, ils partirent de Orkney, principal port des Orcades en Ecosse, en 1398.

Henry Sinclair était le fils de William Sinclair Lord de Rosslyn (+ 1358) et de son épouse Isabelle fille de Malise V de Strathearn. En tant que comte des Orcades, Henry Sinclair comme tous ses prédécesseurs était sujet des rois de Norvège pour ces îles nordiques. Il est investi du titre de comte des Orcades comme héritier de son grand-père maternel par le roi Haakon VI de Norvège en 1379.

Le naturaliste germano-écossais Johann Reinhold Forster, spécialiste et passionné de la faune et de l’histoire nord-américaine, identifia le mystérieux prince Zichmni comme pouvant être le comte Henry Sinclair.

Nicolò raconte comment il échoue sur une île située entre la Grande-Bretagne et Islande, appelée Frisland, décrite comme de taille plus grande que celle de l’Irlande.

Lors de ce naufrage, Nicolò est recueilli par Zichmni, un prince possédant au large de la côte sud de Frisland des îles appelées Porlanda, et qui règne sur le duché de Sorant, ou Sorand, au sud-est de Frisland. Nicolò invite alors Antonio à Frisland, qui accepte et qui y séjourne 14 ans.

Sous la direction de Zichmni, Antonio attaque Estlanda, manifestement les Shetland comme l’atteste la similarité des noms des lieux mentionnés. Puis Zichmni projette d’attaquer l’Islande, mais la trouvant bien défendue, il se rabat sur 7 îles de la côte est : Bres, Talas, Broas, Iscant, Trans, Mimant et Damberc.

Zichmni fait construire un fort sur Bres qu’il confie à Nicolò. De là, celui-ci explore le Groenland, où il décrit dans une lettre un monastère équipé d’un système de chauffage central. Il retourne alors à Frisland.

Zichmni apprend qu’un groupe de pêcheurs frislandais disparu était de retour après une absence de plus de 25 ans. Les pêcheurs racontèrent avoir accosté des pays inconnus dans l’ouest lointain du nom d’Estotiland et Drogeo, peuplés pour la première d’une population accueillante.

Zichmni entreprend alors un voyage à l’ouest avec Antonio, qu’il nomme chef de sa flotte. Ils atteignent une grande île appelée Icaria (cf. Carte Zeno).

Selon les lettres, les habitants d’Icaria vinrent au-devant d’eux avant qu’ils puissent débarquer. Un seul des Icariens fut capable de converser dans une langue comprise de Zichmni. Ils désignèrent leur visiteurs comme non grata et manifestèrent leur volonté de défendre au besoin l’île jusqu’au dernier. Zichmni navigua alors le long des côtes pour trouver un point où débarquer, mais comme les icariens le suivirent, il abandonna.

Naviguant encore plus à l’ouest, ils débarquèrent sur un promontoire appelé Trin, à la pointe méridionale d’Engrouelanda. Zichmni y aima le climat et la terre, mais son équipage le trouva inhospitalier. Les marins rentrèrent à Frisland avec Antonio, Zichmni resta pour explorer le territoire et y bâtir une ville, son expédition pourrait être à l’origine de la construction de la tour de Newport.

Les Sinclair sont étroitement liés à l’Ordre des Templiers. Leur nom revient régulièrement dans l’histoire des Templiers. Les Sinclair auraient participé aux côtés de Robert le Bruce (excommunié par le pape deux ans avant la décision royale de Philippe le Bel d’exterminer tous les Templiers), à la victoire écossaise lors de la Bataille de Bannockburn contre les Anglais.

La chapelle de Rosslyn serait un des lieux où serait enfoui le trésor des templiers.

Certaines théories avancent l’hypothèse que le voyage d’Henri Sinclair en Amérique aurait permis, selon une légende des amérindiens Micmac, d’y déposer le fameux trésor.

Toutefois, cette narration ne serait, selon les historiens qu’une invention grossière : il n’existe aucune preuve de la présence de ces deux frères à aucune époque dans l’Atlantique Nord. Au contraire, les historiens ont bien établi que Nicolò Zeno a passé la plus grande partie de sa vie au service de l’État de Venise, notamment les années où il aurait été auprès de Zichmni. Il n’est pas non plus mort au service de ce dernier, ainsi que le raconte la narration, car il fit un testament à Venise en 1400 et mourut vers 1402.

Mais alors, comment ces hommes si savants expliquent ils la découverte d’un canon vénitien au large de Terre-neuve ?

Carta de Navegar - 1588

Le projet Venis Cruise 2.0

Paquebot Venise

Si vous êtes venus à Venise pendant la saison des croisières, vous avez probablement vu, vous aussi, ce spectacle terrifiant.

Le MSC Musica dans le canal de la Giudecca à Venise

Si vous êtes lectrice ou lecteur assidu-e de notre blog, vous connaissez déjà notre opposition à la présence de ces monstres dans la lagune de Venise où ils n’ont pas leur place et où ils font des dégâts, écologiquement très importants, et en partie irréversibles. Si vous avez découvert notre blog récemment, depuis de nombreuses années, nous manifestons contre ces monstres des mers aux côtés de nos ami-e-s vénitiens, car ces navires n’ont rien à faire là et sont un danger pour la ville.

Le décret Clini-Passera du 2 mars 2012 interdit l’accès à la lagune des navires de plus de 40.000 tonnes, mais Paolo Costa, président de l’autorité portuaire, ancien magistrat de Venise, et attentif aux intérêts de l’industrie du tourisme de masse a obtenu, dans un premier temps que cette loi ne s’applique pas à la lagune vénitienne.

Puis, sept projets ont été présentés au gouvernement italien qui a choisi le pire d’entre eux, proposé, toujours par le même Paolo Costa : le creusement d’un nouveau canal afin de créer une route alternative pour les grands navires qui rejoindraient le port actuel. Cependant, ce qui paraît simple sur le papier est autrement plus complexe dans les faits. Cinq kilomètres de canal d’une largeur de 100 à 250 mètres, une profondeur de 10 mètres, des parois à couler sur une partie du canal pour bloquer les sédiments, la disparition d’une île qui fait partie de l’histoire de Venise, la création de barenne artificielles… On parle d’un coût initial de 150 millions d’euros, mais la facture pourrait être bien plus salée.

Canale Contorta

Surtout que, même si miraculeusement, Paolo Costa est passé entre les mailles du filet à propos des dernières affaires de corruption qui agitent les eaux les plus troubles de la lagune, sa collusion avec des personnages sans scrupules est un fait avéré. Ceux qui pensent que l’opération pourrait être l’occasion d’une petite combinazione des entrepreneurs locaux sont des malveillants ; comme si c’était possible…

Croisières de France écologique

Surtout que les associations environnementales, qui s’opposent au transit actuel, ne voient pas pour autant d’un bon œil ce projet alternatif de creusement d’un nouveau canal. Le déplacement de millions de mètres cubes de sédiments même non pollués (on avance le chiffre de 6,4M) détruirait selon eux la lagune et son écosystème. D’autre part, comme le soulignent Silvio Testa et Lia Vianello, représentants du Comitato NO Grandi Navi – Laguna Bene Comune, ce parcours est plus long de 7,5 kilomètres (parcour actuel 9 km, par le canale Contorta 16,5 km). Alors, comme Paolo Costa peut affirmer que le projet n’aura aucun impact sur l’environnement, quand on sait que plus de 550 navires emprunteront ce canal chaque année, soit, avec l’aller et le retour, plus de 8.500 kilomètres de plus par des navires qui polluent chacun comme 40.000 voitures. Les affirmations de Paolo Costa semblent un peu fumeuses !

Phoque

Même les phoques de l’Adriatique rigolent des affirmations écologiques de Paolo Costa, dont la démission à été demandée par sept associations vénitiennes.

Dans ce contexte effroyablement compliqué, la seule alternative acceptable pour les vénitiens est le projet Venis cruise 2.0, il est porté par une figure politique locale, Cesare De Piccoli (ex-adjoint au maire et député, ancien secrétaire d’État à l’Industrie et ex-secrétaire d’État au Transports), qui s’est adjoint les compétences de l’homme d’affaires Antonio Gozzi, patron du groupe sidérurgique Duferco.

Ensemble, ils proposent aujourd’hui la création d’un nouveau terminal croisière, composé de quais flottants et d’une île artificielle. Cette île serait installée à quelques encablures du grand projet Moïse (permettant d’éviter l’inondation de Venise lors du phénomène de l’Acqua Alta) et à quelques dizaines de mètres de Cavallino-Treporti, à l’entrée de la lagune. Un quai de 940 mètres de long et de 34 mètres de large accueillerait jusqu’à cinq grands paquebots ainsi qu’une flottille de catamarans de 800 places. Selon le principe des parkings relais qui équipent désormais les grandes métropoles, les passagers débarqueraient sur ce quai extérieur à la vieille ville et embarqueraient sur les catamarans qui, grâce à leur faible tirant d’eau, seraient autorisés à rejoindre le terminal croisière actuel par le Canal de la Giudecca. La durée du transfert serait d’une petite heure. Ainsi, les croisiéristes conserveraient la magie de l’arrivée, offrant la plus belle vue sur Venise, tout en respectant la législation. Embarquements et débarquements des paquebots en tête de lignes se feraient de la même manière. Point positif, selon Antonio Gozzi, le projet aurait déjà reçu l’aval de la fondation nationale environnementale italienne FAI et d’associations écologistes. Ce projet avait déjà été proposé il y a quelques années par le président du Port, Paolo Costa, qui envisageait d’y installer un terminal conteneurs. De nombreuses questions se posent déjà et le projet va être étudié par le gouvernement. La société Duferco espère une réponse avant Noël.

Cette idée de génie ne demanderait que deux petites années pour être réalisée, et, cerise sur le gâteau , ça apporterait aux affairistes du coin une belle occasion de faire du fric. Encore plus fortiche ! Plus de 120 millions d’euros sont en jeu…

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Palazzo Malombra

Ce palais est intimement lié à la vie vénitienne de la Reine de Chypre, après son abdication en faveur de la Sérénissime en 1489.

Après son retour de Chypre, Caterina Cornaro partagea sa vie entre son palais sur le grand canal, et sa résidence d’Asolo.

Le palais de San Maurizio avait été acheté par son frère, Giorgio Cornaro (Zorzi), à Bartolomeo Malombra,  Guardian Grande della Scuola di S. Giovanni Evangelista, en 1480, pour la somme de 20 ooo ducats. Dans les années qui suivirent, Zorzi a dépensé près de 10 000 ducats pour le restaurer et l’embellir. Il a aussi agrandi la propriété, par l’achat de parcelles voisines, en 1483, 1483 et 1521.

Marino Sanudo, dans ses Diarii (vol. 56, p. 751) écrivait à propos du palazzo Malombra qu’il était “casa bellissima e la più bella di Veniesia e potria dì de Italia, signoril, magnifica et comoda”.

A la mort de Zorzi en 1527, la belle maison et ses autres biens firent partie de l’héritage de ses quatre fils, Francesco, Giovanni (Zuanne), Geronimo (Hieronimo) et Giacomo (Iacomo). Seuls Zuane et Iacomo vécurent dans le palais avec leurs familles. Ils achetèrent encore une propriété adjacente en 1534.

Dans la nuit du 15 août 1532, la Ca’ Malombra-Cornaro, fut en grande partie détruite par un incendie.

Lors du règlement définitif de la succession en 1545, la propriété à été divisée en deux. Giorgio Cornaro (Zorzetto), le fils du Proc. Giacomo Cornaro, mort en 1542, reçu en héritage la partie contenant les ruines de l’incendie. Il demanda alors à Jacopo Sansovino d’entreprendre la construction d’un nouveau palais, tel qu’il avait été imaginé par son père avant sa mort (le palais que nous pouvons voir de nos jours).

Ca' Corner della Ca' Granda - architettura e committenza nella Venezia del Cinquecento

Une église de Venise menacée par un incendie

Piero Pazzi est un vénitien attentif à sa ville, à son riche patrimoine et qui se souvient des catastrophes du passé.

Chiesa di San Lio di Venezia. - 001

En passant sur le Campo San Lio, Pierro Pazzi a remarqué la présence d’une baraque de chantier adossée au mur de l’église par l’entreprise Orseolo Restauri srl. Cette baraque est utilisée pour entreposer la matériel nécessaire à la réfection du toit de l’hôtel Canada et d’autre copropriétés voisines. Parmi les matériaux stockés, il y a de nombreuses planches de volige.

Or, selon Pierro Pazzi, cette situation contraste avec les règles les plus élémentaires de la prévention des incendies, surtout dans une ville aussi fragile que Venise. Or, il faut se souvenir que ce sont des circonstances similaires qui ont permis l’incendie qui, à l’abe du 4 mai 2010 a éclaté dans une baraque de chantier adossée à l’église de Santa Maria dei derelitti (Ospedaletto) détruisant la peinture L’annonciation et la visitation de la Vierge d’Antonio Molinari, endommageant d’autres chefs d’œuvres d’une inestimable valeur.

Chiesa dell'Ospedaletto après l'incendie du 4 mai 2010 © photo Fausto Maroder

Chiesa dell’Ospedaletto après l’incendie du 4 mai 2010 © photo Fausto Maroder

Dans l’église San Lio, à proximité de la cabane de chantier qui constitue une menace pour ce monument, se trouve un autel avec un retable figurant Saint Jacques, qui est une œuvre du Titien. Remarquable également, l’orgue de chœur du XVIIème siècle, recouverte de peintures et de parements de bois précieux.

Chiesa di San Lio : l'autel du Titien à droite, et l'orgue sur la gauche de la fenêtre

Chiesa di San Lio : l’autel du Titien à droite, et l’orgue sur la gauche de la fenêtre

Chiesa di San Lio di Venezia. - 011

Nous reproduisons ci-dessous la lettre que Pierro Pazzi a envoyée aux autorités responsables de Venise. Lettre que nous ne traduisons pas, puisque le texte ci-dessus et une résumé de son contenu.

All’ Attenzione
Della Soprintendenza dei Monumenti di Venezia
Del Comando Polizia Municipale
Del Comando Vigili del Fuoco e Ufficio Prevenzione Incendi
Del Nucleo dei Carabinieri per la Tutela Patrimonio Artistico
Dell’ Ufficio Promozione e Conservazione dei Beni Culturali Ecclesiastici
Del Titolare Hotel Canada
Della Ditta Orseolo Restauri
Della Ditta Boscolo Bielo Ivano
Del quotidiano Il Gazzettino
Del quotidiano La Nuova Venezia

ESPOSTO
PERICOLO DI INCENDIO PER LA CHIESA DI SAN LIO

Questa mattina passando in Campo San Lio mi sono accorto che addossato alla facciata della chiesa, a sinistra dell’ingresso principale e’ stato costruita una una baracca di cantiere contenente materiale per il rifacimento del tetto dell’Hotel Canada e altri condomini.
Tra i materiali ivi deposti si intravvedono anche molte assi di legno.
Questa situazione che contrasta con le più elementari regole di prevenzione degli incendi, in una città così fragile particolare come la nostra ricorda molto le circostanze che hanno dato luogo all’incendio scoppiato all’alba del 4 Maggio 2010 quando da un analoga baracca di cantiere si sono sviluppate le fiamme, poi divampate all’interno della Chiesa di Santa Maria dei derelitti (Ospedaletto) distruggendo il dipinto “Annunciazione e Visitazione della Vergine” di Antonio Molinari danneggiando altre opere contenute all’interno di quel tempio.
E’ impensabile quindi, che nonostante vi siano dei precedenti, si agisca con leggerezza e superficialità, o forse più appropriatamente con incompentenza e irresponsabilità negli odierni lavori di rifacimento del tetto in oggetto.
Considerando oltretutto che all’interno della Chiesa di San Lio, in prossimità della finestra sottostante al cantiere, vi è un altare con una pala raffigurante San Giacomo opera del Tiziano, oltre alla pregevole cantoria settecentesca dell’organo ricoperta di dipinti e ai numerosi dossali lignei sottostanti, si ritiene che sia demenziale l’allestimento di simile baracca del cantiere addossata al muro della chiesa suddetta.
Il presente esposto indirizzato, corredato dalle allegate immagini, si invia a tutte le realtà coinvolte nell’autorizzazione, nella vigilanza, nella committenza e nell’esecuzione dei lavori in oggetto affinchè nel più breve tempo possibile rimuovano detta baracca di cantiere al fine di scongiurare immeritate sciagure per il patrimonio storico ed artistico della nostra città.
Con osservanza e confidando in una pronta e ragionevole soluzione

Piero Pazzi

Chiesa di San Lio di Venezia. - 002

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Accident de navigation sur le canale de la Giudecca

Vendredi, un vaporetto de la compagnie ACTV qui assurait la liaison sur la ligne 4.2 est entré en collision peu avant 16 heures avec une barge au niveau de l’arrêt Palanca, sur le canal de la Giudecca.

Motoscafo Actv contro chiatta - 000

Sur la barge étaient stockées des palines pour un chantier de renouvellement qui est actuellement en cours, et le vaporetto est allé s’encastrer dans ces pieux.

Plusieurs de ces bricoles (de gros pieux servant à la délimitation des canaux, mais également, dans ce cas, à l’amarrage des embarcations) ont défoncé la cabine du motoscafo 275 où se trouvaient une trentaine de passagers.

12 personnes ont été prises en charges par les vigili del fuoco, dont sept blessés qui ont nécessité d’être conduit dans les hôpitaux de Mestre ou de Venise. La victime avec le traumatisme le plus grave est une femme de 54 ans, de Venise, qui souffre de contusions à l’avant-bras et d’un plaie profonde. Elle a subis des radios pour vérifier qu’il n’y avait aucune fracture.

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Cet accident qui aurait pu se solder par un véritable carnage, serait dû, d’après les premières conclusions des autorités portuaires qui enquêtent en partenariat avec les pompiers, à une panne de l’inverseur des moteurs (qui permet de stopper le bateau).

La fermata Palanca est restée plusieurs heures indisponible et la navigation a été déviée, tout est redevenu dans l’ordre dans la soirée.

Incidente vaporetto:'bricola' ha sfondato cabina passeggeri

Incidente vaporetto:'bricola' ha sfondato cabina passeggeri

ACTV a publié le communique suivant :

« Actv spa, società del trasporto pubblico locale di Venezia: “In merito all’incidente avvenuto oggi alla fermata Palanca (Giudecca) Actv esprime innanzitutto il proprio sgomento e dispiacere per l’accaduto e vicinanza alle persone rimaste ferite. Actv ha inviato immediatamente sul luogo i propri responsabili e funzionari per le prime rilevazioni. La dinamica dell’incidente è ancora al vaglio e non è possibile al momento stabilire con certezza cause e responsabilità, tutte le ipotesi saranno considerate e attentamente analizzate. L’imbarcazione e il pontone che stava eseguendo i lavori sono attualmente posti sotto sequestro e a disposizione delle autorità competenti per ogni accertamento”.

(ACTV SpA, société de transport public de Venise : En ce qui concerne l’incident qui a eu lieu aujourd’hui à Palanca (Giudecca) ACTV exprime d’abord sa consternation et ses regreta pour l’incident et sa proximité avec les personnes blessées. ACTV a immédiatement envoyé immédiatement sur place ses responsables et les fonctionnaires pour les premières enquêtes. La dynamique de l’accident est toujours à l’étude et il est actuellement impossible de déterminer avec certitude les causes et les responsabilités, toutes les hypothèses seront étudiées et analysées avec soin. Le bateau et le ponton qui était servait aux travaux sont actuellement en fourrière à la disposition des autorités compétentes pour les besoins de l’enquête).

Les images filmées par Marta Canino sont impressionnantes :

Nous avons également obtenues quelques photos réalisées par les Vigili del Fuoco, pour les besoins de l’enquête, et qui vous permettront de mieux comprendre l’accident (le résultat, pas les causes).

Pour les vénitiens, habitués à polémiquer sur tout et tous, la cause de l’accident est évidente : c’est la vétusté des bateaux de la compagnie de navigation qui est à la source de ce qui aurait pu être un drame.

Incidente vaporetto:'bricola' ha sfondato cabina passeggeri

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Corto Maltese, le retour

Non seulement le marin romantique imaginé par Hugo Pratt va faire son retour en BD en octobre 2015. Mais toutes ses aventures vont bientôt être rééditées dans une édition spéciale à tirage limité à paraître à la mi-novembre.

Corto Maltese

Près de vingt ans après la mort de Hugo Pratt, c’est sous la plume du tandem espagnol Juan Días Canales (scénario) et Ruben Pellejero (dessin) que Corto Maltese va reprendre la mer pour de nouvelles aventures.

En attendant le mois d’octobre 2015, Le Figaro propose une édition de luxe des douze récits contant les aventures du marin romantique créé par Hugo Pratt en 1967. Ce coffret spécial à tirage limité présente l’intégrale chronologique en couleur.

Voilà l’occasion de (re)découvrir ce fameux marin romantique né il y a maintenant 47 ans. En relisant l’intégralité de ses aventures, on comprend mieux pourquoi Corto Maltese ressemble à Ulysse. Pour s’épanouir, il a besoin d’être emporté par le souffle et les embruns homériques de nouvelles histoires. Ses aventures, aujourd’hui encore, restent aussi fascinantes que son mystérieux créateur, l’Italien Hugo Pratt.

Hugo Pratt

Paré du charme insolent de l’éternelle adolescence, mi-Rimbaud, mi-Bowie, Corto Maltese a pris place dans notre imaginaire auprès du Billy Bud de Melville et du colonel Lawrence immortalisé par Peter O’Toole. On l’imagine au septième ciel des héros de bandes dessinées, indifférent au tapage des stars du monde des comics, perdu dans une rêverie prolongeant celle de son créateur, l’un et l’autre désormais aussi légendaires… Corto est né en 1887 à Malte d’un père irlandais et marin et d’une Gitane de Séville ayant servi de modèle à Ingres. Le pedigree de Pratt est presque aussi cosmopolite, né d’un père vénitien et d’une mère espagnole éprise d’occultisme et de cartomancie. Mais il semblerait que le père littéraire d’Hugo Pratt soit un romancier quelque peu oublié de nos jours, irlandais et grand voyageur, nommé Henry De Vere Stacpoole. Son roman Le Lagon bleu, naguère porté à l’écran, n’égale pas celui intitulé La Baie des songes, qui a, semble-t-il, inspiré au dessinateur l’un des premiers récits mettant en scène Corto, La Lagune des beaux songes.

Corto Maltese

Ce que l’on découvrira finalement, entre les lignes des sept volumes de cette belle édition, c’est surtout qu’à travers les péripéties de son héros, Hugo Pratt aura passé sa vie à raconter la vérité… comme si c’était un mensonge.

La Venise en plomb d’Adriano Scroccaro

Adriano Scroccaro est un passionné de soldats de plombs.

Il nous a reconstitué, spécialement pour les lecteurs de notre blog,  la vie dans une corte secrète de Venise vers 1910…

En image, empruntons la machine à remonter le temps d’un éternel grand enfant, mais aussi un grand magicien du merveilleux, et habille maquettiste vénitien.

cortesconta

compari

comari

ciacole

ceti diversi

giochi

imposte

la venezia di visconti

lampione

lavandaia

panni stesi

venditrice di latte

vien putea

vita in campo

Piera sbusa

Piera sbusa - photo Gian Luigi Vianello

 

A Venise, il y a de nombreuses pierres avec des trous (Pietra bucata) qui dépassent des murs de certains monuments, surtout les plus anciens.

En dialecte vénitien, ces pietre bucate sont devenues des piere sbuse et représentent toujours un véritable casse-tête auquel personne n’a véritablement apporté une réponse.

Ces piere sbuse sont fabriquées en pierre d’Istrie, et dépassent des murs où elles sont scellées de 25 à 35 centimètres. Elles ont le plus souvent une forme arrondie et sont percées d’un trou dans leur partie externe d’un diamètre d’environs 10 centimètres et elles sont toujours situées à proximité d’une fenêtre. On en voit dans de nombreux secteurs de Venise, surtout sur des édifices privés d’une certaine importance dans le secteur Rialto / San Marco des XIIIème et XIVème siècles.

« Chi va a zonzo per Venezia vede qua e colà due e più pietre bucate, che si protendono parallelamente dagli antichi edifici. Se la pietra è una sola, è segno che l’ altra, o le altre, furono tolte via in occasione di rifabbrica » ainsi s’exprimait l’architecte Pietro Selvatico au sujet de ces fameuses pierres.

Une des explications serait que « avevano l’ uffizio di sostenere grosse sbarre di ferro, o di legno, per tenervi ben serrati gli assiti ad uso delle bertesche colle quali munivansi le abitazioni dei palazzi magnatizi, se venivano asalite da nemici« … mais Venise est toujours restée éloignée d’un danger d’agitation à l’intérieur de sa lagune. Donc, même au temps incertains de la féodalité, ces pierre trouées pour y disposer rapidement des protections destinées à ralentir l’assaut des pillards n’ont aucune raison d’âtre.

D’autres ont évoqués un système permettant aux teinturiers de faire sécher les tissus : comment les teinturiers auraient pu posséder autant de maison dans Venise, dont de luxueux palais ?

On peut légitimement penser que, dans le trou, on passait un bâton, mais pour suspendre quoi ?

Outre la version qui propose de faire sécher des tissus fraîchement teints, on trouve également :

  • pour faire sécher le linge de la lessive ;
  • pour faire sécher des peaux de bêtes tannées pour la fourrure :
  • pour suspendre des tapis lors des grandes fêtes ;
  • pour suspendre des rideaux devant les fenêtres pour calmer l’ardeur du soleil…

Mais parfois, on trouve ces pierres avec le trou disposé à la verticale, souvent sous une terrasse. Servaient-ils alors à disposer une sorte de grillage sur des bâtons comme on peut le voir encore de nous jours ?

Giotto ou Carpacio les ont peint dans leurs œuvres.

Carpaccio

Tassini, Trincanato, Lorenzetti, Molmenti… tous les historiens de l’architecture vénitienne ont écrit une version différente de l’utilisation de ces pierres, mais aucun n’a résolu le mystère.

L’UNESCO menace Venise

La menace brandie à Doha par l’UNESCO a été confirmée par Philippe Pypaert, représentant en Europe de l’organisation internationale.

Navio gigante MSC Divina invade a pequena cidade de Veneza e revolta os italianos

« Escludere le navi incompatibili con la laguna. E fermare le opere irreversibili che potrebbero danneggiare seriamente la conservazione del sito » (interdisez l’accès aux navires non compatibles avec la lagune et arrêtez les travaux dont les conséquences irréversibles seront gravement dommageable à la conservation du site), tels ont été ses propos à l’Istituto veneto di Scienze Lettere à l’occasion d’une conférence sur le thème Governare le acque, salvaguardia e gestione della laguna.

Si d’ici 2016, le gouvernement n’a pas pris les mesures propres à protéger Venise et sa lagune des dangers de la navigation touristique de masse, alors, l’UNESCO retirera Venise de sa liste des sites protégés au titre du patrimoine de l’humanité.

S’il n’a fait aucune référence directe au canale Contorta, et aux grands projets portés par Paolo Costa pour le port de Venise, le message est on ne peut plus clair : « I nuovi interventi devono essere concepiti in nuova logica di sostenibilità. Non si può procedere per comparti separati in modo illogico » développement durable, tourisme, pollution, développement des vagues, hausse du niveau des eaux doivent être appréhendé de façon systémique et globale. « Sarebbe auspicabile interrompere al più presto il tour delle grandi navi nei canali di Venezia, senza aspettare il primo gennaio 2015, perché si corre il rischio di entrare in una zona pericolosa di attenzione per l’Unesco, che può portare a decisioni ancora più gravi. » 

Lors de cette même conférence,  Luigi D’Alpaos, de l’Istituto di Idraulica dell’Università di Padova a expliqué « … il faut changer de méthode, comparer les positions scientifiques et ne pas se contenter d’études confiées à des amis, sans vraiment se pencher sur les conséquences des travaux envisagés. » Là encore, la référence au canale Contorta et au scandale politico-financier qui entoure déjà ce projet est on ne peut plus claire.

Le président de l’Istituto veneto, Gian Antonio Danieli, a soutenu le fait que « Abbiamo deciso di accendere i riflettori su questo allarme lanciato dall’Unesco per confrontare le posizioni scientifiche. Venezia è minacciata oggi più che mai da interventi irreversibili. »

Personne n’a étudié ce sui se passe au passage d’un grand paquebot dans un canal de la lagune. Les vagues, en apparence sont petites, mais l’impact sur le fond est terrible, soulevant les sédiments et transformant la circulation hydraulique sur l’ensemble de la lagune.

Katia Basili, représentante du programme de l’UNESCO pour Venise a assuré que la politique, plus respectueuse de l’environnement du gouvernement sera évaluée sans complaisance. En février 2015, un audit sera mené.

Giovanni Puglisi, président de la commission nationale italienne pour l’UNESCO, a enfoncé le clou encore plus, affirmant que l’organisation internationale a délivré un carton rouge comme prémisse à l’annulation de la liste des villes inscrites au patrimoine mondial. « Questo è il primo campanello d’allarme che l’Unesco lancia, c’è ancora un lungo iter, ma visto che il cammino è lungo tanto quanto l’Italia è sorda, è chiaro che bisogna pensare immediatamente a delle soluzioni. Mi rendo conto che c’è un problema economico dietro la presenza delle navi a Venezia, che riguarda sia la città stessa sia le grandi società di navigazione; ma c’è un problema molto più serio di tutela del patrimonio, oltre che dell’ecosistema; credo quindi sia necessario sedersi tutti intorno a un tavolo: società di navigazione, ministero dei Beni Culturali e autorità competenti territoriali, per trovare delle soluzioni alternative di valorizzazione dei territori, in modo tale che ciò che si perde con il mancato ingresso a Venezia, lo si possa guadagnare attraverso anche altre mete. »

Si l’Italie reste sourde aux menaces de l’UNESCO, il est clair que nous devrons penser immédiatement à des solutions, en comprenant que cela induira des conséquences économiques importantes.

Navio gigante MSC Divina invade a pequena cidade de Veneza e revolta os italianos

Russie palladienne

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RUSSIA PALLADIANA
Palladio e la Russia
dal Barocco al Modernismo

Du 27 septembre au 10 novembre 2014
Museo Correr, Venezia

Russia Palladina - affiche

Le manuscrit de la première traduction en russe, attribuée au prince Dolgoroukov, du fameux Traité sur l’architecture par Andrea Palladio (publié à Venise en 1570), porte la date de 1699 et depuis lors, le grand architecte italien est devenu un point de référence, même dans le pays des Tsars.

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L’exposition « Russie palladienne. Palladio et la Russie du baroque au modernisme » est organisée par le ministère de la Culture de la Fédération de Russie dans le cadre des célébrations officielles de l’Année du Tourisme Russie-Italie 2014.

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Le choix des responsables a été de focaliser l’exposition sur l’influence que le travail du maître légendaire de la fin de la Renaissance a eu sur l’histoire de l’architecture russe et les raisons profondes dans le rôle qu’Andrea Palladio a exercé dans l’histoire de l’architecture.

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En effet, il est universellement reconnu comme le personnage qui a le plus influencé l’art de la construction dans le monde.

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En Russie, le nom d’Andrea Palladio a toujours eu une importance particulière, non seulement en raison de l’excellence de la Renaissance italienne, mais aussi en tant que la principale source d’inspiration pour la conception architecturale du pays, ainsi que d’un modèle pour la formation de la conscience et la vie de tous les jours.

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Pour prendre un exemple familier, le phénomène culturel de la construction des maisons de campagne typiquement russes, trouve aussi son inspiration dans les travaux de Palladio.

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L’exposition, entièrement nouvelle dans son contenu, s’appuie sur les résultats scientifiques publiés dans le catalogue, mais aussi sur une scénographie, permettant pour la première fois de suivre l’histoire, maintenant tricentenaire, de Palladio en Russie au travers d’un nombre important d’œuvres et de documents inconnu du grand public, provenant des fonds des musées les plus prestigieux et des archives en Russie.

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Chère journée à Poveglia

A l’occasion du Cleaning Day en Italie, l’association Poveglia per tutti avait mobilisé ses volontaire pour un grand nettoyage dans ce merdier géant qu’est devenue l’île, propriété de l’État Italien qui s’en désintéresse totalement du moment que ce bout de terre perdue ne lui rapporte rien.

L’association vénitienne, sur son site, a annoncé à ses adhérents du monde entier « que cette journée avait été extraordinaire, dans une ambiance de camaraderie et la volonté de préserver ce patrimoine qui appartient à toutes et tous les citoyens de la lagune« .

Sauf que l’île appartient toujours à l’État Italien et que les domaines, dans leur opération de brader les trésors de famille pour faire plaisir à l’Europe de madame Merkell ont toujours l’intention de tirer de ce lopin de terre un maximum d’argent, quitte à se mettre la population à dos.

Donc, depuis le début du mois de huillet, et quoi qu’en disent les portes paroles de l’association Poveglia per tutti, les négociations en vue d’une éventuelle mise à disposition de l’île n’ont pas avancées d’un iota, bien au contraire.

Ce qu’oublient de dire les portes paroles de l’association Poveglia per tutti, c’est qu’une demande très officielle avait été faite pour obtenir les autorisations en bonne et due forme de débarquer toute une petite troupe sur l’île de Poveglia.

Jusque là, rien de véritablement navrant…

Une journée de préparation le samedi, et une journée d’action le dimanche, qui ont permis, sans que le gouvernement italien de Matteo Renzi ne débourse le moindre centime d’€uros, de mettre propre comme un sous neuf, ou presque, ce coin de terre abandonnée.

Plus d’un millier de personnes sont allées sur l’île dimanche, mettre toutes les ordures dans des sacs poubelles, puis faire la fête avec un grand pique-nique, de la musique et de la bonne humeur.

Mais ce travail s’est avéré contre productif pour les bénévoles de l’association, car l’administration n’a pas apprécié ce travail fantastique.

En effet, c’est ensuite que les Domaines ont envoyé la facture :

Pour les droits de concession pour deux jours, l’utilisation des pontons, frais et droits de timbres inclus, le montant exigé par l’administration s’élève à plus de 2.000 €uros.

Au moins, nous savons désormais comment est dépensé que trésor de guerre que nous avons créé pour cette association : cela sert à remplir les caisses de l’État le plus corrompu d’Europe.

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… heu …

… sinon, on vous le répète : il n’y a pas de fantômes sur l’île de Poveglia !

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Monte dell’Oro

Nous vous emmenons aujourd’hui vers un endroit mythique, puisque la légende le la lagune veut que c’est ici que le trésor d’Attila serait encore caché.

Monte dell'Oro

C’est une petite île (0,13 ha) de la Lagune Nord de Venise, le long du canale Silone, dans la partie septentrionale des palude della Rosa. Le nom fait référence à une ancienne légende, rapportée par Paoletti, selon laquelle Attila, pourchassant les habitants après avoir détruit Altino, serait resté embourbé dans les marais de la lagune et aurait perdu son butin de guerre, chargé sur le plus gros et le plus lourd des charriots, qui aurait disparu dans les sables perfides.

D’ailleurs, tous les pêcheurs de Burano vous raconteront que, la nuit, on peut encore voir les esprits des soldats Huns qui veillent sur le trésor maudit, promettant à ceux qui tenteraient de le chercher une mort violente. D’ailleurs, les palines voisines portent encore de bien curieux reliefs :

Canale Silone près du Monte dell’Oro

Canale Silone près du Monte dell’Oro

Canale Silone près du Monte dell’Oro

La région était habitée par des réfugiés de l’intérieur du pays qui ont érigé un monastère bénédictin et une église dédiée à San Cataldo. Il semble aussi que se trouvait ici aussi le séminaire du diocèse de Torcello.

La zone s’est dépeuplée vers la fin du Moyen Age, et la partie immergée s’est considérablement réduite, plus tard ce lopin de terre a été utilisé pour construire un petit poste militaire, avec une cinquantaine de soldats, une position intermédiaire entre les principaux points fortifiés, dans le but de contrôler également les canaux secondaires d’accès à la lagune.

Ridotto dell Monte dell'Oro

Ridotto du Monte dell'OroDeux plans autrichiens publiés par http://www.fortificazioni.net

En 1848, les insurgés Vénitiens ont construit un fort, développé plus tard par les Autrichiens. Il fut ensuite utilisé par l’armée italienne pendant la Première Guerre mondiale, aujourd’hui il reste qu’un amas, une bosse de forme arrondie, où il n’existe aucune trace des anciens bâtiments et où vous pouvez prendre le temps de déguster de délicieuses mûres sauvages en rêvant de trésors cachés…

En 1994, l’État italien, alors propriétaire de l’île l’a adjugée à un « ingénieur sicilien ».

Monte dell'Oro

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