Intérieurs Fortuny

Les plus belles maisons sont décorées avec des tissus Fortuny fabriqués à la Giudecca, c’est ce que l’on apprends en feuilletant le riche ouvrage de Brian D. Coleman, illustré de nombreuses photos d’Erik Kvalsvik publié en 2012 chez Gibbs M Smith.

Dans cet ouvrage, l’auteur et le photographe ont parcouru le globe pour vous présenter plus de 25 intérieurs parés des plus beaux tissus Fortuny.

Intérieurs Fortuny

Cette maison de tissus, fondée à Venise en 1921 par Mariano Fortuny, confectionne des tissages synonymes de qualité, de savoir-faire et de somptuosité qui peuvent  agrémenter un décor aussi bien traditionnel que contemporain. Laissez ces intérieurs remplis de détails exquis, d’éclats colorés et d’objets de curiosité vous transporter dans un monde d’opulence.

Photos par Erik Kvalsvik fournies par la maison Fortuny à Venise.

Intérieurs Fortuny

Intérieurs Fortuny

Intérieurs Fortuny

Intérieurs Fortuny

Intérieurs Fortuny

Intérieurs Fortuny

Intérieurs Fortuny

Intérieurs Fortuny

Références du livre :

Fortuny Interiors
Auteur: Brian Coleman   photographe: Erik Kvalsvik
300 pages
Éditeur: Gibbs M Smith (15 septembre 2012)
Langue : Anglais
ISBN-10: 1423624327
ISBN-13: 978-1-4236-2432-5

Voir, en italien, l’article sur Storie Veneziane : Le più belle case sono arredate coi tessuti Fortuny

Poveglia : Souscrivez maintenant !

Voici les informations que vous attendiez patiemment !

Voici comment participer vous aussi, où que vous habitiez à la souscription pour que l’ile de Poveglia reste un espace public : Poveglia per tutti 99×99 (99 €uros pour 99 ans), c’est maintenant !

Le site pour envoyer devenir membre de l’association et envoyer votre participation financière est en ligne.

Rialtofil adhère à souscrire pour soustraire l’île de Poveglia à une énième spéculation immobilière, et invite ses lecteurs à faire de même.

Sur la page officielle de l’Associazione Poveglia – Poveglia per tutti qui totalise près de 8.000 j’aime, nous sommes déjà 120.000 personnes du monde entier qui se sentent impliquées par ce projet : une grande partie de toute l’Italie (93.000), et le reste principalement des États- Unis, de Grande-Bretagne et de France.

La mairie de Venise a tenté d’approcher l’administration des Domaines pour négocier un "fédéralisme domanial" avec le feu vert du maire de Venise Giorgio Orsoni. C’est Luigi Bassetto, directeur des Affaires Institutionnelles qui a reçu un large mandat pour négocier avec l’État, mais ce dernier reconnaît la difficulté de sa tâche, car l’État a mis la concession de 99 ans aux enchères, et les réponses doivent être données le 6 mai. L’autre hypothèqe serait que la ville exerce son droit de préemption, mais même si la concession est donnée autour de 3-400.000 €uros, la ville de Venise, surendettée, n’a pas l’argent nécessaire.

De toute façon, les vénitiens n’ont plus aucune confiance dans les hommes politiques qui les ont trahis depuis des décennies. C’est pourquoi les politiciens ont peur de ce mouvement si important en faveur du rachat de Poveglia par l’association spontanée de citoyens du monde entier, tous unis derrière les habitants de La Giudecca qui, les premiers ont versé 99 €uros pour sauver l’île des spéculateurs. Un ferment nouveau qui montre la réalité d’un "grand mouvement civique qui veut devenir actif dans le gouvernement de notre pays", comme l’a déclaré Maurizio Adamo, fondateur du premier restaurant musical à Venise, le Paradisio Perduto… "parce qu’il n’y a pas seulement Poveglia, mais aussi Sant’Andrea, l’Idroscalo et la moitié de la lagune". C’est bien connu, quand les citoyens commencent à bouger et prendre leur destin en main, la caste des politiciens a peur.

Nous vous rappelons les règles adoptées pour ce projet qui vise à empêcher qu’une autre île de la lagune de Venise soit laissé en pâture à des spéculateurs pour des projets hasardeux qui connaîtront le même avenir que celui de l’hôtel de luxe créé à San Clemente.

Règles pour acheter l'île de Poveglia

L’île de Poveglia se trouve dans la lagune de Venise, ville ancienne dans la ville, dont la concession pour les 99 années à venir est actuellement mise aux enchères par l’État italien. Nous ne pouvions pas rester les bras croisés, sans rien faire et constater une fois de plus qu’une île revienne à des intérêts privés.

Pour cette raison, nous allons concourir pour le bail de 99 ans. Nous voulons que cette île reste publique, et soit accessible et ouverte à tous. Si cette idée vous séduit, vous pouvez nous aider et vous porter acquéreur d’une part pour la somme de 99 €. Si notre offre emporte les enchères, la communauté des participants agissant en tant que "Associazione Poveglia" , gérera l’île démocratiquement et à des fins publiques .

Tous les mercredi, des réunions publiques sont organisées dans des lieux différents de Venise.

Photo F. De Rossi

En 4 points, les principes de cette initiative :

1 . La zone verte de l’île sera constituée de jardins publics et d’un parc librement accessible à tous.

2 . La partie construite de l’île accueillera des activités et des entreprises dont les finalités éthiques devront être cohérentes avec nos principes. Les sommes générées par cette activité seront utilisées pour payer les frais de fonctionnement de l’île dans son ensemble.

3 . La gestion de l’île sera à but non lucratif et respectueuse de l’environnement. Tous les bénéfices seront intégralement réinvestis dans l’île elle-même.

4 . Si nous remportons l’enchère, votre part vous permettra si vous le souhaitez de participer également aux décisions concernant le sort de Poveglia . Cette part ne donnera en aucun cas un quelconque droit de propriété ni aucun privilège d’utilisation et ne sera pas génératrice de participation à de quelconques bénéfices.

Concrètement, nous vous demandons d’adhérer à l’association pour un coût de 19 euros (somme qui comprend les frais d’inscription , les abonnements , les frais bancaires et comptables et les frais de participation à la vente aux enchères ) et de faire un don d’au moins 80 euros . Si par malchance nous ne remportons pas l’enchère, votre don ( 80 € ou plus ) vous sera intégralement restitué une fois le dépôt de garantie pour la vente aux enchères rendu à l’ Associazione Poveglia .

C’est un défi : nous unir afin de récupérer un morceau de la ville et en assurer et garantir l’utilisation publique.

Ne laissons pas la lagune peu à peu être mise en pièces et devenir un parc d’hôtels de luxe.

Rejoignez-nous dans notre utopie et devenez vous aussi acteur de l’île de Poveglia pendant 99 ans pour 99 €.

L’association "Associazione Poveglia"
Pour plus d’infos et adhérer : associazionepoveglia@gmail.com

 Photo F. De Rossi

Mais avant de vous dire comment adhérer, nous vous proposons quelques vues pour revoir l’évolution de l’île au fil des siècles.

Au XIIème siècle, l’activité des marais salants était déjà en déclin comme nous l’indiquent des  comptes rendus de jugements.

Gravure de A. Visentini représentant l'isola di Poveglia vers 1777

En mai 1163 à Malamocco, un juge et deux témoins attestent que le gastaldo (administrateur ducal), sur demande du doge Vitale Michiel, a fixé clairement les limites d’une palude (marais) à Poveglia où son père se consacre à la pèche en payant une rente à son propriétaire Giovanni Succugullo. Il est précisé dans ce document qu’il s’agit d’un ancien marais salant autrefois exploité par Succugullo qui y produisait du sel, avant de devoir cesser son activité en raison de son âge. le marais est désormais utilisé pour la pêche et la chasse en hiver.

Un siècle plus tard, les juges de Poveglio visitent les lieux en 1287 et constatent qu’il est impossible de comprendre où sont les limites en le domaine public et la propriété privée. Il reviennent plusieurs fois, avec entre autres un certain Don Giovanni Succugullo, un lointain descendant de l’ancien propriétaire des salines. Finalement, et avec l’aide de personnes âgées, ils fixent les limites de la propriété avec des pieux de bois afin que tous les habitants puissent savoir où pêcher et chasser sans avoir à payer de droits à un propriétaire.

L’île Poveglia au XVIème siècle.

Archivio di Stato di Venezia, Savi ed Esecutori alle Acque, dis. 155 Poveglia nel XVI secolo

Sur ce plan partiel des Savi ed Esecutori alle Acque, dis. 155, retrouvé aux Archives d’État de Venise, on devine une partie de l’île où l’on ne retrouve plus aucune trace des activités du passé, aucune palude n’étant indiquée sur la carte. Soit elles ont été définitivement comblées par l’homme, soit, au contraire, faute d’entretiens, elles sont désormais submergées.

A l’époque de Giacomo Guardi (1764-1835), Poveglia est une petite ville avec ses pêcheurs et ses maisons autour de l’église dédiée à San Vitale.

Poveglia - Giacomo Guardi

Sous la seconde domination autrichienne, à partir de 1814, Poveglia devient le centre de quarantaine de tous les ports autrichiens.

Toutes les urgences furent toujours couronnées de succès, même en 1822 lorsque le choléra est arrivé d’Extrême-Orient. Entre 1831 et 1832 ont été accueillis sur l’île les équipages de 702 navires ; 49 venaient de lieux infectés.

Poveglia au XIXème siècle

Au début de 1900, l’île est devenue un Centre de Santé Marittime (Stazione Sanitaria Marittima), et de nouveau en 1957, convenablement équipé pour la quarantaine de passagers et de marchandises.

Poveglia entre les deux guerres mondiales

En 1963, G. Lorenzetti dans son Venezia e il suo estuario parle d’une maison de repos pour personnes âgées. Elle gardera cette fonction jusqu’à sa fermeture définitive par l’État en 1968. Seule l’ile située à gauche sur la photo sera encore exploitée en vigne et jardins par la famille de Gildo Sgarbi qui avait obtenu en 1935 la concession jusqu’à la fin du siècle.

Poveglia vers 1968

Entre 1978 et 1998, les autorités italiennes ont complètement laissé l’île dans un abandon total. L’ensemble des vingt-huit mille mètre cubes de bâtiments s’est alors fortement dégradé du fait du manque d’entretiens et des dégradations humaines de visiteurs peu scrupuleux.

Po100

Vous avez tout lu ?

Vous voulez nous rejoindre, aux côtés des vénitiens en compagnie de citoyens du monde entier ?

Pour cela, les volontaires de l’association vous demandent de leur envoyer votre message dans une bouteille…

"Nous avons reçu des lettres de partout dans le monde, et de toutes les parties de l’Italie et de l’Europe", explique un responsable de l’organisation, "des lettres de gens qui aiment Venise, qui soutiennent notre projet Poveglia vert et respectueux de l’environnement, et surtout ceux qui veulent des jardins librement accessible à la population. Les lettres les plus touchantes pour nous sont celles des descendants des
émigrants", nous ont également écrit des "petits-enfants d’anciens gardiens de l’île, de personnes qui, de diverses façons, ont travaillé à Poveglia dans le passé"…

Comment adhérer et participer :

Rendez-vous sur le site http://www.message-in-a-bottle.org/ (en italien, anglais ou français, au choix)

En français il y a encore plein de fautes, on va y remédier rapidement ;-)

Remplissez le formulaire en indiquant vos Prénom / Nom / E-mail

Indiquez vos numéros IBAN et BIC (au cas où il serait nécessaire de rembourser tout le monde si l’offre n’est pas gagnée) puis VALIDEZ.

Vous recevrez ensuite un e-mail qui confirmera les indications qui s’affichent en rouge sur la nouvelle page, avec les instruction pour faire le virement de 99,00 €uros (ou plus si vous le voulez).

Avec ces informations, soit vous procédez au virement en ligne depuis le site de votre banque (avec certaines banques, comme La Poste, pur Klod, il faut un délais de 48 heures). Soit vous allez au guichet avec ces informations et vous procédez au virement.

Si jamais on vous demande le code BIC (mais dans notre cas, il est apparu après avoir saisi le code IBAN), le voici : BAPPIT21712

L’argent sera sur le compte de l’association dans environs une semaine, c’est pourquoi il est préférable de la faire sans tarder. Comme il y aura une multitude de virements en peu de temps, et que tout est géré par des bénévoles, il faudra un peu de patience pour avoir confirmation de votre adhésion (soyez patients !)

Un petit conseil pour ne pas vous tromper dans la multitude de "0" partagez le numéro IBAN en séries de 4 chiffres.

Un message dans une bouteille

Podestà et justice à Poveglia

La collecte pour réunir les souscription et l’argent nécessaire pour que les vénitiens conservent l’île de Poveglia pour tous s’organise. Dans quelques heures nous pourrons vous indiquer la procédure pour souscrire au projet Poveglia pour tous 99×99 depuis le monde entier.

Déjà, les vénitiens et celles et ceux d’entre vous qui sont à Venise ces jours-ci peuvent se rendre dans un des points indiqués sur la carte ci-dessous.

Poveglia per tutti

1. Bar La Palanca
Giudecca, Fondamenta S. Eufemia 448 – tel 041 5287719
(ouvert lun-sam de 7:00 à 21)
2. OFFicina
Dorsoduro, Calle del Traghetto Ca’Rezzonico 2799 – tel 041 7241214
(ouvert lun-ven 9:00/19:30 et sam 10:00/16:30)

3. Libreria Marco Polo
Cannaregio, calle del Teatro Malibran 5886/A – tel 041 5226343
(ouvert lun-sam de 9:30 à 19:30 – ven jusqu’à 23)
4. Il Canovaccio
Castello, Calle delle Bande 5369/70 – tel 041 5210393
(ouvert lun-dim de 10 à 19:30)
5. BrAgorà
Castello, Salizada Sant’Antonin 3496 – tel 041 3190864
(ouvert lun-sam 9:30/19:30 et dim 10:30/18:30)
 .

.

Tous les mercredi une réunion publique est organisée dans un lieu différent, lors de la dernière, 250 personnes ont déjà apporté les 99 €uros de leur souscription.

La prochaine réunion est organisée après-demain soir, mercredi 23 avril à 18:30 heures, à Mestre, Palaplip Via San Donà 195/c.

Assoziazione Poveglia

Ringraziamo vivamente tutti coloro che hanno già aderito e i tantissimi che ci stanno chiedendo come fare!

En attendant que vous puissiez, vous aussi, contribuer à sauver cette île de la rapacité des bétonneurs et des investisseurs peu scrupuleux, nous vous offrons, en exclusivité,  une vue aérienne géante de l"île de Poveglia :

Vue aérienne de Poveglia

Avec la complicité de l’historien Davide Busato, nous allons vous conter d’autres bribes de l’histoire de cette île qui n’a rien de maudite, contrairement aux allégations de légendes urbaines modernes.

En Juin 1305 Tolberto da Camino, Iacopo Ricco, Guido Avogaro et Pirolino de’ Costantini, ambassadeurs de Gerardo et Rizzardo da Camino et de la commune de Trévise, demandèrent au Doge de Venise que leurs soient livrés certains coupables de "machination", contre Da Camino et la municipalité de Trévise. Le Doge leur a répondu qu’il était désolé, mais qu’il ne pouvait pas les "livrer comme des étrangers, mais qu’il les avait déjà fait arrêter à Poveglia où ils seraient jugés.

Poveglia

Mais qui administrait la justice à Poveglia ?

Dans les premiers siècles, la justice à Poveglia était administrée par un intendant (gastaldo) qui en référait au Palazzo Ducale.

Compte tenu de l’importance prise par la population de île, le 30 Décembre 1339, par une résolution du Grand Conseil, on chargea le Podestà de rendre la justice, et on élu Pietro Lando, podestà de Poveglia.

Le nouveau podestà avait compétence sur Malamocco, Pellestrina et Pastene. Chaque lundi il devait aller à Malamocco et un autre jour de la semaine à Pellestrina. Mais comme le voyage à Pellestrina était long et désagréable en hiver, il a été décidé en octobre 1341 d’y suspendre. Le podestà était élu pour un an, et cet homme âgé entre 20 et 50 ans était assisté par un notaire et quatre famuli.

En plus des juridictions civile et juridique, il devait assurer la protection du fragile équilibre environnemental, veiller à l’état des vignes, et faire entretenir les quai et les les rives. Il était également chargé de veiller à la régularité des entrées dans la ville, Poveglia étant le point de passage obligé pour se rendre alors à Venise.

En septembre 1375, notamment, il fit coincer des habitants de Chioggia qui transportaient de nuit  à Venise, du vin de contrebande.

Poveglia

Au XVIIIème siècle deux lois furent promulguées pour que les navires dont on soupçonnait la peste à bord puissent rester en quarantaine devant Poveglia.

19 août 1750, not. 34 c.30t “Permettendo circostanze del tempo e dell’acqua, obbligato ammiraglio Malamocco condur bastimenti in una sol volta al loro luogo: li provenienti da luoghi infetti in Fisolo, quelli di minor sospetto in Poveglia [...]

2 décembre 1771, not. 41 c. 153t  “Con li metodi prescritti da terminazione 5 febbraio 1760, tradur debbano bastimenti soggetti a contumacia di giorni 40 nel Canal di Poveglia, li soggetti a giorni 28 in quello de’ Marani

Comment la transformation de l’île se fit depuis ces temps ?

Dans le rapport d’un ingénieur daté du 20 avril 1842, on peut lire que "Le Lazaret de Poveglia a été progressivement amené à cet usage, avec la construction de bâtiments spacieux avec des conditions impérieuses pour la santé..."  de nouveaux puits sont construit pour éviter toute contamination possible (avec un seul puits).

Une délibération du 16 février 1833 demande à Giovanni Mora les travaux pour la construction d’un cimetière attenant au Lazzaret de Poveglia.

Poveglia

Mais combien de personnes vivaient sur l’île à cette époque ?

La réponse se trouve dans une merveille historique trouvée aux archives, sur un fascicule d’un procès entre l’évèque de Chioggia et le Magistrato delle Razon Vecchie à propos de la nomination d’un curé à Poveglia "che dal 1423 non essendo habitatore alcuno in Poveglia, ne prete che officiasse quella chiesa a supplicazione delli Gastaldo e cittadini di Poveglia habitanti altrove fu preso in pregadi et confirmato in Gran Conseio [...] che le Rason Vecchie potessero spendere 30 ducati l’anno in salario d’un cappellano che celebrasse li divini offici [...]"

Pour tout savoir sur Poveglia, sa véritable histoire, les légendes infondées et le mythe de cette île, retrouvez Davide Busato le samedi 20 juin, pour une excursion, de 19:00 à 23:00 heures, au départ des Zaterre.

misteri-di-venezia-2014

La véritable histoire de l’île maudite de Poveglia

Parfois, les légendes urbaine modernes trouvent leurs enracinement dans l’histoire … mais ce n’est pas le cas de l’île de Poveglia sur laquelle des légendes ont surgi qui n’ont rien à voir avec son histoire. Nous allons donc vous raconter la véritable histoire de Poveglia, avec l’aide de l’historien vénitien Davide Busato.

Gravure de A. Visentini représentant l'isola di Poveglia vers 1777

A l’heure où les vénitiens se mobilisent pour que cette île ne devienne pas un paradis pour les parvenus et un moyen de blanchir de l’argent douteux pour des investisseurs peu scrupuleux, on voit surgir, dans les médias français, toute une série sur "l’île maudite", ou "l’île la plus hantée du monde" qui est à vendre.

Règles pour acheter l'île de Poveglia

A Venise, le travail au sein de l’association Poveglia pour mettre rapidement sur pieds le projet Poveglia per Tutti avance. Le groupe qui travaille sur les questions financières a communiqué que dans quelques jours sera activé un compte courant où tout le monde pourra verser son quota ; avant de faire le virement, il faudra remplir un formulaire qui donnera à tous un code alphanumérique, cela permettra la restitution de l’argent si on ne remporte pas les enchères. Il sera activé aussi un compte pay-pal pour permettre des transferts bancaires très vites.

Assoziazione Poveglia

Les hommes politiques locaux, qui n’en manquent pas une… après n’avoir rien tenté pendant des années, s’agitent soudainement. Beppe Caccia par exemple, propose que les Domaines mettent fin à la mise aux enchères et donne l’île de Poveglia, gratuitement, à la ville de Venise "Il Demanio fermi l’asta. #Poveglia assegnata alla città" . Mais pourquoi faire ?

Giorgio Orsoni, le maire de Venise, a pour sa part annoncé qu’il participerait à titre personnel à la souscription lancée par l’association.

Beppe Caccia

Histoires de fantômes de victimes de la peste, des histoires d’hôpitaux psychiatriques, des médecins fou et suicidaire sont légions sur des sites anglophones de chasseurs de spectres, et la presse britannique n’a pas été chercher ailleurs ses sources d’informations, inondant les tabloïds d’articles racoleurs sur "l’État italien qui vends une île maudite". Suivi, comme toujours, par la presse francophone.

Seulement voilà, d’après les études menées par Davide Busato, Poveglia n’a jamais eu ces usages dans sa longue histoire !

L’île n’a pas été utilisé comme mouroir lors des grandes pestes comme cela s’est produit au Lazzaretto Vecchio et au Lazzaretto Nuovo, n’a jamais été utilisée comme hôpital psychiatrique à la manière de San Clemente et San Servolola seule malédiction de l’île de Poveglia est celle de son abandon par les hommes.

Poveglia - Carte lagune

Cette île était autrefois appelé "Popilia" ou "Dei Pioppi" (des peupliers) probablement en raison de sa végétation.

Selon Pompeo Molmenti dans la seconde moitié du IXème siècle, l’île a été peuplée par environ deux cents familles de Venise : ils étaient les serviteurs du doge Pietro Tradonico, tué en 864 à la suite d’un complot de nobles vénitien. Ils se barricadèrent dans le Palais des Doges jusqu’à ce qu’on leur assure la vie sauve et une terre où s’installer. Orso Partecipazio, le successeur du doge assassiné, leur accorda l’île et un certain nombre de privilèges.

poveglia-tironi-sandiL'île de Poveglia dans une gravure de Tironi-Sandi

En moins d’un siècle, la communauté de Poveglia s’agrandit : plus de huit cents maisons furent construites et l’île était riche en vignobles et marais salants. En 1378 elle était devenue une république autonome gouvernée par un Gastaldo ducale et dix-sept Consiglieri.

Le déclin commença après 1379 à cause de la guerre de Chioggia. La population a considérablement diminuée, mais ceux qui sont restés sur l’île n’ont jamais été privés de leurs anciens privilèges, comme l’exemption de taxes.

En 1777, l’île est passée sous la juridiction du Magistrato di Sanità.

Les navires, leurs équipages et passagers ne venaient pas directement au Lido, mais empruntaient le canale di Poveglia et le Teson, et transitaient par Poveglia, où le grand bâtiment servait de stockage. En 1793, on y isola un équipage d’une "tartarella idriotta infetta di peste" mais on n’enregistra aucun mort de la peste.

Poveglia, dessin de Francesco Guardi

Au cours du XIXe siècle, l’île a été transformée en une maison de repos de la santé maritime, usage maintenu jusqu’à la Seconde Guerre Mondiale.

À une époque, il y avait sur une église dédiée à San Vitale, qui possédait un crucifix célèbre, aujourd’hui conservé dans l’église de Malamocco, et un tableau de Titien, mais elle a été fermée en 1806 et plus tard détruite. Il n’en reste plus que le campanile pointu qui a été transformé en phare quand l’île a servi pour mettre les navires en quarantaine.

Au siècle dernier, Poveglia devint une maison de convalescence et de repos pour les personnes âgées jusqu’à ce que, en 1968, elle a été abandonnée définitivement.

Aucun article de journal rapporte que des médecins se soient suicidés sur l’île de Poveglia en se jetant du haut du campanile. Mais les articles des journaux de l’époque et les archives de Venise ne recèlent aucun évènement qui aurait pu expliquer les fantaisies reportées dans les légendes qui courent sur l’île.

Photos Christophe Blaise :

isola maledetta di Poveglia

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In te Domine speravi

Zalterius Bologninus (Bolognino Zaltieri) fut un imprimeur et libraire vénitien actif dans la seconde moitié du XIVème siècle.

Appelé "libraio" le 10 Juillet 1567 quand il a enregistré sa marque (le Lion de la ville de Venise avec le mot VENETIA). Almagià pensait qu’il était exclusivement un imprimeur. Dans la liste, en 1573, de Francesco Patrizio, des imprimeurs et libraires bénéficiant d’un privilège, Zaltieri est décrit comme "Alla Stella".

On ne sait que peu de choses de sa vie, sinon qu’il  a travaillé en association avec les frères Domenico et Giovanni Battista Guerra.

Au fil des ans ces devises furent : Aut utile aut jucundus aut utrumque.In te Domine speravi. – Felix prudens simplicitas.

Nos lecteurs français pourront consulter, à la Bibliothèque Nationale de France, quelques uns de ses ouvrages :

Il disegno del discoperto della nova Franza… est en réalité, une carte de toute l’Amérique du Nord et de l’Amérique centrale publiée en 1566.

Totius Galliae exactissima descriptio, carte de 1566, gravée par Paolo Forlani, porte dans un cartouche, la dédicace : Magco ac insigni viro Marco Antonio Radici Paulus Forlani Veronensis S.D. sur laquelle on lit : Totius Galliae… delineatio ad Orontij… imitationem ; voir Bagrow, Ortelii Catalogus, p. 65

Brabantiae Belgarum provinciae recens exactaque descriptio de 1567, est une carte, avec dans le haut, les armes de l’Empire germanique et du Brabant.

Hollandiae Batavoru veteris insulae et locorum adiacentium exacta descriptio de 1567.

Ducatus Carniolae una cum marcha Windorum est une carte de 1568, avec le titre liminaire en latin, et des armoiries de chaque côté. En bas, dans deux cartouches, avis au lecteur en italien et en latin.

Ducatus Carniolae una cum marcha Windorum - Source Gallica

Nova ac verissima totius Terrae Sanctae descriptio avec une dédicace à l’archevêque de Salzbourg signée : Josephus Cerrus. Carte publiée en 1569.

Sanctus Mons Synai, publié en 1569, porte les dédicaces : Claudio Cornelio Frangipani OP SP. adolescentulo Io. Baptista Fontana…. et un avis au lecteur : Bologninus Zalterius pio lectori. – Vue panoramique du monastère et des ermitages, illustrée de personnages.

Lectoribus. En Bohemiae nova et exacta descriptio avec le titre dans un cartouche orné de fruits. Est daté de la seconde moitié du XVIème siècle, sans plus de précision.

 / Paulus Forlani Veronensis 1566 Cartes Informations détaillées - Source Gallica

Bibliographie

M. Bury, The Print in Italy 1550-1625, British Museum, Londres 2001, p.236

Le parasol du pouvoir

Delacroix a immortalisé la posture altière du sultan marocain à cheval à travers plusieurs œuvres : dans ces représentations, le parasol incarne l’emblème par excellence de la dynastie alaouite et de la royauté marocaine dans son ensemble.

Portrait du sultan du Maroc - Tableau 1963 - Eugène Delacroix

Brève histoire du parasol comme objet régalien dans le monde musulman…

Dans son livre La mémoire d’un roi, le roi du Maroc Hassan II avait écrit par boutade que si le parasol était le symbole de la royauté marocaine, beaucoup de gens s’y étaient mis à l’ombre alors que lui-même demeurait exposé au feu du soleil.

Lorsque l’on se reporte aux auteurs médiévaux ayant décrit et analysé les emblèmes des dynasties musulmanes, et notablement, parmi eux, à Ibn Khaldûn, on constate qu’ils placent volontiers au premier plan de ces appareils symboliques les étendards et les tambours, lesquels renvoient à la fois au registre militaire, guerrier.

Eugène Delacroix, Esquisse de l’audience du 22 mars 1832 (Charles de Mornay, en ambassade au Maroc), Dijon, musée des Beaux-Arts.

Le parasol, midhalla ou mdhall, est quant à lui un emblème mentionné parmi d’autres, sans distinction particulière. Il n’est aucunement propre au Maroc, ni même à l’Islam. Au Maghreb, il émerge au Xème siècle, sous les Fatimides, c’est-à-dire dans une dynastie chiite.

Il est attesté, pour les périodes ultérieures, dans des régimes monarchiques aussi différents que ceux de la cour des Mamlouks, des Mongols ou des Ashantis, sans parler des royautés asiatiques.

Ibn Hammad le décrit comme un objet luxueux, orné de pierres précieuses, entorse notable à l’impératif d’austérité. Il l’assimile explicitement à la voûte céleste, mais également à un "bouclier monté au bout d’une lance". Le registre guerrier est donc bien avéré.

Eugène Delacroix  Moulay Abd-Er Rahman sultan du Maroc sortant de son palais de Meknes

Costumes pour le cinéma dans les archives du FBI

Le FBI est une institution qui a pour vocation de préserver les films britanniques, et tout ce qui a trait à leur histoire, pour les générations futures.

Pour les 80 ans nous avons eu accès à leurs archives. Les illustrations de ces créateurs de costumes de films britanniques font partie de cette collection.

La conception de la costumière Julie Harris pour le personnage de Julie Christie, joué par Diana Scott dans le film Darling, de 1965.

Darling

La conception de Cecil Beaton pour Anna Karenina (joué par Vivien Leigh) dans le film britannique de 1948 Anna Karenina.

Anna-Karenina

Proposé par Ivor Beddoes, un dessin exquis pour la séquence de ballet Heart of Fire, dans le film de 1948, The Red Shoes.

Red-Shoes

Le croquis de Cecil Beaton pour la fille fleur dans My Fair Lady (1964) avec Audrey Hepburn dans le rôle d’Eliza Doolittle.

My Fair Lady

Une conception de Motely pour la gouvernante de Deborah Kerr dans le film gothique d’horreur de 1961, The Innocents. Le film était basé sur le roman de Henry James, The Turn of the Screw.

The Innocents

Le costume de Glenda Jackson, imaginé par Shirley Russell, pour le film de 1969 Women in Love.

Women in Love

La conception de Christopher Hobb pour le film de 1978, Jubilé, un cultissime British, réalisé par Derek Jarman. Le film a été fortement influencé par le mouvement punk.

Jubilee

La conception d’un costumes par Anthony Mendleson pour la comédie dramatique, Kind Hearts and Coronets (1949). Le film est réputé pour la représentation de huit membres de la famille D’Ascoyne par l’acteur Alec Guinness.

Kind Hearts and Coronets

Le costume de Miss LaCreevy, par Victor Beaumont, en 1947 pour le film Nicholas Nickleby.

Nicholas Nickleby

Un croquis pour The Devils (1971) par Shirley Russell.

The Devils

Palazzo Falier Canossa

Le palais donne sur le Grand Canal, à l’angle avec le Rio del Duca. On y accède à pieds par la calle Vitturi o Falier, au numéro civique 2906 de San Marco, derrière la chiesa San Vidal.

Pour ne pas le confondre avec l’ancien palais du doge Marino Falier, décapité pour trahison, et aujourd’hui transformé en hôtel, les vénitiens l’appellent palazzo Falier Canossa.

Le bâtiment a été commandé par la famille patricienne Faliero, qui a en gardé la propriété jusqu’à l’extinction, au siècle dernier. La découverte miraculeuse du corps de Saint-Marc en 1094, illustrée par Tintoret dans une de ses toiles, s’est produite alors qu’un illustre ancêtre de cette famille était doge : Vitale Faliero.

En 1492, le propriétaire du palais était Francesco Faliero, il a été condamné cette même année à la réclusion à vie dans l’île de Chypre. Il avait en effet proposé au Conseil des Dix de donner cent ducats par an aux patriciens les plus nécessiteux et selon les calculs effectués par les Dix la somme totale à leur à allouer aurait été soixante-dix mille ducats, un chiffre jugé ruineux.

Giovanni Faliero, son père, reste dans l’histoire pour avoir fait faire des études à Antonio Canova. Enfant, Canova travaillait comme garçon de cuisines dans la maison des Falier à Pra-dazzi di Asolo, et Giovanni, l’ayant vu un jour modeler un lion de beurre l’envoya à Venise. Plus tard, Antonio Canova créa pour Giovanni Falier le groupe de Dedalo e Icaro aujourd’hui exposé au Museo Correr.

Après la vente, le bâtiment passa aux mains d’une famille noble originaire de Vérone, les Canossa qui sont toujours les propriétaires actuels.

Palazzo Falier Canossa vu depuis l'Accademia

Le palais est connu de tous les touristes qui empruntent le Grand Canal, ou attendent le vaporetto au pont de l’Accademia, par sa façade avec ces deux grands jardin d’hivers que l’on nomme à Venise liagò : deux grandes loggias de bois, fermées par des vitrages.

Peu nombreux sont les élus qui ont pu entrer dans ce beau et orignal palais, qui est pourtant ouvert, parfois, pour des expositions. On entre dans le palais, coté entrée de terre par un joli petit jardin verdoyant et calme, bien que l’on soit si près de Canalasso et d’un des ponts les plus fréquentés de la Sérénissime.

Le jardin du palazzo Falier Canossa

Pour agrandir l’espace, on a ménagé des sortes d’alcôves de verdure sur le mur de la calle couvert avec du faux jasmin, Trachelospermum jasminoides et de la vigne vierge de Virginie, Parthenocissus quinquefolia, avec pour fond, de grands miroirs… des miroirs pour agrandir un jardin, en voilà une bonne idée pour notre petit jardin à Venise ;-)

Le jardin du palazzo Falier Canossa

Le jardin du palazzo Falier Canossa

Le jardin du palazzo Falier Canossa

Ces quelques photos d’un des jardins secrets de Venise sont un petit avant goût de la série que nous vous proposerons tout le long du mois de mai.

Les vielles carnes qui sévissent régulièrement sur les forums de fossoyeurs du tourisme à Venise, racontent que nous ne somme pas les auteurs de nos photos… elles n’ont qu’à regarder de plus près certains messages subliminaux cachés dans nos photos et qui prouvent bien le contraires !

Le jardin du palazzo Falier Canossa

La maison familiale a été construite dans la première moitié du XVème siècle. La façade est légèrement en retrait et vraiment inhabituelle, contraire à la tradition de tripartite, typique de beaucoup de bâtiments vénitiens : elle est en effet séparée par deux liagò caractéristiques, qui flanquent la grande polifora centrale. On a cru pendant longtemps qu’elles étaient des ajouts ultérieurs, juxtaposés à la construction pendant la restauration XIXème siècle qui en a profondément changé l’apparence, mais aujourd’hui, nous pouvons confirmer qu’ils remontent au XVème siècle. Le bâtiment à été surélevé au cours de la première moitié du XIXème siècle, avec l’ajout d’un grenier en mezzanine.

Dans les années soixante du XIXème siècle l’un des appartements sont situés dans cette nouvelle mezzanine de l’immeuble a été loué par le jeune écrivain américain William Dean Howells, envoyé à Venise par Abraham Lincoln comme consul des États-Unis. Il y resta jusqu’en 1865 , et plus tard a publié un livre sur la vie vénitienne, réel best-seller de son temps. Une plaque de marbre sur le côté de l’immeuble donnant sur la calle Vitturi commémore le séjour de Howells.

Les intérieurs sont particulièrement précieux, avec une salle à manger décorée de miroirs et de stucs dorés.

Mais vous êtes toujours dans le jardin ! Vous voulez entrer voir l’intérieur ou non ?

Palazzo Falier Canossa

Palazzo Falier Canossa

Palazzo Falier Canossa

Palazzo Falier Canossa

Palazzo Falier Canossa

Palazzo Falier Canossa

Palazzo Falier Canossa

Palazzo Falier Canossa

Palazzo Falier Canossa

Palazzo Falier Canossa

Palazzo Falier Canossa

Palazzo Falier Canossa

Palazzo Falier Canossa

Palazzo Falier Canossa

Palazzo Falier Canossa

Bibliographie :

Marcello Brusegan, I Palazzi di Venezia, Newton & Compton, Roma 2007

William Dean Howells, Venetian Life,

Droit de Réponse

Suite à une campagne orchestrée, visant simplement à nous nuire, et après avoir attendu de voir comment évolueraient les choses, nous faisons ce droit de réponse, sans qu’il présume des suites judiciaires qui seront données ultérieurement.

Suite au décès d’une grenobloise, nous avons eu un échange de messages strictement privés avec une costumée de cette ville.

Nous avons clairement répondu que nous n’envisagions pas de nous rendre aux funérailles de cette personne que nous avions cessé de fréquenter définitivement depuis le jour où elle nous avait menacé car étant membre de notre association, nous devions la loger chez nous pendant le Carnaval, c’est ce qui a d’ailleurs motivé notre démission de toute responsabilités dans cette association et notre départ.

Après les funérailles, Klod  a eu le malheur de dire, toujours lors d’un échange privé, qu’il y avait peu de costumés présents, et que les personnes qui organisent des carnavals un peu partout auraient pu envoyer des fleurs, au moins.

Quelle ne fut ps sa stupéfaction, en rentrant du travail de voir des parties tronquées et rassemblées différemment de cet échange, publiés à son insu sur plusieurs pages facebook et reprises en chœur par un certain nombre d’individus nocifs.

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Puis, diverses personnes qui n’aiment pas quand nous pointons leur façon ignoble de se comporter ont vite profité de l’occasion pour monter une cabale, inventer de toute pièces une histoire, et une fois de plus se poser en victimes des injustes bourreaux que nous sommes.

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Ce sont toujours les mêmes personnes nuisibles et qui se complaisent à entretenir un climat malsain dans un monde où devrait n’exister que le merveilleux. les auteurs des faits se comptent sur les doigts des deux mains. Et ils sont visiblement appréciés par une vingtaine de personnes qui doivent avoir du temps à perdre pour le passer à dire (et écrire) du mal des gens.

Le plus étrange, c’est que des gens que nous ne connaissons absolument pas se permettent de colporter ces ragots en y ajoutant leur petite touche personnelle.

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Donc, si l’on en croit ces inventeurs d’histoires (et de comptes pour vieux enfants), ces organisateurs de carnavals n’ont pas hésité à traverser toute la France pour venir aux funérailles de leur amie, et fleurir abondamment sa mémoire. Pour preuve de leur compassion, ils partagent tous, désormais la même photo montage.  Mais une seule suffit, faut pas déconner, ils ne vont pas se tuer au travail non plus.

Quelle mascarade !

Ces gentils renards qui aiment bien appâter les moutons et les brebis (galeuses) y compris sur les cadavres encore chauds ont oublié un détail…

Forcément, comme tous ces gens qui jurent qu’ils étaient à Grenoble ce lundi là, n’ont jamais mis les pieds dans la capitale des Alpes, ils ignorent un point important.

La chose qui met à mal leur jolie poésie. Qui fait leur conte à dormir debout ne tiens plus la route.

La ligne de bus N° 32 sur laquelle Klod est conducteur régulier a son terminus au Cimetière du Grand Sablon, à La Tronche, en face du Funérarium de Grenoble.

Et donc, si ces gens avaient vraiment été à Grenoble ce jour, à cet endroit, ils auraient été obligé de voir Klod dans son gros bus devant le cimetière, puisqu’ils auraient défilé devant. Et donc, Klod les aurait vu passer devant son bus…

Un autre malin sous l’effet des psychotropes a prétexté "il est malade". Aussitôt repris à l’unisson par le chœur des accrocs aux soins psychiatriques.

Sachez que le métier de conducteur de bus est sévèrement encadré par la loi, et qu’on ne confie pas la vie et la sécurité de milliers de voyageurs quotidiens à quelqu’un qui n’est pas à 100% de ses capacités. Même pour des soins bénins, en raison des médicaments incompatibles avec la conduite, les contrôles sont stricts.

Klod va très bien, Olga est en parfaite santé, et la vieille chatte de la maison, Sissi, va sur ses 15 ans, que nous fêterons le 11 août. Notre avocat à accusé réception des captures d’écrans que nous lui avons fait parvenir. Il va les étudier et nous conseiller sur la suite à tenir et le montant des D&I à demander.

Contrairement à ces gens, nous n’avons rien à vendre, nous avons toujours donné nos photos, nos informations, nos conseils, etc… et nous n’avons rien à cacher, nous !

Cela fait des années que ces gens appellent à nous boycotter, menacent même les membres de leurs associations qui écrivent sur notre blog… nous avons décidé, pour avoir la paix, d’utiliser leurs armes. Ces gens là sont bloqués depuis des années, mais nous avons décidé de bloquer également toutes celles et tous ceux qui sont encore "amis facebook" avec cette petite dizaine de personnages. Olga a déjà terminé son blocus infinitus. Klod devrait avoir terminé (il ratisse plus large encore) en fin de semaine. Si vous ne voyez plus nos pages, désormais, c’est que vous n’avez pas de bonnes fréquentations à notre avis… désolés !

Enfin, pour celles et ceux qui se sont inventés un voyage au cimetière de Grenoble, voici à quoi il ressemble ainsi que le funérarium.

Terminus ligne 32

L'entrée du cimetière de Grenoble vue depuis mon volant

Entrée du Cimetière de Grenoble

Funerarium municipal de Grenoble

La Filovia Mestre – Venezia

Pour certains, La Filovia, c’est une trattoria de Santa Croce, située piazzale Roma, où ils mangent une dernière fois avant de quitter Venise, une fois le Carnaval terminé.

Peu de touristes se posent des questions sur l’origine de ce nom étrange…

La Filovia a été, durant de nombreuses années, le fil d’Ariane qui reliait la cité lagunaire au continent :

Filovia

En 1933, on inaugure la première course entre la Piazza Pastrello à Favaro Veneto et Venise. Sonia Bevilacqua nous a envoyé la photo ci-dessous, où l’on voit son père, le second à gauche, poser, avant le départ de Favaro Veneto, devant le trolley N° 4.

Le tramway sur la Piazza Pastrello à Favaro Veneto

Quelques années avant la Società Anonima Tranvie Mestre-S. Giuliano exploitait encore le service des tramways tirés par des chevaux. Les voyageurs, une fois arrivés piazza Barche, devaient prendre un bateau…

Dès que le pont sur la lagune fut terminé, le choix de relier directement Mestre à Venise fut pris. Et à cette époque de modernité, on choisi des trolley électriques pour remplacer les tramways à chevaux.

Pont sur la lagune

Pour les garnements de l’époque, c’était la coriera co le tirache. Gigio Zanon, qui en faisait partie, se souvient : "Da fioi co la passava par la rampa del Troncheto la ralenatava, alora se tacavimo su le do coverte dei cavi e se fassevimo portar in piassal Roma. Dove che i più mone se fasseva ciapar dai vigili che ne spetava…" Comme le trolley était ralentis par la montée de la rampe de Troncheto, les enfants s’accrochaient à l’arrière et se faisaient transporter jusqu’à piazzale Roma, mais ils devaient s’enfuir avant que les vigiles ne les attrapent.

Filovia

Une autre ligne, également inaugurée en 1933, reliait la Piazza Ferretto, via la Piazza Barche (aujourd’hui du XXVII Ottobre) jusqu’à la Piazzale Roma à Venise, en traversant le nouveau long Ponte Littorio (aujourd’hui Ponte della Libertà). Sur la photo ci-dessous, le filobus Fiat 656 n. 40 en service sur la ligne 3 traverse la piazza Ferretto.

Filovia

Ce fut un succès commercial, et très vite d’autre lignes furent crées, au Lido de Venise, ainsi que des lignes Mestre-Mirano et Mestre-Treviso respectivement en 1937 et 1938.

Un service de nuit fut également mis en place, comme on peut le voir sur ces photos, prises devant la billeterie de la piazzale Roma, et au premier arrêt avant le ponte Littorio.

Filovia

Filovia

La ligne du Lido de Venise a été supprimée en 1966, après les dégâts causés dans la région par des innondations consécutives à la rupture de digues qui protégeaient la lagune.

La ligne Venise-Mestre et celles conduisant à Mirano, Mogliano et Trévise furent abandonnées en Septembre 1968, lorsque il aurait été nécessaire de déplacer certaines parties du caténaire, pour des soucis de viabilité, des travaux que l’ACNIL (organisme gestionnaire du LPT à l’époque) n’a jamais voulu réaliser. Les derniers modèles de trolleys étaient 5 Fiat 2405 Stanga de 1958 articulés, numérotés 201 à 205.

Filovia

Une dynastie de navigateurs : les Caboto

Au début de la Via Garibaldi, à l’angle de la Riva dei Sette Martini, une plaque, sur la façade d’une maison, indique qu’ici ont vécu Giovanni e Sebastiano Caboto.

La maison où ont vécu Giovanni e Sebastiano Caboto

La plaque sur maison où ont vécu Giovanni e Sebastiano Caboto

Giovanni Caboto (1450 – 1498), connu en français sous le nom Jean Cabot et en anglais sous le nom John Cabot, est un navigateur et explorateur vénitien au service de l’Angleterre. De dix ans plus âgé que Christophe Colomb, il poursuit la même quête : la recherche de la route maritime des Indes par l’Ouest.

Le lieu de naissance de Giovanni Cabot est incertain : certains pensent qu’il est originaire de Gênes alors que d’autres le font naître à Gaète près de Naples. Il serait parti vivre pour Venise encore enfant et y obtient la nationalité. Il épouse Mattea, une Vénitienne qui lui donne trois fils (Ludovico, Sebastiano, et Sancio).

Le plus ancien document historique où il est question de lui indique qu’il fut naturalisé citoyen de Venise en 1476, en vertu d’un règlement qui accordait ce privilège aux étrangers ayant résidé à Venise sans interruption pendant 15 ans ou plus.

Certains documents des archives de Venise, dont les dates se situent entre le 27 septembre 1482 et le 13 janvier 1485 (imprimés dans R. Gallo, 1948) révèlent que Giovanni Caboto (Jean Cabot), marchand, était le fils de feu Giulio Caboto et qu’il avait un frère, Piero, que sa femme Mattea était vénitienne, et qu’en décembre 1484, il avait au moins deux fils. Ces documents ont trait à des transactions immobilières effectuées à Chioggia et dans trois autres paroisses, et, en 1551, Sébastien Cabot était encore en communication avec le Conseil des Dix au sujet des biens qu’il avait à Venise.

Le privilège royal accordé à Jean Cabot en Angleterre, en 1496, mentionne par leurs noms ses trois fils, sans doute dans l’ordre chronologique ; ce sont « Lewis » (Louis, c’est-à-dire Ludovico), Sébastien et Sancio. S’il s’agit des « fils » mentionnés mais non nommés dans les archives de Venise, les deux premiers au moins ont dû naître avant le 11 décembre 1484.

Le 2 mai 1497, l’explorateur quitte Bristol à bord du Matthew, un navire de 50 tonneaux disposant d’un équipage de 18 personnes dont son fils Sébastien Cabot. Il touche terre le 24 juin et explore la côte pendant quelque temps avant de repartir pour l’Angleterre. L’endroit précis de son premier accostage est controversé, mais les gouvernements canadiens et britanniques considèrent qu’il est arrivé à Bonavista. Dans ce cas, il est probable qu’il ait été le premier Européen à mettre les pieds sur le continent nord-américain depuis les Vikings, mais l’absence de cartographie ou de journal de voyage pose des questions quant à la véracité des faits et Gaspar Corte-Real serait alors le premier à découvrir la « nouvelle terre ».

 Giovanni Caboto

Sebastiano Caboto est probablement né à Venise en 1477, mort en 1557, navigateur et explorateur britannique. Il a toutefois affirmé à certains de ses contemporains qu’il était né à Bristol, et avait vécu à Venise à partir de 4 ans ; à d’autres, qu’il était né à Venise, puis avait été élevé en Angleterre.

Il exécuta en 1517, pour le compte de Henri VIII, un voyage de découverte, et visita le Brésil, Hispaniola, Porto Rico.

Il passe en 1525 au service de l’Espagne, et obtint le grade de capitaine général le 3 mars 1525. Le 5 avril 1526, il part avec une flotte de 3 navires et 150 marins pour trouver le Cathay et une nouvelle route vers les Moluques. Il remonte le rio de la Plata et abandonne ses compagnons Francisco de Rojas, Martin Mendez, et Miguel de Rodas, avec lesquels il s’était querellé. Il remonte ensuite le Paraná jusqu’à son confluent avec le Paraguay, construit plusieurs forts sur ses rives, puis il revient en Espagne en août 1530. On lui reproche son manque de succès et sa conduite avec ses subordonnés, et il est exilé à Oran le 1er février 1532. Il est gracié au bout d’un an et revient à Séville où il retrouve son titre de pilote major.

La relation des voyages des deux Cabot a été publiée à Venise, 1583, et dans les recueils de Richard Hakluyt et de Samuel Purchas. Les Anglais ont voulu opposer les découvertes des Cabot à celles de Christophe Colomb.

Sebastiano Caboto

Le bal annuel d’ATAD aura lieu fin mai

Ce bal est organisé en hommage aux musiciens et à leurs égéries, période 1800/1865 pour les danses et les costumes.

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Vous trouverez dans le château de Santeny (94) situé dans la proche banlieue-est de Paris*, entouré de pelouses, des salons parquetés, un majestueux escalier, une salle de vestiaire, le parking possible dans le parc, des hôtels à proximité.

Les séquences de danses seront entrecoupées de pauses collations et des boissons chaudes ou froides seront à votre disposition en libre service.

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Vous pouvez télécharger le formulaire d’inscription.

Grand bal costumé annuel proposé par l’association Autres Temps – Autres Danses
Jeudi 29 mai (Ascension) de 14h30 à 19h30
Château de Santeny (94)

* situé à 10 km de Boissy St Léger, terminus du RER A

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